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Chloé à la vingtaine et n’a pas de bonnes fréquentation, elle s’attire toujours beaucoup d’ennui, voilà qui suite à une rixe après une sortie de boite de nuits avec ses amis, elle et les autres filles avec qui elle se battait sont arrêtés par la police et directement envoyées en prison, dans la maison d’arrêt du Comté de Santa Cruz. Mais cette fois, faute de place et suite à plusieurs erreurs de la part des gardiens, Chloé se voit partager sa cellule… avec un homme, Fernando Sanchez, un mafieux récidiviste qui gérait un cartel de drogue. Fernando est en prison depuis 5 ans, musclé, sauvage, indomptable, beau et ténébreux, il tourne autour de Chloé... se laissera-t-elle apprivoiser ? Comment Fernando pourrait prendre la situation en main ? La punition sera-t-elle au rendez-vous ?
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Veröffentlichungsjahr: 2019
LesNuitsRouges du Comté deSanta Cruzétaientpeut-êtreles soirées les plus attendues. C'étaitun
événementsse déroulanttous les quatreans quipromettaientla plus grandefête jamaisattendue.Et c'étaitle cas. Lafêtese déroulaitpartout, dans larue, dans les boîtesde nuits etdans les bars. C'était commesile mondeentiervenaitassister à l'événement.Leplaisir deboire, danser,rencontrerdes gens, apprécierle contactde corps inconnus… C'étaitçaLes Nuits Rouges.
Cemoment,je l'attendais depuis matendre adolescence.J'avaisenvié cespersonnes allantà ces nuitsrouges, revenantcomplètementcassé, démaquillé etencoretranspirante au petitmatin.Leseul motqu'ils disaient « Géniale ! ».
Je mesouviens de mon grand-frère, Dimitri, quirentraitau petitmatin.Ilavaitle regardfatigué, maisun sourire ornaitses lèvres doucement.«L'éclate totale», ildisait.
Je medisais qu'après toutcetemps,Les Nuits Rouges étaientfaites pour moietje désirais ardemmentretrouverce plaisir intense que j'avais perdu depuis des mois.J'avais tendanceà me fondrevers la violence. Cettefois-ci, je voulais meperdre dans cemonde noir,dans les lumières, dans lemonde ettoutoublierjusqu'à absoudrel'idée d'avoir un corps.
- Chloé!
Une voixféminine, celle demon amie, Lætitia. Elle semblaitun bourrue au regardmais elleavait des yeux tellementclaires qu'on apercevaitun certaincôtédoux. Lætitiamepris par le bras etme traîna dans lafoule,touten riant.
- On va pas resterplanterlà quandmême! S'exclama-t-elle. Que de beauxmecs quinous attendent.
-Tu crois?Pouffa notre amie Emily,quiétaitànos côtés.
- J'espèrejustequ'iln'yaurapas cette puted'Isabella sur notrechemin,grommelais-je.
Lesbasses étaienttellementfortedans la ruequ'elles ne m’entendirentpas. L'airde rien,dans cette foule,nous nous fondions dans lafoule commedesimples femmes mais,nous étions bienplus que cela. Nous étions ledésir età lafois nous obtenions toutceque nous voulions jusqu'à faireplierla moindre personne ànos pieds.
Etc'étaitpeut-êtrela plus belle période demavie.
Cette nuit-là,nous passâmes sans problèmedans laboîtede nuitque nous visions depuis le départ.
Al'intérieurles basses résonnaienttellementfortqueje pouvais sentir n'importequelle vibration parcourir mon corps. Cam'excitaitsans que je ne puisse l'expliquer.On étaitau bar,à attendre nos premiers verres. Laetitias'étaitabsenté quelques instants. Emilyse pencha vers moià cemoment-là ettenta de parler plus fortquela musiquene pouvait l'être:
-Tu m'expliques encorepourquoi tu as coupétes cheveuxsicourt?
Je touchais mes cheveux. J'avais presque oubliéque je les avais coupéily a pas longtemps. Plus courtque court,iln'yavaitpas, plus aucuncheveu nedépassaitau-delà du crâne. Je riais.
- C'est tellementmieux! Pas besoin de te coifferpratiquement!
- J't'aimaisbien avectes cheveuxlongs, t'es chiante!
Je riais encoreune fois etnos verres glissèrentsur le comptoir.Laetitia réapparutsoudainementen nous sautantdessus.
- Regardez ceque j'airamené.
C'étaitun sachetavecdes cachets à l'intérieur.
-T'es sérieuse ?Demandais-je d'un tonpresque plat.
- On est làpour s'amuserou pas?
Je regardais un instant Emilyetellehaussa les épaules. Laetitia glissa rapidement les cachetons à l'intérieurde nos verres quise dissolvaientà unevitesse hors norme. J’oubliais cequise passales instants d'après.
Je mesouviens que je dansais sur lapistede danse avecun homme.Ilétaitaussiéméchéque moi. Nos corps se collaientoutrageusement maispeu importe cequise passait,c'étaitla nuitde l'oublie. Ses mainsse baladaientsur mon corps provoquanten moides sensations que j'avaisoublié.Je me surpris à ressentirle besoinde le vouloir intensément,qu'il metouche là où on ne m'avaitpresque jamais touché.
Je dirigeais soudainementsa mainvers l'intérieurde macuisse en ayant l'espoir qu'il metrouve.Je sentisses doigts contre monsexe déjàmouillé.
Iln'étaitpas idéale maisj'en avais envie.
Soudain,je mesentipoussé sans savoird'où çaprovenait maisje compris bien vite quic'était.Une jeune fille, transpirante,sûrementune belle blonde– je lavoyais floue,beaucoup tropsous les effluvesde la drogue– qui meregardaitd'un air colérique.
-Tu fais quoi,pétasse ?Hurlais-t-elle sur lapiste de danse.
- Commentça pétasse ?
Ellemepoussaitànouveau pour que je m'éloigne de l'homme.Trop perché,ilcontinuaitàdanser.
- C'est mon copain, net'avise mêmepas de letoucher!
- Quoi ?Tu veuxpas partager? Riais-je.
- Espèce de connasse.
Amontour, je la poussais maiscettefois-civiolemment.Je sentis rapidementLaetitia etEmilyà
mescôtés. Je vis rapidementLaetitia prendreles cheveuxde la filleet l'attirervers elle.
-Tu cherches la merde ?
Je ne mesouvenais pas trop dece quise passaitalors que tout lemonde dansaitautourde moi.Une autre fille étaitarrivédevantnous poussantviolemment Laetitia.Je mesouviens qu'elleluiavait
dit:
- Si tuveux tebattre,je seraila pireadversaireque tupourrais avoir.Si tu veux éviterde te retrouver avecles deux jambes cassées, j'teconseille de quittercette boîte.
-Tu veux tenter? Provoqua Laetitia sans peur.
J’eus encoreun trou noir maison s'étaitretrouvé aussitôtdehors. L'air étouffantdel'été n'aidaitpas
ànous rafraîchiretje meretrouvais à donnerdes coups de poing dans levisage de lablondealors queje riaitcommeune folle.J'avais malàcertains endroits demonvisage maisje ne saignais pas.A un moment,je meretrouvaisplaqué sur lesolpar la blonde qui medonnaitde violentegifle.Je lui donnaisun dernier coupdans le ventreafinde l'éloigner.
Soudain,je vis des gyrophares ou plus particulièrementdes lumièresrouges etbleuesde manière floues.Je mesouviens qu'un homme m'avaitattrapéviolemmentpuis cefut ledernier trounoir…
Là,je merendis compte quej'étais àla maisond'arrêt, LaetitiaetEmilyà mes côtés.
- Putain,c'estpas vrai,râlais-je.
Soudain,j'avais un malde crâne.Je fermaisles yeux un instantpuis les rouvraisrapidement. LaetitiaetEmilyavaientpleind'ecchymoses sur le visage,du sang séché disposé un peu partout. Je remarquais bienvitequ'iln'yavaitpas que nous mais aussi les filles dela boîte de nuit. Elles ne disaient motcequi mesurprenait.
Lespoliciers meregardaienttous commeune criminelleen fuite.Je medisais, à ce moment-là, que leursréactionsétaientexagéré. Ilestvraique je m'étais souventbattueetavaitfinitsouventen gardevue maislà, c'étaitautre chosecommesi j'avais commis un crimeignoble etaffreux.
Ils cessèrentde meregarderun instant touten regardantun papier dans leurs mains. Ils discutaient maisje neles entendais pas derrière labaie vitrée.
Un policier sortitsoudainementetse dirigea vers moiimmédiatement.
-Veuillez nous suivre s'ilvous plaît.
Je regardais Laetitia et Emilyd'un air incrédule,elles melancèrentun mêmeregardsans comprendre pourquoiellesn'étaientpas interpellésde la mêmemanière.Lepolicier agrippaitmon bras fortement,j'essayaisde medébattrepour qu'il melâchemais ilne lefitpas. Ilm'emmena dans unepièceressemblantfortementaux pièces où j'avaisdéjà réalisédes gardesà vues.
Ilferma la portederrièremoiet je m'asseyaissur l'une des chaises. Sans un mot, ils'installa devant moietconsulta un énormedossier.Je medemandais commentc'étaitpossible d'avoir autant d'informations sur moi. J'avais réalisé des délits maispas autant.
Je ne comprenaispas grandchose de ceque disaitle policier. Je sentais encore les effluves de la droguesur moietje mesentais particulièrementfatiguée.Je mesouciais plus de l’heureà laquelle se déroulaitcette gardeà vue plutôtqu’aux accusations auxquelles j’étaisaffublé.
Je mesouviens d’avoir ditquelquechose du type:
- Je mesuis juste battuavecdes nanas casse-couille.
Je fermais les yeux.Je nel’écoutais plus. Pourtant,alors que j’eus une légèreabsence,quelque chose meréveillaà l’intérieur. Des mots plus fortque les autrescomme«homme» et« meurtre ». J’ouvrais les yeuxetregardaitincrédule l’hommeenface demoi. Je comprenais soudainementqu’il meprenaitpour un hommeou plutôtun transsexuel.
- Je vous demandepardon ?
Lepolicier haussa un sourciletje voyais dans son regard qu’ilmeprenaitbien pour ceque je n’étais pas. Je comprissoudainementce qu’ilavaitditprécédemmentetpour qui ilmeprenait:un tueuren série,depuis très longtemps recherché etparticulièrementun homme.
Je ne pouvais m'enempêcher.Toutd'un coup,je memis à hurlerde rire.
- Réfléchissez-y deux secondes, vous cherchezun homme! Je suis unefemme!
Lepolicier se mitàrire à son tour.Deux hommes entrèrentdans la pièce etm'agrippèrentavantde m'enfiler des menottes.
-Attendez! Protestais-je.Vous faites erreur, je m'appelle-
