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Kamilia est la directrice de notre filiale espagnole, tout le monde la craint, elle règne sur ses employés d'une main de fer. C’est ma première réunion avec elle, et je ne fais pas le malin, je ne suis pas très à l’aise lors de notre entrevue, je dois lui présenter ou en sont mes différents projets , alors je ne lâche rien, et je lui montre ma sérénité et ma poigne dans mes choix… je remarque alors qu’elle est en fait très calme, limite docile ! Plus la réunion avance plus je me sens à l’aise, elle m’excite même à vrai dire, il faut dire que Kamilia est une belle femme très sexy, ses cheveux noirs détachés se perdent par moment dans son décolleté… de quoi devenir fou ! Alors que la réunion est sur le point de se terminer, elle me demande si je ferai un bon directeur… si je serai capable de diriger avec fermeté…. elle se lève puis me susurre à oreille une phrase qui va changer le cours de ma vie !
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Veröffentlichungsjahr: 2019
Soumise par son Emplyé – ACTE 3
Mila Leduc
Je releva la tête et je vis que M avait également vu le tatouage sous le pied de Kamila, il maintenait son regard rivé dessus, semblant l’étudier en détail, comme une énigme dont seule la personne qui l’a constitué en comprenait le sens. J’aurai donné cher pour savoir les conclusions qu’il était en train de tirer. J’aurai aussi aimé en savoir plus par moi-même. Car maintenant que j’avais goûté à ce milieu, il m’intriguait d’autant plus, je voulais en percer les mystères, ne plus faire semblant d’en être un membre alors qu’au final ça ne faisait que deux jours que j’étais « rentré dedans » et j’avais conscience que je n’y connaissais pas grand-chose, j’en avais à peine effleuré la surface.
Mon attention revint sur Kamilia, elle semblait avoir recouvré un temps soit peu ses esprits, elle revenait parmi nous dans notre monde, dans cette salle des archives à la lumière aveuglante avec les restes de ce qui venait de se passer. Les cordes éparpillées sur le sol, encore reliées aux mains et aux chevilles de ma PDG, la pince à téton était encore sur les siens. Je me dis qu’il était temps de la lui retirer, elle dit « aïe » lorsque je le fis, et elle me lança un regard craintif ayant l’air de dire « pas maintenant, je n’en peux plus là ».
Ça me fit de la peine, de la peine pour elle, je me demandais comment elle en était arrivée là, à vouloir cette souffrance qu’elle recherchait à tout prix. À trouver le plaisir par la souffrance, dans la souffrance, avec la souffrance. Être tributaire à jamais d’un tiers qui la lui administre, ne pouvant se l’administrer seule. Être condamnée à être une proie de choix pour un chasseur et de ne jamais pouvoir se retourner contre lui, de le regarder impassible agir sur notre corps, le laisser avoir le choix de ce qu’il allait en faire, en mal plus qu’en bien.
Je me demandais si elle avait vécu des traumatismes durant l’enfance, tout en sachant que ma réflexion était teintée de préjugés. J’essayais juste de comprendre, de mettre des maux sur ce que je voyais, comme si un esprit sain, « normal » ne voudrait jamais subir cela.
Or, je me trouvais sain d’esprit, et pourtant je l’avais fait, et j’étais même en train d’y prendre goût.
À tel point que je réfléchissais déjà à ce que je pourrais faire avec Kamilia par la suite, tout en me sentant déjà accro à la pratique du BDSM car je savais que ma PDG ne restait que deux semaines dans l’entreprise et qu’il était tout à fait probable que je ne la revoie jamais. Je me disais que j’aviserais à ce moment-là, si je décidais de voler de mes propres ailes dans le milieu, ou au contraire de rejoindre un groupe initiatique qui m’apprendrait tout dans les règles de l’art ou encore, au contraire, d’abandonner ce milieu sans lequel je vivais très bien jusqu’alors.
Je balaya ces questionnements pour me recentrer sur moi-même, à savoir si au fond, j’étais aussi heureux que je le prétendais. Ou bien si je n’étais pas plutôt en train de me convaincre que depuis que j’avais commencé mon travail dans cette entreprise j’étais heureux, alors que c’était faux. Et que justement c’était depuis que j’avais rencontré Kamilia, et qu’elle m’avait ouvert la porte à ses pratiques, que je vivais enfin un semblant d’épanouissement.
