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En m'accompagnant dans cette nouvelle enquête, apprêtez-vous à découvrir les paysages magnifiques de Floride. Soyez prêts à vivre une passionnante aventure, à côtoyer d'intrépides Québécois, à être ébahis par un suspense insoutenable, à être poursuivis par une meute de policiers, à rencontrer un véritable bûcheron canadien, à affronter d'horribles alligators, à être pourchassés par de gros molosses, à côtoyer la faune sauvage de cet état du sud des USA, à assister à des explosions et des catastrophes en tous genres et à être témoins de revirements de situations inimaginables.
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Seitenzahl: 181
Veröffentlichungsjahr: 2025
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Du même auteur :
Le chat slave
La fourchette à “gâteux”
Le verre solitaire
Jeu de “mentueurs”
Dans un autre style :
Présent imparfait, passé (pas si) simple
11/2025 Editeur BoD-Books on Demand
GILBERT-HENRI MAUNOIR
Du même auteur
PRÉAMBULE
Chapitre 1
Vendredi 14 Novembre 2025
Flashback : Mercredi 29 octobre 2025
Chapitre 2
Samedi
Chapitre 3
Chapitre 4
Flashback : Mercredi 29 octobre 2025
Dimanche
Chapitre 5
Lundi
Chapitre 6
Mardi
Chapitre 7
Mercredi
Chapitre 8
Jeudi
Chapitre 9
Vendredi
Flashback : Mercredi 29 octobre 2025
Chapitre 10
Lundi
Chapitre 11
Flashback : Mercredi 29 octobre 2025
Mardi
Mercredi
Chapitre 12
Jeudi
Chapitre 13
Vendredi
Chapitre 14
Petits conseils aux lecteurs.
En m’accompagnant dans cette nouvelle enquête, apprêtezvous à découvrir les paysages magnifiques de Floride. Soyez prêts à vivre une passionnante aventure, à côtoyer d’intrépides Québécois, à être ébahis par un suspense insoutenable, à être poursuivis par une meute de policiers, à rencontrer un véritable bûcheron canadien, à affronter d’horribles alligators, à être pourchassés par de gros molosses, à côtoyer la faune sauvage de cet état du sud des USA, à assister à des explosions et des catastrophes en tous genres et à être témoins de revirements de situations inimaginables.
Contrairement à ce que vous allez penser en lisant cette histoire, ce n’est qu’une pure fiction. Les personnages et les situations sont sortis par je ne sais quel miracle ou quelle malédiction de mon imagination et toute ressemblance avec des personnes, des actions ou des situations seraient d’une extraordinaire coïncidence……Quoique !
Vendredi 14 Novembre 2025
La forte secousse ressentie quand les roues touchèrent le sol m’informa que j’étais arrivé à destination. Le ciel azur et le soleil éclatant, visible par les hublots, étaient de bon augure pour les quelques jours de vacances dont j’avais tant rêvé. Cela faisait longtemps que je n’avais pas voyagé aussi loin et les quelques heures de trajet entre Paris et Miami ne m’avaient pas paru aussi longues que je le redoutais. Avec les nouveaux appareils, les vols long-courriers étaient bien plus agréables que dans mes souvenirs, plus de genoux sous le menton ni de cou ankylosé à force de regarder l’unique écran diffusant le film imposé, maintenant c’était presque un plaisir de prendre l’avion. Bon, il reste quand même un gros effort à faire pour le confort, en journée on supporte, mais je me doute que le vol de nuit du retour risque d’être un peu plus problématique pour mon dos.
Une fois descendu de l’aéroplane et après avoir parcouru des flopées de couloirs, accompagné de centaines d’autres passagers puis, fait une queue serpentine interminable, j’arrivai enfin face au douanier américain. Celui-ci, avec sa peau mate et ses grosses bacantes qui retombaient de chaque côté de sa bouche, ressemblait plus à un Sud-Américain qu’à un Américain d’origine comme je m’y attendais.
La caricature de Sancho Panza me posa quelques questions auxquelles je répondis comme je le pouvais, ma compréhension de l’anglais parlé étant plus que limitée. Après avoir pris une photo avec la webcam positionnée en haut d’un petit pied flexible, scanné l’empreinte de mes doigts et apposé un coup de tampon sur mon passeport, il me rendit le document en me souhaitant, dans un appréciable effort linguistique « Bon séjour » auquel je répondis par la phrase que je maîtrisais le mieux en anglais « Thank you very much ».
Je suivis le flot des voyageurs vers les tapis de distribution des bagages et, après une attente là aussi interminable, les premières valises arrivèrent sur le girotapis, ce qui provoqua un mouvement de foule pour se rapprocher au plus près. Les personnes qui apercevaient leur bagage passer sur le translateur à travers cette assemblée d’impatients, se faufilaient en jouant des coudes pour le saisir, occasionnant quelques bousculades avec ceux qui, étrangement les plus grands et les plus gros, tenaient pour une raison obscure à se coller au tapis roulant (on a tous vécu cette agaçante manie de certains !).
Une fois passée cette tumultueuse récupération de ma valise, je me dirigeai rapidement vers la sortie. Comme on me l’avait indiqué, je pris la direction du terminal du fret qui se trouvait être dans un autre un bâtiment, où je dénichai le translateur recherché qui, tel un carrousel, faisait tourner les quelques cages des animaux qui avaient pris le même vol que le mien. Je reconnus facilement la mienne et vis que mon pauvre Léon n’avait pas l’air d’avoir apprécié les heures enfermé dans la soute de l’avion, cerné par des bruits effrayants et entouré d’autres animaux qui ne devaient pas être plus rassurés que lui. C’était une première pour lui et les tours de manège qu’il était en train d’effectuer n’avaient pas l’air d’améliorer son humeur.
Dès qu’il m’aperçut, trop content de me voir, il se redressa et se mit à aboyer dans ma direction. J’accourus pour le libérer de sa geôle et après d’émouvantes retrouvailles, me mis à vouloir plier sa cage. Cependant, avant ce travail hautement délicat pour mes doigts, que j’avais joyeusement coincés lors du montage initial, je sortis sa couverture et son doudou tant aimé.
Ah ! c’est vrai, je ne vous ai pas encore raconté l’histoire du doudou de Léon …Bon comme j’ai le temps, je vous la relate vite fait.
Il y a quelques mois, en parcourant la fête de Loges à Saint-Germain-en-Laye avec un groupe d’amis, je me suis arrêté devant un stand de tir à la carabine à plomb. Je ne suis pas doué pour cette pratique, mais j’adore ça, alors je me suis offert une partie. Sur les cinq plombs tirés, un était à côté de ma cible et les quatre autres étaient bizarrement regroupés au centre de la cible voisine !
Ne remarquant pas ma grossière incompétence au tir, le forain me félicita de cette prestation d’élite et m’annonça que j’avais gagné un gros lot. Il me donna, en récompense de mon exploit, une horrible peluche représentant un cadran de réveil avec bras et jambes, comme ceux que l’on peut voir dans les dessins animés.
C’est de retour à la maison que la magie opéra, je montrai l’affreuse peluche à mon Léon qui, contre toute attente, tomba en amour pour cette monstruosité. De ce jour, ils étaient devenus les meilleurs amis du monde et ne se quittaient plus.
Bon, revenons à l’aéroport de Miami.
Suivant les panneaux indicateurs, on rejoignit le pôle de location de voiture, en utilisant le “MIA Mover” (le métro automatique de Miami International Airport), qui nous conduisit jusqu’à un énorme hall où étaient regroupés tous les loueurs de voitures. Au comptoir voulu, je pus récupérer les documents de location de la voiture que j’avais réservée de France et après l’avoir difficilement trouvée au milieu d’une multitude d’autres, j’y entassai, la valise, la cage et le chien.
Je quittai l’aéroport en suivant les directives du GPS et arrivé sur la "motorway", je m’insérai avec précaution dans l’énorme flux des véhicules qui y circulaient à petite vitesse. On était à la mi-novembre, la température était agréable et le ciel toujours aussi bleu qu’à l’atterrissage, ce qui nous changeait de la grisaille et des premiers froids de la région parisienne, que nous avions quittée sans regret dans la matinée.
Circuler à voiture en Floride est assez spécial. La largeur de l’autoroute I95 qui remonte vers le nord avec ses quatre à six voies de chaque côté était pour moi du jamais vu, et la quantité de voitures, serrées les unes derrière les autres sur toute la largeur des deux chaussées, était invraisemblable. Cependant, ce qui était encore plus effarant, pour ne pas dire effrayant, c’était le comportement de certains automobilistes dont le seul objectif était: “doubler les autres”. A priori, le code de la route aux USA, ou en tout cas en Floride, autorisant les conducteurs à dépasser par la droite, fait que certains optent pour une conduite dangereuse en changeant constamment de file allant de droite à gauche et de gauche à droite et profitant des écarts entre les voitures pour gagner quelques mètres. Je ne vous parle pas de ceux qui s’obstinent à rester collés derrière vous à moins de cinq mètres, tout en discutant au téléphone ou même d’écrire des messages les yeux rivés sur l’écran de leur smartphone.
Quand on doit être attentif à tout ce qui se passe autour de soi, ça a quand même un avantage, c’est de ne pas voir le temps passer ! Et les cent dix kilomètres pour aller jusqu’à West Palm Beach, furent avalés sans vraiment que je m’en rendis compte. En suivant toujours les indications du GPS, je trouvai facilement, perpendiculaire à une large avenue, la route finale menant vers mon lieu de villégiature. Je remontai cette voie encadrée de lacs et bordée de grands palmiers jusqu’à la barrière d’entrée de la résidence. Je présentai mes papiers d’identité au gardien pour qu’il vérifie sur son ordinateur que j’avais bien l’autorisation d’y pénétrer, puis la barrière soulevée, j’entrai et pris la route faisant le tour de la “gated community” pour atteindre la rue de ma destination.
Toutes les maisons de la rue se ressemblaient beaucoup, heureusement que les indications données étaient précises et les numéros bien visibles. Après avoir trouvé celle que mes amis m’avaient généreusement prêtée pour mes deux semaines de vacances américaines, je me garai devant, content d’être enfin arrivé. En suivant ce qui était noté sur le cahier comprenant les conseils, codes, numéros importants et recommandations que mes amis m’avaient donnés, je descendis pour pianoter sur le clavier le sésame d’ouverture de la porte de garage et garai la voiture dans ce grand espace pouvant en contenir deux, nous étions aux USA, patrie de la voiture, il ne faut pas l’oublier.
La maison était spacieuse avec des hauteurs sous plafond impressionnantes, cela change de nos plafonds limités à deux mètres cinquante la plupart du temps. Malgré la nuit qui commençait à tomber, je découvris par les grandes baies vitrées donnant sur le jardin dominé par un beau chêne, une longue étendue d’eau qui longeait l’enfilade des maisons. Je savourai cet instant qui marquait le commencement de mes vacances où devaient alterner de grandes phases de repos et de passionnantes découvertes touristiques, loin de mon travail de détective et du cassetête de mes dernières enquêtes.
Un peu avant sept heures trente, alors que le soleil commençait à égayer la journée d’une douce lumière orangée, Blanca gara sa voiture devant la porte du garage, coupa le contact et, sans oublier s on gobelet rempli de café brûlant qu’elle venait de prendre au Starbucks situé en face de l’entrée de la résidence, descendit de s a voiture prête à commencer sa journée de travail.
Pour se donner du courage, elle prit une gorgée de ce jus de chaussettes . Ce café, qu’elle avait pris l’habitude d’acheter chaque matin pour l’accompagner dans s a première heure, était loin de valoir ceux qu’elle buvait en Colombie. C’était l’un de ces minuscules détails qui lui rappelaient son histoire et sa fuite éperdue loin de s on pays d’origine pour échapper au gang de narcotrafiquants , concurrent du sien, qui après avoir éliminé s a “famille” voulait lui faire aussi la peau.
Elle chas s a s es pensées noires pour revenir au présent et appuya sur le bouton de sa télécommande pour verrouiller son véhicule. Ce n’était pas vraiment la peine de vérifier que tout était bien fermé à clé, la résidence était sécurisée et il ne devait certainement pas y avoir de voleurs parmi les résidents dont la moyenne d’âge devait tourner autour de soixante- cinq ans et dont une partie était des Canadiens venant jus te chercher le soleil et la quiétude, sans oublier de profiter des bons prix dans les solderies des alentours dont ils étaient amateurs .
Elle se dirigea vers le boîtier à touches fixé sur le mur, où elle composa le code permettant l’ouverture automatique de la porte de garage qui s ’éleva doucement.
Sans même attendre la fin du processus , en se penchant, elle se glissa dans le grand garage et contourna le SUV Buick qui y était garé pour atteindre la porte au fond du local. Après un appui sur l’interrupteur de fermeture du garage, elle ouvrit la porte et pénétra dans la maison par la buanderie.
Cela faisait presque deux ans , que trois fois par semaine elle venait faire le ménage chez Gaëtan, l’un de ses clients de cette grande et luxueuse “gated community” où elle avait trouvé facilement du travail, aidé pour cela par son petit ami du moment, le chef d’équipe de l’entreprise de jardinage en charge de tous les espaces verts de cette jolie résidence et il y en avait des hectares .
Dans la buanderie, elle passa entre les gros appareils de lavage et de séchage sur sa droite et les étagères surchargées de l’autre, pour ouvrir la porte donnant sur un couloir moquetté. En quelques pas , elle déboucha dans le salon à l’arrière du grand canapé positionné face à la télé qui, comme chaque matin, diffusait à tue- tête l’émis s ion que son employeur regardait avec ass iduité depuis des lus tres .
Elle s ’avança vers le canapé et découvrit l’horreur ! Blanca ne s ’émut pas plus que ça, s on pas s é violent l’avait déjà mise de nombreus es fois en présence de ce genre de vis ion. Elle fit calmement le tour du canapé, prit la télécommande qui se trouvait sur la petite table et ferma le téléviseur, plongeant la maison dans le silence. Elle sortit de s on s ac à main son téléphone, composa un numéro et, après une courte conversation avec son interlocuteur, elle raccrocha. Ensuite elle appela la police au 911 et à l’opérateur, elle indiqua qu’elle avait trouvé son employeur décédé, d’une mort apparemment violente. Après avoir indiqué l’adres se exacte, elle raccrocha et retourna dehors , comme il lui avait été demandé, près de sa voiture pour attendre le shérif du comté.
Elle eut le temps de passer un dernier appel avant qu’il n’arrive, sirène hurlante et gyrophare bicolore en action. Elle lui décrivit la s cène telle qu’elle l’avait découverte : Gaëtan était allongé sur le côté en travers du canapé, la tête en sang, une partie de sa cervelle avait éclaboussé l’assise ainsi que le dossier du canapé et un revolver était au sol à côté de lui. C’es t en tout cas ce qu’elle lui raconta et elle fit la même déclaration aux autres forces de l’ordre, qui la questionnèrent plus tard.
Samedi
Le lendemain matin, décalage horaire oblige, j’étais debout de bonne heure et décidai d’aller faire un tour de la résidence avec mon Léon qui se fit un peu prier. L’heure était trop matinale pour lui et ce voyage l’avait mis dans une sorte de léthargie, les quelques calmants que je lui avais administrés sournoisement pour le vol et qui devaient se dissiper doucement ne l’aidaient pas à se réveiller sereinement.
Dans cette immense résidence, l’eau était omniprésente. Un grand lac, telle une énorme pieuvre, étendait ses tentacules aquatiques entre chaque rue où s’ébattaient des oiseaux d’eau et des canards suivis de près, par leurs canetons, tout de jaune emplumés et, beaucoup moins attendrissants, des alligators plus ou moins gros lézardaient sur les berges ou nageaient sournoisement en ne laissant visibles à fleur d’eau, que leurs yeux et leurs narines.
De jolis petits ponts permettaient de passer d’une rive à l’autre et, tout en se baladant, on arriva au centre névralgique de la communauté où, comme me l’avait indiqué mes amis, se trouvait, à côté d’un bâtiment administratif, un restaurant, une salle de gymnastique et deux belles piscines qui étaient à disposition des résidents et dont j’avais bien l’intention de profiter. Cet endroit verdoyant était tranquille et apaisant, alors que se faisait entendre au loin le vrombissement de la large avenue de deux fois trois voies par laquelle j’étais arrivé, qui descendait jusqu’à Palm Beach, connue pour sa longue plage de sable blanc et ses magasins de luxe situés en centre-ville, que, suivant les avis vus sur internet, je devais découvrir.
Léon, maintenant bien réveillé, apprécia à sa juste valeur la nature qui l’entourait et les poursuites vaines de quelques écureuils, qui étaient en nombre autour des chênes à chercher des glands, l’avaient revigoré.
En revenant de cette promenade matinale nous donnant un aperçu de notre environnement, je tombai sur le couple habitant la maison d’à côté. Mes amis m’avaient prévenu qu’ils avaient de charmants voisins, des Québécois, qui au fil du temps, étaient devenus de bons amis et à qui je pouvais demander de l’aide à tous moments.
Alors que je passai devant eux, ils me lancèrent un amical:
— Allo !
Auquel je répondis par un bien français.
— Bonjour !
Ils se présentèrent, Paul et Line. Lui pas très grand et mince avec un visage avenant et elle, une blonde joviale et accueillante. Ils avaient un léger accent chantant que l’on attend des Québécois et que nous aimons tant en France.
Paul me questionna :
— As-tu fait bon voyage ? (Le tutoiement est naturellement utilisé au Québec, l’influence du "you" américain en serait une des explications ... Séquence savoir !)
— Oui très bien, pas de problème durant le vol, c’était un peu plus compliqué sur la route pour venir de Miami où j’ai été surpris de la conduite dangereuse de nombreux Floridiens. Par contre, j’ai beaucoup de difficultés à encaisser les six heures de décalage horaire. Pour tout te dire, ce matin, j’étais debout à quatre heures trente et maintenant je suis à plat.
— Je te comprends, nous qui avons déjà eu du mal avec le récent passage à l’heure d’hiver, alors, imagine-toi, quand nous voyageons en Europe, nous aussi, nous sommes complètement épuisés par le changement de fuseau horaire. Et en regardant Léon qui avait les yeux fixés sur un gros lézard avec une queue en serpentin « et ton chien, a-t-il bien supporté le voyage en avion ? »
— Moyennement, il n’était pas beau à voir quand je l’ai sorti de sa cage, mais c’est un costaud mon Léon et, avec la marche que nous venons de faire, il a l’air de se remettre rapidement de tous ces changements. Et maintenant cela va être simple pour lui, puisqu’il va se consacrer à ses deux activités principales qui sont : dormir et manger, ensuite tout ira pour le mieux.
— Es-tu bien installé dans la maison de tes amis?
— Oui, elle est vraiment grande, cela me change de mes deux petites pièces, en plus elle est confortable et bien agencée, c’est un réel plaisir d’être ici et j’ai hâte de visiter la région.
— C’est vrai que ces maisons sont agréables à vivre et tu verras qu’il y a plein de choses à faire et à voir dans les alentours. Bien, si tu as besoin de quelque chose, d’une information ou d’une aide, n’hésite pas à nous le demander !
— OK, merci. C’est sympa, surtout que je ne parle pas anglais et je pense qu’il va bien y avoir des moments où cela compliquera mon séjour.
Nous allions nous séparer quand il me demanda.
— Tes amis nous ont dit que tu étais détective privé, tu fais toujours ce métier ?
— Oui, je l’exerce depuis quelque temps déjà. C’est un travail passionnant qui me convient parfaitement, je suis mon propre patron et n’ai de compte à rendre à personne.
— Bien … Après une hésitation, il se lança « Je sais que cela va te paraître déplacé, alors que tu viens d’arriver pour quelques jours de vacances, mais j’aurais bien aimé, avec ton regard de professionnel, que tu me donnes un avis sur un cas récent qui vient de se passer dans notre entourage. »
— Pourquoi pas, vas-y, raconte-moi.
— Nous avons un partenaire de golf, Gaëtan, qui habitait à quelques rues d’ici et qui s’est suicidé chez lui il y a une quinzaine de jours. Mais personne dans notre groupe d’amis ne comprend son geste et, bien au contraire, nous trouvons cela très suspect !
— Et comment est-il mort ?
— Il se serait tiré une balle de revolver en pleine tête, chez lui.
— Qui a trouvé le corps ?
— C’est sa femme de ménage qui a fait la macabre découverte quand elle est arrivée le matin pour commencer son travail. Il était allongé mort sur le canapé du salon devant sa télé.
— Il était seul, sa femme ou ses enfants n’étaient pas présents ?
— Oui, il était seul. Il n’a pas d’enfant et sa femme, Huguette, était absente. C’est une Française, elle séjourne en France quasiment en permanence depuis un an et demi, pour créer une filiale européenne de l’entreprise de Gaëtan. Il voulait accélérer son expansion et cherchait des investisseurs avec pour objectif d’y construire une usine de production.
— Que fait cette entreprise ?
— Elle crée et fabrique des systèmes électroniques pour les constructeurs aéronautiques.
— Ce sont des gens qui doivent être fortunés ?
— Oui, c’est sûr, ils n’ont vraiment pas de problèmes d’argent.
— Étant donné leur situation financière, ils ont certainement des objets de valeur chez eux et c’est ce qui a peut-être attiré des cambrioleurs. Ton ami aurait pu les surprendre et, dans une bagarre au corps à corps, ils auraient tiré sur lui, puis maquillé leur crime en suicide. C’est une possibilité à prendre en compte.
