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En accompagnant ce "jeune" détective dans cette enquête, apprêtez-vous à vivre une aventure exaltante, à découvrir des paysages à couper le souffle, à ressentir de l'émotion, à être ébahi par du suspense insoutenable, à être époustouflé par des moments d'action et des cascades intrépides, à assister à des scènes pleines d'érotisme, à être témoin de revirements de situation inimaginables, à voir de l'hémoglobine couler à flots, à être spectateur de morts violentes dans des combats à arme blanche et au pistolet, à parfaire votre culture musicale, et pour finir ..... à participer à un jeu de devinettes.
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Seitenzahl: 164
Veröffentlichungsjahr: 2020
PREAMBULE
Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Chapitre 9
Chapitre 10
Chapitre 11
Chapitre 12
Chapitre 13
Chapitre 14
Chapitre 15
ÉPILOGUE
Petits conseils aux lecteurs.
En accompagnant ce “ jeune“ détective dans cette enquête, apprêtez-vous à vivre une aventure exaltante, à découvrir des paysages à couper le souffle, à ressentir de l'émotion, à être ébahi par du suspense insoutenable, à être époustouflé par des moments d'action et des cascades intrépides, à assister à des scènes pleines d'érotisme, à être témoin de revirements de situation inimaginables, à voir de l'hémoglobine couler à flots, à être spectateur de morts violentes dans des combats à arme blanche et au pistolet, à parfaire votre culture musicale, et pour finir … à participer à un jeu de devinettes. Et tout cela pour quelques euros, cela ne valait pas la peine de s’en priver !
Éloignez les enfants, les femmes enceintes, les vieillards, les insuffisants cardiaques et toutes personnes présentant des faiblesses émotionnelles. Âmes sensibles, passez votre chemin.
Je vous aurai prévenus mais si vous vous sentez la force d'aller plus loin, installez-vous confortablement et commencez à lire cette captivante aventure !
Contrairement à ce que vous allez penser en lisant cette histoire, ce n’est qu’une pure fiction (étonnant !). Les personnages, les noms et les situations sont sortis par je ne sais quel miracle ou quelle malédiction de mon imagination et toute ressemblance avec des personnes, des lieux ou des situations seraient d’une extraordinaire coïncidence.
Toute première fois, toute toute première fois… (Jeanne Mas)
Je suis heureux, hier j’ai obtenu mon agrément du ministère de l’Intérieur pour exercer la profession de ......... DÉTECTIVE PRIVE. Métier dont je rêvais depuis trop longtemps.
J'avais couru aussitôt me faire graver une enseigne professionnelle aux lettres d'or:
G. TROUVER
Détective Privé
Enquêtes en tous genres et en toute discrétion
2ème étage droite
Et ce matin, réveillé de très bonne heure par la tâche à accomplir, je fixai fièrement mon enseigne sur le mur à l'entrée de mon immeuble.
J'étais vraiment concentré sur mon travail. Après avoir soigneusement percé les trous aux endroits adéquats et enfoncé les petites chevilles en plastique qui vont bien, j'étais sur le point d'apposer mon nom à côté de ceux du dentiste et de l'avocat de l'escalier, c'était un tournant dans ma vie à n'en pas douter !
Tournevis dans une main, l'autre qui tenait une vis et mon coude qui plaquait l'enseigne au mur, j'essayai tant bien que mal d’engager cette première vis (d’accord, a priori je m’y prends mal. Je ne suis pas très bricoleur comme vous pouvez le constater) quand on me tapa doucement sur l'épaule.
Je me retournai. Une jeune femme se tenait devant moi, la surprise me fit lâcher tout ce que j'avais en main. C’était une très belle et grande jeune femme blonde aux yeux bleus, elle devait avoir dans les trente-cinq ans et sous son manteau léger on pouvait voir qu’elle avait un corps de top model, du genre de celles qui sont aux bras des joueurs de football, c’est vous dire. (C’est moi qui choisis les personnages, alors je me fais plaisir !)
Elle me demanda avec un fort accent slave:
- Bonjour ! Vous êtes le détective privé mentionné sur la plaque que vous avez en main ?
- Heu… Oui. Oui c'est bien moi le détective privé, répondis-je avec satisfaction.
Je fouillais dans une de mes poches et je lui tendis une de mes cartes de visite à l’encre encore humide qui venait en direct de mon imprimante et dont j’avais déjà punaisé fièrement un exemplaire sur la porte de mon appartement.
Elle lut consciencieusement le petit carton.
- Cela tombe très bien que vous vous enquêtiez sur toutes sortes d’affaires, nous allons avoir besoin de vos services !
Mon imagination débordante me faisait penser qu'elle était peut-être une agente des services secrets russes qui me demandait d'enquêter sur une affaire d'espionnage ou de vol de documents ultra-secrets. (On a des rêves un peu fous quelquefois). Ma renommée allait se faire dès ma première affaire !
Encore impressionné par cette pensée, je lui demandai d'une voix tremblante.
- Quel est votre problème ?
- Je suis l'assistante du dentiste du troisième étage….
C’était décevant, mes rêves s’envolaient d’un coup. Bon, pensai-je, ne crachons pas dans la soupe, un vol de matériel ou même d’un stock de dents en or pourrait faire l’affaire comme première enquête.
Ce nouveau praticien était arrivé dans l'immeuble depuis peu de temps en remplacement de l'ancien, parti en retraite. Je l’avais déjà rencontré dans l'escalier et échangé quelques mots avec lui, néanmoins je n'avais pas encore croisé sa charmante assistante et croyez-moi, elle ne s'oublie pas.
Elle poursuivit :
- ... et hier, on nous a kidnappé notre chat ! Regardez ce que nous avons reçu, en me tendant une feuille de papier pliée en quatre. « C’est une demande de rançon. Le docteur est affolé et il ne sait pas quoi faire ! »
Cela devenait navrant, enquêter sur la disparition d’un chat, tu parles d’un début de carrière, je pensais vraiment commencer avec une affaire plus sérieuse. (Ne vous moquez pas ! je débute comme je peux mon nouveau travail de détective).
Cachant à grande peine ma déception, je pris le papier et le lut.
Après avoir déplié la feuille, je lus le texte qui était écrit avec des lettres découpées dans des magazines et collées les unes à côté des autres, formant ce message inquiétant.
SI VOUS VOULEZ REVOIR VOTRE CHAT VIVANT, PRÉPAREZ 2000 EUROS EN ESPÈCES ET COLLEZ CE SOIR UNE PASTILLE ROUGE SUR VOTRE BOÎTE AUX LETTRES. JE VOUS LAISSERAI DES INSTRUCTIONS POUR ME REMETTRE LA RANÇON ET LA RÉCUPÈRER. N'APPELEZ PAS LA POLICE SINON IL EST MORT.
- Pouvez-vous enquêter sur ce rapt ?
Après quelques secondes de feinte hésitation :
- Normalement, j'enquête sur des sujets bien plus graves et importants, comme des vols de bijoux ou de tableaux de maîtres et même sur des disparitions de personnes, fanfaronnai-je. « Mais comme vous êtes des voisins, je peux faire une exception ».
- Merci, c'est vraiment gentil, montons vite voir le docteur.
Je ramassai mes outils et mon enseigne et mis tout cela dans mon grand sac plastique provenant d'un magasin de bricolage bien connu, où il y a tout ce qu’il faut, outils et matériaux (Pub subliminale) et la suivit dans le hall de notre escalier.
Elle appuya sur le bouton d'appel de l'ascenseur qui arriva rapidement et nous prîmes place dans la minuscule cabine qui, d’une pression volontaire sur le chiffre adéquat de la platine, nous projeta vers le 3ème étage.
Dans cet espace étroit, nous étions presque à nous toucher. Ses longues jambes sur ses talons hauts faisaient que mon regard arrivait juste au niveau de sa poitrine qui dansait à la moindre secousse de l’ascenseur et je ne savais plus où poser les yeux. Plus que troublé par cette situation, je brisai ce silence pesant.
- Vous travaillez depuis longtemps avec le docteur ?
Nous étions arrivés et tout en sortant de l’ascenseur, elle me répondit :
- Oui cela fait deux ans. Je suis devenue son assistante juste après notre mariage.
On entra dans le cabinet dentaire où elle me demanda d’attendre dans l’entrée, puis elle disparut dans une pièce où je l’entendis entamer une discussion. En patientant, je parcourais l’entrée des yeux et je retrouvai la même configuration que dans mon appartement juste en dessous au deuxième étage. Sur les portes était collée une signalétique indiquant la fonction de chaque pièce du cabinet. En partant de la gauche, ce qui était la cuisine dans mon appartement était devenu leur “laboratoire“ suivi du salon où elle était entrée, devenu la “salle des soins“ puis une chambre, qui était maintenant la “salle d'attente“ ensuite la porte d’un petit couloir, marquée “privé“ qui devait donner, comme chez moi, sur une deuxième chambre et la salle de bain. Et pour compléter la description tout à droite dans l'entrée, il y avait la porte des toilettes.
Dans ce tour visuel, je remarquais qu’un couffin pour chat était posé au sol près de la porte d'entrée. (Mon incroyable sens de l’observation en plein travail !)
Après que sa femme ait expliqué ma présence, elle s'éclipsa et le docteur me fit entrer dans la salle de soins.
- Bonjour, Monsieur Trouver.
- Bonjour, Docteur.
Le sol était carrelé avec de grands carreaux de carrelage blanc et au centre de la pièce trônait le fauteuil de torture habituel. Dans un coin, il y avait un bureau de bois blanc où étaient posés un ordinateur portable ouvert et un cadre photo et tout à côté se trouvait un petit meuble bas qui accueillait une imprimante. Les murs étaient eux aussi d’un blanc immaculé, seule une grande photo de paysage sous la neige essayait maladroitement d’égayer le décor.
Par rapport à sa femme, le dentiste n’était pas mal non plus, la quarantaine, grand, brun, belle silhouette de sportif, belle dentition (cela aurait été dommage sinon) et beau visage carré. Physiquement ils formaient réellement un beau couple.
Il s'assit sur le grand tabouret à côté du siège des suppliciés. Pour ma part je restai debout loin du siège central de peur que par habitude il ne pratique son art sur moi.
Il avait ma carte de visite en main et après l’avoir lu, il me questionna.
- Alors, je vois que vous êtes détective privé, c’est tout nouveau cette activité ?
- Oui, c'est tout récent. Après avoir mené quelques enquêtes et dénoué quelques affaires pour des proches, j'ai décidé d'en faire mon métier et je viens tout juste d'obtenir mon agrément de la préfecture.
- C'est très bien et cela tombe vraiment à pic, nous ne savions pas à qui nous adresser. Merci de bien vouloir vous occuper de cette malheureuse disparition, nous vous payerons ce qu'il faut pour retrouver Boris. Devant mon air étonné « Oui, Boris, c'est bien le nom que j'ai donné à mon chat. Boris est un “Sibérien“, c'est un gros chat gris d'origine russe. J'aime bien la Russie et sa culture comme vous pourrez le constater en regardant la décoration du cabinet. J'ai acheté Boris dans un élevage spécialisé, il y a dix ans déjà, c'était une petite boule de poils de deux mois à l’époque, c'était bien avant que je ne rencontre Natacha ».
- Cela lui arrive de s’échapper ?
- Non, Boris ne s'est jamais sauvé, il est paisible et il l'est encore plus depuis qu'il est castré, c'est simple, il dort tout le temps.
- Vous l'amenez souvent au cabinet ?
- Nous le prenons avec nous tous les jours, comme nous le faisions dans notre ancien cabinet du centre-ville. Ici, il passe son temps à dormir dans son couffin ou dans un fauteuil de la salle d'attente et de temps en temps il va dans la cuisine à ses gamelles ou dans la salle de bain faire ses besoins dans sa litière, nous laissons pour cela toutes les portes entrouvertes.
- Depuis votre arrivée dans notre immeuble, vous avez eu des problèmes avec des voisins ou des patients ?
- Non, nous n'avons eu aucun problème ni avec les voisins ni avec nos patients. Comme vous le savez, nous avons emménagé dans ce nouveau cabinet il y a moins de deux mois en reprenant la clientèle de l'ancien dentiste en plus de notre clientèle qui a bien voulu nous suivre et cela se passait très bien jusqu'à maintenant.
- Vous voulez que je vous assiste pour la remise de la rançon ou vous voulez que je mène une enquête ?
- En fait, j'aimerais bien que vous nous assistiez pour la remise de la rançon mais j’aimerais surtout que vous enquêtiez discrètement pour retrouver qui est son kidnappeur !
- Je vais m'y efforcer. Pour commencer, avez-vous une photo de votre chat à me monter ?
- Oui, il se leva et alla prendre un album photo dans un des tiroirs de son bureau et me le donna puis il se rassit. « Vous y verrez des photos qui ont été prises il a quelques années, quand je l'emmenais pour des concours où nous y avons gagné, à l'époque, quelques premiers prix. »
Je feuilletais l'album. Oui, Boris était un gros, un très gros chat gris et blanc aux yeux clairs.
- Depuis que ces photos ont été prises, il n'a pas changé physiquement ?
- Non, dit-il en souriant à ma question « vous savez les chats ne changent pas en vieillissant, ils s'empâtent. De toute façon, les Sibériens sont rares dans notre région et si vous le voyez, vous le reconnaîtrez tout de suite ».
Il se leva de nouveau et prit le cadre photo qui était sur le bureau.
- Voici une de nos dernières photos avec Boris.
Sur la photo, il y avait la femme du dentiste emmitouflée dans un manteau de fourrure blanche à longs poils tenant dans ses bras une grosse boule de poils gris et dans ce mélange de poils ce n’était pas évident de reconnaître un chat, cela ne m’avançait guère et bien sûr la photo avait été prise dans un paysage enneigé.
Il continua :
- Et il y a aussi quelques photos de lui accrochées dans la salle d'attente.
- Il a de la valeur ?
- Plus maintenant, il est trop vieux et comme ce n'est plus un reproducteur, il est invendable. Pour moi il a une valeur sentimentale. J’ai deux amours dans ma vie, Natacha et Boris et le ravisseur en a conscience puisque la rançon demandée dépasse largement le prix d'un chaton sibérien.
- Pouvez-vous me dire quand vous vous êtes aperçu de la disparition de Boris ?
- C'était hier soir, bien après le départ du dernier patient. Comme chaque jour, nous avons rangé les instruments, nettoyé le matériel et préparé le cabinet pour le lendemain. Au moment de partir, j’ai pris le couffin et appelé Boris, mais il n’est pas venu, cela nous a étonnés puisque chaque soir il accourt quand on l’appelle, trop content de rentrer à la maison. Alors nous l'avons cherché dans tout le cabinet, malheureusement sans le trouver. Nous avons commencé à nous inquiéter et imaginant qu’il était sorti sans que nous l’ayons vu, nous l’avons appelé et cherché dans les escaliers, et là non plus il n’y était pas. De plus en plus affolés, nous avons poussé nos investigations dans les environs de l'immeuble puis dans les rues adjacentes et ensuite dans tout le quartier, tout cela en vain. Nous sommes rentrés très tard chez nous complètement effondrés.
- Quand et où avez-vous eu la demande de rançon ?
- Ce matin dans la boîte aux lettres, nous étions presque heureux qu'il ne lui soit rien arrivé de pire.
- Avez-vous appelé la police ?
- Grands dieux non ! Je suis d'accord pour payer les deux mille euros demandés pour retrouver Boris. Par contre je veux absolument connaître celui ou ceux qui ont fait cela. Qu'allez-vous pouvoir faire pour nous aider ?
Je n'en avais réellement aucune idée, j'essayai de me remémorer ce que faisaient les enquêteurs de mes lectures assidues de romans policiers, pourtant rien de me venait à l'esprit pour ce genre d'affaires. Un meurtre, un vol de bijoux, là j'avais des réponses toutes faites tirées de ces romans, mais rien pour un kidnapping et encore moins pour le kidnapping d'un chat !
Heureusement il reprit l'initiative :
- Je pense que vous voulez connaître l’identité de nos derniers clients et visiter le cabinet.
- C'est exactement ce que j'allai vous demander, bredouillai-je.
Il appela :
- Natacha !
- Oui, j'arrive, on entendit ses pas venir du laboratoire.
- Peux-tu donner une copie du carnet de rendez-vous en date d'hier à Monsieur Trouver, s'il te plaît ?
- Oui, je le fais tout de suite.
Elle alla s'asseoir devant l'ordinateur et en quelques clics, elle fit apparaître l'agenda à l'écran et encore quelques clics plus tard, elle imprima les rendez-vous de la veille sur une feuille qu'elle me donna.
Le dentiste poursuivit :
- La dernière fois que nous avons vu Boris, c’était juste avant les quatre derniers rendez-vous. Je me le rappelle bien, c'est notre habitude à ce moment de la journée de prendre une pause dans le laboratoire et j'ai pris Boris sur mes genoux pendant que je buvais mon thé. Ensuite, j’ai pris le patient suivant et Natacha est partie faire quelques courses pour le dîner.
Je regardai la liste. Je connaissais les noms des quatre derniers rendez-vous qui y étaient inscrits, et pour cause, ils habitaient tous notre escalier.
Il y avait :
1) Les vieilles sœurs jumelles du troisième étage gauche, en face du cabinet du dentiste : Mesdames Catherine et Chantal Pareille.
2) La vieille dame au premier étage : Madame Adrienne Guicheuse.
3) La jeune femme du couple qui était en train d'emménager au deuxième étage gauche juste en face de chez moi : Mademoiselle Elodie Nergik. Son nom était inscrit à côté d’un autre nom qui avez été surligné : Monsieur Aurélien Patique.
Et pour finir,
4) Le jeune asocial du quatrième étage porte droite : Monsieur Thierry Quitoi.
- Les deux sœurs étaient ensemble ? demandai-je.
- Oui, elles ne se quittent jamais. Nous avons été surpris lors de la première consultation quand nous les avons vues arriver toutes les deux pour un seul rendez-vous, maintenant nous avons pris l’habitude de leur réserver plus de temps pour faire les deux sœurs à la suite.
- Pourquoi y a-t-il un nom surligné à côté de Mademoiselle Elodie Nergik ?
- C'était normalement le jeune homme, Monsieur Aurélien Patique qui devait venir sauf que c’est sa compagne qui s’est présentée, elle avait ressenti dans la nuit de fortes douleurs dans une molaire et elle a voulu être prise à sa place. Comme ce n'était pas urgent pour lui, j’ai reporté son rendez-vous pour dans deux jours et nous avons soigné la jeune femme.
- Tous ces patients qui étaient présents pouvaient prendre votre chat en sortant sans être vus des autres ?
- Oui, si Boris était dans son couffin à dormir, comme cela lui arrive souvent, il a pu être pris par l’un d’eux en sortant, et comme vous l'avez certainement remarqué, son couffin est près de la porte d'entrée et celui-ci n’est pas visible de la salle d’attente.
- Bien, maintenant je peux faire le tour du cabinet pour voir les autres pièces ?
- Oui, vous pouvez y allez. Je présume que vous n’avez pas besoin de moi puisque vous connaissez l’agencement des pièces et pendant ce temps, Natacha et moi allons continuer à préparer notre matériel, les premiers patients vont bientôt arriver.
Je sortis de la salle de soins et allai vérifier dans la salle d'attente la vue qu’on avait quand on était assis dans les différents sièges. En effet, ni le couffin ni la porte d'entrée n'étaient visibles d'aucun des sièges, même la porte grande ouverte.
Sur les murs, il y avait quelques photos de Boris : Boris apprêté comme une star de ciné, le poil lisse et brillant, Boris avec autour du cou un large ruban orné d'une grosse médaille, Boris sur la plus haute marche d'un podium, le docteur tout sourire portant Boris et soulevant une coupe et il y avait aussi beaucoup de photos de paysages enneigés et de bâtiments de type slave, des photos ou représentations de ce type étaient aussi accrochées sur tous les murs des autres pièces et même dans les toilettes, pas de doute le dentiste aimait la Russie !
Je retournai dans la salle des soins. Tel un couple diabolique, ils étaient tous les deux en train de préparer leurs instruments de torture. La vue des trépans, des forets, des fraises, des perforateurs, des drills, des sondes, des précelles, des détartreurs, des limes curettes, des seringues et aiguilles, des râpes, des fouloirs (défouloirs pour certains praticiens), des brunissoirs et j’en passe et des plus douloureux, me donna des frissons.
Le dentiste se retourna en m'entendant arriver :
- C’est bon, vous avez fait le tour du cabinet ?
- Oui. Cela vous semble possible qu’une personne puisse entrer, prendre votre chat et refermer la porte sans être vue ni entendue ?
Il réfléchit un instant et me fit part sa réflexion :
