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Assise à terre, je vis à mes côtés Une prise, comme pour moi exposée, Plus envie de réfléchir, ou de faire attention : La Mort comme unique solution. _extrait de "Presque Suicide Raté", 30/11/2016
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Seitenzahl: 33
Veröffentlichungsjahr: 2018
« Il faut être toujours ivre. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du temps qui brise vos épaules, il faut s'enivrer sans trêve. De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous ! »
– Charles Baudelaire, 1869
Préambule
« Gribouillis »
« Ne pars pas au Canada »
« Encore un cauchemar »
« L'Ouragan s'est un peu calmé »
« On dirait que toute la joie qu'il y avait en toi est partie. »
« Lettre au Fantôme »
« Ça fait longtemps que je n'ai pas écrit »
« Presque suicide raté »
« Pas le briquet, la gourmette ! »
« J'aime pas l'amour »
« La Mort du Fantôme »
« En Attaché »
« Des trucs dans la tête »
« Pas prendre de photos »
« L'Artiste Tourmentée »
De l'Art pour représenter ma vie
« Une Insomnie, un Cahier, un Crayon »
« Xav', Xav' »
« Drug Addict »
« Je ne veux pas, je ne veux pas tomber amoureuse »
« Poésie »
« Cette fille »
« La Pluie »
« Tox »
« Des alcools, des verres, des gens... »
« Wubba Lubba Dub Dub »
« Cas Clinique »
« Légalisation »
« Baisébriété »
« Vodka-Pomme »
« Hier »
« Secte »
« Rechute »
« Le Crayon Titi »
« Il y avait tous ces arbres »
« Charmes et Songes Rassurés »
« Conne de Chantier »
Tuer le temps. Tuer la réalité. Se tuer soi-même.
S'échapper n'est pas toujours facile. Autrefois, je dormais. Je dormais autant que possible, lorsqu'Anxiété me le permettait, pour tout oublier. Et puis, j'ai découvert la fête, la débauche, l'amitié, et les paradis artificiels.
Je remercie tous mes amis, ma famille, ainsi que mes lecteurs, pour m'avoir offert un soutien plus que précieux ainsi qu'une source inépuisable d'inspiration.
Merci maman, papa, Fantôme, M, J, L, C, N, T, S, C, F, A, et tous les autres que je ne peux citer. Merci d'avoir été là, merci pour nos fous-rires, merci de ne pas m'avoir laissée tomber. Merci pour tout. Merci d'exister.
Merci Marie-Jeanne.
Bonne lecture,
Camomille.
Encore un poème raturé sur ma feuille de cours
Que j'ai rempli de gribouillages pour m'évader de leurs discours,
Vous savez, les marionnettes de l’Éducation Nationale.
Laissez-moi rêver en paix,
Je décroche, et alors ?
C'est à moi d'en assumer
Les conséquences.
Fantôme, ne pars pas au Canada,
Fantôme, oh, que ferais-je sans toi ?
S'il-te-plaît, range tes valises,
Quand tu t'en vas, je balise.
J'ai besoin que tu sois là,
Que tu fasses fuir les miss Anxiety, Loneliness, Nostalgia.
Non, Fantôme, ne pars pas,
S'il-te-plaît, ne pars pas au Canada.
Encore un cauchemar
Presque aussi terrible que les yeux ouverts,
J'en ai marre,
Je n'aime pas l'hiver.
Je suis fatiguée...
J'ai plus envie,
J'ai plus envie de travailler,
J'ai plus envie de faire des efforts,
Je n'arrive plus qu'à m'allonger
Et penser un peu trop à la mort.
Ça va mieux quand il faut beau dehors,
Quand les rayons du soleil passent et réchauffent et éclairent.
Je me sens bien quand il est près de moi, quand on parle des
gens, de la vie, de l'origine de l'univers,
Des paradis artificiels, du monde qui tourne à l'envers,
De l'infini, des dimensions, du sens caché de mes vers.
C'est agréable quand l'alcool coule dans la gorge et s'enflamme,
Quand je bois comme je rêve d'une vie sans angoisse, sans limites, sans drames.
Je ne suis pas à ma place sur cette chaise parmi 30 autres alignées,
Devant un grand manitou qui ne sait que parler.
Je n'appartiens pas à ce système où tout est calculé,
Sans création, calibré, carré,
