Symétrie - Zoran Savic - E-Book

Symétrie E-Book

Zoran Savic

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Beschreibung

Faites le plein d'émotions en lisant Symétrie !
Zoran Savic nous emporte à travers ce recueil de poèmes dans ses plus beaux souvenirs
ainsi que dans des paysages bucoliques reprenant les codes des poètes romantiques.

Parfois empreints de mélancolie, de ses amours, de ses rêveries
ou des espoirs d’une
vie faite de douceur, ces poèmes
sont également teintés de lyrisme.

Zoran Savic nous ouvre son intimité et partage avec nous ses
instants de bonheur, d’angoisse, de questionnement.Un recueil poétique qui vous fait partager les sentiments et les pérégrinations oniriques d'un auteur empreint de mélancolie et de romantisme.

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ZoranSavic

SYMÉTRIE

DIFFÉRENCE

La muse dans le ciel clair en suspens,

La lyre à la corde d’argent pleure,

Les oiseaux aux couleurs d’automne

Se posent sur les pointes des aiguilles du temps.

C’est le moment de nousaimer

L’image troublée par les larmes duciel,

La brise joue sur les vagues

Soulevant des écumes

Se fondant à l’horizon

C’est le moment de commencer notre histoire

Je n’ai pas oublié l’ironie d’unorage

Qui immobile au-dessus de ma têtebrame

Apportant la neige dans son corsage

Et des cris d’un passé blafard.

C’est le moment de créer notre fil dutemps

Dans l’air, l’éco comme un aboiement

Se propage vibrant au-dessus

Des champs et des pâturages.

L’air lourd et humide vire à l’orage

C’est le moment de réchauffer notreâme

Je t’attendrai à côté d’un feu qui chante

Réchauffant mon cœurpillé

Comme les champs deblé

Et les branches d’arbre mouillées.

C’est le moment d’écrire notre premièrepage.

Dans la vibration chantante au-delà duciel

D’invisibles tracas

Dévoilent leurs ailes

Couvrant le présent

C’est le moment de nous découvrir.

Tu pourras essayer de briser cet amour,

Je resterai fidèle

Emportant monamour

Au-delà du ciel.

Mélangeant mes profonds sentiments

Aux vastes étoiles, nourrissant ainsi mon fidèle espoir.

Tant pis que tu quittes précipitamment lebal,

Ma mémoire reste figée

Au jour de notre premier regard,

Le jour où le ciel était plus beau que jamais.

Mes yeux contemplent ta beauté

Qui ne vieillit jamais,

Je vis dans le songe ou dans une simple vérité ?

Depuis ton premier baiser immortel.

TEVOIR

Quand je crois que le soleil selève

Je vois en toi le meilleur jour et jerêve.

Puisqu’il me semble quelquesfois

Que ton sourire me réveille.

Même quand tu es loin demoi

Je vis dans la trêve,

Je te vois là, près demoi.

Le lointain s’approche demoi

Et je sens la chaleur de tes lèvres.

Quand la nuit remplie d’étoiles crépite

Reversant de la poussière d’argent sur mes songes

Ta présence est plus vive.

Dans l’imagination mon âme plonge.

Même dans les nuits sombres

Je te vois

Et jecrois

Je te sens

Pour moi tu es près demoi.

Quand je crois que le soleil selève

Je vois en toi le meilleur jour et jerêve.

Puisqu’il me semble quelquesfois

Que ta présence m’émerveille.

Quand ton chaud baiser se pose sur moi

La fraicheur de la nuit est tendre,

Même si tu n’es pas là, tu deviens réelle.

Le lointain devient un oubli qui m’encombre.

Dans la solitude tout devient unrêve,

J’irai au bout de laroute

Te gardant enmoi,

Le voyage deviendra réalité.

Je te vois

Et jecrois

Je te sens

Pour moi tu es là enmoi.

Quand je crois que le soleil selève

Je vois en toi le meilleur jour et jerêve.

Puisqu’il me semble quelquefois

Que ton sourire me réveille

Je te sens

Je te vois

Et jecrois

TE RECONTRER

Les voilà, ces flâneries à la sombre teinture, Cette présence, nonchalante ouverture, Cette vie sauvage, à l’antique couverture, Qui a comblé mes jours.

Nuée,

Laissée dans mes souvenirs.

De cette rencontre

Sortent des milliers de parfums

Apaisant mon cœur sous ces beaux jours.

Sous un soleil deplomb

La douce chaleur me comble.

Et des mains invisibles d’argile

M’étourdissent par un éclair de plaisir.

J’ai cru pouvoir échapper à ce corps immobile.

Ce lointain reste encore présent.

Que je le traine derrièremoi,

Des flashs, images encore claires,

Augmentent mes envies de toucher toncorps

Là, posé si doux sur un tapis de verdure.

Contemplant de mes yeux remplis de plaisir

À cette heure

En ceslieux

J’aurai donné mon âme à cettefemme

Qu’elle, plongeait dans sonlivre

Ne me remarque mêmepas.

Dans les flammes et ledésir

J’ai pu l’approcher tremblant,

Prononçant quelques énigmatiques murmures

Qui détournent son regard.

Le ciel illumine le plus beau visage

Vous avezdit ?

J’avais bu cette voix et sesyeux

Et je place cet instant dans mon cœur flambant

C’est le jour où commence

Mon premier véritable amour.

Je viens de jeter un regret inutileDans l’écho de cet instant témoin de mon bonheur.Fière de cette rencontre et sa beauté tranquilleEt fière aussi à moncœur.

Que sont-ils devenus, les chagrins de mon passé?Tout ce qui m’a fait vieux est bien loin maintenant Et rien qu’en regardant cette vallée d’amourJe redeviens enfant.

Chaque jour s’illumine le matin.

Il dure éternellement en moi de jour enjour

Chaque regard, sourire, chaque phrase

Devient éternelle écriture.

Tout mon cœur te bénit, cheramourJe n’aurais jamais cru que l’on pût tant aimer.Une telle belle cicatrise, de la magnifique aventureFût si douce à sentir.

Est-il donc vrai que l’amour si vrai existe.Et faut-il oublier des moments inutiles ?Est-ce bien toi, grande fleur immortelleEst-ce toi qui l’asdit ?

ÀMIKA

J’ai cru ne pas pouvoir pleurer

Mais il me reste à souffrir, en espérant te revoir.

Enracinée dans mon cœur blessé

Ô ! Toi la lointaine, tombe détestée

Qui emprisonne nos souvenirs.

Je te redoute cruelle solitude.

Pourquoi, je ne peux plus te serrer dans mesbras

Alors qu’une si présente et si vieille habitude

Me cache ce chemin.

Le voilà le fleuve et ses coteaux feuillus.

Mon pas alourdi sur le sable blessé,

Ces sentiers abandonnés, remplis de tavoix

Où les souvenirs m’enlacent.

Me voilà devant cette sombre verdure,

Ce chagrin si profond sans réelle ouverture,

Des anciennes amies dans d’étranges murmures

Ont bercé notre ardent passé.

Dans les champs où toute notre jeunesse

Comme une ruche d’abeilles

Bourdonne au rythme de nospas,

Des lieux charmants berceaux de notre adolescence

Ne m’attends-tupas ?

Hélas ! Oublions les images,

Ce qui me reste de pluscher

Cette larme qui m’étouffe encore profondément blessé

Je la garde précieusement comme un voile du passé.

Je vis encore grâce à l’écho de la femme aimée,

Seul berceau de mon bonheur

Dans son ombre comme un nid tranquille,

Elle maintient fidèlement aussi moncœur.

Quand je suis livré à des pensées saumâtres

Mon cœur s’agenouille et prie sous le ciel couvert.

Dans la vallée des disparus tout respire

Seules les âmes survivent ici à jamais.

Je vois la lune monter de l’est.

Ta voix tremble encore dans moncœur

Mais le sombre horizon tecache

Et j’espère que tu t’épanouis là-bas.

Ainsi cette terre humide qui t’empêche

De voir les rayons du soleil et sentir les parfums dujour

Dans ces lieux aussi calmes, aussipurs

Étouffe ma quotidienne inquiétude.

Que sont-elles devenues nos mémoires ?

Le temps à la magie de nous faire vieillir

Mais par la force de ce temps les profonds souvenirs

Ne vieilliront jamais.

Ô temps cruel ! Ô courtes années !

Vous essayez d’emporter nos pleures et nos chagrins

Mais le temps où nous avons vécu dans le bonheur

Vous ne l’effacerez jamais.

Toute mon âme te bénit, cher frère.

De vives douleurs dans un linceul apparaissent.

Et viennent appuyer ma blessure non cicatrisée.

Peines si violentes à ressentir.

Tu m’as dit un jour :

Que dans ta vie tu ne souriais jamais.

Faut-il oublier ces moments de tristesse ?

Faut-il dire que tu avais une âme aussi triste ?

Qui t’a fait souffrir et vivre toujours dans la nuit ?

Je ne crois pas que notre passé était blasphème

Et que la tristesse habitait toncœur.

Des souvenirs heureux existent surterre

Peut-être plus vrai que le bonheur.

Dans ce passé oublié quand nos âmes se sont perdues

Ton cœur fut brisé par la triste vérité

Tu m’as dit que je me trompe et que ta faiblejoie

N’est qu’un affreux sentier à franchir.

LE TEMPSPASSE

Dans un seul regard

Sous le clair delune

Mon âme remplie de frisson

Retourne dans l’enfance

Parmi les escadrons d’une vie juvénile

La jalousie dans les flammes rebondit

Enfermée dans un bocal de souvenirs

Et voilà que le temps s’impose violemment.

Au-dessus de ses propres réminiscences,

Se nourrie d’avance espérant que là-bas

Les tourbillons sont caresses,

Et retrouvera sa sérénité paresseuse.

Ici on parle de vagues,

De crédits de la vie et de sagesse divine.

Portant dans son corsage toutes les saisons

Se cache dans son imaginaire empire.

Ainsi la lune devient une seuleamie

Le désir s’évade

Reste que la causerie

Attachée par une accablante ironie

Amour mortel

Chaque jour que le soleil apparait

Devient un nouvel agréablejour 

Dont le plaisir reste dans le plus profond néfaste

Depuis, épuisées, les eaux claires

Et les larmes coulent dans le mêmesens,

Telle une girouette sur untoit

Dirigée par les vents.

Ici, cette divine monarchie

À la couleur chrome

Entre les mains d’amour intouchable

S’enivre dans le plus profond délire.

Aveuglément je t’aime.

Sans l’engouement qui se fait comprendre

Gardant enterrés de mauvais souvenirs

Comble mon âme de ton sourire.

J’irai au plus profond

De l’univers chercher une étoile te ressemblant

Même si ce lointain parait inaccessible

La force de l’amour franchira cette distance.

DANS LA SOIRÉED’ÉTÉ

Dans le chaleureuxété

Et la soirée moelleuse

Je te vie, m’abandonnant dans tesbras

Méditant à ta présence délicieuse.

Les fillettes aux doigts chaleureux

Et le baiser mouillé

Ne sont pas encore des dames.

Mais des papillons légers aux couleurs chatoyantes.

Elles ne façonnent pas lemiel

Mais les fillettes allument leciel

Parsemant ce dôme noir

De brillants éclats d’argent etd’or.

Je voudrais te toucher avec mon baiser

Avant l’aurore, pour couronner lafête,

Mais le lointain nous sépare

Mettant mon âme en girouette.

Je voudrais te voir le matin et lesoir.

Je voudrais te boire tout lanuit

Même quand tu deviens

La vieille dame noire.

T’imaginais partir,

Remplacer par l’humide et monotone vérité.

J’ai du mal à croire

Que tout va s’arrêter

Un matin ou unsoir

Sans pouvoir te dire au revoir.

Aurai je préfère

Les fillettes aux imperméables

Gris et mouillés ?

Sous la brise, je m’abandonne !

Pourtant, sous la tutelle

De l’ambroisie et du nectar vermeil

J’espère pouvoir longtemps profiter

De ta surprise achalande des merveilles.

LE BONHEUR MATINAL

Véritable éclat de bonheur pour lequel on soupire,

Abondant l’espace, majestueux palais

Prince et toi, allégresse, au perfide sourire,

Je vis en toi, désir de vivre de souvenirs.

Chalenge de la cour augmente les envies.

Dans le pas silencieux et l’indolence,

Plein de désir, sans douleur, je vais commencer ma journée.

Restant ton serviteur abandonnant mes songes à ma pauvreté.

Le présent qui m’a vu naitre, aimable solitude.

Au moment d’exister vos charmes de plus en plus doux !

Je commencerai enfin, libérer de mon inquiétude

À savourer le plaisir pur et la simplicité envous.

J’aperçois la mer, les clochers, la colline,

Tous ces présents qui ouvrent mesyeux,

Et les bois isolés où les sommets revivent

Derrière les modestes toits aux couleurs de coquelicots.

Un réveil au vrai bonheur, vécu pacifique,

Découvrant la tête de nouveau villageois 

« Là c’est sûr, je renonce aux ombres magnifiques

Pour la couleur des prés et lumières au-dessus des bois. »

On acclame les héros et leur fidèle courage !

S’ouvre alors une envie sanglante vers immortalité. 

De ce lien je respire des scènes de vendange, de travaux de labourage

Qui couronnent largement leur célébrité.

La vanité de l’écho de la gloire et le scintillement du village

N’ont pas encore troublé la sérénité de ces lieux.

Les nuits y sont fondues, les cœurs y sont tranquilles. 

En fuyant les rêves, j’ai retrouvé les heureux.

Toi, pour qui je respire, reine adorée,

La clarté t’appelle et s’enrichie pourtoi ;

Viens partager avec moi mes richesses, ma simple demeure,

Viens vivre avec moi un monde, savourant l’amour sansfoi.

Au-dessus des coquelicots, rois des champs deblé

Nous contemplons la fin de lanuit,

Le cœur bercé et chaudes douceurs reversées,

Nous irons parcourir les champs éclairés.

Nous marcherons pied nu dans le sillage des larmes

Sur la fraicheur des foins fraichement coupés,

Respirerons ! Le parfum de ce monde merveilleux.

Tout ici nous promet un joyeux bonheur.

Nous allons vivre en pleine nature

Sous les premières caresses du soleil,

Dans les bras l’un de l’autre, enivré d’amour éternel

Ces lieux nous offriront leur vaste étale de verdure.

Je fais tout pour t’inclure dans mes rimes,

Tel que tu es vêtu de limpides ruisseaux,

Je m’agenouillerai devant ton premier éclairage

Contemplant ton visage lumineux.

Hélas ! J’ai pensé qu’un jour nous serions séparés

L’inexorable mort viendra nous déchirer

Le souvenir de ton premier regard

Sur mes paupières va se poser.

À ce moment dernier ô ma chère Béné !

Tu seras près de moi pour profiter de ce majestueuxlever

Je serrerai ta main dans ma main affaiblie

De mon dernier regard se lèveront les couleurs de la journée.

Mon cœur sera rempli si ton âme me regarde,

Sous les mains de dieu qui revivent sous ton charme.

Reste quelques instants sur les cendres muettes

De la part d’un inconnu qui a vécu pour t’aimer.

AU BORD DE L’OCÉAN

Liquide je te bois, mon cœur prie pourtoi

Limpide tu glisses en moi et je te vénère

Telle une maitresse à la couronne d’ailleurs

Qui renverse à jamais mon impénétrable cœur.

S’assoir tous deux au bord de l’océan

En colère qui gémit et qui respire

Qui souffle et qui aspire

Qui blanchi et qui devient couleur saphir.

À l’horizon il se lève, tempsbref,

Il devient blanc couleur d’unrêve,

Dans l’espace il glisse sous les ailes des hirondelles

Plongeant dans le calice, un instant, tout devient lisse.

Aux alentours, quelques fleurs pâlissent

Mouettes, abeilles se précipitent

Ramassant le pollen, un délice.

Toi, moi au bord de l’allégresse vivant main dans lamain.

Si quelques oiseaux

Chantent s’écoutant dans l’écho.

Nous nous enivrons de cette romance

Tant que ce présent dure nous resterons le cœurpur.

Ne pas retourner dans le passé cassé.

Nos présents n’apporteront que la passion profonde.

Restant et écoutant l’océan qui gémit et qui soupire.

Vivant dans le temps qui s’avère pur et quidure.

Restant dans la passion profonde,

Sans souci du restant dumonde

Gardant en nous le monde fécond

Inspirons-nous des hirondelles qui forment un volrond.

Profitant devant tout ce qui lasse

Sans se lasser

Buvons l’amour sans se soucier de ce qui se passe.

Ne guère passe.

Ah ! Si on abandonnait ces terribles choses

Pour faire accepter l’amourpur,

Vivant sous l’ombre d’un bouton derose

Nous intéressant qu’à son retour.

Parait ! Cette fleur qui éclos tous les jours,

On la regarde émerveillé.

Sans remords, on attend qu’ellemeure

Afin d’en voir une autre éclore le prochainjour.

C’est là que l’on s’aperçoit

Que les hirondelles volent trèsbas

Au-dessus de l’océan qui vient de rougir

Baignant dans les rayons du soleil disparu.

Nous avons vécu les moments de larmes

D’allégresse et de tristesse

De ce monde cruel

Restant accrocher aux heures brèves croyant à l’éternelle.

On accorde à cettevie

Une harmonie, une allégresse

Grâce à ton humeur de maitresse, mère, femme,sœur

On reste dans un moment de souvenir

Et nos cœurs battent de jour enjour.

AUBE SUR L’OCÉAN

Je l’ai vu naitre.

Avant l’éclosion du jour 

L’étendue verte était huileuse, encore chaude

Au milieu des terres et du ciel encore sombre.

Au fond du palais les premiers lampions s’enflammaient.

Je n’entendais pas leurspas.

Seulement une ombre qui reculait en silence.

Laissant derrière elle clarté et espace coloré.

Elle se retire au pas des sabots

Se cachant dans les clapotis

Presque invisible, luttant entre les ombres

L’écume cotonneuse et rouillée roule sous mespas.

Un ciel fondu du souffle de soleil.

Au milieu de cette prairie sans troupeau

Qui brille toujours au couleur de saphir

Déployant ses bras scintillants.

Même les âmes fidèles fondront devant.

Pitié pour mon amour éternel vers cette espace

Qu’un mortel adoreravoir

Dans son dernier soupire.

Il sera son dernier prodige

Qu’il emmènera avec lui avant de partir.

Réveiller par le coq et les étoiles filantes

Rien ne pouvait l’empêcher de s’épanouir.

Je commençais à agiter mesbras

Croyant faire peur au balaya. 

La brise, comme une intruse parfumée desel

Envahis lepré,

Sous de faibles fumées sans foyer et sans cheminée

Puis ils se dispersent par les battements

Des ailes de papillons colorées.

Au-dessus du vert éclatant.

J’avais pris dans ma vue par hasard un goéland

Aux ailes de géant virevoltant dans le léger vent

Touchant la surface verdoyante.

Mon cœur vit pleinement ce majestueux moment.

Mis dans la réalité par le bruit des grues.

Là, s’impose la disgrâce suprême.

J’ai été pris par de forts tremblements.

Déçu par ce décor désolant.

Et pour couronner ma tristesse

Un énorme mastodonte de fer

Cachait à ma vue ce tableau merveilleux.

Au bruit sinistre de ferraille

Il se déplace à contre le courant.

Je commençais à agiter mesbras

Croyant faire peur au balaya.

Mais le mastodonte incorrigible

Continuer son chemin

À horizon tout à changer,

L’aube était figée sur le dôme de moins en moins sombre,

Les traces du dernier souffle disparaissaient,

Noyées dans les profondeurs du géant vert, bleu etdoré.

Le charme était de plus en plusfort

Des traines dorées des demoiselles couvraient la prairie

Les goélands ont disparu.

Remplacer par les mouettes au cri strident.

Là-bas au loin une voile effilée

Grandit, s’approche du rivage

Portant dans ses voilures l’espoir d’un long voyage.

Qui, il y a longtemps a défilé ?

Sur les ailes d’un géant virevoltantes

Poussées par Aquilon.

Je laissais pleinement mon cœur rêvait

À ce majestueux présent.

Le soleil était assezhaut.

La vie reprenait doucement

Au bruit des machines inconvenantes.

SOLSTICE

Les estivants s’en vont, les roses n’éclorontplus,

Les arbres sont abandonnés par leurs feuilles.

Sur le sommet des coteaux niche la frileuse saison.

Tandis que sur les collines s’approchent les ombres

Aux couleurs sombres

L’automne apparait à l’horizon.

Le pauvre mois d’aout épuisé

Ne fais plus rêver ni méditer.

Tous les laboureurs l’attendaient

Sous le combat entre vents,

Soleil et pluies qui se disputent l’empire.

Il n’y a rien à faire !

Après la moisson et les vendanges

La saison devient une enfant.

C’est sa première larme au-dessus de ce vaste empire

Où les pâturages se couvrent d’un court gazon.

C’est alors que les bals, moins fréquentés et plus rares,

Étouffent doucement la voix des fanfares

Accompagnée des vents qui se perdent

Dans le chant des bocages.

Le zéphyr devient monarque conquérant.

Les papillons dorés envahissent la forêt,

Se balancent comme des pétales de fleurs nonchalants.

Dans le vieux chêne, les amoureux

Chapardeurs ont quitté leurnid.

S’il est vrai que dans ce chagrin pudique

On ignore la nouvelle note de musique

Et que l’on est abreuvé par des strophes de poésie.

Restant cloitré dans le château désertique

Qu’on a construit juste avant de mourir.

Les sanglantes nuits frissonnent et prennent la relève.

Dans les forêts les nids abandonnés

Sont frappés par le vent audacieux

La vie a pris, il y a longtemps de la force avant l’automne.

L’empire devient pénitence

Pour les chanteurs de l’étéchaud

Couvrant dans toutes les circonstances

Les rayons du soleil et la journée de brillance.

J’ai encore dans ma mémoire

De hauts châteaux dans l’abondance

Frappaient par des vagues sauvages

Qui finalement, à l’étale

Deviennent une douce laitance.

Je vois à l’horizon comme un présage

Défilaient des chalands

Glissant encore nonchalants

Avant les grosses tempêtes.

Et seront bousculés comme un vulgaire coquillage.

Éthers trapus au-dessus de ma tête

Qui grogne secouant ses nippes mouillées

Serre fortement sa vieille pipe

Qui dégage une épaisse fumée sans odeur et sans flamme.

Sur ce perchoir éploré

Où les oiseaux ne trouvent plus leurs niches,

Dépouillés, les arbres restent allègrement riches.

Les sédentaires s’obstinent à consolider leur hivernalegite.

Le sous-bois baille dégageant

Une forte haleine de champignons.

Et dans le village au pied de laporte

Où on se rejoint pour fêter le remplissage des granges

Couronné par l’abondante saison.

J’aurais pu arrêter là mesdires

Mais le ciel pleure et médite

Devant la dame à la robe étalée

Aux milliers de couleurs d’automne.

Les astres alignés en cortègedoré

Escortent la boussole verte, rouge, or et blanche

Tournant leur regard effrayé vers lenord.

Enjôlé, le ciel éborgné d’un œil pleure.

Les journées sont de plus en plus courtes.

C’est le moment où le ciel tremble

Sous le balancement des bourdons sacrés

Bousculant les murs des guinguettes

Où coule le nectar qui fait rêver aux sirènes.

C’est le seul moment où les cœurs se réchauffent

Et les âmes timidement tristes restent en retraite

Rêvant de journées chaudes sous les parasols

Et du chant des guinguettes.

Mais ce temps trapu au-dessus de ma tête

Qui grogne secouant ses oripeaux mouillés

Nous ramènent sur son aiguillète

Présentant dans son menu acerbe le vent et les journées largement souillées.

POTRON-MINET

Ce ciel auquel je me suislivré

Ce matin pudique qui me poétique

Ce ciel qui chavire monâme

Et qui fait murmurer moncœur

Tout bas j’ose fondre dans la nostalgie

De ne pas pouvoir vivre cet instant à l’infini,

Tout haut j’exprime ma flamme,

Pour l’azur enseveli dans des couleurs sublimes.

À qui oserais-je le découvrir

L’amour, je le chéri, je l’aiadoré

Ce tableau qui vit et qui se nourrit

De l’espace qui m’a vu grandir

Et qui me poursuit au fond de ma foi évanouie.

Et les petits nuages, agneaux

Transparents et pendus sur un prébleu

Je les regarde d’une ouïe exquise

Préservant au plus profond demoi

Un amour et un sentiment exquis.

Ce temps à la robe d’ange

Qui envahit mon esprit et qui me dérange,

Sans un mot et sans bruit virevolte,

Torture mon esprit

Chaque instant je deviens esclave

Vivant en une liberté évanouit.

Te regarder c’est ma prison,

Dans ma vie c’est le tison,

Tu m’as connu dans mon berceau,

La beauté que tu m’offres devient frêle roseau.

Je suis un innocent oiseau qui ne sait guèrevoler

Et un petit homme éphémère

Tissé dans les murs de ta vaste maison.

À la brise d’un coucher de soleil enflammé

Je ne peux pas cesser mes sanglots, là devant ta beauté,

Tout haut j’exprime mafolie

Révélant monamour

Pour l’azur enseveli dans les couleurs indéfinies

Et tout alloué avec ma voix sourde

Presque dans l’esclavage

J’ai souvent dit « il est plus beau qu’hier »

Tout bas j’ose fondre dans la mélancolie

De ne pas pouvoir vivre cet instant à l’infini,

Tout haut j’exprime mafolie

Révélant monamour

Pour cet azur enseveli dans des couleurs sublimes.

Sous tes rayons qui dorent l’espace

Par une lumière tremblante,

Qui se mélange dans les vagues les caressant

Le matin bonheur sur l’océan encore en sommeil

Couvrant par des flots des lueurs aveuglantes.

Je te vis dans le vaste espace

Glissant dans l’air. Errant mon cœur et monâme.

Comment je ne peux pas te vénérer ?

Toute ma vie comme un prodige

Je suivrais le pas rythmique et monotone