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Bienvenue au ranch Moore : Aurora tombera-t-elle sous le charme irrésistible de Jordan, son séduisant patron ?
Aurora quitte son Bronx natal pour changer de vie et trouver la tranquillité. Sans jamais s’attendre à atterrir au Texas, elle enchaîne les petits boulots jusqu’à s’installer dans une ville de cow-boys, où elle décroche un emploi au ranch Moore. Décidée à se concentrer sur son avenir, elle ne s’attendait pas à ce que son nouveau patron, Jordan, l’un des propriétaires du ranch, fasse naître en elle des désirs inexplorés. Malgré leurs réticences mutuelles, une attraction irrésistible les pousse à se rapprocher. Aurora doit alors faire un choix : peut-elle bâtir une vie stable au Texas ou est-elle destinée à poursuivre sa route ? Dans ce second tome de la saga, suivez Aurora dans une romance passionnée et pleine de rebondissements, où le désir et le doute s’entremêlent.
Plongez dans cette romance à suspense captivante et laissez-vous emporter par la passion brûlante qui lie Aurora et Jordan.
EXTRAIT
Pendant qu'ils se déhanchent, je sirote mon verre tout en balayant la pièce du regard pour essayer d’apercevoir Jordan. Carly a raison, j'ai été troublée par sa présence, par son regard, par le charme qu'il dégage. Je n'arrive pas à réagir autrement lorsqu'il est dans les parages, c'est plus fort que moi, je le trouve tellement sexy et ce soir encore plus. Je le repère au bar où il est entouré de blondes décolorées et sûrement en plastique. Je commence à ruminer intérieurement quand nos regards se croisent. Il lève sa bouteille de bière dans ma direction, boit une gorgée puis me fait un petit sourire en coin. Je bous silencieusement de colère, de jalousie, en fait je ne sais pas. À mon tour, je finis mon verre d’un trait et me lève pour aller danser avec Carly. Je suis venue passer une bonne soirée et je n’ai pas envie que ces idiotes me la gâchent. Quand je vois ces greluches avec lui, ça m’énerve réellement et plus que ça ne le devrait.
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Seitenzahl: 195
Veröffentlichungsjahr: 2019
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The Brothers Moore
Tome 2
Se découvrir
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Jenna Ric’s
Victoria Mado
Romance
Editions « Arts En Mots »Illustration graphique : © Val
Chapitre 1
Aurora
Quand je suis arrivée au Texas, je n’avais pas de destination particulière, j’avais pris mes affaires, chargé ma voiture et j’ai roulé. N’ayant pas beaucoup d’économie, je m’arrêtais quelques semaines dans de grandes villes pour travailler un peu et pouvoir reprendre la route. Au début, je comptais aller jusqu’en Californie en passant par la côte, mais quand je suis passé par le Texas, j’ai trouvé cet état impressionnant. C’est la première fois que j’ai voulu me poser un petit peu.
Avant d’atterrir à Dallas, j’ai travaillé dans des grandes villes comme Columbia et Savannah en Caroline du Sud, Atlanta en Géorgie, Birmingham en Alabama et La Nouvelle-Orléans en Louisiane. À ma dernière étape, j’ai eu envie de prendre un peu de temps pour moi ayant de quoi tenir plusieurs jours, mais dans un petit village pour changer. Après quelques renseignements, j’ai pris la route en direction du nord et j’ai atterri à Greenville.
Le jour de mon arrivée, il y a six mois, je me suis arrêté au Roy’s café pour y déjeuner. J’ai eu énormément de chance, il recherchait une serveuse à temps complet pour un remplacement. Idéal pour m’installer et faire une pause dans mon périple. Durant mon entretien, le courant est très vite passé avec les propriétaires, Roy et Martha. Lui travaille à la cuisine tandis que sa femme est en salle. Dès que nous avons finalisé mon contrat, ils m'ont aidé à trouver une chambre à louer pas très chère. Ils ont été gentils et ne m'ont pas posé de questions malgré mon allure défraîchie et fatiguée.
Depuis ce jour, je travaille du lundi au dimanche avec des après-midi de repos. Roy est un bon patron qui paye bien et les pourboires sont généreux. J’ai pu mettre un peu d’argent de côté afin de pouvoir reprendre mes études un jour. Je rêve de devenir enseignante.
Je n’ai pas pu aller à l’université, car mes parents n’avaient pas les moyens. C’est surtout qu’ils n’en avaient rien à faire bien que mes résultats soient bons. Du coup, j’ai commencé à faire du baby-sitting, promener des chiens, des ménages. Grâce à mes petits boulots, j’ai pu me payer le permis de conduire et trouver une certaine indépendance. De là, mes géniteurs n’ont eu de cesse de me voir faire des allées retours, jusqu’à mon départ définitif.
J’ai quitté le Bronx et mes parents, il y a presque deux ans. Mon père et ma mère m’ont toujours toléré, ma naissance est un accident, à cette période, ils ne pensaient qu’à faire la fête. Deux ados trop fêtards qui ne rêver que d’une chose s’amuser et faire de la moto. J’ai grandi avec eux dans un appartement moisi ainsi qu’un foyer sans amour. Ma mère faisait des petits boulots à droite, à gauche tandis que mon père trempés dans des magouilles où la plupart du temps, il finissait en prison.
Depuis mon plus jeune âge, j’ai tout fait pour ne jamais me faire remarquer. Je ne sortais pas et resté seule dans ma chambre à étudier durant des heures. N’ayant jamais eu de véritable ami, je me suis isolée de tous pour devenir une solitaire qui rêve du prince charmant que je n’ai toujours pas trouvé d'ailleurs. C’est pour cela qu’à vingt et un ans, je n'ai jamais eu de petit ami et encore moins de relation sérieuse. Déprimant ! Pourtant je ne me trouve pas trop mal même si je suis d’une beauté banale. Je mesure un mètre soixante, mes cheveux de couleurs noirs sont aussi raides que des baguettes de tambour et m'arrivent au niveau de la taille sans oublier mes yeux couleur café.
Ça ne me gêne pas de patienter, bien au contraire, je ne veux pas franchir ce cap avec le premier abruti de passage.
En attendant, aujourd'hui j’effectue mon dernier service. La serveuse que je remplace revient demain. Je suis triste et déçu, je me suis attaché à cette ville, à ces habitants. Je n’ai même pas eu le temps de monter à cheval une fois. Un comble en vivant au royaume des cow-boys mais l’occasion ne s’est jamais présentée. Il faut aussi que je trouve ma nouvelle destination. Je sais que j’aurais dû chercher depuis longtemps mais pour une fois, je me sens bien quelque part. Malgré mon périple dans plusieurs villes depuis mon départ, aucune ne m’a donné envie de me poser.
Le coup de feu du déjeuner est passé, il est maintenant quinze heures, il n’y a plus que quelques clients. Je suis en plein nettoyage quand je vois mes deux clientes préférées arriver et s’installer a leur table fétiche comme elles disent. Il s’agit de Sarah Moore et de sa fille Savannah, je souris en marchant vers elles.
— Bonjour les filles, dis-je avec un grand sourire.
Savannah me sourit avant de répondre :
— Bonjour Aurora, répondent-elles en cœur.
Nous échangeons quelques civilités avant que madame Moore passe commande. Pendant que je prépare, je me dis qu’elles vont vraiment me manquer. Elles viennent ici une à deux fois par semaine pour un moment entre filles comme dit Savannah. Je sais par certains ragots des clients, que Sarah est française et qu’elle est plus jeune que son mari. Il paraitrait qu’elle est venue en vacances au ranch des Moore et queSavannah est le fruit de son amour pour John, l’ainée des frères Moore. Je ne l’ai aperçu que quelques fois en ville et il n’était pas très causant, ni souriant, toutefois, c’est un très bel homme. Par contre au contact de sa femme et sa fille, c’est un autre homme. Quant à Savannah, c’est une petite fille merveilleuse, pleine de vie et très maligne pour ses quatre ans. Une vraie petite chipie.
J’apporte la commande en leur disant :
— Et voici ! Pour mes deux clientes préférées et offerte par la maison pour mon dernier jour.
— Oh, merci Aurora, me dit Sarah. Tu pars ?
— De quoi ! C’est déjà ton dernier jour, mais moi je ne veux pas, dit Savannah la bouche pleine de milk-shake.
— Moi non plus ma jolie, mais Jenny revient de son congé maternité, je n'étais là que pour quelques temps, je dois lui rendre sa place.
— Où vas-tu ? s’inquiète Sarah.
— Eh bien, je ne sais pas encore. Cependant, je suis comme les chats, je retombe toujours sur mes pattes.
Savannah me regarde bizarrement en essayant de trouver un lien avec le chat.
— Excuse-moi de te demander ça Aurora, dit Sarah, mais tu as de la famille quelque part ? Un endroit où aller ?
— Disons que c’est compliqué madame Moore.
Je les laisse, car on m’appelle. Je continue mon service tout en jetant un œil sur les filles. Je vois madame Moore au téléphone tout en surveillant Savannah qui colorie sur un set de table. Au bout d’un moment, elle se lève et vient vers moi.
— Aurora, je peux te parler seule à seule, s’il te plaît ?
— Bien sûr, je vais prendre une pause, réponds-je en me demandant ce qu’elle me veut.
Une fois seule, nous nous installons à la table juste derrière Savannah pour ne pas la perdre du regard et elle me dit :
— En ce moment, nous recherchons une femme de ménage ainsi qu’une aide à la cuisine. Comme tu as dû entendre, le ranch a beaucoup évolué et nous avons besoin d’aide pour entretenir les chalets, préparer les paniers et autres. Si tu es d’accord, le poste est pour toi. Tu seras logé dans un chalet aménagé avec salle de bain et cuisine. Le salaire est de trois cents dollars la semaine avec un jour de congé. Mais avant que tu me donnes ta réponse, je voudrais connaître un peu ton histoire. Ne vois pas là un manque de confiance surtout, loin de là mais ma fille t’aime beaucoup, je ne veux pas la voir souffrir. Je t’apprécie également Aurora, tu es une jeune femme gentille, polie à qui je pense que la vie n’a pas fait de cadeau et je veux t’aider, mais la confiance est primordiale chez moi. Mon mari est d’accord pour te donner ta chance. Au fait quel âge as-tu ?
Je suis abasourdie par l’offre de Sarah et je ne perds pas de temps à réfléchir. C’est un job de rêve qui est très bien payé et en plus le logement est fourni. Je vais pouvoir économiser beaucoup plus vite.
— J’ai vingt et un ans. Je vous remercie de votre offre que j’accepte évidemment sans aucune hésitation. Pour être honnête et faire court, je suis née dans la mauvaise famille. De ce fait, j’ai décidé de prendre mon indépendance, c’est ce qu’il pouvait m’arriver de mieux. Je vous rassure personne ne viendra me chercher. Avec ce travail, je vais pouvoir reprendre mes études. Je rêve de devenir enseignante.
— Encore mieux, si nous pouvons t’aider.
Sarah sourit puis appelle Savannah pour lui annoncer la bonne nouvelle. La petite hurle de joie en me disant qu’elle me présentera son poney ainsi que toute sa collection de Barbie. Est ce que je pourrai faire du cheval avec elle ? Ça, ça sera une autre première.
— Il faudra que tu m’apprennes, je ne suis jamais montée sur un cheval.
Savannah me regarde comme si j’avais une deuxième tête.
— Mais comment est-ce possible !? Moi, je monte tous les jours avec papa.
— Ne t’inquiète pas ma chérie, on lui apprendra au ranch, conclut madame Moore.
— Oui, maman, tu as raison. Mon tonton Jordan est le meilleur après mon papa et en plus il est drôle.
Je lui souris, car je ne sais pas ce qu'il vaut sur un cheval, mais en tout cas, de ce que j’ai pu en voir, il est vraiment très sexy avec de magnifiques yeux verts. Un cow-boy dans toute sa splendeur.
Après avoir réglé certains détails, elle m’annonce que je peux commencer dans trois semaines, le temps qu’ils reviennent de leur voyage en France. Ce qui va me permettre de profiter de quelques jours de vacances bien mérités. Dès qu’elles quittent le café, je pars annoncer la bonne nouvelle à Roy et Martha. Ils sont contents pour moi et me disent qu’une opportunité comme celle-ci ne se refuse pas. Je confirme, car avec ce travail, je vais pouvoir reprendre mes cours plus vite que je l’espérais. Si j’étudie bien, je pourrais obtenir mon diplôme assez rapidement.
Je fini ma journée en poussant pour la dernière fois la porte en tant qu'employé. Je reviendrais en tant que cliente. Je souris avant de partir le cœur léger. Tout s’arrange et il me tarde de commencer cette nouvelle aventure au ranch.
Chapitre 2
Jordan
J'ouvre les yeux avec difficultés, j'ai l'impression d'avoir une fanfare qui joue dans ma tête. Lorsque ma vue s'est adaptée à la luminosité, je me rends compte que je ne suis pas dans ma chambre. Je me tourne en douceur pour y découvrir une jeune femme blonde couchée, qui ronfle légèrement.
J’essaie de me lever le plus délicatement possible avant de partir à la recherche de mes fringues. Au fur et à mesure de mon avancée, je retrouve mes vêtements dispersés tout le long du chemin qui mène de la chambre à la porte d’entrée.
Une fois habillé, je sors puis ferme la porte en essayant de faire le moins de bruit possible, je ne voudrais surtout pas réveiller la femme. En plus d’avoir une gueule de bois carabiné, je suis incapable de me souvenir de son prénom et encore moins de la soirée d’hier.
Mon seul souvenir… Je me suis garé devant mon bar fétiche « Pip’s ». Il n’y a pas meilleur endroit pour trouver des filles faciles, il porte vraiment bien son nom. Ensuite, j’ai dit bonjour au patron et j'ai commandé le premier verre de scotch pur malt d'une longue série pour que la soirée ce termine dans un méga trou noir… plus rien. Il faut vraiment que j’arrête l’alcool ou alors que je prenne des cuites moins souvent. J’ai toujours était le fêtard de la famille même un peu trop selon ma mère. Je vis ma vie au jour le jour et je préfère ne pas avoir trop d’attaches. J’aime mes proches, mais il peut m’arriver de partir plusieurs jours pour faire la fête ou pour tout simplement être seul. Je suis comme les étalons sauvages, il me faut ma liberté, remarque, c’est peut-être pour cela que je ne suis jamais tombé amoureux. J’ai bien eu quelques histoires, mais sans grande importance.
Je monte dans mon pick-up puis je prends la direction du ranch. J’ai besoin d’aspirine et de caféine. Je suis sûr qu’au vu de l’heure matinale, ma belle sœur doit être au fourneau pour préparer le petit déjeuner.
Je me gare devant la maison de Sarah et John et rentre le plus discrètement possible. Mon adorable nièce doit encore dormir. Je me dirige vers la cuisine où j’entends des bruits de vaisselle. Sarah doit déjà être en train de cuisiner, car elle adore s’occuper de sa famille. Ma belle sœur est géniale, elle est ce qu'il fallait à mon frangin, je la considère comme ma petite sœur.
En arrivant, je m’apprête à lui dire bonjour, lorsque la silhouette qui me tourne le dos ne lui ressemble en rien. J’admire le petit fessier rebondi qui se trouve devant moi puis je remonte mes yeux pour voir une taille fine ainsi qu’une magnifique chevelure noire remontée en une queue de cheval haute. J’ai beau avoir la gueule de bois, je sais encore reconnaître un beau petit cul quand j'en vois un. Je tousse pour faire comprendre que je suis là et surtout découvrir le visage qui accompagne ce magnifique corps.
Ma belle étrangère se retourne avant de pousser un cri et de faire tomber le verre qu'elle avait entre ses mains.
— Merde ! Je suis désolé, je ne voulais pas vous faire peur. Je m’attendais à trouver Sarah.
Je m’excuse tout en avançant vers elle qui accroupi ramasse les morceaux brisés.
— Attendez, je vais vous aider.
— Non, laissez, c’est ma faute, je… j’étais perdu dans mes pensées.
Je l’aide à ramasser quand elle me dit de faire attention pour éviter de me couper. Je suis tout de suite charmé par son visage angélique et sa voix mélodieuse. Nous nous remettons debout en nous faisant face.
— Excusez-moi, je ne me suis pas présenté je m’appelle Jordan, je suis l’un des propriétaires.
— Oui, je sais. Vous ressemblez beaucoup à votre frère et Sarah m’a parlé de vous. Je suis Aurora, la nouvelle aide ménagère du ranch.
Ah oui, ça y est, je me souviens. Savannah n’a pas arrêté de parler de sa grande copine qui allait arriver au ranch après leur voyage en France. Je pensais que son amie avait quatre ans et non la vingtaine. Il faut dire que Savannah a toujours quelque chose à dire et parfois, je le reconnais, je ne suis pas attentif.
— Bienvenue, j’espère que vous vous plairez ici.
— Merci. Est-ce que je peux vous préparer quelque chose ?
— Oui volontiers, je meurs de faim.
Je lui décroche mon plus beau sourire avant d’attraper deux aspirines et de m’asseoir à l’îlot central tout en la regardant me prépare un petit déjeuner. Je suis arraché de mes pensées coquines par un bruit de petit pas et un hurlement de petite fille.
— Oncle JORDANNNNNNNNNN !!!
Savannah s'accroche à mes jambes et je la hisse sur mes genoux avant de la serrer contre moi. Elle me prend le visage entre ces petites mains puis me dit :
— Tu n’es pas beau ce matin tonton et tu piques. Tu as vu ma copine Aurora est arrivée. Tu sais quoi, elle n’est jamais montée sur un cheval, mais je vais lui trouver un professeur.
Nous descendons et nous installons sur un tabouret et lui réponds :
— Tonton a mal dormi et je suis content de rencontrer ta copine Aurora. Alors, dis-moi qui as-tu trouvé pour enseigner le cheval à ton amie.
— Ben toi ! Papa est trop occupé donc c’est toi qui lui apprendras.
Je lui souris, mais ne réponds rien en me disant que ma nièce parle beaucoup trop.
Aurora nous sert un petit déjeuner copieux, j’en profite pour passer un moment avec ma nièce tout en dégustant mes pancakes. Sarah nous rejoint à son tour pour prendre un thé et demande à Aurora si tout se passe bien pour elle. J’apprends en même temps que celle-ci loge dans un petit chalet.
Je laisse les filles à leur planning de la journée et je rentre chez moi. Ma maison se trouve juste derrière celle de mon frère. Je l’ai construite il y a maintenant cinq ans dans l’idée qu’un jour, je fonderai ma propre famille. Je n'ai pas encore rencontré la bonne personne, celle avec qui je voudrais réellement m'engager. Pour l'instant les femmes me voient comme un bon coup et un compte en banque bien garni et cela me convient.
Ma maison est beaucoup plus petite que celle de John, mais elle me convient parfaitement. Elle est de plain pied avec une grande pièce à vivre qui est composée d’une salle à manger, d’un salon et d’une cuisine. Il y a trois chambres et deux salles de bain. Je ne suis pas très porté sur la décoration donc autant dire qu’il y a que le strict minimum. Ce qui me plaît le plus, c’est l’énorme baie vitrée dans le salon où j’ai une vue imprenable sur les prés et les chevaux en liberté.
Après un rasage ainsi qu’une douche rapide, je pars retrouvé mon frère qui doit être aux écuries. Je ne le trouve pas, mais notre contremaître m’informe qu’il est parti vérifier l’état des barrières. Je selle mon cheval pour aller le rejoindre.
John et moi, nous sommes toujours bien entendu. Je suis fière du père qu’il est devenu surtout face au drame que notre famille a vécu. J’arrive à sa hauteur, lorsqu’il me remarque.
— Hé un revenant ! Je ne pensais pas te voir aujourd’hui, dit-il en souriant.
— J’ai eu pitié de ton grand âge alors je suis venu. N’oublie pas que tu dois rester en forme pour ta jeune épouse.
— Moque-toi, mais j’ai hâte qu’une femme te mette le grappin dessus.
— Merci, mais je vais passer mon tour. D’ailleurs, j’ai fait la connaissance de notre nouvelle employée ce matin. Pourquoi, tu ne m’as rien dit.
— Je te vois venir Casanova et je te demande de rester à l’écart.
— Mais…
— Il n’y a pas de mais qui tienne. Je te connais par cœur donc laisse la tranquille si tu ne veux pas que ma femme te tombe dessus et par la même occasion, je n’ai pas envie de dormir sur le canapé à cause des conneries de mon frère. Comme tu le dit si bien, j’ai une jeune épouse que j’aime satisfaire chaque soir donc pas touche à Aurora.
Quel rabat-joie ! Mais effectivement quand Sarah est en colère, il vaut mieux ne pas être dans le coin. Je ne réplique pas et nous nous mettons à évaluer l’état des barrières pour voir l’étendue des travaux qu’il faudra effectuer avant l’arrivée de l’hiver.
À la fin de la journée, je suis exténué. Je fais donc l’impasse sur le dîner en famille, je préfère rentrer chez moi.
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Le lendemain matin, après une bonne nuit de sommeil, je suis en pleine forme. Je sors de chez moi et prends la direction de l’écurie où une grosse journée m’attend. Je m’arrête devant un chalet qui est ouvert et j’y aperçois Aurora qui est en train de faire le ménage en vue des prochaines arrivées. J’admire son petit derrière bien moulé dans son jeans avant de lui dire :
— Bonjour Aurora !
Elle sursaute avant de se retourner.
— Oh ! Bonjour monsieur Moore ! Vous allez bien ?
Elle rougit et mon cœur pulse fort contre ma poitrine. Merde, elle est tellement belle que ça va être compliqué d’obéir à John et rester loin d’elle. Reprends-toi mec, tu ne va pas te laisser déstabiliser par cette jeune et magnifique jeune femme.
— Je vous en pris, appelez-moi Jordan. Monsieur Moore, c’est mon père ou mon frère. Vous êtes bien installée dans votre chalet ? S’il vous faut quelque chose, n’hésitez pas à m’en parler.
— Je vous remercie, tout est parfait.
Elle me sourit timidement et je fonds comme un con.
Barre toi et vite !
— Très bien, je vous souhaite une agréable journée.
— Merci, à vous aussi.
Je reprends ma route tout en sifflotant. Cette nana est vraiment magnifique, d’une beauté naturelle avec du peu que j’ai vu, des formes somptueuses. Je sais que mon frère me l’a interdit, mais c’est plus fort que moi, l’interdit donne de la saveur…
Sa beauté m’attire comme un papillon est attiré par une flamme, il va falloir qu’elle finisse dans mon lit. Aucune femme ne résiste à mon charme.
Chapitre 3
Aurora
Aujourd’hui, je ne travaille pas, j’ai donc décidé de traîner plus longtemps au lit pour profiter encore un peu de la chaleur de ma couette vue que l’hiver s’installe tout doucement au Texas.
Cela fait déjà un mois que les Moore m’ont engagé et je me suis tout de suite bien entendu avec toute la famille, ainsi que le reste du personnel. De temps en temps, je suis en binôme avec Carly, une autre employée qui est là uniquement à mi-temps. Elle vit non loin du ranch avec son mari, un cow-boy qui lui aussi travail ici avec John et Jordan.
Avec elle, le courant est passé très rapidement alors que nous sommes différentes. Elle est tout le temps de bonne humeur et a aussi tendance à s’habiller très coloré. D’ailleurs elle m’a imposé une virée shopping demain matin lorsque nous irons faire les courses de la semaine. Pour elle, je suis trop terne avec mes couleurs noires, grises et de temps en temps du bleu foncé. Bien sur Sarah, mon adorable patronne était de mèche avec elle et elles ont su me convaincre. C'est vrai que j’ai réussi à me faire de belle économie depuis que je travaille chez les Moore. Je sais que je ne resterai pas éternellement, mais j’ai bien l’intention de profiter pleinement de cette aventure.
Je passe ma journée à faire le ménage de mon chalet ainsi que ma lessive. Je suis amoureuse de mon chez-moi. C’est petit, douillet et rempli de charme avec toutes ses boiseries. Je dispose d’une cuisine ouverte avec tout le nécessaire, cuisinière, frigo, machine à café et même une bouilloire. Elle donne sur la pièce à vivre où il y a une table ronde avec quatre chaises face à la baie vitrée. À coté, un petit salon avec un canapé deux place ainsi qu’un fauteuil en cuire où j’adore m’affaler. J’ai même une petite télé ainsi qu’une chambre avec un lit en fer forgé blanc, une commode blanche avec vue sur le lac. Je me sens vraiment bien.
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