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"Quand l'interrogatoire change de camp, et quand votre boss est trop sexy... tout, mais alors tout peut arriver !"
Julia est stagiaire dans un prestigieux cabinet d'avocat à Manhattan, c'est sa dernière ligne droite avant de devenir elle même avocate. Son patron est horrible avec elle, arrogant et tyrannisant, il lui confie toujours les pires affaires. Mais d'un autre côté, Jake, sait se montrer paternel avec Julia et lui apprend plein de choses sur le métier... en réalité, c'est elle qu'il veut !
Mais le destin en a décidé autrement, Julia est envoyé sur une affaire de drogue, elle doit aller à la prison du comté pour interroger Ivan, le fils d'un mafieux russe pour pouvoir préparer sa défense.
Elle s'attendait à une brute épaisse, mais il s'agit en fait d'un homme très classe avec un côté sombre... elle craque littéralement pour lui... va-t-elle réussir à gagner son procès dans ces conditions ?
C'était sans compter l'intervention de Jake, qui voit ce petit manège et il sent qu'on lui prend sa stagiaire, il convoque alors la belle Julia pour un entretien très particulier !
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Veröffentlichungsjahr: 2020
TYRAN & ARROGANT
Mila Leduc
J’étais entourée de plusieurs centaines de candidats, à vrai dire nous étions 2000, séparés dans quatre salles différentes par groupe de 500. Mais pourtant je me sentais si seule face à ma copie encore vierge de toute écriture.
Je venais de terminer mon brouillon de l’épreuve de culture générale du concours du barreau pour devenir avocate. C’était mon rêve depuis toute petite, je vous laisse imaginer ma joie lorsque ma mère m’avait offert une robe d’avocat pour l’anniversaire de mes 8 ans. J’avais même eu l’autorisation de dormir dedans le soir même.
Je m’en souviens comme si c’était hier. J’avais prié Dieu avec mon cœur d’enfant. Vous savez quand on a encore l’espoir que tout est possible dans la vie, là où on ne voit que les passerelles entre ses rêves et non les barrières qui se dressent irrémédiablement pour nous en séparer à l’avenir.
Je repensais à ces mots que j’avais formulé dans mon esprit :
Mon Dieu, pour mon anniversaire je voudrais que tu m’aides à devenir avocate. Je veux défendre les gens contre les injustices de la vie et faire respecter la loi. Je t’en serais tellement reconnaissante si tu exhaussais le vœu que j’ai fait avant de souffler toutes les bougies d’un seul coup de mon gâteau d’anniversaire.
Et puis tu sais, je ne veux plus qu’il y ait d’hommes comme mon papa qui meurent sur une chaise électrique alors qu’ils sont innocents mais que personne n’a pu prouver leur innocence.
Je sais qu’il y a de vrais méchants sur Terre, et je sais que toi aussi tu luttes contre eux, mais même ceux-là méritent d’être punis uniquement pour les crimes qu’ils ont commis Seigneur.
Bref, je suis sûre que tu me comprends et que tu m’excausseras. Je croirais toujours en toi mon Dieu, toujours. Rien ne briseras ma foi, aucune épreuve ne pourra briser ce pont qui me relie à toi, ni aucune personne ne pourra couper ce fil si particulier qui nous relie, celui entre mon cœur et entre celui qui m’a créé.
Bref, dors bien toi aussi, et veilles toujours sur moi.
***
J’en avais eu des épreuves depuis l’anniversaire de mes 8 ans, mais je n’avais jamais perdu ma foi. Ma mère avait été emporté par un cancer du sein foudroyant lorsque j’avais 16 ans. Les médecins ont dit que rien n’aurait pu la sauver, elle avait eu la malchance d’être porteuse du gêne BRCA 1 qui entraine une prolifération des cellules cancéreuses dans le sein. Elle avait résiste quelques mois, puis les métastases avaient fini par envahir tout son corps via le système lymphatique.
Elle avait tenu seulement 3 mois. À vrai dire, je crois surtout que la chimiothérapie l’a achevé encore plus vite que si elle n’avait rien fait à part profiter des
ses dernières semaines de vie sur Terre.
J’étais fille unique et je me retrouvais orpheline puisque mon père avait eu la peine de mort à mes 3 ans.
Soit disant pour une affaire de viol, mais selon ma mère tout cela était complètement faux. Selon elle il aurait été supprimé par le gouvernement puisqu’il en savait trop sur des affaires de pédophilie douteuses qui mêlaient des politiques. Apparemment ils auraient tentés au préalable de l’empoisonner, mais ça avait été un de ses amis qui avait ingéré le poison par erreur. Depuis ce jour-là mon père avait su que ses jours étaient comptés et il avait fait ses adieux à ma mère. C’est surement cette vie de contrariété qui a déclenché son cancer.
L’école avait toujours été un refuge pour moi. Étudier m’empêchait de penser à toutes ces choses injustes que j’avais vécues, je mettais toujours un point d’honneur à être première de la classe. Et chaque année, à mon plus grand bonheur, j’étais élue déléguée de la classe. Comme j’avais une bonne élocution et un sens marqué pour l’équité, j’étais toujours remerciée par mes camarades après les conseils de classe.
J’ai eu mon baccalauréat à mes 17 ans, j’avais une année d’avance puisque j’avais sauté une classe en école primaire. À vrai dire, j’ai du vivre un an en famille d’accueil de mes 16 à 17 ans, une des pires année de ma vie.
Ces gens ne faisaient ça que pour l’argent. Je ne me souviens pas avoir eu une once d’amour dans cette famille, ils subvenaient juste au minimum de mes besoins, mais ça ne suffisait pas. Le matériel ne remplace pas tout dans la vie, car au fond on peut tout avoir mais si on n’a pas l’essentiel, soit le côté affectif, on passe à côté du plus important.
De toute façon, après j’avais été en internat pendant mes 5 années universitaires, j’avais eu mon diplôme de Master 2 à mes 22 ans. Et là j’étais en train d’atteindre la suite de mes objectifs de vie : passer le concours d’avocat, puis je comptais exercer aux États-Unis, là où j’étais née.
À vrai dire ma mère avait rejoint son pays d’origine, la France, après la mort de mon père, car elle ne se sentait plus en sécurité aux USA. Je suis donc bilingue et j’ai la double nationalité et je peux vous assurer que c’est très pratique et un gros avantage dans la vie.
***
« L’eau pétillante et l’eau plate : points de ruptures et concordances ».
Voilà l’intitulé de mon sujet de culture générale, j’avais 4 heures pour faire 10 pages et mon avenir dépendait de cette épreuve qui avait le plus gros coefficient.
J’avais tout de suite vu le rapprochement qu’il fallait faire, avec le respect des lois et leurs exceptions. Et le point commun qu’il y a entre le bien et le mal : l’être humain.
C’était une belle formule, presque philosophie même, de comparer l’Homme à de l’eau : il file entre les doigts et rien ne peut le retenir, sauf changer son état physique en glace. Or pour cela il fallait changer son environnement.
On procédait de la même façon lorsque l’on extrayait les délinquants et les criminels de leurs milieux d’origine pour les placer dans un nouveau : les prisons.
Sauf qu’en général ils ne se changeaient pas en cubes de glace, que l’on peut facilement ranger et reclasser dans la société, mais plutôt en gaz. Des gaz nocifs pour les autres, transparents et vaporeux, insidieux aussi. Car on ne se rend compte que l’on a respiré du CO2 que lorsque l’on en meurt intoxiqué.
