Un village népalais - Pierre Rauscher - E-Book

Un village népalais E-Book

Pierre Rauscher

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Beschreibung

Un village népalais dans les montagnes des environs de Jumla, province de Karnali, à l'ouest du pays. Jaya, guide treks, y est né et y a grandi. Les habitants, cultivateurs et éleveurs, vivent de manière traditionnelle. Ils pratiquent une religion oraculaire en vénérant des dieux incarnés. Un livre pour les amoureux des montagnes népalaises. Un hommage à leurs habitants, leur force tranquille, leur générosité, leur courage, leur sourire.

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Seitenzahl: 34

Veröffentlichungsjahr: 2022

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à Françoise

Sommaire

Le Tika

Les grands traits de la religion de Jumla : Religion oraculaire

Les familles de dieux

Les spécialistes religieux

Les Mugleri

Le dhami

Les fêtes de la pleine lune : paith

Gaudigaon est son nom. Il aurait pu s’appeler Dillichaur ou Manigaon ou encore Chhopagaon….tant il ressemble aux autres villages de la région de Jumla.

Mais celui-là m’est très spécial car c’est le village de mon ami Jaya.

La vie y est rude, rythmée par les saisons et ponctuée par les évènements d’une vie.

Je voudrais rendre hommage à Jaya, à sa famille, à tous les habitants de Gaudigaon et témoigner d’un mode de vie rural qui inexorablement disparaît.

Jaya Lal Aïdi est l’aîné de 7 enfants survivants.

Sa mère a eu 14 enfants. Sept sont morts dans la petite enfance entre 6 et 18 mois.

Il a 38 ans. Il est marié, père de deux fillettes et vit à Katmandhu.

Ses frères et soeurs: Kalpana est mariée, mère de deux petites filles, et vit au village.

Dilé est parti travailller en Inde. Kalo « le noir » est quelque part au Moyen Orient.

Hanipal, le plus jeune des garçons, vit toujours au village et aide ses parents pour les travaux des champs. Shreejana vit à Katmandhu et enfin il y a Roupsy « la belle » qui elle aussi est encore à Gaudigaon.

Jaya n’a pas fréquenté l’école. Très jeune il s’est occupé de ses frères et soeurs, a aidé ses parents et gardé les troupeaux de chèvres et de moutons.Il a appris à lire grâce à une ONG étrangère qui a financé un projet d’alphabétisation, puis par ses propres moyens.Vers l’âge de 12 ans, il a travaillé comme cuisinier pour un bureau du gouvernement, non loin de son village. Au début de la guerre civile népalaise (entre maoïstes et royalistes) il est parti à la préfecture travailler sur un chantier de construction.En 1998, il arrive à Katmandhu pour travailler chez un journaliste venu faire un reportage au village. Il est « homme à tout faire », cuisinier, jardinier, s’occupe du ménage…En 2005, il commence sa formation et ses activités dans le tourisme, (les treks) comme porteur, puis guide assistant et enfin guide agréé.

Pendant sa formation, il a suivi des cours d’anglais et de français.

Il a travaillé pour des agences à clientèle francophone, avant de pouvoir créer sa propre agence dont il est aujourd’hui le directeur et l’animateur.

Jaya est fier de son parcours. Pour un petit berger pauvre du fin fond d’une vallée perdue du bas Dolpo…chapeau !

Depuis Katmandhu, la capitale, pour se rendre à Gaudigaon le voyage est long.

Il faut compter 3 jours de bus (via Butwal, Nepalgunj, Jumla) et ensuite une journée de marche ,voire plus si les conditions sont mauvaises, pour atteindre le village.

Le village compte à peu près 1500 habitants de l’ethnie Chhetri.

Il est accroché à la montagne, bien au-dessus de la rivière.

De vieilles peurs parlent de fantômes rôdant près de la rivière, car c’est en-bas que se font les crémations.

Et la vallée est un lieu de passage: on craint les bandits, les brigands.

Ces superstitions anciennes ont tendance à disparaître et de plus en plus de maisons se construisent au bord de la rivière. C’est évidemment plus facile pour la corvée d’eau.

La maison traditionnelle est construite en pierre. Les murs sont faits de deux rangées de pierre taillée que l’on remplit de torchis, ce qui constitue un excellent isolant.

Le toit est plat, en terre battue, parfois agrémenté d’une espèce d’auvent pour protéger les réserves, car c’est sur le toit qu’on entasse foin, paille…

En-dessous se trouve la pièce principale, souvent unique. Parfois, est accolée une petite resserre où l’on stocke dans des coffres, les réserves de nourriture, les habits…Dans la grande pièce trône le foyer, un poêle en fer posé sur le sol. C’est ici que tout se passe: on y reçoit les amis, on y cuisine, on y mange…La nuit venue, on déroule nattes et couvertures et toute la famille dort là, autour du feu. Sur un des murs, une étagère avec les ustensiles de cuisine, la vaisselle.