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Il allait fêter ses 74 ans le 29 août. Le général Jean-Louis Mondurausse est mort dans la soirée du vendredi 18 août, après une chute en montagne dans le massif de l'Arzac a-t-on appris auprès de la gendarmerie. Le GSHM est intervenu sur les pentes du Mont Ravier et a découvert le cadavre d'un homme qui a été formellement identifié comme étant le général Mondurausse, a de son côté confirmé un représentant du parquet de Fuxin, précisant que la piste accidentelle était privilégiée.
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Seitenzahl: 97
Veröffentlichungsjahr: 2025
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DU MÊME AUTEUR
LA MAÎTRE NAGEUSE, BoD, 2020
NE PEUT ÊTRE VENDU À L’UNITÉ, BoD, 2021
CAFÉ DE LA PAIX, BoD, 2023
Gémir, pleurer, prier est également lâche, Fais énergiquement ta longue et lourde tâche Dans la voie où le sort a voulu t’appeler, Puis après, comme moi, souffre et meurs sans parler.
Alfred de VignyLa Mort du Loup
« Seul le sillage connaît la vérité, il se referme aussitôt. »
Sylvain TessonAvec les fées
à Alain NICKLER, Michel MARZOC et tous les autres…
« … si tous les frères se taisent… »
Samedi 19 août 2023, matinée
Samedi 19 août 2023
Samedi 19 août 2023
Samedi 19 août 2023
Samedi 19 août 2023 début de soirée
Mardi 22 août 2023 22h30
Soirée du vendredi 25 août 2023
Jeudi 31 août 2023
Samedi 02 septembre 2023
Courrier du 18 octobre 2023
Samedi 4 mai 2024
Dimanche 5 mai 2024, 00h45
Dimanche 5 mai 2024 06h35
Dimanche 5 mai 2024, début de soirée
Lundi 6 mai 2024
Mardi 2 Juillet 2024, 12h24
Lundi 8 Juillet 2024
Courrier du 07 juillet 2024
Vendredi 6 septembre 2024
Samedi 14 septembre 2024
Jeudi 24 octobre 2024 15h34
Vendredi 25 octobre 2024, 11H09
Vendredi 25 octobre 2024, 16h00
Vendredi 25 octobre 2025, 20h00
Jeudi 31 octobre 2024, 10h15
Jeudi 31 octobre 2024, 20h30
Vendredi 8 novembre 2024 17h03
Samedi 9 novembre 2024, 12h07
Samedi 9 novembre 2024, 20H30
Jeudi 28 novembre 2024, 10h23
Mercredi 4 décembre 2024 20h14
Mercredi 11 décembre 2024, 20h30
Samedi 21 décembre 2024
Mercredi 12 mars 2025
Samedi 15 mars 2025 début de matinée
Samedi 15 mars 2025 20 heures
Jeudi 3 avril 2025, 12h15
Lundi 18 août 2025 vers 22 heures
Mardi 19 août 2025, soirée
Vendredi 5 septembre, 2025 12h00
Dimanche 7 septembre 2025, matinée
Jeudi 2 octobre 2025, 11 heures 30
Lundi 1er décembre 2025 10h37
Deux années plus tard
« Allo, c’est Philippe, je te dérange ?
-Jamais.
-Le général Mondurausse est mort en montagne, tu es au courant ?
-Non, Mondurausse ! T’es sûr !
-La radio en parle et l’info est en boucle sur FM.Express, tu l’as connu dans l’armée, tu m’en as parlé.
-Oui, très bien. Où ça en montagne ?
-Dans le massif de l’Arzac, hier soir.
-Je regarde… Dis donc, 13 heures Aux Messageries ça te va, t’as rien de prévu ?
-Vendu mais plutôt 13 heures 15 »
FM.Express, live.
‘’Il allait fêter ses 74 ans le 29 août. Le général Jean-Louis Mondurausse est mort dans la soirée du vendredi 18 août, après une chute en montagne dans le massif de l’Arzac a-ton appris auprès de la gendarmerie. Le GSHM (groupement de secours en haute montagne) est intervenu sur les pentes du Mont Ravier et a découvert le cadavre d’un homme qui a été formellement identifié comme étant le général Mondurausse, a de son côté confirmé un représentant du parquet de Fuxin, précisant que la piste accidentelle était privilégiée.
L’accident a eu lieu sur la commune de Born-Montastruc. Vers 21 heures, le responsable du refuge de la Cabane des Buzets a signalé qu’un randonneur n’était pas rentré après une chute vers la Passe de la Pierre Rouge, à 2640 mètres d’altitude.
Cet ancien chef d’état-major des armées supervisait la reconstruction de notre Basilique Sainte Germaine après son incendie qui l’a partiellement détruite mi-avril 2019.’’
Avec le décès du général Jean-Louis Mondurausse, la Nation perd l’un de ses grands soldats. Le Pays un de ses grands serviteurs. Et Notre Basilique le maître d’œuvre de sa renaissance.
Brasserie des Messageries, service du midi.
« Je ne t’ai pas attendu, tu veux la même chose ?
-C’est quoi ?
-Un Americano.
-Alors, tu as regardé ?
-Ouais, ça me secoue un peu, vraiment, d’un autre côté ce n’était pas le genre de mec à mourir dans un plumard, il aimait bien crapahuter, on avait fait de la montagne ensemble.
-A l’armée ?
-Oui et en dehors, on était dans le même régiment para, en compagnie de combat, lui jeune lieutenant et moi jeune sergent. En t’attendant j’ai fouillé un peu dans ma mémoire, je n’en suis pas absolument certain mais je crois qu’il y a pile poil un demi-siècle, le 18 août 1973 nous avons passé la frontière pour grimper le plus haut sommet de l’Arzac, à plus de 3400 m. Bizarre comme coïncidence hein ? Cinquante ans !
-Vous étiez amis ?
-Amis, oui. Disons qu’on partageait certaines choses, l’air du temps…
-L’air du temps ? On partage tous l’air du temps, ça ne coûte pas cher, il n’y a qu‘a se baisser pour le ramasser.
-L’air du temps et quelques secrets… Philippe, rappelle-toi, on a le même âge, l’air du temps, comme on dit, était assez agité à cette époque, soixante-dix, les fameuses années de plomb, l’air du temps n’était pas très militaire, il était bien rouge, la Bande à Bader d’un côté, Action Directe de l’autre, les Brigade Rouges, l’E.T.A basque, la guerre du Vietnam, on naviguait sur une poudrière, ça pétait dans tous les coins, il fallait bien rendre les coups.
-C’est ça les secrets ?
-Il y a prescription maintenant, mais c’est sûr que l’on aurait pu se retrouver en cabane, chaque camp vivait dans sa bulle avec ses idéaux, il y avait ceux qui préparaient Polytechnique et d’autres pyrotechnique, ça t’amuse, mais tu sais on avait vraiment l’impression de vivre dans un ghetto, tu l’as bien connu toi l’époque des pantalons pattes d’eph’, des cols de chemises pelle à tarte, des sabots aux pieds et des oreilles planquées sous les cheveux, nous on était rangers et crâne rasé, alors forcément ça créer des liens.
-Oui, mais lui était officier.
-Et alors, quand on a une vingtaine d’années dans un régiment para on ne vit pas enfermé dans la grille hiérarchique de la fonction publique, on est frères d’armes, on vivait comme des seigneurs, avec pas mal d’argent que l’on méprisait, lui le premier, logés, nourris, blanchis on était dégagés de toute préoccupation matérielle, la famille c’était LA section, nos hommes. On n’était pas là pour « la gamelle » comme on dit, certains peut-être, mais pas nous, c’est ce qui nous a rapproché. Et… et avec les années je me suis interrogé sur les raisons de cette amitié, peut-être avait-on chacun notre trajectoire à accomplir, lui le sous-lieutenant qui parviendrait un jour au plus haut sommet, à la tête des armées du pays et moi l’exalté qui vivait ces années de jeunesse comme une fête que je pressentais éphémère et qui pouvait tout se permettre, prendre tous les risques, défier le monde au sommet de la barricade, griller tous les feux rouge en klaxonnant, finalement mon analyse c’est que nous étions la proie d’une fascination réciproque, l’un pouvait faire, être, ce que l’autre ne pouvait pas et vice versa. Voilà.
-La tête et les jambes ?
-Non, pas exactement, on avait chacun une tête et des jambes.
-Et les secrets, alors, puisqu’il y a prescription ?
-Il n’y a jamais totalement prescription, disons qu’il m’est arrivé parfois d’être le bras armé de sa pensée, de… de ses convictions, enfin, de nos convictions.
-Et quand tu as quitté l’armée, vous vous êtes revus ? -Je pense qu’au fond de lui-même il ne m’a jamais pardonné d’avoir quitté l’armée, il ne me l’a jamais dit ouvertement mais il me l’a bien fait comprendre. Oui, on s’est revu occasionnellement, appelé aussi. Avant que je redevienne un « putain de civil » comme on disait à l’époque, il est venu lui-même m’apporter le dossier complet de demande d’inscription à l’Académie Militaire, et puis après, chacun sa route… j’avais une vision de l’armée assez réductrice, pour moi l’armée c’était jeune sergent, jeune lieutenant, compagnie de combat, célibataire, avoir toujours un béret rouge sur la tête et basta ! Je le lui avais dit, si c’était rester pour compter les chaussettes autant aller dans le civil, c’était mieux payé !
-Il avait une famille ?
-Oui, l’armée. »
Site internet du Courrier du Midi
D’après les premiers éléments de l’enquête, communiqués par le parquet de Fuxin ce samedi en fin d’après-midi, l’ancien chef des armées et responsable du chantier de restauration de la basilique Sainte Germaine serait mort après une chute accidentelle.
Une autopsie réalisée.
L’alerte a été donnée à 20h15, ce vendredi par le gardien du refuge de la Cabane des Buzets, où le général aurait dû passer la nuit. L’homme a informé le Groupement de Secours en Haute Montagne (GSHM) de l’absence de retour d’un randonneur gravissant le Mont Ravier. Les secouristes se sont transportés sur les lieux et, aux alentours de 21h40, le corps sans vie du général Jean-louis Mondurausse, âgé de 74 ans, a été retrouvé dans un pierrier, en contrebas du sentier situé sous la Passe de la Pierre Rouge. Il a été transporté par hélicoptère à l’aérodrome des Aubrelons, où un médecin a constaté le décès à 22h57, indique, ce samedi soir, dans un communiqué, le parquet de Fuxin.
Une enquête en recherche des causes de la mort a rapidement été ouverte. Elle est confiée au GSHM avec l’appui de la brigade de recherche de Fuxin et de la section de recherches de Talosse. ‘’Les premiers éléments de l’enquête permettent de privilégier l’hypothèse d’un accident survenu au cours d’une randonnée’’ précise le parquet de Fuxin. D’après les constatations techniques et les auditions déjà réalisées par les enquêteurs, le général Mondurausse avait entamé seul l’ascension finale du Mont Ravier ce vendredi après-midi peu après 14 heures. ‘’Les investigations permettent d’établir que son décès est consécutif à une chute importante lors de la descente, aux alentours de 20 heures, au niveau d’un passage rocheux particulièrement raide’’, indique le communiqué.
Pour confirmer la thèse de l’accident, un examen du corps du général Jean-louis Mondurausse a été réalisé par l’institut médico-légal de Talosse ce samedi : ‘’les constatations médico-légales corroborent les premiers éléments de l’enquête et confirment l’hypothèse d’une chute accidentelle.’’ Le corps du général va être restitué sans délais à la famille du défunt.
« Excuse-moi, j’essaie à tout hasard, apparemment tu n’es pas encore au lit.
-Si, justement je bouquine.
-J’ai reçu un mail du Président.
-Président de quoi ?
-De la République, c’est au sujet de Mondurausse, c’est une invitation à l’Hommage National qui va être rendu vendredi dans la cour d’Honneur du Cercle des Armées.
-Excellent, tu vas voir c’est magnifique, et puis le Président les hommages il sait faire, c’est sa spécialité.
-Attends, ce n’est pas tout, quelques minutes après j’ai reçu un deuxième mail, toujours de la Présidence, mais c’est la famille qui me prie de bien vouloir assister à l’office religieux célébré dans la cathédrale deux heures auparavant.
Qu’est-ce que tu en penses ?
-D’abord qu’il faut y aller et ensuite que tu devais être bien placé dans son agenda, c’est quand ?
-Vendredi matin.
-Alors on peut dîner ensemble vendredi soir ?
-Oui, on peut. »
Brasserie des Messageries
« J’ai l’impression d’avoir fait un aller-retour express sur la lune, du beau monde, tout le gratin, enfin, le gratin…
-Des ministres ?
-Pratiquement tous, des anciens présidents, des généraux à la pelle, des archevêques, des préfets et …
-Il y avait un portique ?
-Oui, bien sûr.
-Quelqu’un aurait pu faire un carton, ils fouillaient les gens ?
