Visages - Marcello Pandolfi - E-Book

Visages E-Book

marcello pandolfi

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Beschreibung

Des petites choses de tous les jours, racontées dans le présent. De longueurs inégales, ces petits textes sont les reflets de la vie extérieure comme intérieure.

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Seitenzahl: 88

Veröffentlichungsjahr: 2017

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Visages

MARCELLO PANDOLFIPage de copyright

MARCELLO PANDOLFI

Nom de l'auteur

VISAGES

( Petites narrations)

Elle crâne au volant de sa Dauphine.

C’est la fille de l’épicier,

dit une femme.

Sur les pierres brûlantes,

deux lézards se font bronzer

sous un ciel tourmenté.

Il emporte sa gamelle

comme autrefois. Cela lui rappelle

son père : ouvrier de chantiers.

Le bétail s’est endormi

sous les arbres.

Dans la vallée, un petit vent

se lève doucement.

Les prés sont recouverts

de fleurs multicolores.

Un vrai tableau de maître.

Il la plaque contre la grille

du lycée.

Puis il l’embrasse goulûment.

La vieille dame traverse

en dehors des bandes blanches.

Tourne la tête ensuite.

Des portières de voitures claquent

dans le silence de la nuit.

Une bande de jeunes à la sortie

des boîtes de nuit.

Des badauds s’attardent à regarder

le spectacle sur la place

du village.

Applaudissements assurés.

Fin des moissons sous un

ciel gris.

Repos des paysans bien

mérité.

Elle se précipita dans

la cuisine afin de s’assurer

que ses enfants ne manquent

pas de nourriture.

Le frigo était vide.

Il pleut.

Les collines sont recouvertes

de la brume d’été.

Cet été est encore très chaud.

Elle ne cesse de se répéter

que les habitants de son

quartier sont des gens très

sympathiques.

C’est dans ce jardin public

qu’ils s’étaient rencontrés.

Se dit-elle, à voix basse.

La rumeur des voitures n’est plus

qu’un écho lointain.

Il ferme les yeux un instant.

Il a pris congé de lui.

Un léger souffle sur sa bouche.

Le drap sur les narines.

Il dort.

Masse de plomb

noircie recouvrant ses esprits.

La semaine dernière, elle

a pris un congé maladie.

Mais elle ne souffrait d’aucun

maux.

Le ciel de l’été, jaune, comme

une image d’elle.

Elle se pose la question : à

quand la confrontation finale ?

Elle marcha lentement dans

l’impasse, serrant quelque chose

contre elle, le bras droit

replié ; poing fermé.

Le jeune garçon rampa jusqu’en haut

du talus, puis se laissa glisser

jusqu’au fossé.

Il en sortit trempé.

Mais joyeux.

Un chien roux apparut, et

très en colère.

Lorsqu’ils l’appelèrent, il

se mit à courir dans tous

les sens.

Ils se prirent par la taille

et tournèrent en titubant,

comme des personnes ivres.

Puis ils s’embrassèrent.

Elle le vit par la fenêtre.

Si excitée par tant

d’attente.

Il marchait vite,

le front baissé, face

à la tempête.

Il neigeait à gros flocons.

Le bus va partir dans quelques

minutes.

Il fait très froid.

Les passagers entrent en riant.

Sept heures du matin.

Le jeune étudiant se réveille

dans le murmure des passagers.

Station de métro M.

Il est temps de descendre.

Accoudé à la rambarde,

il fume sa cigarette.

Tranquillement.

Deux femmes se baladent

sur un chemin ombragé.

Viennent de la ville voisine.

Une vieille femme est morte

ce matin.

Arrêt du cœur dans son sommeil.

Les enfants jouent sur une

route à grand passage.

« Danger ! » affiche le panneau

lumineux.

Jour de marché.

Une fois par semaine au village.

Descendent de la montagne.

C’est dans le quartier chinois,

qu’il se souvient soudainement

qu’il a une petite amie.

Quand tout son corps se met

à trembler.

Sur la plage, dénudée, il

la dévisage.

Il voudrait l’étreindre de

ses bras forts.

Le vent souffle, il balaye

sa chevelure rousse, comme dans un manège

lancé à toute vitesse.

Il aura attendu presque deux ans

pour réfléchir.

Finalement, il abandonne la

partie.

Le soleil s’est couché.

Plus un quidam sur le sable encore chaud de

l’après-midi.

Ils pourront enfin s’aimer en

toute tranquillité.

Il habite une terre sans nom,

longue de milliers de

kilomètres, et bordée de hauts

rouleaux de barbelés.

Enfant, il rêvait de

voyages.

Maintenant c’est fait.

Il a écrit ceci à sa famille :

«  L’automne arrive et je suis bien mal

en point. Il ne se passe rien . Le temps

passe trop vite… »

Les pigeons aiment beaucoup

la fraîcheur des entrepôts.

Ils aiment le bruit que fait la pluie quand elle

tombe sur les toits de tôle, la nuit.

Une ambulance est passée à vive

allure.

Urgence.

Le paradis ou l’enfer,

la vie de couple n’est pas toujours

facile, dit-il.

Un éclair passa dans ses

yeux.

Son cœur battant la chamade, menaçait

de lui surgir par la bouche.

Maintenant, elle flotte au-dessus

de son corps comme une bulle d’air.

Les pieds dans l’eau seulement, pas

envie de se baigner ; seulement

les pieds pour tapoter la surface lisse

de l’eau.

Dans les rêves, les enfants parlent

disent les médecins, et c’est

tout à fait normal.

Lorsqu’une mère s’étonne des propos

des professionnels.

Quand il se leva le premier matin,

le soleil répandait une lumière

éclatante sur le lac.

Il passa une agréable soirée.

Ses voisins étaient bien plus charmants

que sa propre famille.

Allongé sur elle,

elle capte son plaisir.

Moments de jouissance intense.

C’est au théâtre de rue, qu’elle

trouve le moyen de s’exprimer.

De toutes ses forces.

Il enfile son paletot de laine, chausse ses bottes,

et coiffe son crâne de son chapeau noir.

Prêt pour une journée laborieuse.

A chaque rentrée littéraire,

on la retrouve sur les plateaux de télévision.

Toujours égale à elle-même.

Tous les journaux de la région

en parle.

Il fallait en parler, dit un voisin.

Elle aura été secourue juste à temps.

Les secours auront fait le

nécessaire, dit sa fille.

Sur la plage il fait sombre.

Maintenant les vagues murmurent

et tentent de lui baiser les pieds.

Ce sont des gens bien élevés disent les voisins.

Ils aiment la musique, rient aux éclats,

et boivent tout ce qui se présente

à leurs lèvres.

Il y a des garçons qui l’invitent à danser

et elle fait non de la tête.

Aurait-elle perdu sa langue, une

fois de plus celle-ci ?

Ce café ne désemplit pas de la journée.

Toujours les mêmes, fait Philippe.

Les habitués, quoi !

Le barbichu fait la cour à Brigitte.

Et dans le même temps, Brigitte

fait la cour à Nadia.

Alors tout le monde y trouve son compte.

Le lendemain matin, dans le hall d’entrée

de l’immeuble, un groupe de jeunes

fument des cigarettes.

Toutes ces bouches qui veulent dire.

Sur la terrasse du café, des touristes

discutent tant bien que mal entre eux.

Mais ils arrivent enfin par se

comprendre.

La plage se vide, le soleil

devient ocre, et le jeune homme

en profite pour se jeter dans les vagues.

A la poursuite de sa fiancée.

Probablement.

Ils traversent la savane, tous les

jours pour se rendre à leur école.

Au risque de se faire dévorer par

les fauves.

Font des efforts pour sortir de leurs

conditions de vie. Difficile.

Pour qui vais-je voter, se demande-t-il.

Ils se ressemblent toutes et tous.

Il songe s’abstenir pour cette année.

C’est dans le manège d’autos tamponneuses,

qu’il l’a embrassée pour

la première fois.

Elle a trouvé cet acte généreux.

Elle passe et repasse devant le miroir,

examinant ses fesses, puis ses jambes.

Elle a débuté un régime voilà

six mois maintenant.

Sans commencement de réflexion, subjuguée

par la beauté inégalable de son Beau, elle

sut au premier regard qu’il lui

appartiendrait.

Quelques élèves se mirent à rire. 

Le jeune instituteur se retourna tout en se

demandant comment reprendre en main cette

classe dissipée.

A force de chercher la raison de sa mort

imminente, le cerveau de Lucien se zébra de

mots fléchés et de cases vides.

Je ne sais pas ce qui s’est passé ce jour-là.

Pour autant qu’elle se souvienne, sa mère

adoptive ne lui avait jamais rien dit.

Lorsqu’il reprit sa marche zigzagante sur

l’asphalte luisant de pluie, il se mit à osciller,

à faire le gros dos, à se creuser comme une

bête malfaisante.

Toujours consciente de son attitude.

Elle travaille très peu en classe,

mais elle est consciente qu’elle s’en

sortira toujours.

L’homme retourna la petite crêpe,

lorsque celle-ci atterrit soudainement

sur le sable brûlant de la plage.

Tous ces parfums de fleurs, dit-elle,

coulent en nous comme notre sang.

Lorsqu’un enfant éclata de rire.

Une odeur exquise et sucrée émanait

du brasero, se mêlait à l’air

chauffé du restaurant et embaumait

la nuit qui arrivait.

Tout à fait, s’exclama Edmond.

Je suis une véritable Encyclopédie, et vous

pouvez tout me demander.

Ils s’habillèrent chaudement et ils

sortirent sur la galerie fumer

une énième cigarette.

Des murmures s’élevèrent soudain de la foule

quand une femme dit, presque

imperceptiblement : « Mon Dieu, ça

recommence ! »

Il marche dans la campagne, car

il est très amoureux des arbres, des papillons,

ainsi que des animaux de la ferme,

qui broutent dans le lointain.

L’homme farfouillait dans la poche

de son veston, secouant la tête.

Aura-t-il trouvé ce qu’il cherchait ?

Dehors la nuit tombe déjà.

Tous les becs de gaz de la grande

avenue, sont allumés.

Depuis des lustres.

Il sentait grandir chez son enfant,

une certaine excitation face

aux vacances qui approchaient.

La rue s’est emplie d’ombres

étranges et de spectres qui semblaient

surgir de nulle part.

Face à l’épicerie fine, l’église semble

prête à se donner en spectacle.

Illuminée en ces moments de fêtes.

Dans le cadre de la fenêtre de la chambre,

la mer semble entrer à petits pas, tirant

derrière elle un bateau.

C’est maintenant le moment de faire

quelque chose dit cet homme, un

peu énervé.

Mais faire quoi ?

Et il sortit de l’appartement, en colère,

sans lui laisser le temps de réagir.

La porte claqua à son dos.

Le vieux libraire hocha doucement la tête

en déposant une main sur le volume

cité.

Un homme en méditation.

Les deux poèmes d’Homère se présentent

sous forme d’éditions reliées

plein cuir.

Ce qui plaît toujours aux clients et au libraire.

Il lui répète qu’il l’a toujours connue,

que c’est donc qu’elle existe, mais

uniquement en tant que bonne copine.

Tous les soirs à la même heure,

assises autour d’une table, elles

se parlent.

Il ne sait pas ce qu’est l’ennui,

car tous les jours, il part

faire une randonnée, malgré

son grand-âge.

Il repasse très souvent les images

d’une femme écrivain qu’il adore,

sur son écran de télévision.

Elle aimerait aligner des phrases

sur la feuille blanche, mais en ce

moment elle manque d’inspiration.

Il passe toutes ses journées au café

du coin.

Client idéal pour le commerce.

La boulangère lui tend une baguette.

Habitude depuis des lustres.

Tous les matins à la même heure.

Le temps des soldes s’est achevé.

Et tant pis pour les bonnes affaires.

Elle les fera une prochaine fois.

Ma mère se rappelle de cette femme,

qui confectionnait des tartes aux pommes

délicieuses.

Les bonnes choses n’ont qu’un temps.

Il attend impatiemment le résultat

de ses analyses.

Il ne se prend pas la tête.

Car la vie se chargera du reste.

Parmi toutes les feuilles noircies de mots,

il doute encore.

Comment va-t-il s’y prendre pour

redonner forme à une histoire à moitié

réfléchie.

Il a reçu un message sur son portable

car aujourd’hui c’est son

anniversaire.

Ne s’y attendait pas.

Les trois copines consomment

à la terrasse d’un grand café

de la ville.

Moment de repos bien mérité.

Elle aura lu brièvement la recette

mentionnée sur le paquet de farine.

Car tout est raté.

Ces deux femmes, belles et élégantes