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Veröffentlichungsjahr: 2020
2 SAGAS érotiques GAY
Stephen Lapointe
SAGA n°1
C'était plutôt orignal comme travail étudiant, être modèle pour les cours de dessin d'une grande école d'art. Je savais que je n'avais pas le mental nécessaire pour supporter un travail à la chaîne dans une entreprise en intérim, ou la pression des préparations de commandes dans un fast-food, j'avais déjà tenté et non, ce n'était pas pour moi.
Alors quand j'ai vu l'annonce qui proposait pour un bon tarif de poser pour des étudiants artistes, je n'ai pas hésité.
Il faut dire que je suis plutôt satisfait de mon physique sans pour autant en être imbu : j'ai une bonne gueule de p'tit mec, les cheveux courts, une barbe peu épaisse mais bien présenter, le nez droit, les dents alignées, les yeux verts qui font craquer les garçons mais aussi les filles.
Et puis je m'entraîne pas mal à la salle aussi, au moins trois fois par semaine, pour éponger tout l'alcool que je consomme dans les soirées auxquelles je suis invité.
J'ai un train de vie de jeune, les sorties du jeudi soir avec les camarades dans différents bars – alors vous comprendrez que j'ai bien besoin d'un travail pour tenir financièrement.
C'est pourquoi cet après-midi là, je me suis présenté à l'entrée de l'école d'art en vue de l'entretien que j'allais mené avec le directeur des études, dont j'avais seulement le nom : Mark.
Et quand je l'ai vu, il correspondait exactement à l'image que je m'en faisais : les cheveux en broussaille, la chemise molle à moitié ouverte, le pantalon refermé sur les chevilles – et même son attitude transpirait tout de l'artiste en mal d'inspiration.
Ce travail lui allait bien. Il m'a donc accueilli dans sa classe, que la secrétaire de l'école m'avait indiquée auparavant. Je montais les marches avec une certaine appréhension, n'ayant jamais fait ce boulot, j'espérais correspondre aux critères de sélection.
Il fallait vraiment que je trouve un job, et celui-ci était parfait. Mark m'a donc fait m'asseoir en face de son bureau rempli d'esquisses, de croquis, de peinture. Lui-même avait les doigts tâchés de gouache séchée.
Alors, Stefan c'est ça ? Excuse-moi de te recevoir dans cet état, mais c'est un peu la folie, avec l'exposition que je dois organiser et puis toutes les toiles qui... enfin, ce n'est pas l'objet du jour. Tu sais, vous avez été nombreux à postuler, on ne va pas se mentir, ça attire de gagner de l'argent pour que des jeunes gens vous dessinent ! Mais j'ai réduit le champ des possibles à trois garçons, et tu es parmi les finalistes. Ce sont tes photos qui ont fait la différence.
Dans le dossier demandé, je devais joindre plusieurs photos de moi, des gros plans, des contre-plongées, moi en entier, habillé et presque nu, une dizaine en tout, dont je n'étais pas peu fier finalement, puisqu'elles m'avaient amené ici.
Il les regardait devant moi, et c'était bizarre de voir un homme reluquer des photos de ma personne alors que je me tenais juste en face de lui. Pendant ce temps-là, mes yeux se perdaient dans sa silhouette : je le trouvais fondamentalement beau.
Il paraissait être le genre de gars sérieux mais qui sait quand même déconner. Très fier de son travail, auquel il se dévoue en entier. Une passion d'artiste qui se manifestait dans tout son univers que je découvrais. J'observais les légères rides au coin de sa bouche, les cernes marquées (certainement signe de nuits sans sommeil, à peindre, ou corriger des projets), des yeux noisette qui s'accordaient avec sa barbe qu'il avait gardée épaisse.
J'aurais voulu la toucher, même enfouir mon visage à l'intérieur. Il paraissait très impliqué dans le détail de mes photos quand pour ma part je me projetais avec lui. C'était mon principal problème : je ne savais pas faire la part des choses.
Peu importait l'homme en face de moi, je nous imaginais toujours ensemble, que ce soit pour un plan rapide ou plusieurs années de vie. Le truc, c'est que ces fantasmes restaient souvent bien enfermés dans ma tête.
Écoute Stefan, t'as l'air d'être le modèle parfait pour mon cours. Est-ce que tu pourrais te mettre en caleçon s'il te plaît, juste pour que je vois ce que tu vaux en vrai ?
Je m'attendais à cette demande, et je m'étais préparé en conséquence. Ainsi, rapidement, j'ai retiré mes fringues pour me retrouver en caleçon devant ce professeur que je ne connaissais que depuis dix minutes.
C'était intriguant comme scène, complètement incongru, mais si ça pouvait me permettre d'avoir un boulot et de poursuivre mes études en toute tranquillité, je n'allais pas refuser. J'ai tourné sur moi-même, me suis baissé, ai fait gonflé mes muscles comme il me le demandait.
Il tâtait la matière avec ses yeux et examinait tout le potentiel qu'il pouvait retirer de mon corps, en espérant que ses élèves puissent voir ce que lui voyait.
Alors que je m'apprêtais à me rhabiller, il me demanda une dernière chose : enlever mon calbut dans l'éventualité où je devrais poser nu. Ça, pour le coup, je ne m'y attendais pas ! Mais je sentais dans le ton de sa voix que ça pouvait être éliminatoire de refuser.
Au final, c'était quoi de montrer son sexe ou son cul à des artistes en devenir. J'ai tout de même pris deux secondes pour réfléchir, accuser le coup, et puis je me suis dit que merde, pour un boulot bien payé, je pouvais au moins faire ça.
Ce n'était qu'une bite, comme presque tout le monde en a vu une dans sa vie. J'avais la chance d'être plutôt bien monté, même au repos : mon sexe pendait entre mes jambes, paraissait d'une certaine lourdeur et cachait mes bourses rétractées.
Mark semblait fasciné par ce spectacle et sans rien demander s'est saisi d'un crayon, puis d'une feuille de papier, avant d'entreprendre de dessiner furtivement ce qui se présentait sous ses yeux. Sous le coup de la surprise, je n'ai pas bougé, ne voulant pas déranger son génie créatif.
Cinq longues minutes après, il me montrait l'un des plus beaux brouillons qu'il m'ait été donné de voir : on aurait dit que j'avais pénétré dans son laboratoire artistique. Les détails étaient si bien exécutés que je n'en revenais pas.
Et ce n'était fait que rapidement ! Qu'est ce que ça aurait donné si tous les élèves avaient fait ce boulot !
D'un regard, il m'avait fait comprendre que j'avais décroché le boulot, et que je pouvais commencer dès demain avec une séance de cours à neuf heures. J'étais content, et le contrat s'est scellé d'une poignée de main, pour lui la joie d'avoir trouvé un beau modèle pour que ses élèves s'entraînent, pour moi la joie d'avoir une entrée d'argent qui va me faire du bien.
Dès le lendemain, j'étais au rendez-vous. Déjà dans la salle, je regardais tous les étudiants entrer, principalement des garçons, quelques filles aussi, de tous âges. La curiosité était réciproque : peut-être que Mark les avait prévenus par mail pour leur annoncer qu'un modèle allait être présent dans le cours. Le professeur est arrivé et le silence s'est fait. Chacun était à sa place, derrière son chevalet.
Alors bonjour tout le monde. Aujourd'hui je vais commencer par un peu de notions, pour que vous appreniez un peu de théorie. Le reste de la séance sera consacrée à l'exécution du modèle. Je vous présente Stefan, qui posera pour vous aujourd'hui. Tout le monde y va tranquille, c'est une première pour vous, de faire du nu, alors je vais vous laisser vous débrouiller pendant deux heures, et on avisera de quoi faire ensuite.
On entrait maintenant dans le vif du sujet. Poser nu, déjà ! J'appréhendais un peu de devoir baisser mon froc devant une quinzaine de jeunes gens, mais une fois la gêne passée, ça devrait bien se passer.
A suivi un cours un peu théorique sur le nu dans l'art, les sculptures, les tableaux et des autres pratiques artistiques contemporaines, que je n'ai pas comprises, mais qui m'ont permis de scruter la classe.
À ma gauche, je voyais plusieurs garçons qui me regardaient, mais surtout un qui semblait bien troublé par mon corps pourtant encore couvert par mes vêtements.
Dix minutes après avoir intégré tout le propos, les étudiants semblaient impatients de commencer leur dessin.
Mark m'a invité à me tenir dans le centre de la pièce, un pied sur la chaise, et garder le plus possible la pose, éviter de bouger le plus possible pour éviter de fausser les traits. Et c'était parti.
J'avais retiré mes vêtements et attendais qu'ils se mettent tous au travail. Le prof passait dans les rangs pour observer, conseiller et voir comment chacun réussissait avec mon pénis au repos. Pour ma part, je regardais souvent dans le vide, ne sachant trop où poser le regard.
Parfois, j'arrivais à capter le regard de l'un ou l'autre, en particulier celui du mec à ma gauche. Quand Mark est passé derrière lui, j'ai entendu qu'il prononçait son nom, Fabien, et il paraissait satisfait de son boulot. C'est alors lui que j'ai décidé de regarder le plus possible, parce qu'en plus très plaisant physiquement, il arrivait à être performant en terme artistique.
Et pour changer, j'ai commencé à me projeter avec lui, j'ai deviné son corps sous ses fringues, j'ai tenté d'imaginer les odeurs qui se dégageaient de sa peau, les images sexuelles qui l'animaient la nuit ; et soudainement je me retrouvais dans son lit, moi sur lui, ou l'inverse, mais ça finissait avec nos paquets qui se frottaient l'un contre l'autre, durs comme on serait, nos bouches qui se rencontraient...
Mais c'était tellement intense dans ma tête que je n'ai pas mesuré l'ampleur de ses pensées : je sentais une érection venir ! Et ça se remarquait, clairement, que je galérais pour maintenir ma bite au repos.
J'essayais de penser à des choses sales, gores, tristes, au dernier film d'horreur que j'avais vu, à des situations en aucun cas sexuelles, mais rien n'y faisait, je ne parvenais pas à calmer les pulsions qui animaient ma verge.
Après quelques minutes, Mark a remarqué que j'avais du mal à tenir la pose, parce que je commençais à être gêné.
C'est pourquoi il a proposé cinq minutes pour prendre un peu l'air, parce qu'il avait besoin de me parler. Il leur a donc demander de quitter la pièce, avec interdiction de revenir tant qu'il ne leur aurait pas donné l'autorisation.
Il était ce genre d'homme dont il ne faut pas discuter les ordres. Une fois la classe vide, c'était encore plus bizarre car je me tenais devant lui, mais toujours nu.
