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Il les a regardé si longtemps que cela aurait dû être considéré comme du harcèlement !
Flinn était un jeune sous-marinier, à peine 20 ans et le voilà engagé dans la Navy. Il avait trouvé dans l’armée une famille, de véritables frères d’armes prêt à tout pour s’entraider… Et puis ses deux compagnons de chambre étaient tout pour lui, Jack et Rob étaient deux grands gaillards dominateurs… ils protégeaient leur “Petit Flinn” dans cet univers particulier, sous la mer dans un grand sous-marin et entourés de 78 hommes.
Flinn se prit au jeu et se rapprocha rapidement de Jack et Rob qui aimait le soumettre à toute sorte de jeux… mais ces jeux dangereux vont transformer le dortoir en véritable harem !
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Veröffentlichungsjahr: 2020
The Navy Boy – L'INTEGRALE
Stephen Lapointe
TOME 1
Au début, j'avais hésité entre l'armée de terre ou l'armée de mer, mais je savais que c'était là que j'appartenais. C'était ma maison, loin de ma famille toxique, de laquelle j'avais besoin de prendre de la distance.
J'étais le plus heureux du monde quand j'ai reçu mon affectation, direction la Navy pour une première mission dans les eaux profondes, à bord d'un nouveau sous-marin qui nous permettrait de traquer les positions des autres pays, histoire de voir s'ils respectaient les mesures imposées.
Excité comme une puce, je n'avais qu'une hâte : embarquer pour vivre ma première aventure, et putain, si j'avais su ! On m'avait donné rendez-vous à la base de mon secteur, et c'est là qu'un bus nous amènerait vers le port.
Durant tout le trajet, j'étais resté silencieux, observant d'un œil attentif mes futurs camarades. Peut-être qu'ici se trouvait un officier important, une tête du secteur, ou simplement un prochain colocataire de dortoir.
Il y en avait un qui était plutôt mignon, certainement plus âgé que moi – j'avais à peine vingt ans à ce moment là, et on m'avait bien fait comprendre que j'étais le plus jeune de tout ce recrutement et qu'il allait falloir assurer, car les autres étaient des têtes qui en voulaient vraiment –, mais qui inspirait d'emblée confiance.
C'est d'ailleurs lui qui était venu m'aborder en premier : il s'appelait Marc, voulait recommencer une vie et s'engager depuis ses plus jeunes années, il estimait qu'il devait bien ça à son pays.
J'admirais son discours plein de patriotisme en le détaillant de haut en bas : son visage commençait à être marqué par une fatigue chronique mais ses petits cernes faisaient ressortir le bleu de ses yeux, il avait une belle gueule si on pouvait dire, et semblait dans des dispositions physiques assez avantageuses.
Mais nous n'avons pas eu plus d'une vingtaine de minutes pour faire connaissance et discuter que déjà il fallait descendre du bus pour monter sur le bateau qui portait le sous-marin. Séparé sur le pont, il y avait une grande chance qu'on se recroise plus tard, pour d'autres missions.
Quand mon nom a été appelé, je me suis avancé, ai salué le capitaine, avant de prendre le papier qui m'indiquait mes missions et le numéro de mon dortoir. Docilement, j'ai suivi les autres avant de prendre un couloir un peu à part, dans le fond.
C'était tellement étrange de se retrouver ainsi sous la mer, et bien différent de ce que j'imaginais, il n'y avait en rien de grandes vitres qui permettaient de voir la mer bleue, les poissons ou autres animaux aquatiques : tout n'était que gris, boulons et taule, et ce qu'on pouvait voir de l'extérieur était brouillé par la saleté des eaux. J'ai avancé en suivant les panneaux avant d'arriver au bloc B, chambre 42, où trois lits étaient mis à disposition.
Ce n'était pas très grand mais j'avais connu pire, on avait au moins la place de marcher sans trop se rentrer dedans.
J'avais remarqué qu'il y avait déjà un sac de posé sur la couche du haut (c'était un lit superposé, et un autre simple, placé à côté), et c'est pourquoi, ne sachant trop où me foutre, j'ai décidé de poser mes affaires sur la couche du bas, en attendant mes colocataires de chambre.
Il n'a pas fallu longtemps pour que deux hommes plus âgés que moi viennent faire leur apparition sur le seuil. Directement, j'ai été frappé par la puissance qu'ils dégageaient, la virilité qui émanait de leurs deux corps, bien mis en valeur par un débardeur.
Putain, j'avais une de ces envies de chier, j'en pouvais plus, chaque année c'est le même discours et... oh regarde Rob ! On dirait bien qu'on est au grand complet pour l'aventure ! Enchanté, moi c'est Jack.
Je n'avais pas pu décrocher mon regard de lui : ce qu'il était grand ! Il devait presque mesurer deux mètres, avec une carrure d'homme bourru qui avait l'air de pas mal s'entraîner au sport.
Les sourcils froncés et un petit sourire en coin, il me scrutait avec un intérêt manifeste. Son compère, Rob, s'est lui aussi placé devant l'entrée pour me regarder à son tour : il était aussi beau que Jack était de grande taille.
Les yeux verts, la barbe en collier et la moustache au-dessus des lèvres, il avait réussi à me troubler dès le premier contact visuel.
S'il était moins grand que son ami, il n'en restait pas moins aussi attirant. Et quand ils m'ont demandé mon nom, j'ai commencé à bafouiller que je m'appelais Flinn et que j'étais parmi les nouvelles recrues.
Chaque année c'est pareil, ils collent un p'tit nouveau avec deux plus expérimentés. Eh dis, t'as de la chance, t'es pas tombé avec les pires. Du coup tu prends la couchette du bas ? Grouille-toi de faire ton lit, et puis tant qu'à faire tu feras le mien aussi ! T'as qu'à prendre ça comme une forme de bizutage.
C'est là que je me suis rendu compte que Rob était très dominateur, tant dans son regard que dans ses paroles ; c'est pourquoi je n'ai pas eu d'autres choix que de faire mon lit et le sien, le plus rapidement possible, tandis qu'ils bavardaient sur le troisième lit, sans même faire attention à moi.
Je galérais un peu pour mettre le drap sur le matelas du haut, et ça les amusait de me voir me battre avec un large morceau de tissu.
Il m'a bien fallu dix minutes pour faire les deux au carré, et une fois cette première mission achevée, je me suis assis sur mon lit, alors que les deux amis me regardaient fixement.
T'as pas l'impression d'en oublier un par hasard ?
Et eux de se lever de la troisième couche pour me laisser la faire pendant qu'ils se changeaient pour le grand rassemblement.
On avait le droit de faire tomber l'uniforme pour une tenue un peu plus décontractée, et tandis que je tapais l'oreiller pour lui donner une belle forme, je ne pouvais m'empêcher de lorgner dans leur direction : en une seconde, ils se sont retrouvés torse nu et en caleçon, m'offrant donc la vue de deux calbuts bien remplis, c'était du moins ce que témoignaient les deux bosses qui dessinaient la forme de leurs sexes.
Et putain, ce cul qu'ils avaient ! La forme parfaite pour les prendre en main. C'est là que je me suis rendu compte que j'éprouvais un désir ardent pour mes colocataires, avec lesquels je partageais ma vie depuis vingt minutes.
Ils ne cessaient de se chambrer, de se chamailler, de se toucher le corps comme des mecs, c'est-à-dire juste pour déconner sans se dire que ces scènes de rapprochement pouvaient faire fantasmer le troisième individu dans la pièce.
Sans même m'en rendre compte, je bandais comme pas possible, et j'avais peur que ça se remarque. De fait, je me suis changé rapidement et je les ai suivis pour le premier repas tous ensemble.
Toutefois, j'avais l'impression, dans le regard des autres anciens, d'être quelqu'un de spécial, entouré de Rob et Jack, un de chaque côté, comme enfermé entre eux.
Je constatais les regards jaloux, les sourires en coin, supposant que les deux hommes devaient être bien appréciés dans cette grande famille qu'était l'armée.
Tous semblaient les connaître, n'hésitant pas à les saluer, même de loin ; tandis que moi, tout timide que j'étais, me contenter de rougir dès qu'on m'adressait la parole.
L'un de mes deux colocataires s'amusait dès lors à me prendre par le bras ou à me pincer le ventre pour me faire changer de réaction : je savais que ça allait être toujours comme ça, qu'ils allaient avoir sans cesse le dessus sur moi.
Ça s'est vérifié une nouvelle fois dans la cantine où les soixante-dix-huit membres d'équipages s'étaient réunis pour le premier repas.
Cela ressemblait à un grand self au milieu duquel se trouvaient plusieurs rangées de grandes tables, forçant tout le monde à communiquer.
Mais je ne pouvais pas aller bien loin, car les deux garçons étaient toujours sur mon dos. D'emblée, je n'ai plus eu mon mot à dire sur quoi que ce soit : c'est Rob qui a décidé que j'allais prendre l'assiette de légumes, et Jack qui m'a ordonné de m'asseoir entre lui et son ami, m'empêchant ainsi de partir si j'en avais envie.
Pendant tout le repas, j'ai peu parlé, écoutant surtout les deux compères raconter leurs histoires ou se foutre ouvertement de la gueule de l'un ou de l'autre.
Au moment du dessert, je ne sais plus lequel des deux s'est adressé à la tablée pour déclarer qu'il y avait une nouvelle recrue parmi nous, et il m'a fallu quelques secondes pour réaliser qu'il parlait de moi.
Lui c'est Flinn, notre nouveau petit protégé. Le premier qui le touche ou qui l'emmerde, vous savez ce qui vous attend. Il partage notre chambre et déjà il a été docile, au premier ordre qu'on lui a lancé, le gamin a fait nos lits !
