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L'été, le temps des escapades amoureuses. La saison des nouveautés sous un soleil ardent. Les émois d'un premier amour qui guideront les décisions d'une vie. Un été, c'est tout ce qu'il fallu à Alex et Keith pour tomber amoureux, pour se comprendre et s'aimer, bravant les interdits des préjugés et le rejet de certains proches. L'un avec sa douce maladresse, l'autre avec sa passion sincère. Une été... et ce n'est que le commencement !
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Seitenzahl: 86
Veröffentlichungsjahr: 2023
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A Foreign Feeling
Sawaën K.
© 2023 Sawaën K.
Éditeur : BoD – Books on Demand
Impression : BoD – Books on Demand, In de Tarpen 42, Norderstedt (Allemagne)
ISBN :9782322076420
Dépôt légal : Février 2023
MENTIONS LÉGALES
Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit ou ayant cause, est illicite et constitue une contrefaçon, aux termes des articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
Aloha tout le monde !
Eh oui, on y est, c’est le mois tant attendu par les romantiques du monde entier ! Celui qui nous donne la bonne excuse pour des dîners aux chandelles, des roses parfumées, des films sentimentaux et, bien évidemment, des livres où l’amour gagne toujours !
La novella A Foreign Feeling est l’une des premières abouties de mon immensément long dossier d’histoires à écrire. Elle est passée par deux maisons d’édition (dont une très prometteuse qui a fermé ses portes, malheureusement) avant de me revenir entre les mains pour cette nouvelle autoédition. Dorénavant, elle restera sous cette version numérique jusqu’à ce qu’un projet de recueil aboutisse. Bien entendu, la version papier par Dreamcatcher Éditions existe toujours en occasion, si jamais vous tombez dessus…
La version ebook que vous tenez entre les mains a reçu une nouvelle correction, bien que je n’aie pas changé le style de narration. Ce qui signifie qu’il y a une différence entre mes écrits d’aujourd’hui et celui-ci, que ce soit au niveau de la forme comme du fond. Toutefois, je n’ai pas eu à cœur de recommencer à zéro, de supprimer l’auteure que j’étais il y a quelques années…
Cette histoire tient une place importante dans ma vie, non seulement grâce aux retours de lecteurices que j’ai pu recevoir à son sujet ces dernières années mais aussi parce que je n’écris pas beaucoup de romance et que, de temps en temps, ça me fait du bien de plonger dans ce genre d’histoire…
Et vous ? Aimez-vous les douces romances feel good de ce genre ?
Je ne comprendrai jamais les étrangers. Surtout les étrangers qui sont dingues de Paris. Bon d’accord, j’avoue que nous avons de beaux bâtiments à l’architecture plus que plaisante, bien que terriblement délavés par la pollution, et des musées impressionnants. Mais le temps y est horrible, irrégulier, et hors saison ! Sans parler du fait qu’on nous impose trois grains de sable pour une lande d'eau boueuse ; vive Paris-Plage !
Voilà pourquoi je me demande encore ce que cette famille typiquement américaine – oui, oui, typiquement ! – fait dans mon salon, en plein milieu du mois de juillet. Maman discute activement avec la mère Weithmond dans sa langue natale et accompagnée de grands gestes enthousiastes, tandis que le père tente quelques mots de français avec le mien avant que le silence ne finisse par les séparer à l’aide de sourires de circonstance.
Je ne peux empêcher mon regard de s’attarder sur ces personnes que je vais côtoyer pendant plusieurs semaines. Tout droit sortie des quartiers populaires d’Amérique, Mrs Weithmond arbore une chevelure d’un blond platine superficiel qui s’accorde néanmoins avec ses yeux bleu cobalt. Elle porte une robe azure et légère, munie d’une ceinture marquant sa taille fine de mannequin, en contraste total avec son mari dont les muscles saillants et le ventre proéminent ressortent drastiquement sous son veston en cuir sans manche. Il porte ses cheveux châtain clair mi-longs, quelques mèches encadrant un visage avenant aux yeux d’un gris éclatant. Tous deux atteignent certainement les mètres quatre-vingt au bas mot.
J’observe par la suite leurs deux enfants, assis nonchalamment sur le canapé du salon. Eux aussi sont plutôt stéréotypés. L’aîné est un blond décoloré, rasé mais brandissant une mèche gélifiée en une crête assez longue d’une couleur que je n’avais jamais vue sur personne jusqu’à présent. Il ne porte aucune chemise sous son gilet de biker sans manches et son pantalon en cuir semble un peu trop serré. On devine qu’il sait aisément profiter des mets de la vie. Le plus jeune fait partie de ces adolescents à la limite de l’obésité : il a le visage rond, les cheveux châtains coupés court et plaqués sur son crâne. Il a l’air espiègle du garçon qui irait prendre en cachette des gourmandises dans le placard de la cuisine. Tous deux me regardent comme si je débarquais d’une autre planète. M’enfin…
— Viens1, Alex. Je vais te présenter.
Je m’approche de ma mère et, évidemment, je me prends les pans du tapis et ne manque pas de m’écrouler, une fois de plus. Cependant, et à ma grande surprise, je ne touche pas le sol cette fois-ci ; je comprends alors que quelqu’un me retient par les hanches. En relevant la tête, je croise les yeux clairs d’une idole américaine : cheveux bruns bouclés, peau hâlée, muscles saillants sous une chemise entrouverte… Mais ce qui me marque le plus, ce sont ses magnifiques iris bleus où un océan sauvage s'y perd à l'infini.
— Est-ce que ça va !?
Il a l’air un peu inquiet. Pour moi. Ça me touche ; cela fait tellement longtemps qu’on ne s’inquiète plus de mes maladresses ! Bon, ok, il ignore tout de mes habitudes mais bon, ça fait toujours plaisir…
— Euh… Oui ?
— Alex, bon sang…
J’entends ma mère soupirer d’une part, les deux garçons assis sur le sofa ricaner de l’autre côté ; moi je fixe toujours le dernier des trois fils Weithmond que j’ai rencontré. Celui-ci me sourit et me relâche. Je m’accroche à son bras, comme d’un appui, puis enfin je me dirige vers ma mère.
— Bienvenue les garçons, Lana, James. Voici mon fils : Alex. Il a 17 ans. Demandez-lui ce que vous voulez, il pourra vous aider.
Les trois fils me saluent ; je ne regarde que mon sauveur. Il ne cesse de me sourire ; cela m’embarrasse vraiment.
— Ok, Marie-Laude, merci, reprend alors notre invitée. Les garçons, ne parlez plus qu'en français à partir de maintenant, ok ? C'est le but de notre voyage. Ok ?
La femme a une voix plutôt grave pour un aspect aussi… fin. Elle continue sur sa lancée :
— Bonjour, Alex. Ici, mes trois fils : Dennis James, Keith Isaac et Lucas Lowis. Tu peux m’appeler Lana. Et ici mon mari, James. Tu peux aussi. Nous rester ici tout l’été. J’espère tu seras bien ami avec mes fils.
Son accent est vraiment atroce mais, même si ses phrases ne sont pas grammaticalement correctes, elles n’en sont pas moins intelligibles. Elle a un bon niveau pour une étrangère.
Je salue tour à tour chacun des membres de la famille, essayant de me rappeler leur nom. Le seul que j’ai pu retenir est mon sauveur, Keith, qui continue de me subjuguer par son sourire et son regard franc.
Je détourne les yeux.
— Bien sûr, Lana ! s’exclame soudainement ma mère. Alex, sois gentil avec eux et apprends-leur patiemment le français, ok ? Les garçons, comme vous l'a dit votre mère, parlez français !
Puis ma mère me demande de leur montrer leur chambre. Alors qu’elle dirige le couple d’adultes vers la chambre d’amis, je m’adresse aux trois enfants :
— Suivez-moi.
J’explique au plus jeune qu’il partagera ma chambre à l’étage, sur un lit de camp acheté à l’occasion, mais que je le lui montrerai tout à l’heure. Mélangeant les deux langues pour m’exprimer, je ne suis pas sûr qu’il m’ait tout à fait compris. Mais peu importe, on verra plus tard. En attendant, on arrive à l’issue menant au garage. Passant une nouvelle porte, je les invite à entrer dans la pièce fermée qui nous sert de buanderie et de débarras en général. Un sommier double-place pliable récemment acheté était placé au centre de la pièce, prenant la plus grande partie disponible.
— Voilà, c’est là que vous dormirez, leur annoncé-je.
— Oh mon dieu ! C’est minuscule ! s’écrie le grand à la crête.
— Cesse de te plaindre, tu veux ! semble le rembarrer Keith.Désolé, euh… Lex ?
— Alex. Et ce n’est pas grave. Ce n’est qu’une buanderie.
Il me demande avec amabilité ce que signifie « buanderie ». Je lui réponds :
— C’est… euh… Une buanderie mais… euh… sans machine à laver ni sèche-linge… On… on met simplement ici tout ce qu’on ne peut pas garder en haut, comme les serviettes, les vêtements d'hiver… une sorte de pièce à tout ranger…
Il se rapproche un peu plus de moi, toujours en gardant ce fabuleux sourire qui me retourne complètement l’esprit. Son regard s’accroche au mien et je ne parviens pas à m’y détacher alors qu’il me dit :
— Tu peux me parler en français, tu sais. J’ai passé quatre ans en France. J’y ai étudié le commerce pendant trois ans et fait un stage dans une entreprise à Lyon. Et puis, ma mère veut que nous parlions couramment français… C’est une langue qu’elle adore ! Alors… tu peux nous parler en français.
C’est vrai qu’il parle très bien notre langue ; bien mieux que sa mère ! Et avec un accent moins prononcé, beaucoup plus charmant, mais tout aussi caractéristique. Légèrement impressionné, je lui murmure dans un souffle :
— Ok…
— Hé les mecs ! Je prends ce coin !
— Parle français, Dennis !
— Ok, ok ! C’est bon !
Loin de se laisser impressionner par son jeune frère, Dennis s’installe, balançant son sac de voyage sur le lit alors qu’il traîne sa valise dans un coin. Le plus jeune frère vient l’embêter sur les vêtements qu’il possède.
Comme Keith ne semble pas vouloir bouger et examine simplement l’endroit, j’essaye d’entreprendre une conversation avec lui, histoire de le connaître un peu mieux.
— Quel âge as-tu ?
Bon, pas la meilleure entrée en la matière, mais ça suffira pour le moment. Enfin, je pense…
Keith se retourne vers moi en une moue charmeuse. Pourquoi fais-je autant attention à sa bouche, moi !? Je m’empourpre rien que d’y penser. Je me détourne en attendant sa réponse.
— J’ai eu 23 ans, il y a deux mois. Et toi ?
— 17.
— 17… Tu dois être en Terminale, non ?
— Oui. Enfin… J’y rentre en septembre.
— Et… tout va bien ?
À sa remarque, je constate que j’ai du mal à lui faire face.
— Euh… Oui, oui ! Désolé…
Je me retourne alors vers lui malgré mes joues rouges de… de quoi en fait ? Je ne comprends pas pourquoi je me sens si nerveux par sa présence et ça me gêne encore plus !
— Hé, mec ! Où sont les draps ?
Me sortant de mes pensées, j’observe alors Dennis d’un œil troublé et réplique de façon parfaitement intelligente :
— Euh… Hein ?
