Erhalten Sie Zugang zu diesem und mehr als 300000 Büchern ab EUR 5,99 monatlich.
Alec, jeune fennec vivant dans la meute de loups de sa mère, reste isolé en bordure du territoire à cause de sa différence, ne s'approchant ni de la maison d'Alpha ni des autres garous. Un jour, un chasseur pénètre illégalement le domaine des loups et se cache dans sa maison. Le renardeau croit sa vie achevée... mais un loup le sauve du danger et finit par le prendre sous son aile. Commence alors pour Alec une nouvelle vie, celle de la découverte, de l'acceptation de sa différence et, finalement, de ses similitudes. ~*~ "SOUS LA LUNE" est une novella courte sur le thème de "la différence" pour promouvoir la reconnaissance et l'acceptation de la communauté LGBT+...
Sie lesen das E-Book in den Legimi-Apps auf:
Seitenzahl: 76
Veröffentlichungsjahr: 2022
Das E-Book (TTS) können Sie hören im Abo „Legimi Premium” in Legimi-Apps auf:
© 2022 Sawaën K.
Éditeur : BoD-Books on Demand
12-14 rond-point des Champs-Élysées, 75008 Paris
Impression : Books on Demand, Norderstedt, Allemagne
Illustrations de couverture : Sawaën K.
ISBN : 9782322423767
Mentions légales
Le Code de la propriété intellectuelle interdit les copies ou reproductions destinées à une utilisation collective. Toute représentation ou reproduction intégrale ou partielle faite par quelque procédé que ce soit, sans le consentement de l’auteur ou de ses ayant droit ou ayant cause, est illicite et constitue une contrefaçon, aux termes des articles L.335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle.
Le nez dans les bouquins et la plume à la main depuis toujours, je fais peu à peu mon petit bonhomme de chemin dans l'univers enchanté de la Littérature de l’Imaginaire.
Pour suivre mon actualité, rendez-vous sur ma page Facebook (Sawaën K. – Auteure)
Si vous désirez lire quelques nouvelles et autres textes gratuits, rendez-vous sur Wattpad (Sawaen-k).
Sawaën K.
Chers lecteurs, chères lectrices,
Je vous souhaite la bienvenue dans l’antre de mon imagination ^.^
En ce mois de la fierté, je partage avec vous une petite novella que j’avais écrite à l’occasion d’un projet caritatif mené par le groupe Facebook « Les Passionnés de Littérature MM » en 2017.
Le thème de cette novella était « Les Différences ». Une notion particulièrement pertinente pour la communauté LGBT+, ne pensez-vous pas ? Avec en idée de fond, l’acceptation de soi, le cocon familial mais aussi l’amour naissant…
Je profite également de cette occasion pour vous présenter les deux nouveaux recueils caritatifs du groupe des PMM, disponibles depuis quelques mois, avec un extrait de mes deux textes :)
Pour cela, rendez-vous à la fin du livre ^^
Si ces passages vous plaisent, n’hésitez pas à vous procurer les recueils… Les histoires à l’intérieur sont tout simplement sublimes, poignantes et, petit bonus, illustrées ! ^_^
Enfin, petit rappel d’importance : si vous aimez mes histoires (ou celles de n’importe quel.le auteur.e d’ailleurs), il est important d’en parler sur les réseaux sociaux et de partager son avis (même petit ou juste une note) sur les plateformes de distribution (en particulier Amazon) et de recensement (comme Booknode ou Babelio) pour augmenter la visibilité auprès des lecteurs potentiels.
Alors, s’il vous plaît, montrez votre soutien un maximum, vous n’imaginez pas comme ça aide, non seulement au moral mais dans les faits également. C’est un petit effort à faire qui ne prendra que quelques minutes, voire quelques secondes, en remerciements du plaisir que nous vous avons procuré pendant plusieurs heures ^^
Sur ce,
Je vous souhaite une bonne lecture ^^
Sawaën K.
Les meutes, ce sont les pires organisations au monde ! D’aucun pourrait croire exactement le contraire : avoir une place prédéfinie, une place pour laquelle on se bat et prouve sa valeur, ne pourrait être qu’un avantage. Pourtant, il y a un hic dans ce magnifique tableau : les outsiders. Ceux qui n’appartiennent pas à la meute, pas même à la plus basse des classes de la hiérarchie, déjà suffisamment méprisées.
Je suis un outsider, le seul fennec vivant parmi les loups. Au moins, je ne suis pas un félin ; ma vie aurait pu se voir radicalement écourtée. Je n’appartiens pas à cette communauté thérianthrope, néanmoins on tolère ma présence grâce à ma mère, une louve dominante de haut rang. Bien qu’elle soit une femelle, elle avait été la Beta Prime à une époque, gardienne de la sécurité des siens et de leur territoire. Puis un beau jour, elle rencontra le prince charmant, ils eurent une romance éclair avant qu’il ne périsse de maladie et me voilà né. Cela aurait pu être un magnifique conte de fée… si mon père n’avait pas été humain.
Ah la génétique ! Quel mystère !
L’union d’une puissante louve et d’un frêle humain qui donne naissance à une troisième race… Voilà qui remet tout en question !
Les savants de la meute présupposent que mon père devait avoir des gênes de fennec ; un demi-sang qui s’était perdu au fil des générations. Et qu’il s’agissait probablement de la raison de leur attirance chimique… Beurk ! Déjà, ça me paraît peu plausible et, ensuite, vu la dominance de ma mère, j’aurais dû naître loup !
Peu importe, on ne peut changer qui on est et essayer de le faire pour satisfaire les bien-pensants est peine perdue. Une dure leçon que j’ai dû apprendre à mes dépends. Je suis un prédateur sauvage et dangereux mais, face à des canis lupus adultes, je vaux moins qu’un louveteau : à peine plus de force qu’eux et ne méritant aucune reconnaissance. J’étais le mouton noir et j’essayais de survivre au sein de ce groupe qui me méprisait chaque jour de ma putain de vie !
Ce matin-là, le soleil se faisait timide. De gros nuages d’un gris pâle le cachaient tout le long du ciel. J’ouvris la fenêtre de ma chambre. Au moins, il ne faisait pas froid, les vagues de chaleur estivale imprégnaient encore l’atmosphère forestière. Je respirai un grand coup, satisfait, et quittai mon antre.
Quand ma mère était Prime, elle demeurait au sein de la demeure royale, chez notre Alpha souverain. Elle avait quitté ce château de rêve – je l’avais aperçu de loin quelquefois – pour une bicoque ridicule en bordure du territoire. La maison de plain-pied avait juste de quoi nous faire vivre tous les deux. Je ne lui en voulais pas ; au contraire, me tenir à l’écart des autres me garantissait une certaine sécurité.
J’arrivai dans la cuisine et commençai à préparer un copieux petit-déjeuner à base de viande ; nous autres carnivores en avions besoin de beaucoup ! Mon métabolisme, bien différent entre les besoins omnivores du fennec et de l’humain, réclamait davantage, aussi me préparai-je des œufs et du pain toasté. Quand le bacon finit de griller, ma mère était déjà installée à table.
— Bonjour, la saluai-je d’un sourire.
Elle hocha de la tête, les yeux jaunes fixés sur le cochon en train de cuir.
— Plus qu’une minute, lui signalai-je en lui tournant le dos.
Tous les matins, c’était la même routine. Ma chère louve de mère était incapable de sociabiliser avant d’avoir mangé quelque chose. Je lui ai plusieurs fois suggéré de chasser le matin plutôt que le soir mais, sans me donner de raison, elle refusait. Aussi n’insistais-je plus.
— Et voilà ! m’exclamai-je en lui servant une assiette remplie d’au moins un kilo de tranches de bacon. Bon appétit !
Elle dévora en un éclair son repas alors que je finissais à peine ma propre portion bien moins importante. Quand elle s’arrêta, j’attaquai enfin les œufs brouillés et le pain. Elle tenta de cacher une grimace mais c’était trop tard ; je l’avais vu. L’estomac noué et l’appétit déserté, je me forçai tout de même à finir – un fennec affamé valait moins qu’un fennec en pleine possession de ses moyens ! – tandis qu’elle sauçait avec son doigt le jus de viande de son plat.
— Tu resteras à la maison aujourd’hui, m’informa soudainement ma mère quand j’eus terminé.
Je relevai la tête, surpris.
— Alma ne pourra pas s’occuper de toi aujourd’hui.
— Gran’ma va bien ? ne puis-je m’empêcher de m’inquiéter.
— Toujours la même chose, gronda-t-elle, un éclat de colère perçant son regard.
Je me mordis la lèvre.
— Et toi ? fis-je timidement.
Elle grogna en secouant sa crinière brune.
— Comme s’ils pouvaient me forcer à quoi que ce soit !
— Mais tu vas devoir y aller aussi, conclus-je de manière inévitable.
Elle m’observa un moment puis se leva.
— Tu ne sortiras pas d’ici, répéta-t-elle d’un ton sans appel avant de retourner dans sa chambre.
Je soupirai en m’occupant de la vaisselle.
Un autre point que je détestais dans les meutes : l’obsession des mâles à ne pas vouloir laisser une femelle célibataire tranquille. Gran’pa était mort il y avait à peine quelques mois et depuis, deux ou trois de ses meilleurs amis s’étaient mis en tête de devoir s’approprier Gran’ma. Notre si dévoué Alpha était évidemment de leur avis et, si ma mère n’était pas plus dominante que la plupart des loups mâles, cela fait longtemps qu’elle et Grand’ma seraient de nouveau en couple. De force.
Putain de meute !
Finalement, mon père et Grand’pa s’en sortaient mieux que nous : j’étais persuadé qu’au paradis, on ne vous faisait pas autant chier que de votre vivant.
Je regagnai ma chambre et fis un tour sur moi-même, réfléchissant à ce que je pourrais bien faire aujourd’hui. On toqua à ma porte avant que je ne me sois décidé. Ma mère entra et me prit dans ses bras, frottant son nez contre mon cou. Je ronronnai et couinai même un peu ; malgré mes vingt années passées, cela m’était égal de passer pour un renardeau perdu lorsqu’elle devait partir dans de telles circonstances.
— Ça va aller, mon bébé, murmura-t-elle.
Elle prit mon visage en coupe, m’offrant un regard rassurant avant de frotter son front contre le mien. Puis elle s’en alla sans un mot de plus.
Une chape de plomb s’installa dans mon estomac. Décidément, je n’aurais vraiment pas dû déjeuner ce matin. Je me sentais seul et enfermé.
Alors je trouvai quoi faire.
