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Un recueil de poésie classique primé, explorant l'amour, la nature et le passage du temps.
Averse d'étoiles est un recueil de poèmes en formes fixes — sonnets, rondels, villanelles — qui évoque avec finesse des thèmes universels tels que l'amour, la nature, la nostalgie et la condition humaine. Ce livre a été récompensé par le prix de poésie Marie Noël au concours de poésie classique de Santenay, en France, en 2006.Diane Descôteaux, poétesse québécoise reconnue, est l'autrice de plus de 20 ouvrages traduits en plusieurs langues. Elle a reçu plus de 200 distinctions littéraires à l'international et a collaboré à plus de 500 revues et anthologies. Points forts du recueil :
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Seitenzahl: 68
Veröffentlichungsjahr: 2017
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AVERSE D’ÉTOILES
Première édition : 4e trimestre 2005
Teichtner / Laval (Québec) CANADA
Illustration de la couverture:
Serge Cusson, avec la permission de l’artiste
(La Muse et l’Ange, 1998, dessin au crayon)
Dépôt légal:
Réédition : 1er trimestre 2015
Bibliothèque et archives nationales du Québec
Bibliothèque et archives Canada
©Diane DESCÔTEAUX
ISBN 978-2-9814951-9-8 (imprimé)
ISBN 978-2-9802156-8-1 (ePUB)
ISBN 978-2-9802156-7-4 (PDF)
Du même auteur :
La magie du cœur: poèmes, Marquis, Montmagny, 1990,135 p.
De cœur et de chair: poèmes, Collection Florilège, Éditions
Les Presses Littéraires, Saint-Estève, France, 2000, 47 p.,
N° d’impression 17952 –Épuisé
Réédition:Éditions Touladi, Québec, 2006, 57 p.
Trios: haïku, Les Adex, Rouville, France, 2004, 16 p.
l’heure du thé: haïku,ÉditionsKaredas, collection kaiseki,
Paris, France, 2008, 100 p.
Automne prélude: rensaku coécrit avec L.Pelletier &
L.Michaud, McMasterville, Québec, 2008, 32 p.
Au-delà du décor / Dincolo de decor: poèmes,
Editura Confluenţe, français/roumain, Petrila, Romānia, 2009, 78 p.
Haïti pour toujours - Ayiti pou toutan : haïku,
ÉditionsChoucoune, français/créole, Port-au-Prince, Haïti, 2010, 167 p.
La luciole attend la nuit pour briller : haïku, coécrit avec
Gervais de Collins Noumsi Bouopda, Harmattan Cameroun, Paris, France, 2013, 110 p.
À deux pas de là –Two doors down : haïku,Éditions de
l’Interdit, St-Sauveur-des-Monts, Québec, 2014,128 p.
Sous l’influence… : haïku, Éditions des petits nuages,
Ottawa, Ontario, 2014, 72 p.
À tous ceux et celles qui rendent hommage aux poètes des siècles derniers en manifestant un intérêt soutenu pour ces ouvrages marquants de l’histoire de la littérature française, je dédie ce recueil de poésie classique. Puisse-t-il faire honneur à tous les Grands d’hier et donner de l’espoir aux étoiles montantes…
Averse d’étoiles
« Oui, c’est un Dieu caché que le Dieu qu’il faut croire,
Mais, tout caché qu’il est, pour révéler sa gloire,
Quels témoins éclatants devant moi rassemblés!
Répondez, cieux et mers; et vous, terre, parlez!
Quel bras peut vous suspendre, innombrables étoiles?
Nuit brillante, dis-nous qui t’a donné tes voiles?…»
(Dieu dans la nature, Louis Racine, 1748)
«…Immobile, ouvrant l’œil à moitié sous ses voiles,
Quel dieu, quel moissonneur de l’éternel été,
Avait, en s’en allant, négligemment jeté
Cette faucille d’or dans le champ des étoiles. »
(Booz endormi, Victor Hugo, 1ermai 1859)
Par une nuit sans lune, un panache de feu
Explose dans l’espace en mille jets rapides;
La peau sombre du ciel, que zèbrent quelques rides,
Aussitôt s’enlumine à cet habile jeu.
N’est-ce point là le sceau de la dextre de Dieu
Qui fait couler ce flux d’étincelles splendides
Une fois l’an, quand naît l’essaim des Perséides
Dans l’éther boréal, comme un céleste aveu?
Quel spectacle divin que tous ces météores
Qui fusent en cadence avec les chants sonores
De plus d’une cigale et d’autant de grillons!
De même en mon esprit, quand se lèvent les voiles
Et lorsqu’un vif éclair trace de blancs sillons,
Il se met à pleuvoir une averse d’étoiles…
Sonnet
(50 météores/heure, visibles dans l’hémisphère nord)
Quandtuviensprèsdemoi,lapourpregonflematempe
Etmonnomsembleplusdouxlorsqu’ilsortdetabouche.
Cependant que le soir revêt son châle perlé d’étoiles,
Tu captures mes seins de tes deux larges paumes;
Puis j’entends marteler ton cœur sous ta poitrine,
Tel un matoir qui frapperait l’enclume
Et, dès lors, je sais qu’il ne bat que pour nous.
Mes mains connaissent ta chair par cœur
Lorsque, gercé d’ombre et de nuit,
Mon corps trouve un asile dans tes bras musculeux;
Et je dîne de tes baisers et je bois de tes rires.
Or, tandis que j’écoule les plus beaux de mes jours
Sur l’aile diaphane de notre amour commun,
Mon âme se recueille en muettes prières.
Puis, sous l’œil pâle du crépuscule,
Jem’étendssurmacoucheetmesrêvessontpourtoi…
Dédié à Serge Fortin
Les cornes de la lune émergent dans les cieux
Et sèment des cristaux aux ramures des arbres;
Leschampscouvertsde givre,identiquesauxmarbres
Veinés d’un bel argent, dorment silencieux.
Cependant que l’hiver, sous un masque d’albâtre
Espère en vain franchir le seuil de nos maisons,
Nous chaussons de la laine et, proches des tisons,
Nous regardons valser les flammèches de l’âtre.
Enfin nous remuons les rondins du foyer
Puis vite nous grimpons là-haut dans notre chambre;
Lors que le plafonnier diffuse ses rais d’ambre,
La prière on refait sur le mol oreiller.
Mes filles, se calant dans leurs chaudes flanelles,
Ferment leur doux regard sur les restes du jour;
Et comme je les borde au lit avec amour,
Il me semble qu’un ange ainsi veille sur elles…
Quand l’opportunité se ferait diligence
De frapper aux volets des logis étrangers,
Tout homme est ainsi fait qu’hésitant de changer
Il court se réfugier dans sa propre indigence.
Or on trouve en d’aucuns, usant d’intelligence,
Un contrôle absolu des ennuis passagers;
Les efforts investis, sans jamais ménager,
Sont garants du succès de leur moindre exigence.
Et pour celui qui veut, de peiner, il lui chaut,
Car il sait qu’en retour il gagne ou peu s’en faut.
Lorsquenosqualitésnousfonttelsquenoussommes,
C’est pourtant les défauts, où chacun se commet,
Et certains aléas qui grandissent les hommes;
Puisnousgrimponsalorsversdeplushautssommets…
Sonnet
Ah! qu’il m’est précieux l’homme que je chéris!
Avec les fils d’argent de ses boucles d’ébène,
Aussi son regard fauve à la prunelle amène
Et l’ingénuité de son vibrant souris!
Aucun ne lui ressemble et j’en tiens les paris!
Superbe et magnanime, il va l’âme sereine
Et je le traite en roi puisqu’il m’accueille en reine;
Enfin je m’en remets au meilleur des maris.
Or la main parle fort, mieux encor que la bouche;
Si le verbe nous plaît, c’est le geste qui touche;
Alors ses actions ne faillent à l’honneur.
En douze ans l’on récolte ainsi plus que l’on sème;
Quand le passé nous vaut un siècle de bonheur,
Puisse l’avenir être un témoin que l’on s’aime…
Sonnetdédié à Serge Fortin
Lorsque vient la neuve saison,
Au printemps qu’avril redessine,
On voit poindre la floraison
Qui naîtra de chaque racine:
Mai, le lilas, juin, l’aubépine,
La rose fleurit jusqu’en août
De même la grâce enfantine;
Et ma Muse chante pour vous…
Cependant sous tel horizon,
Femme, pour l’homme l’on s’incline
Et de sa chair nous avisons
La pleine aisance masculine;
Près de sa bouche purpurine
Oyez-en les murmures doux,
Un souffle élève sa poitrine
Et ma Muse chante pour vous…
Mais la Parque tisse à foison
Le linceul qu’elle nous destine;
Quand l’âme serait un tison
Brûlant encor sous la patine
Des ans qui nous courbent l’échine,
Qu’elle prenne Dieu comme époux
Car le ciel n’a point d’orpheline;
Et ma Muse chante pour vous…
Envoi
Prince, les vertus qu’on devine
Sont certes les meilleurs atouts
Qui font pencher la loi divine;
Et ma Muse chante pour vous…
Ballade
La gent d’une province eut le goût et l’envie
D’un tantinet s’instruire aux principes de vie;
On fit venir de loin un savant orateur,
Dont les justes conseils transportaient l’auditeur,
Tant et si bien qu’alors l’assistance en délire
N’y découvrit en rien quelque chose à redire;
Mais un manant célèbre à la communauté
La parole reprit sans en être invité.
« Par amour de justice or le devoir m’impose,
En tant que commerçant, d’interdire la prose
De ce fieffé coquin et pis cet imposteur
Qui trompe vos esprits de son verbe flatteur!
Quand ses vieux oripeaux sont l’unique fortune
Qu’il vous peut étaler du haut de sa tribune,
En prêchant le bonheur, qu’il vous dit être sien,
Il s’y prend par la ruse à saisir votre bien. »
« Comme il serait facile à le mettre à sa place,
Répartit le rhéteur, mais j’y perdrais la face!
La guerre ne se gagne avec un seul combat
Or laissons ce quidam au milieu du débat;
