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Haïku inédits de 2002-2008.
" [...] Ecrire de spoèmes courts, intéressants, requiert, nous nous en doutons, une certaine habileté puisqu'il ne s'agit pas de dire n'importe quoi n'importe comment. Aussi, lorsque le poème court adopte la structure reconnue du haïku ou du tanka, cela demande au haijin qui le compose une maîtrise du genre, d'abord par ses règles assez strictes issues de la tradition japonaise, ensuite par la souplesse des écrits contemporains. [...] Cet objet que vous portez en vos mains, le livre, le recueil de poésie, de haïku, une fois de plus, démontre le talent de la haijin par ses jeux d'esprit, par l'éveil subtil et allusif des mots simples, mais ô combien évocateurs, [et] touche indéniablement nos sens en captant le moment présent. " - Lucy Pagé
Plongez dans ce recueil de poésies, et decouvrez avec plaisir les haïku de Diane Descôteaux, reconnue comme un maître de la poésie japonaise.
EXTRAIT
festons de chemin —
l’ombre des fils électriques
se tenant la main
un arbre à moineaux —
transcendant le tintamarre
leurs chants hivernaux
nuit d’hiver au gîte —
dans le jacuzzi fumant
allons vite vite
À PROPOS DE L'AUTEUR
Poète classique et haïjin, auteure d’une quinzaine d’ouvrages dont certains sont traduits en anglais, en créole, en roumain et en russe, Diane Descôteaux signe plusieurs préfaces et collabore à au-delà de 500 revues et anthologies. Lauréate de quelque deux cents prix littéraires dans la francophonie, dont le prix de la Ville de Drummondville en 1996, le prix Lionel-Groulx de la SSJB Centre-du-Québec en 1998, les prix à la création littéraire et ambassadeur aux GalArt 2004 et 2009 pour le Québec, le prix d’édition 2000 de la fondation Blanchard à Dijon et le prix de poésie bourguignon Marie Noël 2006 à Santenay en France, le prix d’Excellence en Poésie classique de Roumanie en 2008, trois mentions d’honneur en 2008, 2009 et 2015 et un 2 e prix en 2011 au prestigieux concours de haïku du Mainichi au Japon et, en 2016, un prix spécial de haïku de l’Ambassade du Japon au Sénégal, elle sera nommée, en 2011, Ambassadrice honoraire de la Fondation pour la culture gratuite Naji Naaman au Liban. Vice-présidente de la Fédération québécoise du loisir littéraire de 2012 à 2015, codirectrice de la revue Carquois de 2004 à 2006 et administratrice de Culture Centre-du-Québec en 2014-15, elle est membre de l'UNEQ, des Écrivains Francophones d'Amérique, de l’Association Francophone de Haïku, de Haiku Canada, de l’Association des Auteurs de l’Ontario français, etc. Réviseure-correctrice de métier, elle offre des services d’accompagnement littéraire personnalisé et anime des ateliers d’écriture de haïku et de haïsha dans les écoles, les bibliothèques, les clubs littéraires, les festivals et les salons du livre au Québec et à l’étranger.
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Seitenzahl: 41
Veröffentlichungsjahr: 2018
Illustration de la page couverture:
Médium: stylo bille à l’encre — 2005
Artiste: José LAROCHELLE
Photographie de la 4e de couverture:
Béatrice LANGE
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada
Descôteaux, Diane, 1956-, auteur
Haïku d’esprit / Diane Descôteaux.
Poèmes.
Publié en formats imprimé(s) et électronique(s).
ISBN 978-2-924470-23-7
ISBN 978-2-924470-24-4 (EPUB)
ISBN 978-2-924470-25-1 (PDF)
I. Titre.
PS8557.E781H34 2018C841’.54C2018-940350-0PS9557.E781H34 2018C2018.940351-9Mise en page: Diane DESCÔTEAUX
Infographie & maquette des couvertures:
Magdalene CARSON | New Leaf Publication Design
http://newleafpublicationdesign.ca
Imprimé au Canada
ISBN 978-2-924470-23-7 (imprimé)
ISBN 978-2-924470-24-4 (ePub)
ISBN 978-2-924470-25-1 (PDF)
Dépôt légal — 2e trimestre 2018
Bibliothèque et Archives nationales du Québec
Bibliothèque et Archives du Canada
© Éditions du GRAND RUISSEAU
© Diane DESCÔTEAUX
Table des chapitres
TABLE DES CHAPITRES
Haïku de printemps
Haïku d’été
Haïku d’automne
Haïku d’hiver
Tanka faire
Haïku de sens et conscience
Haïku de voeux et d’aveux
Haïku de famille
Haïku d’amitié
Haïku d’inspiration
Haïku de spleen
Haïku de vie et de mort
Haïku d’amour
Haïku de tout et de rien
Distinctions
Préface
Diane Descôteaux ne débute pas dans le métier. Loin de là. Lauréate de plus de deux cents prix et mentions littéraires en France, au Japon, en Roumanie, en Italie, en Belgique, au Liban, en Russie et au Québec, membre de plusieurs associations littéraires, académies et sociétés de lettres européennes, ses œuvres sont diffusées depuis trente ans dans maintes revues, florilèges et anthologies francophones, sans compter la quinzaine de recueils de poésie. Au-delà de ces réalisations, elle anime des ateliers d’écriture de haïku auprès des enfants du primaire et du secondaire dans sa région et d’une clientèle adulte au Québec et à l’étranger1. Nous voilà avisés, la poète baigne dans les mots et les secoue sur nous. Cet objet que vous portez en vos mains, le livre, le recueil de poésie, de haïku, une fois de plus, démontre le talent de la haijin par ses jeux d’esprit, par l’éveil subtil et allusif des mots simples, mais ô combien évocateurs!
Écrire des poèmes courts, intéressants, requiert, nous nous en doutons, une certaine habileté puisqu’il ne s’agit pas de dire n’importe quoi n’importe comment. Aussi, lorsque le poème court adopte la structure reconnue du haïku ou du tanka, cela demande au haijin qui le compose une maîtrise du genre, d’abord par ses règles assez strictes issues de la tradition japonaise, ensuite par la souplesse des écrits contemporains.
Diane Descôteaux, comme toute bonne haijin, touche indéniablement nos sens en captant le moment présent. Toutefois, elle se démarque en rimant les premiers et les derniers vers, lui conférant ainsi une voix poétique distinctive. Par exemple, les dernières syllabes offrent la même racine ou donne à entendre une phonétique similaire: orage/rage, morceaux/carreaux.
En outre, nous ressentons éminemment les saisons (kigo). Le printemps par ses couleurs, par l’odeur du muguet ou encore par ses colverts, éléments distinctifs de nos printemps québécois, nous confirment que l’hiver est bien fini. Puis, on reconnaît l’été dans ces vers aux évocations concrètes et poétiques:
faire entrer juillet
et, du train, par la fenêtre
les coups de sifflet (p.27)
En fait, nous retrouvons les caractéristiques propres au haïku — ici avec un mot ou une identification à une saison — ou encore à une partie du jour (petit kigo). De plus, nous y découvrons un lieu. Par exemple, nous pouvons comprendre ceci: la fenêtre [d’une maison] représente le lieu; juillet, donc l’été, nous laisse deviner que la fenêtre est ouverte, permettant l’audition de bruit, de vacarme, du train; mais nous pouvons aussi penser à la fenêtre ouverte d’un train d’où surgirait le son typique du sifflet annonciateur d’un départ, nous laissant croire ainsi qu’un être a été abandonné sur le quai de la gare. Analysons cet autre, maintenant:
en plein champ, cent oies
qui, juste avant la moisson
en goûtent les joies (p.37)
Le lieu est le champ, quant à l’automne, le mot de saison moisson le définit.
Plusieurs scènes saisonnières évoquent ces moments présents même si, en apparence, Diane Descôteaux semble s’en éloigner et frôler l’abstraction approchant ainsi plus du tercet libre. Aussi l’évocation poétique dans son état limite entre le haïku et cette suite de vers inégaux vient du fait que celle-ci joint l’universel. La poésie traditionnelle japonaise doit être claire et compréhensible tandis que la poésie contemporaine est parfois plus hermétique. Or, ici avec le haïku suivant, on frôle presque l’indicibilité.
l’astre agonisant
sombre dans la mare rouge
de son propre sang (p.29)
Un soleil rouge violent étendu sur l’horizon peut figurer une mare de sang, à tout le moins, l’écrire impose l’image. Ainsi, situons-nous le lieu et la saison: en fin de journée et possiblement en été, au moment le plus chaud, puisqu’en terme de saison, nous admettons le mot astre mis pour soleil rouge sang, soleil chaud, au cœur de l’été.
