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j'ai rassemblé ici, dans ce petit livre qui s'apparente à un recueil, les quelques 64 lavis réalisés durant ce mois d'avril viral confiné de cette année 2020, accompagnés d'un texte suivi d'un long poème-, Printemps-, écrit juste à leur suite et leur faisant écho, sorte d'épilogue poétique tenant lieu d'ex-voto.
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Seitenzahl: 23
Veröffentlichungsjahr: 2020
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« 30/4/20 »
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J’ai rassemblé ici, dans ce petit livre qui s’apparente à un recueil, les quelques 64 lavis réalisés durant ce mois d’avril viral confiné de cette année 2020. Artiste peintre avant tout et écarté de mon atelier pour un temps, c’est tout naturellement vers la pratique du lavis que je me suis tourné, pratique qui ne m’est pas étrangère mais que j’avais délaissée au profit de la peinture depuis une dizaine d’années. Toujours au brou de noix, que j’affectionne, et sur de petits formats, cet ensemble d’œuvres sur papier reprend et aborde de façon différente mes thèmes de prédilection présents dans tout mon travail depuis quarante ans.
Sans objectif particulier dès le commencement, chaque lavis se succède au fil des jours selon l’humeur et l’inspiration du moment. C’est donc par ordre chronologique que je vous les présente, au format presque identique à celui des originaux, accompagnés d’un texte suivi d’un long poème,- « Printemps » -, écrit juste à leur suite et leur faisant écho, sorte d’épilogue poétique tenant lieu d’ex-voto.
Pour toute matière une simple feuille, un peu de cellulose et un peu d’eau, un bout de papier qu’on arrose,
éponge redevenue vivante par la grâce de l’eau, rendue à son état premier une fois immergée dans son milieu naturel liquide, rendue à la vie !
Ecorce blanchie se dilatant à son contact, au fil de l’eau, au fil du bois gonflant ses fibres pour n’être plus que pores absorbant au bord de la déchirure, de la désintégration.
L’air alors entre en action, qui les sèche et les sauve, et le Temps, celui nécessaire de l’attente qui suspend mon œil et ma main avant que le geste ne devienne trace,
incision parfois, cernant la ligne capricieuse qui s’épanche, se liquéfie en arborescence dans l’immédiateté du toucher, comme inflammable à la moindre étincelle, au moindre contact,
peau ultra- sensible que la moindre caresse stimule, tressaillante, palpitante, écorce vive dictant ses lois, son propre temps auquel je me soumets et que j’apprivoise.
