AZF - Alain Berrebi - E-Book

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Alain Berrebi

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Beschreibung

Breslau, 1868, Fritz Haber voit le jour près de la grande synagogue de la Cigogne Blanche dans le quartier Juif de la ville. Chimiste de génie il met au point la synthèse de l’ammoniac, permet la production industrielle d’engrais azotés et prévient la famine pour plusieurs milliards d’être humain. Avant la découverte de Fritz Haber, les engrais azotés nécessitaient de prélever le guano sud-américain et le salpêtre du Chili dont les réserves s’épuisent à vue d’œil. Il reçoit, pour cette découverte et prouesse technologique, le Prix Nobel de Chimie en 1919. Mais Haber se sert également de ses connaissances en chimie pour mettre au point les gaz de combat pendant la Première Guerre Mondiale.
Toulouse, le 21 septembre 2001 à 10h17, l’explosion de 300 à 400 kilos de nitrate d’ammonium de l’usine AZF fait 31 morts, plus de 2.500 blessés et des dégâts considérables aux alentours.
Quel rapport entre Fritz Haber et la catastrophe d’AZF ? C’est ce que propose de vous faire découvrir cet ouvrage qui relate une histoire étonnante et dramatique à la fois.


À PROPOS DE L'AUTEUR


Alain Berrébi a été médecin hospitalier à Toulouse. Il est l’auteur de plusieurs ouvrages dont les « Maladies rares et grossesse » aux éditions Flammarion, « Les grandes épidémies et pandémies de l’Histoire » aux éditions Sydney Laurent et « La Murène ou Marcus Eliezer Bloch » aux éditions Edilivre.

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Seitenzahl: 141

Veröffentlichungsjahr: 2023

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Alain Berrebi

AZF

Du prix Nobel Fritz Haber

à l’explosion de l’usine de Toulouse

Essai historique

ISBN : 979-10-388-0502-6

Collection : Les Savoirs

ISSN : 2428-9450

Dépôt légal : décembre 2022

© Couverture Ex Æquo

© 2020 Tous droits de reproduction, d’adaptation et de

traduction intégrale ou partielle, réservés pour tous pays

Préface

Toulouse a célébré, le 21 septembre 2021, les vingt ans de l’explosion chimique AZF. Il y a vingt ans, sur les bords de la Garonne, 300 tonnes de nitrates d’ammonium explosent faisant 31 morts et des milliers de blessés. Que venait faire cette usine chimique, classée Seveso, parmi les habitations et à quelques kilomètres seulement du centre de la ville rose ? Quelle était l’origine de cette entreprise et quel rapport a-t-elle avec Fritz Haber, ce chimiste allemand de génie détenteur du Prix Nobel de chimie juste après la Première Guerre Mondiale ? C’est cette histoire que ce récit propose de faire connaître, histoire ignorée même par les Toulousains eux-mêmes.

Le 21 septembre 2001, à 10 h 27, je suis en pleine consultation. Étant gynécologue obstétricien au centre hospitalier universitaire, dans le vieil hôpital de La Grave datant du XIIème siècle et situé au centre-ville de Toulouse, je vois surtout des femmes enceintes ce matin-là. Je suis sur le côté droit d’une patiente présentant une grossesse gémellaire au huitième mois. Son ventre est impressionnant. Je m’apprête à mesurer sa hauteur utérine, pour vérifier la bonne croissance des fœtus, avec un banal mètre de couturière. En face de moi se trouve un jeune étudiant en médecine, un « externe », en stage dans le service. Il fait une belle journée d’automne et les rayons d’un soleil encore généreux pénètrent par une haute fenêtre qui donne sur une cours intérieure ornée de vieux marronniers centenaires.

Soudain, une explosion peu importante retentit, immédiatement suivie par une onde de choc sous la forme d’une vibration du sol ressentie sous les pieds. Puis, à peine quelques secondes après, une très violente explosion fait éclater les vitres de la haute fenêtre de la salle de consultation. Heureusement, personne n’est blessé par les éclats de verre. Je demande à l’externe de ne pas bouger, de rester auprès de la patiente et de l’aider à s’assoir sur le bord de la table d’examen. Je sors précipitamment dans le couloir et je vois étonné la vieille porte de chêne de dix centimètres d’épaisseur, qui donne sur une cour intérieure, que le souffle de l’explosion a fait sortir de ses gonds et qui se trouve allongée dans le long couloir qui borde les salles de consultations. C’est la panique, d’autant plus que nous étions à peine dix jours après le tristement célèbre 11 septembre 2001 où quatre attentats-suicides islamiques perpétrés sur le sol des États-Unis avaient provoqués la mort de 2977 personnes. Aucun d’entre nous ne comprenait ce qui se passait : un nouvel attentat islamique, un accident, à quel endroit ? Pendant quelques minutes, les communications téléphoniques fonctionnant encore, j’ai pu appeler mon épouse se trouvant à la maison et mon fils suivant ses cours à la faculté. Mon épouse allait bien et mon fils pensait que les nombreuses bouteilles de produits chimiques de la salle de chimie, située non loin de sa classe, avait explosée. Mais rapidement, les communications privées ont été coupées afin de permettre aux pompiers, policiers et services médicaux de secours de communiquer sans trop de difficulté.

Je retourne dans ma salle de consultation où je vois « ma » pauvre femme enceinte en pleurs, effrayée, incapable de se relever à cause du volume de son ventre. Je lui demande où est passé l’externe, elle me répond qu’il s’est sauvé, apeuré, en la laissant sur place. Les dalles du faux plafond en polystyrène expansé étaient tombées sur elle, heureusement sans provoquer la moindre blessure. Elle arrive, avec mon aide, à se relever et descendre de la table d’examen. Je la confie à une sage-femme en lui demandant de l’allonger un instant dans un lit plus confortable pour qu’elle se remette de ses émotions et afin de vérifier la bonne vitalité de ses enfants. Je monte ensuite au premier étage du service où se trouvent les salles d’accouchement et opératoires. Il n’y a pas eu de dégâts importants, les chirurgiens et sages-femmes ont pu poursuivre leur travail, malgré leur inquiétude et leurs interrogations, les accou-chements et les actes chirurgicaux ne pouvant pas être interrompus.

Je n’ai appris qu’une heure plus tard qu’il s’agissait de l’explosion de l’usine AZF. Ce sont les blessés, qui arrivaient seuls à pied ou en ambulance, qui nous ont appris d’où provenait l’explosion. Nous étions complètement isolés, sans téléphone. Alors mes collègues et moi, aidés par les étudiants en médecine sur place, les sages-femmes et les infirmières, prenons en charge les blessés. Un moment plus tard, on me demande de me rendre au rez-de-chaussée car des personnes me réclament en urgence. Je descends et voit mon épouse accompagnée de la petite voisine, atteinte d’une mucoviscidose, et de sa mère. Les rumeurs disaient que des gaz toxiques s’échappaient de cette usine classée « Seveso » et qu’il fallait mettre à l’abri les personnes fragiles des poumons. J’ai équipé les trois personnes en masques chirurgicaux et je les ai placées dans un local sans fenêtre en leur demandant de ne pas bouger. La suite, vous pourrez la connaître en parcourant ce livre. Pendant toute la journée, mes collègues et moi, nous avons opéré les blessés sur place, de petites plaies comme des blessures importantes. Jamais les blocs opératoires de la maternité n’avaient vu autant d’hommes. Nous avons passé la journée à opérer ou à transférer des blessés dont les lésions nécessitaient une prise en charge spécifique, comme les lésions oculaires par exemple.

Voilà comment j’ai vécu les premiers instants de l’explosion de l’usine AZF de Toulouse.

1

Breslau, 1868

Le soir tombe sur la vieille ville de Breslau. Siegfried Haber, Juif libéral et grand importateur d’indigo naturel dont l’Allemagne détient le monopole, ferme les rideaux de son magasin de tissus, peintures, laques et droguerie. La maison des Haber se trouve en plein quartier juif de Breslau, non loin de la grande synagogue de la Cigogne Blanche, construite en 1829, qui tire son nom de l’auberge dont elle a pris l’emplacement, qui se situe au 7 de la rue Pawla Vlodkowica. Un dessin du début du XXème siècle reproduit cette synagogue saccagée par les nazis lors de la « Nuit de Cristal », puis restaurée ; le bâtiment, rectangulaire, est construit en briques crèmes dans un style architectural classique avec des éléments romans ; la lumière entre dans la synagogue par cinq très hautes fenêtres ornées de vitraux et par un petit lanterneau octogonal, surmonté d’un petit dôme situé au-dessus de la salle de prière ; il est difficile, de l’extérieur, de reconnaître le caractère juif de ce bâtiment. 

La présence des Juifs à Wroclaw, nom polonais de Breslau, remonte au moins à 1203, date qui correspond à la plus vieille tombe retrouvée sur place. C’est la deuxième communauté juive d’Europe centrale et orientale après Prague. Les Juifs travaillent principalement comme prêteurs sur gage et commerçants. Une minorité pratique l’artisanat. Cependant, les Juifs ne peuvent s’installer au centre-ville mais uniquement en périphérie. En 1741, quand la ville est annexée par le royaume de Prusse, Fréderic II autorise les Juifs à former une communauté officielle à Breslau. En 1844, cette communauté juive est reconnue par la ville et ses membres peuvent s’installer intramuros. Situé entre les rues Krupnicza, Sw Antoniego, Sw Mikotaja et Kazimiera Wielkiego, le quartier se trouve dans l’enceinte de la ville mais en limite Sud-Est. La population juive augmente rapidement. Les différents États qui s’y sont succédé n’ont jamais imposé aux Juifs de vivre en ghetto, mais les familles se sont d’elles-mêmes installées dans un quartier distinct. En 1810 la population juive compte 3255 âmes, soit 5,2 % de la population totale, et en 1900 elle atteint le chiffre de 19.743. Wroclaw devient un centre important pour la Haskalah, les Lumières juives. Les deux communautés orthodoxe et libérale sont actives dans la vie religieuse et culturelle des Juifs de la ville, dirigées par d’éminents rabbins et érudits. La communauté juive est un élément important de l’ère multiculturelle au début de XXème siècle. Les bâtiments du quartier juifs, aujourd’hui quartier des Quatre Religions car il possède des temples de quatre religions différentes sur un espace réduit, sont pour la plupart de style baroque et les rues sont traditionnellement pavées.

Fortement assimilée et très prospère, la communauté juive est à l’apogée de son développement vers 1900. Le séminaire théologique juif de Breslau est une institution importante pour la communauté de la ville. Il est fondé en 1854, après le legs de Jonas Fraenkel (1773-1846) banquier et homme d’affaire de la ville décédé à Breslau. Il est géré de manière indépendante par le conseil d’administration d’une fondation, la Kommerzienrath Fraenkel. Sa création remontre au rabbin Abraham Geiger (1810-1874) qui propose en 1836 la fondation d’une faculté de théologie juive dans une université. Cependant, le premier directeur n’est pas Geiger mais le grand rabbin conservateur de Dresde Zacharias Fränkel (1801-1875) fondateur du judaïsme positivo-historique. Après la mort de Fränkel, Leser Lazarus devient directeur puis, après sa mort en 1879, les pouvoirs accordés au directeur sont transférés au personnel enseignant. Le maître de conférences en sciences talmudiques et en littérature rabbinique est le rabbin du séminaire ; il est le signataire unique du diplôme rabbinique, le Hattarat Hora’ah (littéralement « permission d’enseigner et de décider »). Après l’ouverture du séminaire théologique juif, Breslau devient l’un des centres le plus important de la science juive en Europe en offrant une liberté de recherche sans restriction, mais basée sur les traditions juives traditionnelles que les enseignants et les élèves exigent. La bibliothèque du séminaire compte plus de 30.000 volumes. Le séminaire sert de modèle pour la construction d’universités juives, à Berlin en 1870, à Budapest en 1877 et à New York, par exemple. La ville fournit ainsi nombre d’universitaires et artistes voués à une renommée européenne ainsi que plusieurs Prix Nobel.

Wroclaw, ville polonaise, prend le nom allemand de Breslau lors de son annexion par le royaume de Prusse en 1741. Elle se trouve sur le fleuve Oder ; d’une longueur de 854 kilomètres, il relie le contrefort oriental des Sudètes, où il prend sa source, à la lagune de Szczecin qui débouche sur la mer Baltique. Les guerres de Silésie (1740-1763) n’endommagent que faiblement la ville, mais en contrepartie elle perd tous ses privilèges acquis à l’époque. Un peu plus tard, Breslau reçoit le titre de ville royale, faisant d’elle la troisième résidence royale après Berlin et Königsberg ; la population est libérée du service militaire. En 1811, l’université protestante de Francfort-sur-l’Oder est transférée dans la ville et devient l’université de Breslau qui compte alors cinq facultés. Le XIXème siècle concrétise l’essor rapide de la ville et de son industrie. En 1856, la ville se dote de la plus grande gare d’Allemagne avec un train reliant Breslau au nouveau bassin industriel du royaume la Haute-Silésie. En 1871 Breslau devient la sixième ville de l’Allemagne, unifiée en un nouvel empire, et comprend un centre industriel important grâce à l’implantation de nombreuses usines. Entre 1860 et 1910, sa population atteint plus de cinq cent mille personnes et voit circuler les premiers tramways à traction animale.

Une vielle carte postale de Breslau, du début des années 1900, en noir et blanc reproduit une photo du centre-ville ; sur une grande place, se trouve la statue d’un cavaler à cheval sur un haut piédestal entouré d’une barrière en fer forgé ; la place est bordée de bâtiments luxueux de quatre étages, avec des façades ornées ; au loin, le clocher d’une cathédrale s’élève bien au-dessus des bâtiments.

La nuit de ce 9 décembre 1868 est particulièrement froide. Il neige et les quelques rares passants se pressent, le col de leur redingote relevé et une main tenant leur chapeau pour ne pas qu’il s’envole au vent glacé qui souffle en rafales. Les fenêtres de la maison des Haber sont éclairées, malgré l’heure tardive. Il s’agit d’une grande bâtisse, sur trois niveaux, typique de la petite bourgeoisie allemande. Le rez de chaussée est entièrement occupé par le magasin de Siegfried. Le premier étage comprend un grand salon, une cuisine, une pièce de rangement et une chambre d’amis. Le deuxième étage est composé de quatre chambres spacieuses, d’une garde-robe et d’une salle de bain avec baignoire.

Madame Hedwige Haber, née Hamburger, est en travail. La sage-femme est là pour la rassurer et pour l’accoucher. Le travail est rapide, c’est son quatrième enfant. Ses trois enfants sont confiés à une nourrisse ce jour-là. Au bout de quelques heures, elle donne naissance à un garçon en bonne santé.

Les Haber ne sont pas des Juifs orthodoxes mais traditionnalistes. Siegfried essaie de ne pas travailler le Shabbat et les jours de fête, de se rendre quand il peut à la synagogue. Mais pour son fils il a tenu, comme le veut la tradition juive, de présenter l’enfant à la communauté lors de la lecture de la Paracha de la semaine dans le Sefer Thora et de ne révéler son nom qu’après sa Brit Mila. Hedwige et Siegfried lui donnent les prénoms de Fritz Yaacov (Jacob) : Fritz pour son prénom allemand et Yaacov pour son prénom en hébreu, comme son grand-père paternel Yaacov Haber.

Les jours qui suivent se passent bien. Hedwige se sent, cependant, beaucoup plus fatiguée que pour ses trois précédents accouchements. Elle a du mal à se lever et se plaint d’importantes sueurs nocturnes. Par contre, Fritz pousse bien. Il tête vigoureusement sa mère et grossit tous les jours. Au vingtième jour du post-partum, Hedwige est soudain prise d’accès fébriles et frissonne. Elle est très pâle et son teint est grisâtre. Le médecin, appelé en urgence, diagnostique une infection puerpérale de sinistre pronostic. Siegfried confie à nouveau ses trois filles à la famille et Fritz à une nourrice.

Siegfried ne quitte plus Hedwige. Assis à côté d’elle, il lui tient la main pour la rassurer. Un soir Hedwige s’endort, mais ne se réveille plus. Elle décède à l’âge de 32 ans, quelques jours avant la nouvelle année 1869. Suivant la tradition juive, le corps est enveloppé d’un linceul blanc et posé à même le sol de la maison. Siegfried va réciter le Kaddish pendant un mois pour son épouse, prière qui n’a pas pour objet la mort mais l’espoir d’un futur de paix où la gloire de Dieu sera reconnue. Depuis ce moment funeste, Siegfried en veut inconsciemment à Fritz, comme si l’enfant était responsable de la disparition de sa femme bien aimée. Depuis ce triste évènement, les relations entre le père et le fils ont toujours été compliquées. L’éducation reçue par Fritz est sévère. Nous sommes en Prusse et l’autorité est élevée au rang des grandes vertus. On y vente la discipline, l’ordre, l’armée et le nationalisme. C’en est trop pour le jeune enfant qui se sent coupable du décès de sa mère. La violence et la contestation s’installent en lui, en dépit de la gentillesse que lui témoigne la seconde épouse de son père qui ne peut remplacer sa mère. Fritz se referme sur lui-même et a des crises de mélancolie.

Fritz, à l’âge de dix ans, entre au Saint-Élisabeth Gymnasium de Breslau pour ses études secondaires. C’est le lycée prestigieux de la ville, en activité depuis 1293. L’établissement connaît une réforme importante sous le rectorat de Johann Kaspar Arletius (1707-1784) qui est définitivement mise en vigueur en 1785.

Quand il atteint l’âge de seize ans il ne sait pas trop quoi faire dans la vie, comme beaucoup de jeunes hommes de son âge. Malgré leurs mauvaises relations, Fritz décide de demander conseil à son père. Celui-ci lui propose de débuter une formation commerciale dans son entreprise. Il pourra ainsi se familiariser avec la vente, les tissus, les peintures et une quantité de produits chimiques intéressants à manipuler. Surpris mais heureux de la proposition de son père et de l’intérêt qu’il lui porte, il accepte et débute sa formation dès le lendemain. C’est dans les trois compagnies que détient son père que Fritz fait quelques stages et se passionne pour la chimie. Il y travaille quelques mois avant d’entamer sa carrière universitaire. C’est avec quelque peine et résignation que Siegfried Haber voit Fritz se destiner à une carrière universitaire, lui qui voyait son fils lui succéder.

En 1886, Fritz fréquente l’école Polytechnique Fédérale de Zurich qui est une université technique suisse de renommée internationale qui a connu vingt lauréats de Prix Nobel depuis sa création en 1854.