#balance ta vache - Robert Combriat - E-Book

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Robert Combriat

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Beschreibung

Le mariage gris dans toute sa candeur. Car c'est bien là le sujet de ce livre. Outre le parcours aux conséquences douloureuses pour son auteur, l'histoire contée ici montre combien peut être insidieux ce phénomène déplorable. Cependant, lorsque la victime prend conscience du piège dans lequel elle s'est enferrée, il est trop tard. Et bien difficile de se faire entendre. Pour cela, il faudrait que la Justice l'écoute. or, ce statut de victime que revendique Robert Combriat ne lui sera pas reconnu. Non, la victime, c'est cette femme qui a su manoeuvrer pour arriver à ses fins : une nationalité, et un pactole. Robert Combriat a été traité comme bien d'autres hommes dans sa situation : condamné avant d'être jugé parce que mâle, dominateur par essence, et donc réputé coupable de l'asservissement ancestral des faibles femmes. Il tentera bien de se manifester. De montrer combien il n'est qu'un homme, dans sa complexité comme dans sa simplicité, avec ses forces et ses faiblesses. Il sera systématiquement remis à sa place. Ou plutôt, à la place qui lui est dorénavant assignée, celle de l'ex-mari, associée à celle du géniteur malheureux, enfin, celle où il n'a plus qu'à payer pour ses soi-disant travers. Ça tombe bien, Robert en a, de l'argent. Il ne reste plus qu'à le presser. Comme un vulgaire citron. Avant de le jeter. Avec préméditation ?

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Seitenzahl: 47

Veröffentlichungsjahr: 2020

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Avec le concours de Pascal Delugeau Écrivain-Conseil®

Pamphlet autobiographique

La Méridiana

Les temps difficiles créent des hommes forts.

Les hommes forts créent des périodes de paix.

Les périodes de paix créent des hommes faibles.

Et les hommes faibles créent des temps difficiles.

George Michael Kopf

PRÉFACE

Cuisinier dans l’âme, mon ami Robert Combriat n’a de plus noble plaisir que celui qu’il donne aux autres grâce à son art. Il s’épanouit dans le ravissement de toutes ces personnes auxquelles l’occasion lui est donné de flatter les papilles gustatives. Ses clients, autrefois. Ses convives, hier bien sûr, et aujourd’hui encore.

Robert fut aussi un commerçant pour qui la satisfaction du client a primé sur tout. Et ce fut toujours par la qualité de ses produits et de ses prestations qu’il a su se démarquer de la concurrence. Par sa grandeur d’âme également. Il suffit de constater combien sont nombreux ses amis, souvent d’anciens clients, même si le temps qui passe en réduit malheureusement la liste chaque année.

Enfin, Robert est et demeure un entrepreneur, dont la confiance en l’être humain n’a d’égal que sa bienveillance spontanée à l’égard d’autrui. Car c’est en misant sur l’humain qu’il a su faire fleurir ses différentes affaires. Il s’est hélas heurté parfois à quelque propriétaire malveillant, dans une lutte où son cœur pur n’a pas résisté à la chute.

Un cœur ouvert, un cœur qui a accueilli la misère, l’a sortie du néant alors qu’elle était sur le point d’y être engloutie, tel fut Robert. Et aujourd’hui ?

Un peu naïf sans doute, il en subit chaque jour qui passe les conséquences. J’ai vu mon ami combattre et tenter de se faire entendre. Par une justice non seulement sourde, mais également aveugle. Je sais bien que son histoire n’est pas la seule du genre. Est-ce une raison pour abdiquer ? non, sûrement pas.

Je lui dis bravo et lui souhaite de trouver enfin le repos, que le témoignage qu’il livre ici fasse réfléchir les donneurs de leçon trop prompts à juger en ne fondant leur opinion que sur des clichés trop répandus.

Pour une vraie justice.

Jacques Marchon

TABLE DES MATIÈRES :

Préambule

Dans le vif du sujet

Première partie

Un équilibre rompu

Châtier le mâle

Châtrer le mâle

Deuxième partie

Tout avait pourtant si bien commencé

Puis un jour…

Troisième partie

Un bel hameçon devant le nez

À l’Île Maurice

Le piège se referme

Terre de Provence, terre d’espérance ?

La machine à broyer

Baroud d’honneur

En conclusion

Remerciements

PRÉAMBULE

J’ai exercé un métier passionnant, celui de chef de cuisine. C’est un métier d’art, dans lequel je fus reconnu par mes pairs. J’ai eu le bonheur d’obtenir quelques distinctions, comme celle d’être cité dans le Guide Michelin. Si, le temps passant, j’ai cessé mon activité professionnelle, mes amis profitent toujours de mes talents culinaires. J’adore me mettre en cuisine pour flatter leurs papilles. Et ils me le rendent bien !

Je fais partie de deux ou trois associations, où l’on sait pouvoir compter sur moi pour régaler à l’occasion d’une fête de famille, d’un anniversaire ou d’un baptême. Selon le cas, j’établis un menu, dans l’idée de satisfaire les goûts des bénéficiaires. Ensemble, nous allons faire les achats nécessaires, puis je passe derrière les fourneaux, pour mon plus grand plaisir.

J’aime le monde. L’une des associations que j’évoque est le comité de jumelage entre Trans-en-Provence, la ville où j’habite, et Gamlitz, une belle bourgade autrichienne. À l’époque où j’ai intégré ce comité, je parlais l’allemand couramment, et pour cause, comme nous le verrons. C’était pratique et ça aidait bien au fonctionnement de notre groupe !

Depuis, j’ai perdu de ma capacité linguistique. Même s’il me reste encore la compréhension, mon élocution est devenue plus hésitante. En Autriche, je me suis toujours senti à l’aise, sauf lorsqu’on s’adressait à moi en dialecte local, auquel je n’ai jamais rien compris !

J’ai vécu trente-neuf ans en Suisse. À Berne tout d’abord, la capitale fédérale, située en Suisse alémanique.

Ce beau tableau ne dépeint malheureusement pas ma réalité.

DANS LE VIF DU SUJET

Ce n’est pas de cuisine dont je veux parler ici, même si j’y reviendrai souvent. Je veux porter haut et fort, et loin aussi, un cri d’indignation, et aussi de douleur. Je suis victime d’un déni flagrant, d’un sort malheureusement partagé par de nombreux hommes.

D’abord, revenons à une définition, fondamentale, ce qu’on oublie trop souvent de faire. Victime : personne qui subit les injustices de quelqu’un, ou qui souffre, par exemple d'un état de choses. Je suis donc fondé à affirmer que je suis une victime : je souffre d’un état de choses consécutif à une sourde injustice.

Je ne suis pas sociologue, et je n’ai pas l’intention de revendiquer cette compétence. Je laisse à ces spécialistes de l’étude de nos sociétés le soin de détailler l’évolution de celle-ci, évolution dont je déplore simplement ici le résultat qui m’a profondément affecté et qui continue de me ronger au quotidien.

Cependant, comme tout un chacun, j’observe cette évolution. Le constat est affligeant. Il me pousse à évoquer ce qu’il me semble nécessaire de montrer, dans l’espoir, non pas d’inverser la tendance, mais plutôt d’en atténuer les conséquences. Je veux contribuer à provoquer la prise de conscience indispensable, selon moi, pour rétablir l’équilibre auquel chacun aspire.

PREMIÈRE PARTIE

Un équilibre rompu

Une manière de décrire la place de la femme dans la préhistoire consiste à la montrer tirée par les cheveux par le mâle du coin, armé de sa massue boursoufflée. Les millénaires qui ont suivi n’ont guère amélioré la condition féminine. Jusqu’à il y a peu.