Erhalten Sie Zugang zu diesem und mehr als 300000 Büchern ab EUR 5,99 monatlich.
Vous avez un projet artistique à faire découvrir ? Ce livre est fait pour vous !Musicien, comédien, plasticien, circassien... Et si on parlait de votre projet artistique ? Cet ouvrage s'adresse aux artistes en création, qui sortent d'une école supérieure artistique ou qui se lancent dans un nouveau projet. Il entend donner une série d'outils concrets pour dépasser le seuil de la page blanche, papier et numérique. Cet ouvrage parlera donc pour eux. Ou encore mieux : il leur donnera la parole, enfin, pour qu'ils puissent pleinement communiquer (sur) leur art. Parmi les sujets traités, on retrouvera notamment comment le secteur s'organise, comment convaincre et oser le marketing culturel, comment traduire sans trahir, se créer une identité visuelle ou construire son argumentaire, ou encore quels sont les outils à concevoir... Positionner sa singularité, se forger une identité et inventer ses propres moyens d'expression... Communiquer, c'est inviter à la rencontre.Un ouvrage pratique regorgeant d'informations essentielles pour tous les porteurs de projets artistiques.À PROPOS DE L'AUTEUR Plongé tout petit dans le milieu de cirque, Jérôme Ramacker s'est passionné pour cet univers dès son plus jeune âge. Après avoir obtenu un diplôme en communication, il a décidé de mettre à profit ses compétences pour améliorer la visibilité d'une compagnie de cirque de rue. C'est ainsi que tout a commencé. L'auteur a ensuite travaillé pour diverses structures socioculturelles.
Sie lesen das E-Book in den Legimi-Apps auf:
Seitenzahl: 155
Veröffentlichungsjahr: 2014
Das E-Book (TTS) können Sie hören im Abo „Legimi Premium” in Legimi-Apps auf:
Heureux qui communique
Et si on parlait de votre projet artistique ? Cette invitation à la communication figure au recto de ma carte de visite. Bien loin d’être aussi naïve qu’elle y paraît, j’utilise cette phrase en formation pour introduire les éléments essentiels que les participants, artistes de surcroit, devront apprendre à maîtriser s’ils veulent développer leur projet.
Qui est-ce « on » ? Le public ? Les programmateurs ? La presse ?
Et de quoi souhaitez-vous qu’ils parlent ? Un projet artistique peut se définir par sa forme artistique (c’est un roman, une pièce de théâtre, une performance…), ses objectifs (le street art prône bien souvent un discours plus libertaire que les natures mortes à l’aquarelle), son origine (le Musée Quai Branly à Paris parle intelligemment du « dialogue des cultures »), etc. Mais aussi par ses partenaires (projets européens ou liés à une territorialité) et son budget.
Et si on parlait de votre projet artistique ? Musicien, comédien, plasticien, circassien… Votre art diffère et pourtant il vous promène dans de semblables galères.
Cet ouvrage s’adresse prioritairement aux artistes qui sortent d’une école supérieure artistique ou qui se lancent dans un nouveau projet. Pourquoi ce choix ? Parce que, comme un jeune couple qui cherche un logement pour fonder une famille, ils se retrouvent souvent démunis devant une offre qui se raréfie. Ou ne correspond pas à leur mode de vie. Parce qu’il y a dans les yeux de ces jeunes créatifs une inventivité et une audace qu’on ne retrouve pas dans le dossier terne, rigide et bourré de maladresses, qu’ils essaient en vain de constituer. Parce que ce dossier-là ne leur correspond pas, alors qu’il ne lui manque pas grand-chose.
Cela ne signifie pas pour autant que les professionnels du milieu culturel et artistique ne pourraient trouver de quoi les intéresser. Par expérience, je sais combien il est salvateur de se nourrir régulièrement d’autres méthodes, d’autres façons d’appréhender les choses, pour évoluer dans son art. Qu’il soit de la diffusion, de la programmation, de la critique…
Cet ouvrage entend donner une série d’outils concrets aux artistes en création pour dépasser le seuil de la page blanche. Ni plus, ni moins.
La démarche proposée au fil des pages se glisse comme un trait d’union entre la création artistique et sa diffusion. Une pièce apparemment manquante, petite certes, mais tellement vitale.
En 2011 et 2012, j’ai eu l’occasion de rencontrer une centaine d’artistes lors de mes interventions pour la plateforme Artist Project1. Des vraies rencontres, individualisées, hélas chronométrées. Ces artistes confirmaient tous sans exception un constat alarmant qui m’est apparu depuis plusieurs années.
Le 14 mars 2009, La Maison du Cirque2 organisait la pose de la deuxième « première pierre ». La rencontre entre professionnels du secteur se tenait aux Halles de Schaerbeek dans le cadre du festival Hors Pistes. Une discussion va particulièrement marquer mes convictions. Je discutais avec une chargée de diffusion lorsque celle-ci pointa du doigt un fâcheux obstacle à sa mission : il était difficile pour elle de trouver des dates de tournée si les artistes ne possédaient pas déjà leurs propres outils de communication. « Comment diffuser un spectacle si je n’ai pas le moindre visuel ou texte qui donne envie de le programmer ? » Et nous discutions alors des difficultés pour ces artistes de mettre des mots sur leur création. Ils ont appris à jongler, mais pas à parler de jonglerie. Ils sont formés à de nombreuses techniques… sauf à celle qui les aide une fois sortis de leur école : se vendre. Cet ouvrage parlera donc pour eux. Ou encore mieux : leur donnera la parole, enfin, pour qu’ils puissent pleinement communiquer (sur) leur art.
Ceux et celles qui auraient, par curiosité, consulté mon profil sur Linkedin avant d’ouvrir cet ouvrage, ont pu lire dans la case « profession » : artisan communicateur.
Ces termes expriment assez bien la vision de ma démarche profes-sionnelle. Je ne prétends pas être un spécialiste qui donne des leçons à qui veut bien l’écouter (ou le lire). J’avoue par contre prendre plaisir à manipuler la communication au sens littéral : comme un artisan qui façonne la matière, joue avec elle, essaie de comprendre ses réactions. J’observe les pratiques culturelles et médiatiques, puis je partage le fruit de mes réflexions avec des étudiants ou d’autres professionnels de la communication. Les idées se percutent et se répercutent. Puis se testent en live, sans filet, juste pour observer (à nouveau) leur impact sur le public.
En ce sens, le dictionnaire libre en ligne « Wiktionnaire » donne une dé-finition de l’artisan assez proche de celle de l’artiste : « Originellement, l’artisan est celui qui met son art au service d’autrui. Par la suite, artiste s’est appliqué à ceux qui utilisaient leur art pour le plaisir. »3
Cet ouvrage propose une méthode de travail et quelques conseils. Il ne s’agit pas de devenir des professionnels de la communication. Je ne prétends pas faire du lecteur un graphiste qualifié et encore moins mettre au chômage les chargés de diffusion. Car ce n’est pas à coup d’analyses qu’on devient un orfèvre. C’est en pratiquant ! Tout artiste peut être autonome dans la conception de sa communi-cation. Libre à lui ensuite de développer, par lui-même ou avec l’aide d’un tiers, la fabrication et la promotion de ce qu’il a imaginé.
Comme je le fais auprès des étudiants en communication d’une Haute École à Bruxelles, ou lors des formations que je crée sur mesure, je sou-haite avant tout provoquer un déclic, une prise de conscience, un autre regard. Il faudra y consacrer un peu de temps. Se faire confiance.
En fonction de l’état d’avancement de chaque projet, il est possible de faire son marché parmi les chapitres de cet ouvrage. Et d’y revenir lorsque le besoin se fait ressentir.
Communiquer son projet artistique, c’est transmettre le message qu’un artiste veut faire passer par sa création ; traduire ses intentions pour les partager avec autrui et faire don de son existence ; c’est inviter à la rencontre.
Jérôme Ramacker
15/10/2012
1. www.artistproject.be, à suivre Partie 1 chapitre II.
2. www.lamaisonducirque.be, association dédiée au développement et à la promotion des arts du cirque en Belgique francophone.
3. http://fr.wiktionary.org/wiki/artisan
La scène s’est déroulée dans un petit restaurant italien à Bruxelles. À la fin d’une représentation publique, je dinais en compagnie de quelques artistes. L’un d’eux voulut me laisser sa carte de visite : son portrait pris dans le jardin familial avec quelques balles de jonglerie multicolores. À mille lieues du numéro de cabaret qu’il venait de présenter, encore vêtu de son smoking trois-pièces et d’un diabolo blanc comme son nœud papillon. Horreur ! Pourquoi ne pas avoir profité de l’univers captivant de son spectacle pour prolonger l’expérience sur ce petit rectangle cartonné ? Quelques croquis griffonnés sur le set de table du restaurant ont rejoint sa valise à la fin du repas. Le début, je l’espérais, d’un nouveau choix de visuel pour sa communication.
Bien que le statut d’artiste (s’il existe vraiment) reste précaire selon les pays, les pouvoirs publics subventionnent paradoxalement de quoi nourrir un parcours professionnel : depuis des écoles supérieures artistiques aux scènes homologuées, en passant par les lieux de création et les aides à la mobilité.
Beaucoup d’entre nous se résignent à laisser leurs rêves d’artiste aux portes de leur école secondaire. D’autres cependant – et heureusement – tentent de pousser ce rêve un peu plus loin. De tenter le coup, même si leurs proches répètent mécaniquement qu’artiste, ce n’est pas un métier.
Ils s’inscrivent alors à diverses formations espérant ainsi apprendre tout ce qu’ils doivent savoir. Illusion ?
Afin d’avoir une vision plus détaillée de la situation, il convient de parcourir les programmes de plusieurs écoles supérieures artistiques en Belgique, en France et au Canada. Nos cultures scolaires étant proches, et les artistes francophones circulant volontiers entre ces trois pays, il est intéressant d’observer comment chacun éduque ses futurs intermittents. Choisies au hasard de leur nom, les écoles reprises cidessous témoignent sans conteste des orientations pédagogiques prises actuellement. Je me suis permis d’en résumer les objectifs.
Belgique
• École nationale supérieure des arts visuels de La Cambre : le cursus est organisé entre les options artistiques, les cours généraux et les séminaires. L’un d’entre eux aborde les métiers de la création sous l’aspect économique (modes de diffusion, statut…). En 2010, un autre séminaire sur l’analyse de l’image n’introduit que théoriquement la relation entre l’art et la société.www.lacambre.be
• Conservatoire royal de Bruxelles : axées sur les domaines de la Musique et du Théâtre, les études sont essentiellement centrées sur l’instrument à maîtriser (contrebasse, flûte à bec, batterie ; voix et corps) et l’histoire des arts. Un cours de marketing fait office d’ovni dans le master en Art dramatique.www.conservatoire.be
• Ecole internationale de Théâtre Lassaad : la formation est basée uniquement sur les différentes formes du Jeu. www.lassaad.com
• École Supérieure des Arts du Cirque : l’école a pour objectif de former après trois ans des artistes dans une discipline choisie en début de cursus (jonglerie, voltige aérienne, trampoline…). L’accent est mis sur la créativité, la technique et l’esthétique avec, en fin d’année, la présentation publique devant un jury d’une création collective puis personnelle.www.esac.be
France
• Conservatoire de Paris : son programme vise l’excellence dans des répertoires classiques en musique et plus contemporains en danse. Il existe aussi au sein de l’établissement des formations aux métiers du son et à la direction d’orchestre. La mise en situation professionnelle des étudiants est valorisée durant le cursus.www.cnsmdp.fr
• École Nationale Supérieure de la Photographie : installée à Arles, l’école vise avant tout la maîtrise technique et la pratique photographique sous tous ses angles. L’étudiant achève son parcours par la réalisation d’un travail personnel.www.enp-arles.com
• École nationale supérieure des Beaux-Arts : destinée à la création de haut niveau (sic !), la formation est organisée autour d’ateliers et de cours plus théoriques ; elle se termine par une exposition de créations devant jury. À noter que, pour avoir accès à certains studios, les étudiants doivent suivre une formation technique en conception web et autres outils multimédias. Le programme post-diplôme « La Seine » offre un soutien aux artistes qui souhaitent développer par la suite leur projet.www.ensba.fr
• Centre national des arts du cirque : comme il est écrit sur leur site web, ce cursus vise à former des interprètes créatifs, des artistes pensants qui sauront mettre leur art, leur personnalité artistique et leur technicité au service du projet d’un autre qu’eux. La 3e année permet aux étudiants de se confronter à la réalité du terrain en immersion professionnelle. Le CNAC propose également des formations permanentes, dont deux modules autour du montage vidéo et un stage en « médiation du cirque ».www.cnac.fr
Canada
• Conservatoire de musique et d’art dramatique : en musique, l’institution distingue l’interprétation de la composition, et vise pour les deux l’autonomie artistique ; la formation universitaire se fait par spécialisation d’instruments. Le jeu, la scénographie ou la mise en scène et création sont les trois options en art dramatique.www.conservatoire.gouv.qc.ca
• École supérieure de théâtre : la formation spécifique au théâtre de marionnettes contemporaines oscille entre ateliers et séminaires, la maîtrise en théâtre interroge ses pratiques, tandis que le doctorat en études et pratiques des arts abordera de façon variable la diffusion culturelle.www.theatre.uqam.ca
• École nationale de cirque : l’école offre deux diplômes d’études différents : pour les étudiants canadiens et français d’une part, pour les étudiants étrangers d’autre part. La formation étant axée sur la polyvalence des artistes, les étudiants présentent en fin de cursus leur création personnelle devant un jury. Un seul cours intitulé « Gestion de carrière » apparaît en 3e année.www.ecolenationaledecirque.ca
Recherche effectuée au mois d’août 2012.
Petit exercice pratique à l’issue de la lecture de ce chapitre : qui pourrait retrouver parmi l’ensemble des cursus énoncés un quelconque cours de soutien à la communication du projet artistique ?
Ces quelques exemples transfrontaliers nous mènent à un premier constat. Il est un fait que les écoles supérieures limitent majoritairement leur projet pédagogique à l’exigence d’un art : photographie, jeu d’acteur, danse contemporaine… Artistiquement, les étudiants seront certainement hautement qualifiés. Ils maîtriseront la technique et l’histoire. Évidemment, le nombre d’heures disponibles dans un cursus demande d’opérer des choix dans les matières enseignées. Mais lorsque l’on examine attentivement les programmes relevés ci-dessus, l’on ne peut s’empêcher d’en conclure que les institutions formeraient leurs étudiants dans une discipline artistique pendant plusieurs années… pour les laisser ensuite se débrouiller pour en vivre !
Il ne s’agit évidemment ici que d’un premier aperçu des intitulés de cours disponibles sur Internet. Comme le ferait finalement tout individu intéressé par une carrière artistique. Certains établissements disposent bien de quelques modules sur le droit d’auteur, la production d’un spectacle ou la gestion financière. Le contenu est souvent laissé à l’appréciation de l’artiste-professeur en charge du cours. Les rencontres professionnelles, valorisées par de nombreuses écoles, sont autant d’occasions d’aborder la question de la communication d’une création.
Cela dit, je n’ai trouvé dans mes recherches aucun module dont l’énoncé s’apparenterait même vaguement à : « écrire un dossier de demande d’aide », « réaliser des outils de communication cohérents », « développer sa propre identité ou marque de fabrique »… Rien de tout cela.
Comme si on leur promettait la lune lorsqu’ils s’inscrivent, et qu’ils se retrouvaient au final assommés par la pesanteur terrestre.
La Fédération Européenne Des Écoles de Cirque européennes (FEDEC) compte 41 membres et 4 organisations partenaires dans une vingtaine de pays. Elle a pour vocation, entre autres, de participer au développement et à l’évolution de la formation, de la pédagogie et de la création dans le domaine de l’éducation aux arts du cirque4.
À partir d’une enquête menée en 2009 auprès d’un groupe de jeunes professionnels de cirque et d’employeurs, la FEDEC a réalisé une analyse dirigée sur la pertinence des formations données au sein de ses écoles. Les conclusions et recommandations de ce rapport d’une centaine de pages soulignent certaines concordances de points de vue. Ainsi concernant les attentes de part et d’autre, les compétences essentielles sont la maîtrise technique, la richesse artistique et les qualités humaines. Viennent ensuite le professionnalisme sur scène et le travail en équipe. Sans surprise, la créativité reste de loin le critère prépondérant dans la sélection d’un artiste.
Les employeurs n’ont pas fait explicitement référence à leurs besoins, mais ont affirmé avoir recours aux outils de promotion de manière constante. Quand on sait l’importance que prend une vidéo des performances de l’artiste sur la première impression de l’employeur, pas étonnant que les étudiants interrogés souhaitent approfondir leurs compétences audiovisuelles à l’école pour, dès le début de leur carrière, pouvoir créer leurs propres outils promotionnels.
En règle générale, les participants à l’enquête ont estimé qu’ils manquaient de préparation pour intégrer le monde professionnel et trouver du travail à leur sortie. Savoir comment présenter et vendre un spectacle font partie des attentes émises par les étudiants.
Le rapport propose une série de recommandations pour faciliter l’insertion professionnelle des jeunes diplômés. L’une d’elles consisterait à créer des collaborations avec des professionnels des métiers connexes, afin de permettre aux étudiants de découvrir les techniques de production, diffusion, communication, administration et technique.
À la lecture de cette analyse, je me demande finalement si l’une des causes du manque d’informations des étudiants artistes ne viendrait pas en partie du cloisonnement qui sépare les écoles des métiers, qui ne correspond plus à la réalité socio-économique de notre XXIe siècle. Ni de la vie d’artiste.
Enfin, et ici tant les employeurs que les étudiants se rejoignent, le travail de communication est jugé surtout relationnel : il faut apprendre à constituer son réseau. Un carnet d’adresses bien fourni et le bouche à oreille restent les deux moyens privilégiés par le secteur pour percer. Encore faut-il que l’artiste soit prêt à parler de son projet, sache mettre les mots qui feront mouche sur sa création, et rencontre les bonnes personnes au bon moment.
Le rapport est téléchargeable sur le site Internet de la FEDEC : www.fedec.eu
Le Centre national des arts plastiques (France) a publié en 2012 un guide reprenant 140 aides privées et publiques en faveur des artistes. Dans son éditorial, le directeur du CNAP explique ce choix : « Si les aides publiques interviennent le plus souvent en amont du travail de l’artiste, par des bourses d’aide à la recherche et à la création notamment, les initiatives privées se traduisent majoritairement par des prix récompensant le travail accompli. »
Pour guider les artistes à remplir judicieusement leur demande d’aide, le Ministère français de la Culture et de la Communication a édité en ligne une fiche pratique5. Qui prétend à un financement public doit, un jour, répondre à cette question. Quel est votre projet culturel ? En précisant que la condition nécessaire du projet dit culturel c’est, en son cœur, la présence d’une œuvre. Je conseille vivement à ceux que cela intéresse de parcourir cette fiche pratique. Elle relève les questions pertinentes que doit se poser tout porteur de projet. Bien que la quantité de points d’interrogation pourrait en décourager plus d’un. Distinguant les aides à la diffusion des aides à la création, le Ministère met en avant l’importance d’un dossier de presse précis et intelligent ; souligne la nécessité de réaliser des produits publicitaires sans faute ; veut susciter des formes originales de partenariat. Dans le paragraphe consacré au montage du dossier, l’artiste doit pouvoir entre autres remettre une description détaillée de son projet.
En Belgique, la Direction générale de la Culture (Fédération Wallonie-Bruxelles) est divisée en différents Services généraux : des Lettres et du Livre, du Patrimoine culturel et des Arts plastiques, des Arts de la Scène… Ceux-ci sont à leur tour organisés en différents Services par secteur artistique : Théâtre, Danse, Musiques, Diffusion, Arts forains, Cirque et Rue… Il existe aussi un Service qui traite des projets interdisciplinaires.
Quiconque souhaiterait obtenir une aide à la création doit, dans un premier temps, s’orienter vers l’interlocuteur qui le concerne. En effet, chacun d’entre eux dispose de son propre vade-mecum. Dès que le projet est positionné dans l’une des catégories, il « suffit » de suivre le mode d’emploi. Les ressources ne manquent pas pour s’informer du contenu attendu d’un dossier. L’exercice est relativement fastidieux, il faut en être conscient. Surtout que le nombre de projets subventionnés est limité. D’où les craintes fondées de ceux qui dépendent de ces aides pour voir le jour. En cas de refus, il faudra ajouter à la sensation d’échec celle d’une perte de temps… L’exercice n’est pas inutile pour autant.
En effet, constituer un dossier est bien souvent la première prise de recul sur son projet artistique.
Les documents précités sont téléchargeables via www.culture.be.
