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Camille relate la rencontre avec le mystérieux Merlin, un être élégant et joyeux, doté d'une sagesse hors du commun. A cette occasion, Camille mène plusieurs conversations avec Merlin qui enchantent littéralement son coeur. Par la suite, Merlin lui fait rencontrer plusieurs autres êtres, tous d'une splendeur exquise. De nombreux dialogues sont issus de ces rencontres traitant de thématiques telle la liberté, la vérité, la joie ou la nouvelle ère. Dans l'élan de partager ces moments de sagesse et d'amour, Camille les transcrit avec la plus grande rigueur et vous offre ces paroles, chère lectrice, cher lecteur afin qu'elles réjouissent votre coeur et votre esprit.
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Seitenzahl: 242
Veröffentlichungsjahr: 2023
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Prologue
Un corps sain dans un Esprit saint
Et si la mort du corps n’était pas ce que tu croyais !
L’éveil du rêveur qui tenait tant à son rêve
Naître pour être Maître
Vivre l’instant éternel
Quand le masculin et le féminin ne font qu’un (1
re
partie)
Quand le masculin et le féminin ne font qu’un (2
e
partie)
La Liberté d’être Qui Je Suis
La face éblouissante de la Grâce
Oser vivre la Vérité
Tu es libre de choisir, alors choisis d’être libre !
Trouver grâce à ses propres yeux
Au cœur de l’être vibre l’être de cœur
Lumières sur la réalité de la Lumière
La voie de la joie
La douceur du féminin sacré
L’être nouveau, nouveau-né
Vérité et santé – mais qu’est-ce que la santé en vérité ?
Quand l’homme s’éveille, le nouveau masculin se révèle
Sortir de la roue karmique qui te garde prisonnier
Franchir le seuil de la nouvelle ère
Que résonne l’air de l’ère de cristal
L’été dernier, je voyageais au travers d’immenses étendues de forêts. Plus j’avançais, plus j’entrais en lien avec la nature – puissante et mystérieuse – ainsi qu’avec ma propre nature intérieure. C’était comme si la nature environnante et moi-même ne faisions qu’un.
Quand je rencontrais des animaux sur mon chemin, ils me regardaient sans la moindre frayeur, comme si je faisais partie de leur monde. Tout mon environnement baignait dans une ambiance de paix. C’est ainsi que je cheminai un long moment avec un loup. Nos regards se croisèrent à maintes reprises, dans une étonnante confiance et un calme mutuel. Au fur et à mesure que les jours passaient, je perdais toute notion de temps, seul le cycle diurne-nocturne me berçant dans son rythme. Mais je n’ai pas pour but de vous raconter mon voyage avec mes expériences multiples dans la nature, qui mériteraient bien sûr aussi d’être racontées. Je souhaite surtout partager avec vous une rencontre extraordinaire qui m’a touché dans mon être le plus profond.
Un jour, je pénétrai dans une grande clairière avec une bâtisse qui ressemblait à un château de conte de fée. Un étrange mélange de crainte et d’excitation m’envahit alors. En m’approchant précautionneusement, je commençai à éprouver une énergie joyeuse et lumineuse qui englobait ce lieu mystérieux et que je n’avais encore jamais ressentie dans mon existence. Dans les jardins luxuriants qui entouraient la bâtisse, des fleurs exhalaient un parfum exquis. Et là, tout à coup, je me trouvai en face d’un personnage d’une grâce extraordinaire. Il était vêtu d’un habit violet à la fois simple et prestigieux. Je fus un instant cloué au sol, incapable de prononcer un seul mot, alors que l’être en face de moi m’accueillait avec un doux sourire. Malgré la puissante énergie qui émanait de cette personne, je commençai peu à peu à me détendre et nous entamâmes une conversation. Sa voix semblait résonner dans les jardins alors qu’il parlait doucement. L’être mystérieux m’invita à le suivre et nous parcourûmes ensemble les jardins. Plus tard, il me proposa de rester dans ces lieux le temps que je souhaitais. Mon hôte était un personnage sans âge – dans tous les cas, j’étais incapable de lui en attribuer un. Élégant, joyeux avec toujours un sourire aux lèvres, il semblait doté d’une sagesse hors du commun. Lors des échanges que nous avons eus au fil des journées qui suivirent, je fus frappé par la clarté et la pertinence de ses propos ainsi que par sa manière de développer des sujets profonds avec simplicité et par moments avec une note d’humour qui réjouit l’oreille.
Le troisième jour, il me révéla qu’il se nommait Merlin et qu’il habitait ce lieu extraordinaire et indescriptible depuis des éons. Nous avons mené plusieurs conversations ensemble et à chaque fois, c’était comme si je recevais un précieux cadeau. Dans les semaines qui suivirent – je m’exprime ainsi bien que je perdis toute notion de temps – Merlin me fit rencontrer plusieurs êtres qu’il appelait ses frères et sœurs, toutes et tous d’une splendeur exquise et faisant preuve d’une grande sagesse. Durant ces échanges, je m’efforçais de rester discret, car je voulais laisser chanter leurs paroles que j’accueillais comme une musique précieuse et qui furent pour moi d’une telle richesse que j’éprouvai l’élan de les partager avec ceux et celles qui voudraient bien les recevoir. Avec leur autorisation, je transcrivis les dialogues avec la plus grande rigueur possible.
Aujourd’hui, c’est avec joie que je partage ces entretiens avec vous, chères lectrices, chers lecteurs. Je vous invite à les lire comme s’ils étaient tirés d’un conte de fées bien réel, de les accueillir avec l’émerveillement et la pureté lucide du cœur d’un enfant ou avec votre esprit intuitif plutôt qu’avec votre esprit rationnel.
J’espère que vous pourrez savourer ces paroles comme je l’ai fait moi-même lorsque j’ai eu la chance de les recevoir.
Avec toute ma gratitude, Camille
P.S 1 : Afin de faciliter la compréhension, je souhaite encore préciser qu’en fonction de mon interlocuteur, je choisis d’adopter une polarité féminine ou masculine. Ainsi, lorsque mon interlocuteur est un être masculin, je prends un habit de femme et inversément quand il se présente en tant qu’être féminin, je prends un habit d’homme, conscient.e que je suis l’union des deux.
P.S 2 : Durant mon séjour chez Merlin quelques-uns de ses prestigieux invités m’ont également proposé de précieux moments de conversation.
P.S 3 : Sentez-vous libres d’aborder la lecture de ce livre soit en continu, soit selon votre intuition en suivant les chapitres qui vous inspirent sur le moment.
Camille : Je m’interroge sur le juste rapport entre l’esprit et le corps qui semble, à ce stade, jouer un rôle clé pour mon évolution. Peux-tu me donner quelques éclaircissements ?
Merlin : Cela fait tellement longtemps que l’être humain s’identifie à son corps et à son apparence. Il vit comme s’il n’était qu’un corps, certes doté de sensations, d’émotions et de pensées. Il s’identifie complètement à sa réalité spatio-temporelle, qui est la réalité de l’ego et que je nomme aussi le personnage. L’être humain s’est ainsi créé une réalité illusoire, chimérique qui est le résultat de son identification à son « outil terrestre ». Afin d’expliciter mes propos, je fais une analogie : pour te déplacer, tu utilises un véhicule que tu appelles une voiture. À la base, ce véhicule a pour simple fonction de te permettre de te déplacer d’un lieu à un autre, n’est-ce pas ? Ensuite, il peut arriver que tu attribues des valeurs à ton véhicule, que tu lui accordes une importance autre que la fonction de déplacement, telle que de la fierté, un statut social ou une certaine puissance. Peut-être t’identifies-tu tellement à ton véhicule que celui-ci prend une place importante dans ta vie. Il se peut que tu passes une grande partie de ton temps à gagner de l’argent, afin d’avoir un beau véhicule et de pouvoir l’entretenir. Ce véhicule prend une telle importance à tes yeux que tu projettes de plus en plus de valeurs sur lui : il fait dès lors partie intégrante du sens de ta vie. Il en est de même pour ton corps. Mais es-tu la voiture que tu utilises pour te déplacer ? Et les routes que tu empruntes, sont-elles tes réalités de vie ? Vu sous cet angle, cela te fait rire, bien sûr, mais ne fais-tu pas de même pour ton corps ? Imagine-le un instant comme un véhicule de location que tu utilises parfois quand tu voyages dans un autre pays. Tu n’aurais certainement pas l’idée de t’identifier à ce véhicule et tu l’utiliserais uniquement pour tes déplacements, sachant que tu n’es que de passage dans ce pays. En plus, tu es conscient que ton lieu d’origine est l’univers et que le pays où tu es de passage est la Terre. Certes, en voyageant dans le pays d’hôte, tu prends soin de ton véhicule en faisant le plein régulièrement et en effectuant les services nécessaires à son bon fonctionnement. Même si tu voyages longtemps, tu restes conscient que l’agence de location te prête un véhicule qui ne t’appartient pas et tu n’aurais pas l’idée de te l’approprier, car tu sais que tu n’es que le conducteur qui sera amené à le rendre à la fin du voyage et que tu prendras ensuite un avion pour regagner ton pays d’origine. Tu me suis ? Es-tu ton véhicule d’emprunt ?
Camille : Oui, je te suis, mais j’entends souvent qu’il est important d’aimer son corps.
Merlin : C’est en effet important, car beaucoup d’êtres humains n’acceptent pas leur corps tel qu’il est constitué et ne l’aiment donc pas. Ils transmettent ainsi des messages à leurs cellules tels que « tu n’es pas bien comme tu es » ou « tu es laid », et comme la pensée est créatrice, ils font vibrer leurs cellules à des fréquences néfastes pour leur bon fonctionnement. À la base, le véhicule dont tu disposes fonctionne parfaitement. Pour reprendre la métaphore précédente, du moment où tu prends possession du véhicule que l’on te prête, tu es responsable de son bon fonctionnement. Tu le traites avec respect et gratitude, car il te permet de te déplacer aisément durant ton voyage. Ce n’est pas pour autant que tu es le véhicule que tu utilises. Aimer ton corps signifie être en lien d’amour avec lui, c’est la plus belle façon de l’honorer et de le remercier pour ses « services ». Aimer ton corps ne veut pas dire que tu es le corps. Comprends-tu ?
Camille : Oui, tout à fait. Tu as dit que je suis responsable de mon véhicule, donc de mon corps. Pourtant de nombreuses personnes ressentent de la culpabilité de n’ avoir pas pris suffisamment soin de lui. Ce sentiment est largement répandu dans notre culture.
Merlin : La culpabilité naît de l’idée de la séparation. Sans développer cet aspect, je profite de clarifier le fait que même si tu n’es pas ton corps, cela ne veut pas dire que tu en es séparé. Il n’existe aucune réalité séparée si ce n’est dans le rêve de réalités créées par le mental de ton personnage. L’Esprit universel est pur et inclut tout. Il n’est en réalité pas de ce monde. Aussi longtemps que l’être humain reste identifié à l’illusion spatio-temporelle – dont le corps fait partie –, il est dans la séparation.
Camille : Là, j’ai de la peine à te suivre. Est-ce que le corps est finalement réel ou non ?
Merlin : J’entends ton impatience. Même si je finis par te donner une réponse claire qui est : « Non, en vérité, il ne l’est pas », ton esprit continue à pédaler dans le vide, car cela le dépasse et tu diras : « Je ne comprends pas. Quand je me regarde dans le miroir, je semble voir l’image de mon corps ». Permets à l’esprit de ton personnage de ne pas comprendre et accueille cela avec les oreilles du Cœur. Le corps semble être le fruit de la projection de l’esprit, créant une image. Tu appelles cela ton corps et c’est précisément cette image que tu vois dans le miroir. Plus tu t’identifies à lui par la suite, plus il semble se densifier. Mais il n’a rien à voir avec ce que tu es. Donc, il n’y a rien à voir dans le miroir (sourire).
Camille : Tu mets mon esprit à rude épreuve (soupir) ! Le corps n’est donc en quelque sorte qu’une image densifiée ?
Merlin : Tu peux aussi l’appeler une illusion qui semble s’être densifiée(grand sourire).
Camille : Ouf ! J’ai vraiment l’impression de pédaler dans le vide. C’est vertigineux.
Merlin : Oui, ton personnage risque vraiment de perdre son équilibre (rire) et de se libérer de son illusion, n’est-ce pas ?
Si tu veux avoir le véhicule le plus sain possible, laisse simplement passer l’Esprit pur et universel à travers toi et imagine que c’est lui qui projette l’image du corps. Le corps peut ainsi devenir de plus en plus lumineux et permettre à l’énergie de circuler avec plus de fluidité. Parallèlement, tu nettoies les vieilles « taches » sur l’image du corps que l’ego a créées, libérant ainsi les blocages. Plus le corps semble être le « fruit direct » de l’Esprit Saint, plus il peut être sain. Mais, plus l’esprit de la réalité séparée de l’ego intervient dans cette création, plus les imperfections s’installent. Selon la nature des pensées de l’esprit séparé, cela peut aller jusqu’à la création de maladies.
Camille : Je sens que tu vas me dire que je n’aurais en fait plus besoin de corps. Est-ce que je me trompe ?
Merlin : Tout juste, tu commences à te réveiller ! Car le but n’est évidemment pas de créer une illusion plus parfaite. Ce que je viens de dire et ce que je développerai ne sont que des « étapes pédagogiques » qui peuvent te guider jusqu’à l’agence de location où tu déposeras ton véhicule à tout jamais pour retourner dans ton pays d’origine.
Camille : Je commence à y voir plus clair. Mais je te laisse continuer.
Merlin : Au moment où tu reconnais que la dimension spatio-temporelle n’est en vérité qu’une illusion et tu choisis la réalité d’unité, tu fais le saut quantique vers la Nouvelle Vie. Ainsi, tous tes concepts et visions de la vie se transforment. Jusqu’à présent, tu pouvais croire qu’un esprit sain habite dans un corps sain. Mais dans une réalité d’unité, cela n’a pas de sens. La relation est même inversée : c’est un corps sain qui habite dans un esprit saint. Ce qui se présente ici comme un jeu de mots permet d’exprimer cette vérité de manière ludique. À l’origine de toute réalité vraie, il y a l’Esprit pur, le Saint-Esprit, n’est-ce pas ? Plus tard, tu comprendras que l’Esprit pur est la seule réalité vraie.
Camille : J’entends bien, même si tout cela me paraît encore abstrait.
Merlin : Je dirais que c’est surtout beaucoup plus simple. L’instrument de l’Esprit ne joue que sur une seule note : l’Amour. L’orchestre est accordé à l’Unité et la musique de Joie, de Paix et d’Harmonie réjouit le Cœur. C’est simple et limpide, n’est-ce pas ?
Camille : Je te l’accorde.
Merlin : Merci. L’instrument de l’esprit du personnage, que les humains ont longtemps adulé, s’accorde à la séparation, joue avec les fausses notes et crée une véritable cacophonie. Tu commences d’ailleurs à sentir comment sa dysharmonie fait mal à l’oreille. Tout processus de création commence par une projection. Dans la réalité spatio-temporelle de la troisième dimension, tu projettes tes nouvelles réalités avec l’esprit du personnage et tu crées ainsi une réalité séparée donnant naissance à la dualité. Selon la nature de ta pensée, tu construis des réalités plus ou moins impures. Cela va de soi, car tu es dans la séparation. Dans un premier élan de guérison, tu as probablement surveillé ton mental et t’es efforcé d’avoir des pensées positives pour créer des réalités qui te sont favorables. Car qui veut se nuire volontairement ? Tu as déjà fait un pas important et ton corps est déjà plus en santé. Tout cela est honorable, certes, mais tu vis toujours dans une réalité séparée. Dans la Nouvelle Vie, tu ne créeras plus dans un esprit de séparation…
Camille : … Qu’est-ce que cela implique pour le corps physique ?
Merlin : J’y viendrai, cher ami, je ne me suis pas égaré, je prépare simplement le terrain, pour que tu puisses me suivre.
Camille : Bien sûr, je m’en doutais.
Merlin : Au début, il y a le choix ! Le choix de ton identité. Tant que tu restes identifié à ton personnage incarné, tu vis dans une réalité séparée, qui n’a été créée par personne d’autre que toi-même. Et si, par malchance, tu as créé une maladie, tu te plains peut-être que Dieu est injuste avec toi, n’est-ce pas ? Je te taquine, bien sûr.
Camille : Je ne suis pas du genre à me plaindre.
Merlin : D’ailleurs, crois-tu vraiment que Dieu qui est l’Unité parfaite créerait quelque chose de séparé de Lui ? Le choix de la Nouvelle Vie, qui t‘incombe, est d’accepter la seule et unique réalité qui est celle de l’Unité. L’Unité est l’identité vraie dans la Nouvelle Vie. Dans cette identité, tu ne crées plus avec l’esprit du personnage, mais avec l’Esprit pur que j’ai nommé pour le jeu de mots l’Esprit saint et qui n’est évidemment rien d’autre que le Saint-Esprit. Tu comprendras que ton corps physique n’est que la projection de ton esprit. Il crée un véhicule pour tes « mouvements spatio-temporels » comme lorsque tu prends ta voiture pour te déplacer d’un endroit à l’autre. Tu utilises un véhicule, mais tu n’es pas ce véhicule, comme cela ne t’arriverait jamais de penser que tu es ta voiture, ça te semble logique !
Camille : Oui, même si je ne saisis pas encore vraiment, mais l’idée fait son chemin. Peux-tu me donner une petite piste pour ce changement de paradigme fondamental, dans ce cas-ci pour le corps, même si c’est valable pour tout ?
Merlin : Certes, c’est valable pour le Tout. Aucune forme de vie n’existe séparément du Créateur. Vous êtes créateurs et vous êtes divins, donc des divins créateurs. Vous créerez, dans un premier temps, avec l’Esprit saint et votre corps sera sain et cela jusqu’à ne plus avoir besoin de créer un corps un jour. C’est simple, n’est-ce pas ?
Camille : Ça paraît simple, mais n’est pas forcément facile. Pour être honnête, ça me dépasse un peu.
Merlin : Ça dépasse l’esprit de ton personnage. Ça tombe bien, car le premier pas consiste à te désidentifier de ton outil créateur du personnage, de l’esprit de l’ego. Beaucoup d’êtres humains sont en train de se libérer des limitations de l’esprit du personnage et s’identifient de moins en moins à celui-ci, malgré les résistances que celui-ci met en œuvre. Ils sont davantage conscients que la personnage ne crée que des réalités illusoires. La même chose semble moins évidente pour leur corps. Nombreux sont encore ceux et celles qui se disent inconsciemment : « D’accord, je veux bien admettre que je ne suis pas mon mental, celui-ci n’est pas réel, mais je suis mon corps, au moins mon corps est réel, je peux même le toucher et cela me prouve qu’il existe pour de vrai. Je veux bien abandonner l’illusion de mon mental, mais le corps avec ses sensations, tout cela doit bien être réel ».
Je sais bien que tu as besoin d’avancer par étape et que d’en finir avec trop d’illusions à la fois te perturberait trop, il n’y a pas de mal à cela. Tu avances au rythme qui est juste pour toi. Mais sois toujours consciente que c’est bien toi qui t’adaptes de plus en plus à la Vérité et que ce n’est pas la Vérité qui s’adapte à toi. Un premier pas consisterait donc à reconnaître que tu es probablement dans l’illusion, c’est-à-dire que tu vis dans la réalité que tu projettes sur ton écran. Tu te crées ton propre « cinéma à domicile » et le domicile est ton personnage. Imagine un instant la cacophonie résultant de la création par chacune et chacun de son propre cinéma de la vie. En généralisant, tu prends ton cinéma personnel pour le cinéma de la vie tout court, n’est-ce pas ? Ainsi, l’esprit du personnage peu sage est le scénariste de ton cinéma à domicile et crée ses scénarios sans la sagesse de la Vie divine. Que dirais-tu de laisser simplement l’Esprit Saint et l’Ame s’exprimer à travers toi ? Tu laisserais ainsi la place au Grand Réalisateur qui met en scène les scénarios de la Vie, en le laissant agir à travers toi, sans intervenir et sans faire obstacle. Voilà un premier pas pour devenir un réalisateur inspiré et ton cinéma à domicile enfermé deviendra un cinéma en plein air. C’est déjà mieux, qu’en dis-tu ?
Camille : Dans tous les cas, on respire mieux, car dans mon petit théâtre personnel, ça manque parfois d’air frais.
Merlin : L’air de la liberté te fait jouer un nouvel air et te conduit dans l’ère nouvelle, c’est un jeu ! Joue avec joie et légèreté. Le jeu que tu mets en scène dans le cinéma terrestre est joyeux dès qu’il est inspiré par l’Esprit saint. Les personnages qui apparaissent sur tes écrans, sont-ils vrais ? Et les corps des personnages que tu vois s’animer sur l’écran, sont-ils réels ? Commence à tout vivre comme un simple jeu. Fais comme si ton personnage et ton corps n’étaient qu’une fiction et qu’à tout instant, tu puisses transformer les scénarios de leur fiction. Cela devient amusant, n’est-ce pas ? C’est une excellente façon de te désidentifier peu à peu de l’ego qui veut toujours rejouer les mêmes partitions avec beaucoup de sérieux. N’est-ce pas ennuyeux ? Les êtres humains sont de plus en plus nombreux à se lasser d’un jeu devenu obsolète et à s’ouvrir aux infinies possibilités des nouveaux scénarios de l’Univers prêts à être joués, extraordinairement plus vivants et créatifs.
Plus la source de tes projections est lumineuse et s’identifie à la Source qui est l’Esprit Saint, plus le corps que tu aperçois sur l’écran devient lumineux, beau et sain(t), prêt à se confondre complètement avec la lumière et à disparaître. Cela te semble un paradoxe ? Alors, écoute mes paroles avec l’Esprit.
Camille : Je laisse résonner tes paroles dans l’espace où tout est possible. Je te suis reconnaissante pour ce précieux partage.
Merlin : Je te remercie d’accueillir mes paroles dans la joie, sans te prendre la tête quand l’Esprit est en fête.
Camille : Je sens que la thématique de notre conversation ne manquera pas de heurter les croyances de mon esprit.
Merlin : Il heurte forcément l’esprit de ton ego avec ses anciennes croyances et les concepts qu’il s’est fait du monde. Et comme le monde qu’il a créé n’est que le reflet de ses projections, son monde n’est qu’illusions. Ce monde, qui n’est pas, se sent donc menacé par les réalités vraies. La Vérité n’est jamais menacée et n’a jamais à défendre quoi que ce soit, car elle est. L’esprit du personnage débat de la vérité, l’Esprit universel affirme la Vérité. C’est un simple critère de discernement. Il n’y a rien à débattre !
Camille : À bas le débat !
Merlin : Cela nous ramène, avant tout, à une illusion fondamentale qui semble encore régner sur Terre : la mort. Imagine un instant que tu ne mourras jamais ! Quelle vie vivrais-tu ? Je t’invite à jouer ce petit jeu avec moi : accorde-toi tous les matins un instant pour imaginer que la mort a disparu de ta vie. Imagine-toi, dans toutes les tonalités, ce que cela change à ta vie. Tu n’as pas à changer tout en un jour. Garde un « élément de changement » pour chaque jour et savoure-le. Considère juste un aspect de ta journée qui sera nouveau, différent. Si tu joues à ce jeu pendant plusieurs jours, voire quelques semaines, tu pourras constater que ta vie accueillera un nouveau souffle dynamisant et tes journées deviendront de plus en plus légères et pétillantes.
Tout le poids dont tu t’es chargé tout au long de tes vies est lié à la mort. Toutes les peurs, les préoccupations et les soucis qui alourdissent le quotidien jusqu’à faire craquer certains êtres sont liés à une mort qui n’existe pas.
Camille : J’entends mon personnage protester bruyamment.
Merlin : Je l’entends aussi, rassure-toi, car si la mort n’existe pas, ça signifie la mort de ton personnage. Celui-ci a donc intérêt à vouloir se défendre à tout prix pour sauver sa peau, car le premier qui meurt, si la mort n’existe pas, c’est bien lui, puisque la mort est le fruit de sa séparation d’avec Dieu, donc d’avec la Vie tout court. Je veux bien entendre tes explications. Mais comme il n’y en a pas, tous les arguments de l’esprit ne seraient que l’expression vaine de l’agonie d’un rêve démasqué. Rassuretoi, comme la mort n’existe pas, même le personnage ne peut pas mourir, car en vérité il n’a jamais existé !
Camille : Tu éclaires la vie d’un angle bien différent de mon habitude. Cela fait longtemps que les humains vivent avec l’illusion que toute chose devient et meurt ensuite.
Merlin : C’est un vieux programme, je te l’accorde. Mais si ton appareil, que tu nommes un ordinateur, a des programmes obsolètes, il te semble évident d’effectuer des mises à jour. Or, il est tout aussi évident de mettre à jour les programmes obsolètes de ton esprit, ne crois-tu pas ? Comment se fait-il que les humains, si friands du dernier gadget électronique à la mode, se contentent pour leur esprit de fonctionner avec des programmes centenaires, voire millénaires?
Camille : Cela leur donne l’impression d’être moderne et innovateur.
Merlin : Il y a de cela. C’est un joli coup de détournement de la vraie innovation qui, elle, vient de l’Esprit. En plus, si l’innovation est gratuite, le personnage n’a plus rien à gagner. Alors qu’au contraire il y a tout à gagner en accueillant les « nouveaux programmes » de l’Esprit qui s’installent par-dessus les vieux programmes du petit esprit tout en les effaçant. Si tu n’as plus besoin de mourir, tu n’as plus qu’à vivre. Actuellement, les êtres humains mettent beaucoup d’énergie à se protéger contre la mort, alors que la seule manière de s’en protéger véritablement serait d’abandonner son existence illusoire et d’être pleinement et uniquement dans la Vie. C’est aussi simple que ça.
Camille : À t’entendre, c’est une évidence !
Merlin : La « mort du corps » citée dans le titre de cette conversation met en évidence l’identification des êtres humains au corps physique lorsqu’ils évoquent la mort. Qui se soucie du fait que les énergies, les émotions ou les pensées vont mourir ? Très peu de gens se posent même la question, qui est de nature fictive, bien sûr. Lorsque la plupart des humains pensent à la mort, ils font référence à la mort du corps. Si tu n’es pas ce corps, comme je l’ai évoqué précédemment, qu’est-ce qui peut donc mourir ? En tout cas pas l’Être que tu es.
Camille : Alors, qu’est-ce qui meurt ?
Merlin : Rien ne meurt, en vérité. La seule chose susceptible de mourir est l’illusion de la mort elle-même. Tu peux, si tu le veux bien, déjà commencer à en faire le deuil. Je ne suis pas en train de me moquer ; je t’invite simplement à faire face à la Réalité. Je suis conscient de la difficulté pour beaucoup d’êtres humains de se libérer d’une histoire qu’on leur a apprise il y a belle lurette et qu’on continue à leur raconter, aussi fantaisiste soit-elle. Ce conte t’a déjà été infusé dans ton sommeil de bébé pour que tu fasses de « beaux » rêves, et pour que tu ne te réveilles jamais de ceux-ci. Ainsi, le héros du rêve continue à traverser la vie comme un somnambule.
De plus en plus d’humains entendent l’appel, s’extirpent du sommeil qui a tant duré et s’éveillent à l’ère nouvelle qui leur souffle : « Vous n’êtes pas attendus de l’autre côté comme vous l’imaginez, car nous sommes tous du même, seul et unique côté : du côté de Dieu. Vous ne rejoignez pas d’autres rives, car vous êtes sur toutes les rives.”
Camille : Qu’en est-il donc de la vie après la mort ?
Merlin : Il n’y a pas de vie après la mort. Comment cela se pourrait-il, puisque la mort n’est que le rêve dans lequel tu t’es installé. La VIE est ! Elle n’est ni avant ni après. Elle est éternelle. Elle est, a été et sera toujours, pour utiliser tes notions temporelles. Ta réalité est éternelle. Imagine un instant ta vie éternelle… Quelle représentation de la vie en découle ? Même si, pour un temps, tu continues à utiliser ton mental pour créer tes réalités et jouer tes représentations sur la scène mondiale, quelles situations, relations et créations peuvent en émerger ? Imagine que tu ne mettrais plus en scène le drame de la mort, qui est le seul vrai drame sur Terre : quels nouveaux scénarios émergeraient ? Tu peux, si tu le désires, considérer cela juste comme une hypothèse, même si l’esprit de ton personnage se moque de toi et te fait croire qu’il ne s’agit que d’un conte de fées. Permets-toi, pour commencer, de créer un nouveau rêve. Dis à ton esprit, pour le rassurer, que ce n’est qu’un rêve fugace, même si tu sais fort bien que c’est un immense rêve de se lier à la Réalité de la Vie éternelle. Laisse défiler devant tes yeux clos ce nouveau rêve pour qu’il devienne de plus en plus réalité et pour que l’Esprit puisse jouer son véritable rôle de metteur en scène. C’est lui qui te donnera dorénavant les indications de jeu ; laisse-toi surprendre par les nouveaux scénarios qui se présenteront à toi. Peu à peu, tu remarqueras que les drames de la mort que les êtres humains ont mis en scène depuis longtemps seront remplacés par un jeu joyeux, comme j’intitule le nouveau genre théâtral de la scène mondiale. Cela te parlet-il ? Si oui, je continuerai à te parler du Nouveau Monde, qui pour l’instant te semble un simple rêve, alors qu’il est la Réalité et que ce que tu prends pour ta réalité n’est qu’un rêve… qui s’est révélé à la plupart des êtres humains comme un cauchemar, me semble-t-il.
Camille : Tu veux dire que je ne suis qu’une simple actrice qui joue… dans un rêve que je prends pour la réalité ?
Merlin :
