Danse d'éther - Aleka Waters - E-Book

Danse d'éther E-Book

Aleka Waters

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Beschreibung

Je serai le dédale qui cherche à se nommer, la première étoile et son rêve d'éternité, le berceau de nos âmes, le flottement de l'immensité, la première étincelle qui éclabousse chaque iris de son soleil d'été. photo de couverture : copyright Andrew Campbell

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Seitenzahl: 45

Veröffentlichungsjahr: 2020

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Tourbillons

Quand dans les tourbillons j’ai cherché des serrures a ton âme,

Et des clés aux silences qui n’ont jamais su que l’ineffable,

J’ai nagé la brasse des damnées sous des lunes en spirales,

J’ai chevauché dans les déserts impalpables,

Que la rivière me noie sous ses eaux sépulcrales,

Que le ciel m’avale dans son infini abyssale,

Partout l’abîme me ronge,

Dans ce gouffre évanoui qui partout s’allonge,

Donne moi le feu et offre moi la lumière,

Reconstruirai je dans mes profondes amnésies le massacre de nos ères,

Ces chairs qui se courent après, ces tranchées de l’univers,

Je cracherai comme le dragon le feu de ces vomissures premières,

Je serai le dédale qui cherche a se nommer,

La première étoile et son rêve d’éternité,

Le berceau de nos âmes, le flottement de l’immensité,

La première étincelle qui éclabousse chaque iris de son soleil d’été.

A la croisée des mélanges

Vivre a la croisée des mélanges ,

Rêver à la portée des anges,

Errer à la croisée d’un bal étrange,

Je bois ton sang ,tu vomis mes larmes,

Mes veines naissent dans les capillaires sidérales,

Dans la chevelure brûlante de la fusion des étoiles,

Dans les canaux des Venise célestes et des

jeteuses de charme,

Je suis l’œil du cyclone, le néant baignant le vent de l’éther,

De mon souffle je soulève les toits et les cranes,

J’aspire l’éclipse rêvée dans vos songes trop pales,

La vision de celui qui de son iris a brisé le verre,

Les molécules et les atomes dans le mystère s’aimantent,

Réinventent les royaumes rêvés, les châteaux des atlantes,

Les poignées de silence jetés par le marchand de sable ,

Le mendiant des cieux qui s’invite au détour de nos fables.

Vision de lumière,

Vision d’omniscient,

Serpente moi de tes airs,

Immortalises moi des venins de l’orient,

Peints moi de tes écailles reptiliennes,

Fais moi caméléon de tes naufrages céphaliens,

Défais les racines brûlantes de mes déserts,

Vides le sang qui hypnotise mes artères,

Le ressac immuable du temps culbute mes fenêtres,

Le vent frappe ma chair de la multitude de ses peut êtres,

Le je n’est-il que cette foule bruyante qui m’invite à me nommer,

Ma solitude est-elle née de ce sol brûlant qui force le silence à exister,

Immobile et placide comme un pleur déporté par le vent,

Légère et facile comme la traînée offerte aux mille courants,

Je m’ouvre et me rétracte , j’absorbe et je vomis les orgies qui décapitent mon vaisseau,

Je conduis un navire sans poupe dans les coulures de ta peau.

Des myriades d’étoiles comme des milliers d’iris,

Autant de pluie d’aurore dans la nudité de l’abysse,

Comme la lueur du prochain port qui éclaire le naufragé du destin,

Sur son radeau de rêve , l’hypnotise de l’éclat aveuglant de la fin,

Ne sommes nous pas les naufragés de la Terre,

Noyés sous les eaux profondes de l’univers,

Quelle traversée du miroir nous délivrera de ce songe,

Quel puits sans fin ramènera la lumière à l’infini qui s’allonge,

Une autre vision sommeille dans nos âmes,

Un autre soleil rallumera l’étoile éternelle,

Une autre danse ressuscitera le ciel quand nous pleurerons nos finitudes existentielles,

De nos regards aveuglés de leur azur sans larmes,

Comme le papillon sort de chrysalide,

Comme la chenille devient créature céleste,

Nous ôterons notre peau d’humain mais aussi notre esprit,

Nous retournerons à l’amnésie sans fin, aux vibrations de l’infini.

Tu me nies,

Mais je cries dans ton âme,

Je transperce tes ciels sous cellophane,

Je suis la comète, je suis la déesse , la dune qui se fait femme,

Le sein qui offre aux étoiles son vin d’infini,

Je défais les nœuds des voiliers qui défient les gouffres,

Je gonfle la voile d’un océan qui s’ignore,

Qui fuit vers le néant phosphorescent de nos ports,

Glissant sur l’algue gluante de nos souffles,

Mon ciel pourrit au vent des alizées,

Les rosaces des sables se noient dans l’infini sacré,

Les écumes ne ramènent plus les épaves, ni les

poètes par les constellations noyés.

Tu sues les vomissures et les aubes éternelles ,

Les crachats des paquebots des espaces stellaires,

Les tourbillons des épaves, les hélices gémissant les écumes de nos chairs,

Je suis ton corps, le sentier de ta chair et les anges sans ailes,

Dans les averses de tes songes,

Les traînées s’évanouissent avant que le corps ne s’allonge,

Les liqueurs rigolent dans l’abysse des villes,

Dans la nuit des caniveaux ensoleillent nos pupilles ;

Je n’ai plus besoin d’or, je n’ai plus besoin de tes méandres qui étreignent mes dédales,

Je suis le ciel, je suis le sable, le désert qui exhale ses entrailles,

J’ouvre mes lumières comme je détruis les barrières de corail,

Je te délivre de mon don, mon abandon au jaillissement de mon râle.

C’est la nuit qui étreint les étoiles,

C’est le ciel qui voile son immensité sous la pudeur de ses nuages,

C’est mon œil qui devant les quadrillages de nos villes espère te revoir,

C’est la corolle qui égraine sa mélancolie dans chacune de ses pétales,

L’élan et le vas et viens de nos vies,

Comme un courant d’air, un amour jamais dit,

Un mirage , une résurrection des royaumes évanouis,

L’enfance, la pureté de nos larmes qui court sur la chair qui vieillit,

Ce sont les mots qui jaillissent avant qu’on ne les pense,

Ces sillages qu’on pressent et qui déchirent nos silences,