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Les conflits du monde moderne, sont conditionnés par la désinformation et le déni, la corruption, les fake news amplifiées par la télévision, les réseaux sociaux et internet. Le "faible" a érigé la terreur en méthode de guerre et n'hésite pas à utiliser ses propres concitoyens comme boucliers humains. Une culpabilité post coloniale, l'empathie en faveur des perdants, ont annihilé la volonté des occidentaux de se défendre. Par ailleurs, les batailles des guerres modernes se mènent souvent à distances sans participation effective des acteurs sur le terrain. En contrepartie, l'utilisation par l'ennemi de boucliers humains et de terroristes crée des "martyrs". L'Iran, dictature islamiste, sur le point d'acquérir l'arme nucléaire, a désigné ses ennemis, les Etats du Golfe, les USA, Israël, qu'il souhaite éradiquer et l'Occident qu'il souhaite islamiser. Les conflits modernes à faible intensité dureront longtemps et feront beaucoup d'innocentes victimes civiles..
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Seitenzahl: 89
Veröffentlichungsjahr: 2018
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Les stratégies classiques revues à l’échelle de la situation actuelle
Retour sur les stratégies modernes couramment utilisées
De l’avenir florissant des dictatures
Une brève histoire du terrorisme
L’état du Proche-Orient à la fin de la seconde décennie du XXe siècle
Les résultats selon la Théorie des Jeux
Simulations nucléaires
Les conclusions des Israéliens
La menace Iranienne
Le rôle et les objectifs de la Russie
Le jeu trouble de la Turquie
La France, L’Allemagne et le Royaume Uni … et la Chine
Annexe 1 : classement des PIB des principales puissances économiques et les dépenses militaires
Annexe 2 : Les forces militaires en présence au Moyen-Orient
Bibliographie
Le monde moderne, et en particulier l’Occident, est conditionné par un certain nombre d’éléments qui, même s’ils ne sont pas nouveaux, la guerre de la communication, la désinformation, la corruption d’une partie de la presse et de certains hommes politiques et les fakes news, ont pris une importance majeure par le biais de la télévision, des réseaux sociaux et d’internet.
En 200 ans, de la fin des guerres napoléoniennes 1 à nos jours, nous sommes passés de guerres où le théâtre des opérations est un champ de bataille au XIXe siècle à une guerre globale, la Seconde Guerre mondiale, puis à l’équilibre de la terreur –nucléaire-, dont la « dissuasion du faible au fort », qui « gèleront » la guerre froide et la déplacera vers des conflits locaux entre les alliés et clients des deux grandes puissances que sont les USA et l’Union Soviétique, puis à la riposte graduée, par exemple, des États-Unis contre le Viêtnam et d’Israël au Proche-Orient.
La fin du XXe siècle et le début du XXIe voient l’apparition d’un nouveau type de conflit, celui du « très faible » 2 contre des démocraties pacifistes et passives, l’Occident de manière générale. Le terrorisme, qui reprend d’anciennes méthodes qui existent depuis l’aube des siècles, le terrorisme avec son cortège d’attentats suicides va se focaliser contre des institutions établies 3 et, en particulier, l’intégrisme islamique va se coaguler en guerres de religion. L’Union Soviétique a disparu et les anciens ennemis, la Russie et les Occidentaux, coopèrent dans certains lieux, tout en s’affrontent en même temps, sur d’autres ; leurs alliés, souvent des dictatures, la Syrie, l’Iran, la Turquie, l’Irak, etc. , qui, quelques fois, étaient sur la voie d’une laïcisation avancée, tels que la Turquie et le Pakistan dans une certaine mesure, font mentir l’adage « les amis de nos ennemis sont nos ennemis, les ennemis de nos ennemis sont nos amis, les amis de nos amis sont nos amis, les ennemis de nos amis sont nos ennemis » ; dans le conflit contre Daech le graphique des liaisons, que nous étudierons plus loin, entre les différents partenaires alliés ou adversaires montre un réseau de liaisons enchevêtrées et incohérentes.
De plus, même si cela n’est pas nouveau, le « faible » a érigé la terreur en méthode de guerre et, n’ayant aucun respect pour son propre peuple, n’hésite pas à s’en servir comme bouclier humain ; des écoles et des hôpitaux sont utilisés pour protéger des dépôts d’armes et servir de locaux de repli pour ses chefs et ses dirigeants, tout en exploitant les images, vraies ou fausses, montrant d’innocentes victimes décimées par les actions occidentales, sachant que les bonnes âmes, souvent des ‘idiots utiles’, seront bouleversées et formeront la base d’une cinquième colonne défaitiste.
À cela se conjuguent la sentimentalité et la culpabilité post coloniale/impérialiste de nos sociétés qui ont cru après la chute du communisme soviétique “à la fin de l’Histoire”, selon l’universitaire Francis Fukuyama et se réfèrent aux sages chinois du VIe et Ve siècle av. J.-C. ; Lao Tseu4 selon qui « le but ultime de la guerre est d’aboutir à la paix » et Sun Zu5 pour qui « l’art de la guerre, c’est de soumettre l’ennemi sans combat », alors qu’à l’époque des guerres révolutionnaires, selon Mao Zedong : « Le principe fondamental de la guerre est de conserver ses forces et anéantir celles de l’ennemi ».
L’empathie en faveur des perdants, des faibles, l’insoutenabilité de la souffrance des enfants, des pertes civiles, ont entraîné un aveuglement, une position de retrait et le pacifisme des occidentaux qui, à quelques exceptions près, nient la doctrine de Samuel P. Huntington sur “le Choc des Civilisations”, et obscurcit leurs facultés de raisonner et leur volonté de se défendre.
Les batailles des guerres modernes se mènent souvent à distances (« remote, de manière télécommandée ») sans participation effective des acteurs sur le terrain.
Les acteurs télécommandés, des robots, sur le théâtre des opérations, les forces terrestres blindées, maritimes6 et aériennes, les missiles de croisière, les avions furtifs et les drones sont couramment employés. La haute technicité des combattants, opérateurs des matériels sur le terrain, les systèmes de protection contre les missiles, longues, moyennes et courtes portées, la cybernétique, la réalité augmentée, l’intelligence artificielle découplent l’opérateur du champ de bataille et le mettent quasiment hors d’atteinte des forces ennemies ; cela leur permet une sérénité beaucoup plus grande ou tout au moins modifient l’échelle des risques pour les combattants et entraîne une efficacité supérieure.
En contrepartie, comme nous l‘avons déjà vu, les civils et surtout les enfants sont utilisés comme boucliers humains par des dirigeants, généralement des dictateurs, qui n’ont aucun respect pour la vie de leur peuple et qui placent leurs quartiers généraux dans des écoles et des hôpitaux. Ils ne se battent pas pour offrir un meilleur avenir à leurs enfants, mais en font des martyrs pour obtenir la compassion des occidentaux.
Tout cela conduit à faire les civils à devenir les premières victimes et les plus nombreuses avec des résultats utilisés au plan de la communication pour transformer les défaites en victoires : dommages collatéraux catastrophiques et sacrifices forcés des terroristes souvent eux-mêmes des civils.
Les dictateurs se moquent de la mort de leurs sujets, la seule chose qu’ils n’aiment pas c’est devenir eux-mêmes des cibles et être éliminés.
Nous sommes passés de l’équilibre de la terreur nucléaire et de la riposte graduée à la dissuasion du très faible au fort grâce à des moyens de destruction à faibles coûts, difficiles sinon impossibles à détecter : drones, ballons incendiaires et terrorisme aveugle, attentats suicides avec explosifs de fortes intensités, terrorisme au couteau, ciseaux et cutters. Ces menaces et attentats ont fait basculer la peur du côté des démocraties occidentales. Il nous faudra faire changer le côté la peur. Le terrorisme n’a pas pour objectif d’anéantir les forces de l’ennemi, mais sa volonté de faire des sacrifices et des efforts pour défendre son mode de vie et sa civilisation.
L’immigration, qui, au XIXe et début du XXe siècle ne remettait pas en cause la civilisation et la culture des pays d’accueil : les parents avaient pour objectif que leurs enfants s’intègrent, obtiennent leurs certificats d’études, le brevet d’études et objectif suprême le baccalauréat, et surtout vivent mieux qu’eux, ne sont plus les mêmes ; les réfugiés musulmans souhaitent que leur mode de vie d’origine se perpétue dans leur nouvel environnement et soit même adopté dans leur pays d’accueil, leurs enfants doivent reproduire et assurer la pérennité de leurs traditions.
L’Islam a développé les notions de « l’Oumma », le territoire des musulmans, le « Dar al Islam », la plus grande étendue historique de la conquête islamique, le « Dar al-Salam », territoire de la paix, c'est-à-dire le territoire islamique actuel, le « Dar al-Kufr », c'est-à-dire le territoire de l’impiété et le « Dar al-Harb », le territoire de la guerre.
C’est par l’immigration massive de réfugiés très souvent musulmans que la société européenne est en train d’être phagocyté. Cette nouvelle culture, lorsqu’elle est d’origine musulmane, reste attachée à la philosophie et aux objectifs des fondateurs de l’Islam.
Les islamistes prônent tout d’abord, Jihad dit « défensif », on se méprend sur le terme défensif qui consiste en la reconquête du Dar al-Salam, puis le Djihad offensif, dilater l’Oumma, la destruction totale de l’infidèle à l’intérieur du « territoire de la guerre » où se trouvent ceux qui refusent de se soumettre au pouvoir musulman.
L’arrivée des nouveaux réfugiés, qui confond les réfugiés politiques et économiques, le communautarisme crée des réservoirs de terroristes en Europe, en Occident. Leur quasi-liberté de circulation dans l’espace de Schengen permet à de nouveaux terroristes de s’introduire en Europe et de renforcer leurs réseaux. Mais, en final, le terrorisme, à lui seul, ne suffira pas à conquérir l’Occident, il permettra à l’immigration de conserver ses traditions et d’atteindre les objectifs du « Dar al-Harb ».
Les réactions des Américains, Européens, Communauté européenne et Europe de l’Est et des Russes sont variables, mais à une exception près, la Russe, restent modérées quand elles ne sont pas simplement molles. Les réactions chinoises, coréennes du Nord, pakistanaises, iraniennes et leur complicité dans un jeu de billard à plusieurs bandes, celles des pays qui fournissent des supplétifs, Syrie, Liban, Irak, Turquie, Qatar et qui offrent des armes, des financements, des soutiens logistiques, des sanctuaires sont ambiguës.
La composante économique, le B. D. S. (Boycott Désinvestissement Sanctions), uniquement orienté contre Israël, à l’inverse les sanctions économiques, blocus, blocage des avoirs bancaires ont des résultats mitigés selon l’initiateur et le respect plus ou moins avéré des sanctions par leurs alliés.
La politique de l’autruche de certains de nos dirigeants politiques, leaders d’opinion, d’une certaine presse orientée 7 sont des encouragements flagrants au terrorisme et à l’antisémitisme, à peine dissimulé sous le masque de l’antisionisme.
Une nouvelle caractéristique des conflits modernes à faible intensité est le fait qu’ils paraissent pouvoir durer une éternité, car rien ne peut faire plier les dictateurs de certaines entités et les dirigeants de certains groupes terroristes sont peu soucieux du bien-être de leurs administrés, ce ne sont pas eux qui souffrent des représailles des occidentaux qu’elles soient militaires ou économiques, au contraire elles les placent en situation de victimes, voir martyrs, et leur permettent de susciter l’intérêt de certaines puissances dans le cadre de leur géostratégie à plusieurs bandes et des O.N.G. Qui s’intéresserait à un État Palestinien dans un contexte de paix ? Sans richesses naturelles, ni Économie solide, ni technologie, qui investirait, leur verserait des aides, qui même inviterait leur Chef d’État ? Alors qu’en prenant la position de Martyrs, ils reçoivent de nombreuses subventions d’États amis ou compatissants, musulmans ou pas, qui permettent à leurs gouvernements de disposer, pour leur propre usage, d’une masse financière non-négligeable et d’en dispenser une partie selon leurs propres critères, pour un usage normal ou inadmissible lorsque ces sommes servent d’encouragement pour des actes criminels8.
