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Ce livre est un peu intime, alors on se tutoie?! Une histoire dans une autre comme des poupées russes. De l'estime de soi à la place de l'homme et de la femme, aux croyances, à l'amour, l'univers... Allant de jour comme de nuit entre mots fleuris et bouquets d'orties. Tu trouveras de la poésie et des métaphores aussi jolie qu'un trou du cul de colibri ! Ma vérité est une réalité bien controversée et tu y trouveras peut-être la tienne. Partageons ce moment éphémère, après tout nous ne sommes que... de passage sur Terre. La philosophie, c'est un coin de folie dans le jardin du paradis...
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Seitenzahl: 306
Veröffentlichungsjahr: 2021
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Mentions Légales
Préface
Chapitre 1 - Méli-mélo
Chapitre 2 - Il était une fois la fée !
Chapitre 3 - L’éthique morale à zéro
Chapitre 4 - La valeur du pouvoir
Chapitre 5 - Sur un nuage
Chapitre 6 - D’un autre côté… la renaissance
Chapitre 7 - Poupée russe
Chapitre 0 - Une lettre de 1001 mots
Un arbre de feuilles aux mille mercis
JULMY ROMAIN
DE PASSAGE SUR TERRE
Illustration de Quentin Huan
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RESPECTES MES DOIGTS !
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Tous droits de reproduction ou de représentation partielle ou totale, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon sanctionnée par les articles 425 et suivants du Code pénal.
© 2021, Julmy Romain
www.plumedamocles.fr
Version Ebook
ISBN : 9782492546020
Dépôt légal : Avril 2021
Fin d’écriture : Septembre 2019
Illustration GraphXContents : [email protected]
À tous les anxieux mais pas qu’eux…
La vie est un drôle de JE, aux allures d’une belle merde, marchant dedans, j’espère que c’est du pied gauche !
Car dans ce malheur, j’ai aussi le droit à un peu de bonheur. Même si le monde semble sourd, continue de chanter à gorge déployée
04/03/2019
Ce livre est un récit de vie et de philosophie, un pêle-mêle de pensées. Offrant des perceptions et divergences. Évoquant la puissance d’aimer, à la recherche de «sa propre vérité». Ce que nous en faisons, nous définit à travers cet être de paraître. Avec métaphore, il transpose notre place dans ce monde. Dans un contexte parfois étrange, teinté d’humour, de pointes cyniques, d’émotions et d’envolées lyriques. Il relève avec aplomb, essayant de garder ce fil d’Ariane nécessaire dans ce labyrinthe qu’est la vie.
Cherchant les mots-clefs à nos maux pour mieux avancer. Cet ouvrage est un voyage sur l’initiation. Tu y trouveras des ombres aux tableaux similaires aux tiennes ou à ton entourage. Voguant sur un navire, à la recherche de ce phare, à la rencontre de ton histoire. Avançons ensemble, goûtant les mystères qui nous touchent au point de nous faire chavirer. Percutant ou frôlant in extrémis cet iceberg dissimulant bien plus en dessous.
Il soulève de nombreux reflets et taille autant de facettes sur ce diamant «brut» de la vie. La folie naissante dans les yeux de celui qui regarde dans l’immensité de ce trop-plein, rempli de vide… Il peut être cru, grossier comme le chemin doux et amer que nous empruntons.
Nul n’a assez saisi son existence pour la raconter sans hésitation. Ici, je dis tout et son contraire, la thèse et l’antithèse. Des points se rejoignant par des ponts imagés. Ma pierre philosophale, mon sacerdoce.
Un nonos auquel je m’accroche! Comme ce chien fidèle à ses désirs, comme un crabe qui en pince pour tout et pour rien. J’espère que ce livre apportera une lumière à sa façon, pour celui qui se pose non pas les mêmes questions, mais qui trouvera ses propres réponses.
Ce manuscrit sera un oui et un non à la fois. L’indulgence d’une vision changeante à l’infini tant que coule le sablier. Je suis ainsi maintenant, car j’ai été «cela». Et avec des «si», nous serions si différents. Je tiens à préciser que je me suis entêté à demeurer intemporel, utilisant le futur dans un passé bien trop présent.
«De passage sur terre, il faut bien un début pour pouvoir parler d’une fin. Même si tout se transforme dans l’infini, la connaissance de soi reste sans faim.»
«Découvre-toi, dehors il fait froid. »
Il me faut bien un début. Je décide après l’encouragement d’une personne particulière de m’atteler à cet ouvrage. J’avoue avoir une tendance à négliger l’aboutissement de projets, étant trop dispersé. Au point d’égarer cette plume dans le derche, prenant ainsi mon cul pour un encrier ! J’ai trop à dire, ce n’est pas tant d’écrire qui m’emmerde, plutôt de mettre en ordre tout ce méli-mélo dans une tête en chantier ! L’angoisse de démêler ce sac de nœuds mental, pour l’accoucher sur papier. C’était d’une évidence, je me le devais. La question était : serais-je à la hauteur de mes attentes ? Toutes nos tentatives sont faites pour nous en approcher, la perfection n’est qu’une chimère, partant de là, je n’avais plus d’excuses.
Voilà, je suis ici avec toi. Je culpabilise de détruire des arbres pour cet ouvrage, alors j’irai en planter quelques-uns et je t’inviterai à faire voyager ce bouquin, entre dans d’autres mains. Cet étrange papyrus va parler de l’être et de ces histoires, définissant son évolution et sa perdition ouvrant ainsi des portes d’illusions. Quelle est donc cette volonté d’exister qui nous anime, quand on est parachuté sur cet échiquier ? Y’a-t-il encore assez de place pour l’amour de soi et des autres ? Il m’arrive de penser que ce bon vieux Cupidon ne s’est jamais pris un méchant camion en pleine tronche ! Tant de questionnements nous mettent face à nos ressentis aussi indéchiffrables qu’un hiéroglyphe égyptien dessiné par un moustique sous LSD. La perception des choses se déforme comme la vue avec le temps. Il nous semble qu’avec l’expérience nous parvenons enfin à y voir plus clair dans ce qui nous perd. C’est aussi agaçant lorsque cela est à nouveau trouble ! Dans la vie, ce n’est ni complètement vrai ni complètement faux. Effectivement, il y a tellement de détails à prendre en considération. Je me souviens de la chanson de Jean Gabin : « Je sais ». Cette chanson est criante de vérité. Plus on avance, plus on sait que l’on ne sait jamais ! On se dit souvent : « Si j’avais su ce que je sais, mais 10 ans plus tôt, mon ciel se verrait plus dégagé. » C’est pathétiquement faux ! Le sachant, je me laisse encore piéger par ce raisonnement. Tout repose sur un sentiment ancré, le fruit d’un regret qui tente d’aller plus vite que la musique du « présent ». Ce que tu es maintenant n’est que la résultante de tes expériences. Une décennie plus tôt n’aurait de toute évidence pas la même résonance qu’aujourd’hui. Le cumul d’expérience façonne notre analyse actuelle avec comme bénéfice : le temps de la gestation. On fabrique les armes nécessaires pour utiliser au mieux notre potentiel avec les balbutiements d’un apprenti sorcier.
Même avec la plus grande des maîtrises, nous demeurons l’éternel forgeron de notre devenir. On ne peut donc agir avec autant d’esprit et d’agilité, face à une même situation. Consolons-nous avec ça et passons à autre chose. Lâchons prise dès aujourd’hui pour voyager plus léger. L’adage dit : « C’est en forgeant que l’on devient forgeron ! » Je ne sais, si c’est à force de chier que l’on devient chiant… mener une vie sans se casser la gueule est totalement ubuesque. Le plus aguerri des sages a lui aussi écorné son image. Soyons indulgents, l’erreur est humaine.
Ce chapitre est une entrée en matière, à comparer avec une voiture que l’on démarre, il faut d’abord la chauffer un peu avant de passer la première. L’ouvrage s’intitule : « De passage sur Terre », tout n’est que va-et-vient. On est fait de passé et pour passer… chaque chose en son temps ! Je mentionne le temps, mais qu’est-il ? Un moment parfois dure une éternité ! Cette notion devient plus précieuse : plus on s’approche du trou, plus nous sommes reconnaissants des miettes que le temps nous laisse. On dit souvent : « Profite de ta jeunesse, la mienne se passe », je crois qu’inconsciemment on joue parfois les cons. C’est un module qui s’active pour nous rappeler cette dite « jeunesse »… c’est reposant. Qu’importe l’âge, certains tirent comme des cons sur l’ambulance et ces dernières sont assez connes de vouloir les sauver. Le comportement humain à cette variante aussi infinie que le nombre PI ; la bonté et la crevure incarnées. Un œuf restera un œuf, nous ne sommes que des pochettes-surprises. A fortiori, des choses nous échappent, d’où la bêtise humaine. La peur est le moteur qui nous pousse à faire un tas de trucs insensés. L’âge bête avant l’âge d’or et par moment l’humain s’endort, rien ne disparaît complètement. Les fameuses crises de la vingtaine, trentaine, quarantaine… Le temps est un putain de croque-mitaine dévorant pas seulement nos heures perdues dans le sommeil, mais aussi nos moments d’éveil ! J’ai cru à la petite souris, mais quelle salope, elle n’aime que les jeunes dents ! Quant au père Noël ou Saint-Nicolas, ce n’était que du vent ! Et pour Dieu alors ? J’y reviendrai plus longuement… Même si les désillusions semblent nous avoir bien réveillés, nous passons la majorité du temps à continuer de rêver. À mon sens, elle se tiendrait dans le concept d’un « prout ». La vie est silencieuse ou bruyante, laissant à sa façon une trace et finissant tel un souvenir brumeux. Des odeurs, un parfum temporel, s’échappant et se diluant dans l’espace du temps, emportés par le vent. Je la vois comme un gaz oublié, qu’on ne contrôle pas toujours. Le « prout », cette boîte à rythmes, m’a toujours émerveillé ! Jamais le même son, l’histoire d’une tonalité faisant rire et pleurer plus d’un. L’impression de « déjà senti », laissant planer ce déjà vu ou entendu. Subtil et unique en son genre, il est pour mes yeux, mon nez et mes oreilles : un appel à nos sens. Reflétant le primitif de cet humain « civilisé », essayant de le contrôler. C’est le chant de la vérité ou le secret du coquillage ! Que ce soit un sifflet ou une mitraillette, une tornade ou une brise légère, ne demeure qu’une chose : l’onde de choc du big-bang ! Ce charmant gaz rempli de vie reste ce vent sauvage, faisant écho dans la vallée pour disparaître ! Laissant tantôt une trace sur la Voie lactée, dans la constellation du Calbut. Nous sommes faits de cette même matière, un joyeux gaz instable plein de surprises. Dans la préface, j’ai prévenu que ce livre serait de métaphores et philo-humoristique. Des envolées lyriques pour tous les goûts ! Je continue sur l’apologie du gaz moutarde, en détaillant pourquoi le pet est aussi semblable à la vie, au sens propre et au (dé) figuré. Pour terminer cette poésie sur l’existence d’un prout, ça s’en va et ça revient… et c’est fait de tout petit rien ! On sait juste que c’est là et lâché ! L’existence impose à sa manière : nous devons apprendre à vivre avec. Le but n’est pas de péter plus haut que son cul, même si nous sommes parfois tentés. J’espère que ce livre pourra te permettre de mieux orienter tes pets, pour être un peu plus en paix avec toi-même. Alors, je souhaite à tous les êtres vivants : bon vent !
En écrivant ce livre, je n’ai pas la prétention de trouver le saint Graal sur la bonne façon de vivre. On a besoin d’extérioriser pour être en harmonie, afin de mettre des mots surs nos maux. Apportant un peu de légèreté tout en abordant des sujets sérieux et sensibles. Dans ce faux juste milieu qui n’existe que dans nos têtes, nous essayons de jongler, marchant comme un funambule sur le fil du rasoir. Cherchant constamment l’équilibre idéal et chimérique. Au point d’en avoir par moment, ras le cul et se dire : « Si je me laissais tomber pour une fois ! ». Tu as effectivement ce droit, bien qu’il soit inutile de s’autobalayer, la vie s’en chargera ! Qu’importe qui nous sommes, nous tentons tous d’avancer avec les cartes que le destin nous a imposées. De toute évidence, elles ne sont pas choisies, à nous de composer avec. Usant de maîtrise et d’ingéniosité, on gagne des batailles même sans atout ! Il reste la pioche ; qui sait ce qu’elle nous réserve ! Un coup de poker, de bluff et de chance insolente, permet à cette roue de tourner peut-être en notre faveur. N’oublions pas qu’avec ce petit « UN » qui pique, cache un AS de trèfle à quatre feuilles. La manière dont nous regardons les choses détermine leur nature. Les grains de sable font du verre, tout se transforme. La vie construit autant qu’elle détruit, si le temps use alors : ruse ! En tombant de ce cheval fougueux, l’envie de baisser les bras peut te prendre, une petite halte n’est pas interdite. Ne t’abandonne pas sur le bas-côté. Plus facile à dire qu’à faire ! L’impossible survient lorsque tu en définis ses limites. Regarde une carte du monde actuel et compare-la à une ancienne, tu verras que les frontières n’ont cessé de bouger. Il ne dépend que de toi à redessiner les contours qui t’emprisonnent. Alors, vois plus grand, pense conquérant ! Petit aparté, j’ai souvent la crainte de faire un « hors sujet », du coup j’en fais ! Le résultat de la loi de l’attraction. La vie n’est qu’essais, normal que ce livre en soit le reflet. Il ne sera jamais à la hauteur de mes attentes, néanmoins j’ai mis mon cœur à l’ouvrage, c’est le principal. Comme ce réalisateur, une fois son œuvre finie se dit : « Maintenant, je ferais différemment ». Est-ce là, la vision qui nous attend à la fin de notre film ? Reconnaître avoir fait de son mieux à chacun de ses instants est une clef salvatrice. Tel l’enfant apprenant à marcher, pensant : « Un jour, j’apprendrai à voler ! » Concernant les cartes, il en manquera toujours, ce n’est pas un drame, jouons, pleurons, perdons, mais rions ! C’est ainsi que nous gagnerons. Une multitude de broutilles pollue notre esprit et nous nous y attardons trop souvent. Cela fait de nous, cet électron plus ou moins libre, dans l’instant T. Nous nous entravons de chaînes scellées, rien n’interdit de les décadenasser. Certains, verront une porte à moitié ouverte, saisissant l’opportunité pour la défoncer à coup de pied, d’autres la jugeront à moitié fermée et s’empresseront d’aller la claquer. Nous faisons tous partie de ces « certains/d’autres » à des scénarios différents de notre existence. En réduisant graduellement notre champ d’action, nous finissons par ne plus oser ni essayer quoi que ce soit ! Cette dégringolade de l’estime amène cet outil hors d’atteinte. Vois-tu ici la vision d’une limite qui se dessine ? Ne t’amène-t-elle pas dans une impasse ?! Ce n’est clairement pas dans notre intérêt.
Se résigner en s’enfermant dans cet interminable « Lundi de merde » n’est pas se respecter ! Un jour ne fait pas toujours ! T’as le droit au bonheur, t’as le droit de péter ! Tout problème a sa solution, exemple : tu as besoin de te moucher, il te manque le tire-jus. Tu peux te servir de tes mains : « Merde, j’en ai plein les doigts ! ». Il ne te reste qu’à trouver de l’eau. Disons qu’il n’y en a pas à portée de main… Le déclic : « J’aurais dû renifler ! » Tires-en leçon, la prochaine fois tu chercheras une véritable solution en ne créant pas d’autres problèmes, évitons de les cumuler ! Un autre exemple : un jour, j’ai chié (jusque-là rien d’exceptionnel). Pourtant ce fut le cas, j’avais négligé un détail majeur. Je déféquais une œuvre abstraite, le tout catapulté dans le fond de la cuvette magique ! J’étais dans la « mouise », pas de PQ. L’idée de la chaussette me vint à l’esprit, dommage j’étais en tong ! L’essentiel est que je m’en sois sorti, je laisse libre cours à ton imagination. Depuis, je ne vais plus sur le trône sans vérifier le minimum vital. On a beau anticiper, l’imprévu est un magicien ayant plein de tours dans son sac. Conclusion : dans la vie si t’en chies, n’es pas peur de mettre tes doigts dans le caca ! Il arrive que la problématique se fige dans le cervelet, perçu comme un coup de grâce avec l’angoisse d’un enjeu important. Refrénant ainsi l’idée de prendre position et d’agir pour trouver un quelconque dénouement. Dans l’urgence, tu peux sauter de l’avion avec ou sans parachute ! Saute et avec un peu chance t’apprendras à « voler ». Si une mouette passe, accroche-toi à ses pattes ! Ne vois pas la vie comme un fardeau, prend-la comme un cadeau. L’estimer comme « empoisonnée » nous grignote comme une souris. Les soucis sont comme un vieux cru, se bonifiant ou s’acidifiant avec le temps. Il est nécessaire de se laisser mûrir pour comprendre LA solution, ceci fait n’empêchera pas le goût du bouchon. Nous ne sommes pas toujours fiers de nos issues, s’assoir sur les conflits fait tourner au vinaigre. Il est plausible qu’une action hasardeuse soit la solution à nos casse-têtes et se faire aider n’est pas déshonorant. La patience reste la plus belle des vertus, même si le temps fait défaut. Prendre le temps n’est pas perdre son temps. Aller à son rythme, avec sa vitesse de croisière, pour parcourir dignement le plus respectable des marathons.
[ Là, j’ai une pensée pour ma sœur Sarah, je lui ai dit un jour : « Toi, tu vas mourir au ralenti, tu seras en retard avec la faucheuse et pour finir, tu vas louper le bus du paradis ! » ]
Dis-toi que le temps permet de peaufiner tes meilleurs outils et ton savoir-faire. Un château fort ou un château de cartes, c’est toi qui vois. Il n’est jamais trop tard pour une introspection de ses fondations. Se relever après chaque chute est une question de choix, ton « pouvoir » (j’y reviendrai plus tard). Lorsque tu décideras d’avancer, de te confronter à ce qui bloque, la volonté sera l’arme la plus sollicitée. Sois entier, écoute ta peur et ta colère, elles sont là pour t’avertir : des boussoles. Ne les fuis pas, ne les dénigres pas, prends-les en considération. Tu es le seul chef d’orchestre. Chacune de ses notes : la colère, l’envie, la jalousie, la vengeance, l’amour… exprime ce qui sonne faux dans la grande partition. Écoute, apprends à composer et décomposer, faire et défaire pour mieux refaire. Notre vie durant, nous tentons de percer le secret de l’équilibre. Aussi libre et fascinant que soit ce ouistiti épris de liberté, d’agilité allant de liane en liane, prenant soin de ne jamais en lâcher une. Même bien accroché aux branches, rien ne garantit que l’une d’entre elles ne cédera pas. Si le ouistiti tombe de l’arbre, qu’importe sa chute… il s’accrochera à une mouette ou pas. Ce sont nos « cascades » qui offrent l’élévation, certaines sont plus impressionnantes que d’autres. On s’en passerait bien certes… ! Cela est une nécessité, une vie sans relief n’en est pas une. Les cartes routières de la compréhension n’ont pas toujours les mises à jour escomptées avec des péages plutôt salés. Nous devons continuellement improviser. L’important est de déchiffrer cette carte routière. Allant sur la route de l’opportunité, s’arrêtant dans l’impasse de la galère, prenant la fuite sur le chemin de notre passé…
Comme cité plus haut, un petit « un » devient : un putain d’as. Utilisons tantôt ce joker coincé dans la manche ! Prendre des gants avec la vie qui ne nous prend pas avec des pincettes ! Jouons cartes sur table et adoptons son attitude. Si rester à terre est une façon d’esquiver les futures chutes, prétextant que ça m’épargnera, la vie continuera de te rouler dessus. Petits et grands, nous nous prenons tous les pieds dans le tapis. Nous sommes perclus de « vrais doutes » et de « fausses certitudes » noyés dans un océan d’excuse par complaisance, se créant ainsi notre fatalité… D’un commun accord, nous rêvons tous de nous en débarrasser. Qu’est-ce qui nous oblige à l’entretenir et à maintenir ce poids lourd comme une encre indélébile ? En définitive, une leçon pour ne pas retomber une seconde fois dans les travers d’un volcan. Je n’ai pas le manuel parfait : comment vivre sur Terre. Et je ne prétends pas l’écrire ! J’assimile par déduction les expériences vécues, m’apportant des théories tout en essayant de les mettre en pratique. Ainsi, l’expression : « Le cordonnier est souvent le plus mal chaussé » prend tout son sens. Nos conseils sont davantage aiguisés pour les autres que pour nous, le recul adéquat fait défaut. Être aussi mal pantouflé, évoque l’idée d’essayer une autre paire ! En changer ne met pas les pieds plus à l’aise pour autant. Un jour, un soulier fera de moi ce con certain de tout, hormis de reconnaître sur l’instant : l’intelligence dans toute sa connerie. Quoi que tu fasses, tu n’éviteras jamais le 38 Tonnes en pleine carafe. On s’en prend tous au moins un sur l’autoroute de l’existence. On a beau se fabriquer la plus belle des bulles ou le meilleur des coffres, la sécurité zéro n’existe pas. La vie est une pie voleuse, chapardant sans cesse. Se protéger dans sa tour d’ivoire sans fenêtre ni porte, un jour ou l’autre, elle t’en sortira ! Elle n’existe que pour te coller une balayette télescopique frontale, dans ta zone de confort. Est-ce la vie ou nous-mêmes qui nous éparpillons ? La perdition découlant revient à être cette danseuse classique unijambiste et sourde, faisant le grand écart en écoutant du hard métal à fond ! L’image peut sembler insensée ou dure, c’est mon ressenti dans le fait de respirer. L’existence, une géométrie variable ; jamais le même rythme ! Un coup je prends, un coup je donne, le métronome ne fait pas toujours dans la demi-mesure. J’ai l’impression que ce bouquin est un TGV sautant souvent des rails. En même temps, suivre un chemin déjà tracé est une embûche aux plaisirs de la découverte. J’apprends sur moi au fur et à mesure que les lignes se remplissent. Le sens de la vie reste propre à chacun. Sortir des sentiers battus est l’évasion, l’exploration de notre essence la plus profonde, qui détermine la singularité, mettant la lumière sur notre authenticité. La meilleure façon d’y parvenir est de descendre du train-train quotidien. Dans ces moments si « vivants » en terre inconnue que l’on découvre la carte d’un autre monde : celui du cœur et de l’âme. Marchons, suivant le vent dans la forêt, scrutons notre for intérieur qui autrefois dormait… En parlant de forêts, je vais raconter une histoire particulière. Celle d’une belle créature, mi-homme, mi-animal. Aussi saisissante qu’insaisissable ! Le Centaure…
L’histoire d’un être né ainsi. Prenant la noble route du monde et de sa découverte, arpentant la forêt de son cœur et tirant des flèches de-ci de-là. Si aucune ombre ne vient l’en décourager, le cœur vaillant il s’en va les récupérer. Solitaire dans l’âme, s’en accommodant, quelque part il en souffre. Parfois, il se lance à l’aventure d’une intrigante compagnie d’infortune. Au travers d’une rencontre hasardeuse, il entrevoit ce qui le fascine. Dévêtir ce côté animal pour laisser sa conscience s’exprimer, le pousse à partir. Il aimerait tant être l’un ou l’autre, mais pas ce « monstre », perçu dans le reflet de la rivière. Il vise la lune sans relâche, songeant être mieux là-haut qu’ici-bas. Alors, avec son arc tirant de toutes ses forces et avec la plus grande conviction, il espère atteindre cette énigmatique lune. C’est avec un compas dans l’œil et une boussole un peu folle qu’il voyage… Elle paraît si lointaine, inatteignable ! Il semble viser juste dans le mille et dans le cœur, ce moment de douceur tant désiré lui offre un peu de bonheur. Soucieux de mieux faire, tellement exigeant avec lui-même et si peu envers les autres. C’est effrayant de se sentir coincé avec le temps de notre éternité. À son grand dam, s’amoindrissant, son idéal vient du monde des rêves, sans prendre place dans sa réalité. Il possède une flèche d’or rangée précieusement dans son carquois. Un jour, contraint de l’utiliser, il parcourut la Terre meurtrie pour la retrouver. Cette flèche tant aimée, symbole d’espoir et d’estime fut abîmée et lui brisé sur le trajet de la douloureuse vérité. Un Centaure courageux, fougueux, empreint de désinvolture, une posture pour d’autres, pour lui une imposture. La folie sommeillant dans sa nature l’épuisa, il prit dès lors la décision entre ses lignes de rature, de rejoindre sa grotte. De temps à autre, se bousculant il reprend au galop un rythme effréné. La magie de la vie cueillit en son sein un coin de paradis, un papillon passait par là, lui souriant. Ne sachant pas où cet éphémère l’emmènerait, il le suivit sur la route qui en égare plus d’un, celle de l’amour. Se laissant porter par ce vent chantant dans la vallée, il s’interroge : est-ce possible qu’un Centaure puisse être amoureux d’un papillon et de la lune en même temps ?! Confronté à cette dualité, il s’indigne de cette cruauté, qui dans un monde si bien dessiné serait inexistante. Ne tenant pas en place, derrière ce fleuve d’apparence calme et reposant, se cachent les profondeurs d’un courant tourbillonnant. Partout, il embarque son tempérament de feu de bois qui l’éreinte, jusqu’à ne plus avoir envie de brûler. Mystérieux, se dévoilant très peu, avec la peur d’être un poids, il cache bien son jeu. C’est un vagabond dans l’âme dissimulant ce volcan endormi. Le Centaure en question, je le connais… Quoi que ! Épisodiquement, je rêve que je suis un papillon rêvant être ce Centaure ! Réveillé, je suis toujours papillon ! Avant cette histoire, nous étions des chrysalides, tentant de se révéler dans tout ce méli-mélo. Cette flèche dorée s’est plantée sur la porte d’entrée de mon cœur. Était-ce un accident… ? Très peu d’erreurs et beaucoup de peurs. Je sais combien son œil est aiguisé et que sa seule maladresse est déguisée. Que cette envolée décidée, à demi avouée pour finir secrètement « assumée » ! Comment affronter aux yeux du monde, quand un mi-homme et mi-animal s’entiche d’un compagnon n’étant ni l’un ni l’autre ? Deux créatures de passage sur Terre. Je sais avec certitude qu’il ne le fait pas exprès, une raison d’être : qu’on ne se cerne pas toujours, on se fait tous « défaut ».
Ce Centaure peut être votre ami, un proche ou bien plus. Une partie de « lui » vit en chacun de nous. Me concernant, il est plus qu’une part de moi. Nous sommes certes, cet animal sauvage que nous tentons de maîtriser et qui de temps à autre, se libère de sa cage dans la tourmente. Notre instinct fait des ravages, quand nous essayons de le museler. Il n’est pas docile, il s’apprivoise difficilement, laisser le fauve en liberté ne nous aide pas pour autant. Dans tout ce cirque, nous cohabitons avec des compromis, à tâtons en espérant que le « numéro » ne tourne pas au fiasco. On fait avec les flèches que l’on a, appréhendant et apprenant à vivre avec, jusqu’à la fermeture du chapiteau. Être libre et sans attaches, tout en se sachant attendu ailleurs. Tant bien que mal, nous faisons au petit bonheur la chance. Vouloir se dompter sans comprendre la langue de son manuel, c’est dur ! On jongle pour garder le cap. Qu’il s’agisse d’un Centaure, d’un papillon, d’un dragon ou que sais-je ! Au moment où l’on croise notre reflet dans le lit de la rivière, une complexité est observée. Un visage étranger et familier, déformé par les remous, distinguant vaguement que l’on divague ! Nous ne sommes pas dans les sabots de l’autre, nous ne volons pas avec ses ailes, mais nous possédons tous cette flamme intérieure. Dans le relationnel, nous imaginons comprendre notre prochain, sans détenir le schéma tracé sur ce parchemin mystérieux. Les « bienveillants » chercheront à ne pas blesser davantage, tout en se préservant par la même occasion. Nous sommes tous cet animal doté d’une conscience, nous faisant dire : « Tu n’es qu’un inconscient ! ». Vois-tu le paradoxe ? Vivre avec soi-même s’apprend en s’ouvrant avec le monde. Malheureusement, nous nous arrêtons volontiers sur nos faiblesses, blâmant notre nature honteuse trop « imparfaite ». Pourquoi sommes-nous ici, le but de notre présence sur Terre ? On navigue en mode « pilotage automatique » avec cette fâcheuse manie d’éteindre l’alarme intempestive, certes elle est dérangeante, bruyante, mais nous devons écouter ses cris. La prendre en considération est la meilleure des solutions, ne l’étouffons pas avec un oreiller dessus ! J’ai vu des gens sourire par convenance, pleurer en silence, vivre et mourir en transparence, s’ouvrir et s’enfermer comme une huitre. Ils ne sont pas que nos voisins, avant tout une personne en face de son miroir. Certains exclament haut et fort : « Tout va bien ! », à qui veut l’entendre. Prenons-nous le temps d’aller véritablement bien ? S’accrochant à la routine du train-train quotidien, remettant au lendemain. Tu sais ce TGV du droit chemin, qui termine sa course dans le grand ravin des mille et une silhouettes… Aux destins « communs » sortis de ce moule fabriquant les mêmes histoires sans fin, pour une multitude de pantins.
À travers des tentatives pour trouver sa place. Submergé par les fausses notes, on survit à la mélodie du joueur de flûte, sachant pertinemment où celui-ci nous conduira. La politique de l’autruche demeure tant que l’on ne fait pas face. Nous sommes ces « adultes » perpétuant cette distorsion pernicieuse, en reproduisant ce schéma : des gamins aux rêves écrasés. Brisés par l’horloge de la convenance et de ses rouages de merde, remplie de rouille.
Putain, ça me bouffe d’être vivant et de faire semblant ! En aparté, je parle souvent des autres par métaphore, utilisant le « nous » alors que le « Je » en vaut la chandelle. Plus le temps passe et plus j’oublie ce foutu conditionnement, je me rends compte de sa grande illusion. Nous vivons sans vivre ! À croire que cette grande machinerie fabrique des petits soldats en série avec du plomb dans les ailes et de la peine plein le crâne ! Obstruant ainsi, nos âmes sans y voir clair dans ce cirque devenu trop terne. On nous empêche de dessiner nos rêves avec de l’amour et de l’aquarelle, de peindre enfin un tableau où l’on ne jugerait pas ce Centaure. Un lieu où on lui mettrait une échelle pour aller vers la lune, l’aidant à récupérer sa plus belle flèche sans rien attendre en retour. Et de surcroît d’emporter ce papillon sur son dos, si ça leur chante ! Un endroit où le ravin aurait finalement un pont pour permettre de continuer son aventure. Ce paysage digne d’exister, où le simple désir naît d’un besoin commun. Dans un monde uni et soucieux de son prochain autant que de soi. Là où nous serions entiers, effaçant les faux semblants. Enfin, vivre pleinement sans être un abonné absent… nous sommes des pétomanes à qui l’on colle un bouchon !
Certains ont baissé les bras maintenus par leurs chaînes, d’autres tentent d’offrir le meilleur, pour la prospérité. Actuellement, le monde est peuplé de fantômes, de zombies où la valeur humaine perd de ses saveurs, de ses couleurs. La peur a rongé nos cœurs. Celui qui rêve de ce monde-là est jugé comme un utopiste illuminé avec probablement une tête de hippie bloqué dans les nuages. Un tort ?! On nous rend pessimistes et nous y contribuons par la force des choses, chaque jour un peu plus. D’irréductibles combattants face à l’espoir qui s’effrite davantage. Ils ne font pas du zèle dans cette « mission de sauvetage », juste ils ne veulent plus rester passifs.
« Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal, mais par ceux qui les regardent sans rien faire. »
Albert Einstein.
Ne pas agir reste en soi une action. Ne pas s’opposer à ce tableau immoral, jetant ainsi dans les oubliettes notre responsabilité, ne sera pas un mal pour un bien ! Le formatage menant au royaume de ladite maturité, établi par des adultes « responsables », le discrédite par ses contradictions. Le désir de construire un monde meilleur, ce fruit made in Bisounours pays des enfants refusant de « grandir ». Ces gens-là sont vus comme des êtres irréfléchis, insouciants, naïfs… Ce système prend soin de rendre risible quiconque s’entêterait dans cette direction. J’aime cette citation criante de vérité de Jiddu Krishnamurti :
« Ce n’est pas un signe de bonne santé mentale
d’être bien adapté à une société malade. »
Malgré tout, une empreinte optimiste demeure face aux intempéries. Cette idée traverse les générations et lutte contre le temps et de la folie des dirigeants. Ces derniers pas si intelligents, certainement cultivés et suffisamment dociles pour la bonne marche du système. On espère tous le changement, dans les deux camps il y a de la résistance. On garde précieusement le mot « espoir » dans un coin de la caboche, le seul pansement face au désarroi. C’est aussi l’instinct de survie, le propre de l’humain. Nous sommes tous : intelligemment-con, amoureusement-haineux, la dualité et la contradiction incarnée. Prenons garde à ne pas se faire happer par la lumière enivrante de l’ego. Alors, nous sommes en sursis en attendant la fin de l’humanité. Tolérer qu’une bombe tombe sur un enfant : « C’est la vie ! ». Voilà une réponse clairement abjecte et ça ne nous empêchera pas de dormir ! Cohabitant avec les atrocités, fermant les yeux, ne voulant rien savoir ou se dire impuissant face à cela… La nature humaine est défaillante, nous sommes amochés. Cela est triste à dire, notre survie s’est réfugiée dans un mal dissimulé en compromis, musclant notre conscience dans un moule d’immoralité. Quand la noirceur nous envahit, dans un orage de pluie, nous prions que l’arc-en-ciel adoucisse un peu ce ciel aigri puis nous oublions, jusqu’à la prochaine infamie… Alors, je réitère, que sommes-nous ? Des humains : oui et surtout des enfoirés ! Venus au monde avec une claque au cul et le cri de la douleur comme art de vivre. La rancœur, la colère et la jalousie ont effacé la bienveillance de l’enfance. Le bambin n’a aucune once de méchanceté, sinon celle qui lui a été inculquée. À travers cela, l’humain a été nourri partiellement aux grains de l’injustice. Lui montrant ainsi des outils nécessaires pour survivre dans cette jungle humaine afin de se préserver. Nous devenons méfiants de la gentillesse ! Pourquoi sommes-nous étriqués par ce système ? Pour nous désunir tout simplement, nous rendant corvéables à merci. Conforme au sens de la marche, allant dans celui du vent. Balayant au fur et à mesure ce que nous étions vraiment, pour prendre forme dans l’individualisme. Un être qui se perd de jour en jour sur la route de l’avarice. Délaissant le spirituel, combattant l’émotionnel, laissant pleinement place au rationnel et au matériel. Transformant nos cœurs en pierre et restant sagement assis dans sa prison de verre.
Nous vivons des pléiades d’histoires définissant notre comportement dans lequel nous nous abrutissons. Se détendre : oui, mais à quel prix !? Je suppose que la définition de notre être se situe dans nos actions. De l’amour désintéressé découle des actes de grande valeur. On attend souvent de recevoir avant de donner, préférant avoir que de se faire avoir… Mais dans l’humain tout n’est pas pourri et à jeter ! Oui, nous jouons avec les dommages collatéraux, oubliant parfois que le plus important est de semer des graines de qualité et non de quantité. Qu’importe si elles ne germent pas toutes dans ce pré de désirs, ce n’est pas une raison pour s’abstenir de cultiver cette parcelle. Aujourd’hui, ce monde de supercherie reflète cette image erronée, incomplète, défectueuse. Perdant ce pour quoi nous étions destinés. On se préserve d’un monde qui a relayé l’amour au second plan. La majorité du temps, on se définit par nos traversées du désert. Dans ce monde actuel, rares sont les généreux, l’humanité n’est plus nourrie avec la valeur de ce grain-là. Nous nous trompons d’attitude, car trompés sur la « priorité ». Heureusement, des réfractaires résistent. Avec eux, l’espoir ne meurt pas ! Croyons-en ce jour où l’on pourra compter les uns sur les autres, les yeux fermés ! Utopique, oui ça l’est. Le changement se fait par la folie de ceux qui vont à contre-courant, du Roi Jacques-a-dit. Il n’est pas impossible de fabriquer ce bonheur universel. Ainsi les fruits d’autrui tomberont dans ton panier et les tiens iront dans le leur. Apporter la bienveillance envers son prochain de nos jours (XXI siècle) et croire qu’il te le retournera à parts égales, c’est se fourrer un doigt dans l’œil, provoquant des larmes moutardées de déception ! Nous sommes les architectes du bonheur, mais le plan de construction est atypique à chacun. Est-ce là de l’égoïsme ? Le monde part en sucette, nombreux préférant régler les problèmes d’autrui, plutôt que de s’occuper des leurs. Si chacun prenait soin de lui-même en priorité, dès lors serait un domino plus épanoui et moins radioactif pour l’entourage. Donne par envie, si tu as la ressource nécessaire, sans hésitation. Surtout, ne t’endette pas vis-à-vis de toi, personne ne paiera à ta place. Tu as un trop-plein de quelque chose, partage, c’est aussi simple que ça. Tu ne peux décemment pas offrir à quelqu’un ce que tu ne possèdes pas, cela va de soi ! Des mots soufflés comme le vent ne seront que des paroles dénuées de sens profond. Toute action mène à une réaction, aimes-tu l’odeur insipide d’une promesse ayant le parfum d’une fleur artificielle ? Je présume que non ! À quoi bon engager de belles paroles si les actes ne suivent pas ? Pourtant des personnes se jugent non méritantes et ne perçoivent pas en elles, ce que d’autres verront. Aimer un être pour combler le vide de son amour-propre, qu’adviendra-t-il le jour où il aura trouvé la pièce manquante à son puzzle ? Si c’est toi, abandonneras-tu cet amour ou lui resteras-tu loyal ?! L’amour se décline… Avant de chercher cette émotion chez quelqu’un, commence par la trouver en toi. Ceux qui cherchent les raisons de se détester agrandiront inévitablement leur manque d’amour propre. Ayant compris cela, on sait où commencer. Aller à l’encontre reviendrait à déféquer sur le trône, sachant que la lunette est baissée ! C’est se foutre dans la merde… tu seras le seul à nettoyer. Garde dans ta vie ceux qui te mettent à la même estime qu’eux, surement une règle majeure pour ne pas se perdre. Ceux-là sont des trésors, prends-en soin, ils ne sont pas nombreux.
