Deaf Tong 1 - Mark Farayet - E-Book

Deaf Tong 1 E-Book

Mark Farayet

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Beschreibung

Mark FARAYET crée le personnage de Deaf Tong et va vous narrer les aventures de Tong le Sourd. Tong, un mélange de Tintin, Spirou, un petit rien de Sher­lock Holmes et un zeste de Gaston Lagaffe est le fils d'un Britannique ayant été en poste à Hong Kong et d'une mère coréenne sourde. C'est le premier Opus de la série. Nous découvrons ce nouveau personnage, attendrissant, attachant, touchant dans sa différence et sa volonté de communiquer. Un héros sourd comme on aimerait en voir plus souvent dans nos ouvrages !!

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EPUB

Seitenzahl: 35

Veröffentlichungsjahr: 2018

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Le soleil pointe à l'horizon. Il est pourtant encore très tôt en ce matin de juillet, et la journée s'annonce chaude. Mais la chaleur, Tong n'en a que faire ! Habitué de ces moiteurs, mélange de chaleur et d'humidité, le climat londonien n'est pas pour l'effrayer. Tong était arrivé sur le sol britannique la semaine précédente. De père écossais et de mère sud coréenne, il avait à cœur depuis toujours de fouler la terre de ses ancêtres. A bientôt 25 ans, c'était enfin chose faite ! Du moins, pour le sol britannique. Pour le sol écossais, il allait lui falloir attendre encore un peu …

Tong était un de ces jeunes étudiants en mal d'études qui étudiait d'abord pour étudier. Avec sa dégaine longiligne et son air typé asiatique, c'était pourtant par une différence invisible à l’œil nu qu'il se distinguait. Tong Mc Cullogh était sourd … comme sa maman. Et s'il refusait cette étiquette d'handicapé que tout un chacun voulait lui coller sur la peau, il forçait cependant l'admiration de tous par sa volonté de réussir et de s'intégrer aussi bien parmi les entendants qu'au cœur de ses amis sourds.

Tong avait décidé de rejoindre Londres après la mort de son amie, un drame qui avait changé sa vision de la vie et modifié ses projets à long terme. Après avoir perdu ses parents dans un accident de hors bord, ce décès avait été pour lui une punition qu'il ne comprenait pas.

Tong regarde sa montre : 07:15. Un café s'impose. Il franchit la porte du Beaufort Bar, 91-92 Strand, The Savoy et commande un café gourmand. Bien qu'il ne parlait pas, Tong avait appris à se faire comprendre du monde entendant au fil des années. Cet endroit, toujours hors du temps et particulièrement huppé ainsi que sa copieuse collation lui permettront d'attendre 08:00, l'heure d'ouverture du Daily Mirror, journal avec lequel Tong collaborait parfois. Et ce matin, Tong était tout particulièrement impatient de retrouver son contact, Ann-Lou Merkins, collaboratrice directe de Tina Weaver, directrice du Sunday Mirror, l'édition du dimanche du Daily Mirror, afin de lui proposer ce qu'il considérait comme le scoop mondial de ce début de siècle !

Tong était un mélange de Tintin et Spirou, un petit rien de Sherlock Holmes et un zeste de Gaston Lagaffe. Et c'est sans aucun doute ce qui faisait tout son charme.

Les minutes lui semblaient des heures. Le café ne lui apportait pas le plaisir habituel. Quant aux mignardises, il ne les toucha même pas ! Tong avait horreur de l'inaction, et, si ça n'avait tenu qu'à lui, c'est à 03:00 du matin qu'il aurait débarqué dans les appartements privés de Richard Wallace, rédacteur en chef dudit journal !

Il est exactement 08:03 lorsque Tong pousse la lourde porte du One Canada Square, Canary Wharf, siège du Daily Mirror. Après avoir satisfait aux habituels contrôles de la très sévère sécurité du bâtiment, il se dirige vers l'accueil afin de récupérer son badge et d'être annoncé auprès de Miss Merkins.

L’ascenseur qui le conduit vers le 17ème étage ne lui a jamais paru aussi lent ! Bien qu'elle connaisse déjà Tong, la secrétaire qui l'accueille, comme à l'accoutumée, est sèche et distante. Elle désigne le fauteuil qui jouxte son bureau, comme une manière de faire comprendre qu'il va encore falloir patienter.

C'est à 08:44 précises qu'Ann-Lou Merkins apparaît enfin au bout du long couloir qui mène à son bureau et adresse un signe amical à Tong, en fait un « bonjour » en langue des signes, très chaleureux. Tong appréciait Ann-Lou parce qu'elle avait fait l'effort, dés le début de leur relation professionnelle, d'apprendre la langue des signes. Il se souvient de leur première rencontre, il y a bientôt cinq ans, à Hong Kong. Elle avait été particulièrement touchée par la sensibilité du jeune homme et sa façon très accessible de communiquer avec les entendants, et ça lui été apparut comme une évidence qu'elle devait, elle aussi, se rendre accessible dans sa communication avec le jeune homme sourd. Elle avait appris les bases de la langue des signes en moins de deux ans, mais ce sont ses échanges visios avec Tong qui l'avaient confirmée dans la pratique de cet art.