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Dans l’objectif perpétuel d’infléchir sa plume, même modestement, délaisser la table d’écriture pour les routes et les chemins. Composer des vers dans le mouvement, s’éloigner de l’écrit pour renouer avec l’oralité originelle de la poésie. Et dans une optique de création, se déplacer… Peut-être fuir…
À PROPOS DE L'AUTEUR
Passionné de littérature depuis toujours, Emmanuel BORTNIKOV ne franchit le pas de l'écriture que tardivement, lorsqu'il redécouvre la poésie. Cette rencontre intervient tandis qu'il parcourt la bibliothèque familiale et arrête son regard sur un receuil de poèmes d'Alfred de Vigny. Plus tard, les Fleurs du Mal de Baudelaire… La poésie, lue puis rédigée, devient rapidement pour lui une passion, mais aussi un besoin… Une fuite et une quête…
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Seitenzahl: 17
Veröffentlichungsjahr: 2026
Emmanuel BORTNIKOV
DÉAMBULATIONS POÉTIQUES
Délaisser l’immobilité pour rejoindre le mouvement, telle est la démarche de cet ouvrage.
Dans un perpétuel besoin de faire évoluer son écriture, même de manière partielle, il s’agit pour l’auteur de modifier son processus créatif afin d’infléchir sa plume.
Tenter ainsi d’impacter la forme, les sonorités, le rythme, pour renouveler, et c’est sans doute le plus imposant des défis, le fond du propos, le ton adopté, les thématiques abordées.
Pari audacieux.
Délaissées, la table d’écriture, la tasse de thé, la bibliothèque et ses ouvrages de référence ; un petit carnet logé au fond de la poche apparaît largement suffisant.
S’éloigner de l’écrit pour embrasser l’oralité du récit, en composant des vers le long des routes goudronnées et des chemins de terre battue. La poésie regagnant son essence orale, originelle.
Sous des cieux ensoleillés ou menaçants, la courte promenade au coin de la rue, la déambulation urbaine prolongée selon l’envie, l’excursion plus engagée, parfois physique, à travers champs et forêts.
Les mots survenant au fil des pas, les poèmes prenant vie avec le décompte des kilomètres.
Plus largement, le déplacement comme mode d’écriture, le cheminement comme philosophie de vie.
Une fuite ? C’est probable.
Un exil volontaire ? C’est certain.
Ombre portée sur lesol,
Lancinant rythme despas.
Doux périple sans envol :
Fuir la vie jusqu’au trépas.
Dans les arômes cubains
D’un cigare classieux,
Je m’éloigne, mais en vain ;
Non ! Nul n’échappe à ses cieux.
Naît un rayon lumineux
En ce ciel de désespoir ;
À l’écart des vents haineux
Irradie le jour, l’espoir.
Dans cette infime lueur,
Saurai-je trouver l’attrait
Pour ce qui vit, pour l’ardeur,
Ce qui étreint, ce qui crée ?
Fin mélomane, le vent se plaît,
En ce charmantsoir,
À faire chanter de longs couplets
À ces haubans noirs.
Planent d’exquises sonorités,
Pures harmonies
Suscitant religiosité
En mon cœur terni.
Serait-ce Dieu qui siffle gaiement,
Pour notre plaisir ?
Ou bien le diable qui, patiemment…
À moi de choisir.
