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Deuxième recueil de poèmes de James COTANTIN. Après "Rien qu'une esquisse..." Il récidive et vous offre un nouveau voyage dans ses rêves, ses désirs, ses délires, ses mots d'humour, ses mots d'amour...
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Seitenzahl: 34
Veröffentlichungsjahr: 2024
C’est drôle qu’en peinture on mette toujours l’apprêt avant !
AVANT… LA SUITE
.
Monte-à-Regret
Matin câlin
Vestige osculaire
Palimpseste
Quincaillerie
Éveil
Hall aux rimes 1
Sans qu’il y paresse
INTERMÈDE : Apostrophe
Marchand du temple… avec mes Saint-Suaire salutations
Blue note
Quand…
Hall aux rimes 2
Analepse
Grandes amours et petits commerces
Maux fléchés
Comme…
Divine arithmétique
Mandrakadabra
Gueule de bois
La Putain respect… able
.
INTERMÈDE : Point d’interrogation
Apocalypse
Le Chopin de Montauban
Soirée sacrée
Fatalisme
Paradoxes guère épais
Paroles d’évangile… sur papier bible
Ne jamais prophèter plus haut que son but
Extérieur jour
Donnez-nous notre pain…
Dans ses yeux
Sniper
Jeunesse
Naupathie
Nuit blanche et matin gris
INTERMÈDE : Points de suspension
Naissance d’une vocation
Écris ta vie
Le Nom de la rose… crémière
Le sudiste est à l’ouest
Over the moonlight
De profundis
…LA SUITE.
La juge
Accusé Cotantin levez-vous !
L’accusé
Appelez-moi James, Madame la Présidente… Mais vous au fait, quel est donc votre petit nom ?
La juge
Il suffit ! Accusé veuillez décliner vos nom, prénom, âge et profession.
L’accusé
Cotantin, James, T’sept ans.
La juge
Pardon ?
L’accusé
T’sept ans !
La juge
Soit ! Poursuivez !
L’accusé
Écrivaillon
La juge
Vous voulez dire écrivain ?
L’accusé
Non, non, je suis bien trop modeste. Je confirme écrivaillon.
La juge
Soit ! Greffier consignez : écrivaillon.
Le greffier
Miaouuuu ! Meouaaou miou ! (1)
La juge
Cotantin le tribunal vous accuse d’outrepassement de vos capacités intellectuelles et littéraires. Vous avez été précédemment impliqué dans la commission d’un recueil de textes. (2)
Tous les spécialistes de la place, critiques littéraires, scoliastes et commentateurs de tout poil du monde de l’édition, en ont dénoncé le manque total d’intérêt et la suprême médiocrité.
Et voilà que non content de cet affront fait à la langue française, vous osez récidiver !
Accusé, vous êtes donc poursuivi du chef de : Délit de suite… En conséquence, vous vous trouvez passible d’une peine de bannissement de tout lieu de culture, quelle qu’en soit la vocation, pour une durée pouvant atteindre dix ans. Ainsi que d’une peine d’amende d’un montant de quatre-vingt-dix-huit centimes d’euros par lettre, chiffre ou tout autre caractère typographique que vous oseriez employer pour écrire des mots en français. Pour exemple votre simple autographe pourrait vous coûter douze euros soixante-quatorze !
L’accusé
Comme la vie est belle au pays de Kafka
La juge
Accusé, taisez-vous ! Vous ne parlerez que lorsque je vous y autoriserai !
À ce propos, vous n’avez pas souhaité l’assistance d’un avocat. Vous avez donc la parole pour faire valoir votre défense.
Greffier veuillez consigner !
Le greffier
Miaouuuu !
L’accusé
Que Madame la Présidente,
Ne se mette pas en colère,
Mais plutôt qu’elle considère
Qu’elle ne trouvera au fond de mon ouvrage,
Aucune fourberie à vouloir faire outrage,
À la belle langue de Baptiste Molière,
Non plus pour autant m’en faire thuriféraire
Lorsque je compose, c’est avec égoïsme,
Un peu comme m’offrant un suave onanisme.
Je nourris le fantasme et lutine la muse
Mais pour tous ces forfaits, je ne demande excuse.
Jamais je ne serai, par Busnel, convié,
Ni par Trapenard, à l'un de leurs shows télé.
Si bien sûr, à Prévert je voudrais ressembler,
À Ronsard, à Rimbaud et même à Montcorbier,
La dure vérité me remet à ma place,
Tempère mes envies et freine mes audaces.
Moi, je ne brigue pas le Nobel, le Goncourt…
Être élu est bien rare et bien long le parcours.
Malgré les détracteurs et leurs éreintements
Je poursuis mon ouvrage avec entêtement.
Moi, je joue petit jeu et je veux m’y tenir
Mes bouquins n'aspirent qu’à prêter à sourire !
J'attise au soufflet, le feu de l’illusion
Pour mieux fondre les mots, comme fer en fusion
Je ne suis qu’artisan, forgeron de la rime,
Dévoilant à chacun mes espaces intimes.
Tirant à la ligne, plumitif du dimanche
Je suis un besogneux, chasseur de pages blanches,
Avec pour fol espoir de parfois faire rire,
Parfois vous émouvoir ou parfois réfléchir.
