Rien qu'une esquisse... - James Cotantin - E-Book

Rien qu'une esquisse... E-Book

James Cotantin

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Beschreibung

James Cotantin jusqu'à présent noircissait des cahiers par plaisir égoïste d'écrire et conservait précieusement ses compositions dans un coin de sa mémoire... et de sa bibliothèque. Il a décidé aujourd'hui de vous inviter à partager un peu de sa vie à travers ce recueil. Une première publication mêlant les vers et la prose, l'espoir de la nostalgie, le sérieux de la dérision, le déraisonnable de la sagesse et la rationalité de l'absurde. Il signe ici un ouvrage où chacun pourra venir picorer au gré de l'humeur et du moment.

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Seitenzahl: 52

Veröffentlichungsjahr: 2024

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Qui d’Elbeuf ou de La Napoule était là le premier ?

TABLE

Prêt ? Ambule !

Cabanon.

Pape à papa

Le requin majordome

Fête fatale

Le train de la peur

Défense d’y voir le mal

Latin de garenne

Grandeur et décadence

Et soudain il ne plut plus .

Mémoire hiémale

Vanités

Exilode

666

Cliché

Malaise Majesté

Mi-février ou Miaou (à Joe)

Chaud effroi

L’immobile voyage

Chromophobie

Désunion en viatique

Coq en toc

Horizons funèbres

L’avenir de l’eau

Magie en croûte

La bourse aux sentiments

Montcorbier de Montfaucon

A toi Sausset

La mort de Bayard

Lettre à Elise

Rien qu’une esquisse

Discordance des temps

Anatomie d’une leçon

Silence et dors !

Grand -place

Emotions polychromes

Synapses

Grain de sel

Une noix

PRÊT ?

AMBULE !

J’aime le matin, me lever de bonheur.

Du bonheur, de cet esprit reposé par le sommeil et encore tout enchanté de rêves.

Du bonheur, de ces instants où j’aime à laisser mon imagination, courir et poser sur le papier, tous ces mots qui traversent ma tête et que je me plais à accoler. J’en joue comme des pièces d’un puzzle géant dont l’image, peu à peu, se révèle en ces phrases que je triture, structure et restructure longtemps, avant d’arriver à satisfaction.

Du bonheur, de voir les vers le disputer à la prose, la tendresse au mépris, et la rancœur à l’amour.

Du bonheur, d’une tasse de thé, d’une pomme et de quelques biscuits… Je chausse mes lunettes et me voilà parti.

Je suis face à mon écran, dans le calme confortable de mon bureau. Par la fenêtre ouverte me parviennent les pépiements de gentils passereaux qui, de cette douce aubade, saluent le lever du jour. Leurs chants sont, de loin en loin, couverts par les cris puissants d’un vol de gabians en quête de quelques poissons à bouloter pour le petit déjeuner. S’ajoutent à cela une odeur fraîche de rosée et le clapotis de l’eau sur les coques des bateaux. Je goûte la sensualité de ces délices, faites de tout petits riens, nous offrant ces moment de calme et de volupté… J’en chéris le luxe !

La lune n’en finit plus de s’enfuir quand, le soleil lentement se réveille étirant tour à tour, chacun de ses rayons.

aaaaaaaaaassssssssssssssssssssqqeeeeeeeeerrrrrrrrrrrrrrrrrrrdddddlx xxxxxxxxxxxfffffffffffffxxxxxxgggggggggggggggggggggjjjjjjjjbn nnb,,,,,,,,,,,,,cdmùfoe^qprlcz)rz^ ;rdp ;r ;lrlàh115233335+6i111…0 00000000…………………

Oh ! Excusez-moi, mon chat vient de faire un tour par le clavier !

Peu réceptif à mes réprimandes, -Cause toujours, mon bonhomme !-Monseigneur Raminagrobis décide, selon son bon vouloir, de partir en me tournant le dos, la tête haute et la queue en point d’interrogation, fier de son exploit mais sans vraiment s’intéresser à moi. Je soupçonne ce greffier importun d’avoir déjà en tête l’intention de revenir avant peu…

Alors, je referme la porte du bureau et vous propose une balade sur ma carte du tendre. Je vous emmène tour à tour sur les chemins de l’illusion, les collines de l’absurde, les rivières de l’humour, les falaises de la passion et les océans de l’amitié.

Tenez-vous prêts !

Nous partons de bonheur.

Cabanon

Garrigue assoiffée, parfumée de thym,

Par un doux avril de soleil noyé,

Le cœur fredonnant, je suis le chemin

Vers le bastidon des jeunes années.

Dans la campagne où je fus enfant,

Un vieux cadenas, une clé rouillée,

La porte de bois s'ouvre en miaulant,

Comme un chat fâché d'être réveillé.

Par le fenestron aux volets disjoints,

Un rai lumineux dégouline au sol.

Mille poussières volent en essaim,

En luisant fatras, tels vers-lucioles.

Fenêtre coincée, qu’à grand-peine j'ouvre,

Le vieux contrevent grince sur ses gonds,

Mon vieil amandier que je redécouvre

Et le grand azur jusqu'à l'horizon.

La table, deux chaises, le chiffonnier,

Dans le vieux buffet, deux piles d'assiettes,

Cinq ou six verres bien dépareillés

Et puis, pour l’eau fraîche, une gargoulette.

En face de moi s'ouvre une chambrette,

Je tire des draps de mon havresac

Et refais le lit du pied à la tête.

Cri-cri des grillons, les meubles qui craquent...

Alors, je m'en retourne sur le seuil.

Le vieux banc de pierre, adossé au mur,

Je m’y assois, tout près du chèvrefeuille

Qui vit cramponné à chaque fissure.

Dorant au soleil, quelques lagremuses

Semblent m'épier, depuis la rocaille.

Secrètement, je leur demande excuses,

Car je suis confus d'avoir mis le oaï.

Je reste ainsi, assis à rêvasser,

Serein, jusqu’au soleil qui redescend.

L'heure est venue, je rentre pour diner,

Fougasse à l’anchois et fromage blanc…

Je prends pour dessert un pochon de figues,

Ravivant ainsi bien des souvenirs.

Retour au bercail de l'enfant prodigue,

Mais pas de veau gras pour l’y accueillir.

Puis, dans le lointain, un vieux campanile

Annonce en dix coups l'agonie du soir.

Ce petit chez moi, si loin de la ville,

Est plus somptueux qu’un riche manoir.

Me voilà donc, gentilhomme sans terre,

Mais plus fortuné que moult souverains,

En ce pays, façonné par nos pères,

Dans ce cabanon, désormais le mien.

Les coudes posés sur le coin de table,

Le menton collé aux paumes des mains,

Je me songe roi d'un château de sable,

Changeant en vassaux mille suzerains.

Le chant du hibou…voici la nuit noire.

Je m'en vais au lit, Giono en main,

Je pars sur les toits avec Le hussard,

Avant de dormir, rêvant à demain.

Pape à papa

Un jour, Monsieur Nestor Tillon,

Voulut changer son atmosphère

Et couvrir le mur du salon,

D'une photo, format poster.

Sous le regard de sa tribu,

Du chien, du chat et des enfants,

Il prépara pinceaux et glu

Et s'activa diligemment.

Devant les yeux écarquillés,

De la mère et de ses petits,

Le voilà prompt à maroufler

Les bulles d'air et les faux plis.

Mais la marmaille crie haro,

Lorsque le père colle à tort,

Tout à l’envers, le bas en haut,

La belle image, le trésor.

Un souvenir du Vatican

Qu'il s'offrit un pieux matin.

Il est pour moi c’est évident !

Par ma foi le Pape y est peint !

Mais nom d’un dieu, lui dit sa femme,

Crois-tu qu’à Rome un messie dort ?

Tu es naïf, voilà mon drame.

Je n’en peux plus de ton folklore.