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Du luxe à la misère… Le chaos continue… Les souvenirs s’estompent… mais pas pour tout le monde !
Le problème, avec la notoriété, ce sont les attentes démesurées. Quand la mère de Mack, Millicent Moreau, fait appel à Doreen pour un petit problème qu’elle cache depuis des décennies, elle se sent obligée de l’aider. Après tout, ça ne peut pas faire de mal ! Dans le pire des cas ? Ça agacera un peu Mack, mais elle commence à en avoir l’habitude.
Or quand il s’avère que le « petit problème » de Millicent implique un mariage raté, un sac de bijoux provenant d’une bijouterie rasée par un mystérieux incendie des décennies plus tôt, une éventuelle fraude à l’assurance et peut-être même un meurtre Doreen est forcée de reconnaître qu’elle s’est encore fourrée dans un beau pétrin.
Avec son fidèle trio à fourrure et à plumes, elle déterre cette vieille affaire pour découvrir qu’elle est en réalité bien plus actuelle qu’il n’y paraît.
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Veröffentlichungsjahr: 2022
Première de Couverture
Page de Titre
Résumé du livre
Prologue
Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Chapitre 9
Chapitre 10
Chapitre 11
Chapitre 12
Chapitre 13
Chapitre 14
Chapitre 15
Chapitre 16
Chapitre 17
Chapitre 18
Chapitre 19
Chapitre 20
Chapitre 21
Chapitre 22
Chapitre 23
Chapitre 24
Chapitre 25
Chapitre 26
Chapitre 27
Chapitre 28
Épilogue
Un tueur dans les kiwis
Note de l’auteure
À propos de l’auteure
Tous droits réservés
Un nouveau polar « cozy mystery », par Dale Mayer, auteure de best-sellers au classement du USA Today. Suivez les aventures de Doreen Montgomery, jardinière et détective en herbe, et de ses adorables assistants (un chat, un chien et un perroquet) dans leurs enquêtes criminelles dans la jolie ville de Kelowna au Canada.
Du luxe à la misère… Le chaos continue… Les souvenirs s’estompent… mais pas pour tout le monde !
Le problème, avec la notoriété, ce sont les attentes démesurées. Quand la mère de Mack, Millicent Moreau, fait appel à Doreen pour un petit problème qu’elle cache depuis des décennies, elle se sent obligée de l’aider. Après tout, ça ne peut pas faire de mal ! Dans le pire des cas ? Ça agacera un peu Mack, mais elle commence à en avoir l’habitude.
Or quand il s’avère que le « petit problème » de Millicent implique un mariage raté, un sac de bijoux provenant d’une bijouterie rasée par un mystérieux incendie des décennies plus tôt, une éventuelle fraude à l’assurance et peut-être même un meurtre… Doreen est forcée de reconnaître qu’elle s’est encore fourrée dans un beau pétrin.
Avec son fidèle trio à fourrure et à plumes, elle déterre cette vieille affaire pour découvrir qu’elle est en réalité bien plus actuelle qu’il n’y paraît.
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Vendredi matin…
Cela faisait deux jours que Doreen s’était rendue chez Ed Burns. Elle avait fait profil bas et était restée discrète depuis lors. C’était vendredi matin, et elle était de retour chez Millicent. Celle-ci n’avait pas cessé de parler depuis que Doreen était arrivée pour désherber, mais cela lui convenait. Doreen était plus qu’heureuse de l’écouter se remémorer le drame familial de Jude et Ed Burns, puis celui de Frank et Fred Darbunkle.
— Ma chère, vous êtes une véritable prodige, déclara Millicent.
— Pas du tout, répliqua Doreen. Qui aurait cru que je découvrirais tout ça simplement en trouvant un pic à glace dans le lierre ?
Millicent gloussa.
— Vous ai-je déjà parlé des bijoux que j’ai trouvés ?
Doreen se redressa.
— Des bijoux ? Où ?
— Ils étaient dans le genévrier, répondit Millicent. C’était il y a bien des années. Je n’ai jamais retrouvé leur propriétaire.
— Avez-vous demandé à Mack de le découvrir ?
— Mack n’était même pas policier à l’époque. Je ne crois pas lui en avoir parlé depuis qu’il a rejoint les forces de l’ordre, maintenant que j’y pense, s’interrogea Millicent en fronçant les sourcils. Vous savez quoi ? Je vais voir si je peux les trouver.
— Surtout si vous voulez savoir à qui ils appartiennent, affirma Doreen. Cela pourrait prendre du temps pour retrouver les propriétaires.
Millicent regarda Doreen et sourit.
— Pas avec vous, ma chère. Vous êtes si rapide. Je vais y jeter un coup d’œil, car je veux que vous ayez les bijoux, et je veux que vous découvriez à qui ils appartiennent.
— Oh, mais… commença Doreen.
Mais, il était trop tard. Millicent était déjà partie.
Doreen gloussa. Apparemment, une nouvelle affaire non résolue venait de se présenter à elle.
Vendredi, fin de matinée…
Doreen rentra lentement chez elle, avec ses trois animaux à ses côtés. Elle venait de quitter une Millicent déconcertée, qui n’avait pas retrouvé les bijoux dont elle avait parlé. Doreen ne savait pas si la mère de Mack était sérieuse à propos de cette histoire ou si sa mémoire commençait à lui faire défaut et qu’elle imaginait peut-être tout cela. Doreen ne l’espérait pas, car cela semblait être un nouveau mystère amusant et probablement quelque chose de complètement inoffensif. Elle commençait à en avoir assez d’être la cible d’attaques durant ces missions. D’un autre côté, Mack n’aimerait pas que sa mère soit impliquée dans l’une des affaires de Doreen.
Lorsque celle-ci et ses animaux eurent atteint le ruisseau, elle se retourna et vit Goliath qui était à la traîne. Elle s’accroupit et l’appela à elle. Il s’étira en la regardant. Doreen sourit en passant un bras autour de lui, puis souleva le gros chat Maine coon roux et continua son chemin au bord du ruisseau. Goliath était clairement satisfait d’être porté. Ce fut alors que Thaddeus décida qu’il le souhaitait également.
Thaddeus perché sur son épaule, fixait Goliath, visiblement peu impressionné de devoir partager l’amour et l’attention de Doreen. Elle leva une main et caressa l’oiseau.
— Tout va bien, Thaddeus.
Il lui chanta à l’oreille, frottant doucement sa tête contre la sienne. Puis le chat fit de même, avec un peu plus de force, ce qui était sa façon de lui montrer qu’il l’aimait aussi.
Mugs en prit conscience, mais était clairement assuré de l’amour de sa maîtresse pour lui, car il sembla leur sourire. Elle gloussa et, les bras chargés, continua à se diriger vers sa maison. La rivière avait monté, mais Doreen n’était pas au courant des détails des fluctuations du niveau de l’eau. Elle savait qu’elle montait parfois avec l’eau qui descendait des montagnes – avec les niveaux les plus élevés aux petites heures du matin – puis qu’elle se retirait et parfois remontait, selon la température et la fonte des neiges. Mais maintenant, le niveau était visiblement plus élevé, et le son de la rivière qui clapotait à côté d’elle était charmant.
Bien qu’elle fut nommée Mission Creek, elle avait plus la taille d’une rivière, et il était hors de question qu’elle essaie de la traverser maintenant. Avec la force et le débit de l’eau, elle doutait qu’elle y parvienne sans être emportée vers le lac.
Cette pensée lui rappela une autre affaire sur laquelle elle avait travaillé, où un petit garçon et un homme à tout faire avaient disparu. Elle était reconnaissante d’avoir réussi à retrouver leurs corps dans le lac et d’avoir permis aux familles de tourner la page.
Elle ne voulait pas penser au scénario du pic à glace qu’elle venait de vivre. Elle voulait profiter de ces journées pour jardiner, rendre visite à sa grand-mère et peut-être trouver une librairie d’occasion pour remplacer la bibliothèque, afin de ne plus subir l’œil inquisiteur de la bibliothécaire de nuit. De retour dans son quartier, elle posa Goliath dès qu’elle fut arrivée au coin de la rue.
— Tu peux marcher le reste du chemin, Bouboule.
Mugs aboya devant Goliath, puis courut un instant avant de ralentir, puis de poser son gros museau sur le chemin pour renifler.
Doreen s’arrêta et aperçut des planches neuves empilées sur le sol près de sa maison. Elle fronça les sourcils et se dirigea vers le côté de la maison le plus proche de son voisin, Richard de Genaro. Tout était encore là : les gros parpaings et les poutres que Mack et elle avaient empilés là, mais un tas de planches de cinq par dix avait été ajouté.
Alors qu’elle continuait vers l’avant de la maison, elle entendit du fracas. C’était Arnold, le policier plus âgé que Doreen avait rencontré lors de son premier jour ici, qui livrait les planches de bois.
— Hé, Arnold. Vous en avez en trop ?
— Bien sûr. Ma femme m’a demandé de nettoyer cette remise, répondit-il. Je ne sais pas combien peuvent être utilisées, mais Mack m’a dit de tout apporter et qu’il se chargerait de se débarrasser de ce dont vous n’avez pas besoin par la suite.
Il lui fit un sourire.
— Meilleur marché à ce jour. Je peux économiser dix dollars en ne le portant pas à la déchèterie.
— Bien, dit Doreen, en regardant le bois. Et avec un peu de chance, nous trouverons une utilité à chacune d’entre elles.
Puis le policier sortit deux très longues et grosses planches.
— Wouah, c’est pour quoi faire ?
— Elles sont parfaites pour les limons d’escalier, expliqua-t-il, en fonction du nombre de marches que vous allez découper.
Elle hocha la tête comme si elle savait ce que cela signifiait, bien que cela n’ait aucun sens pour elle. Quelle idée de limer des escaliers ? Les gens préféraient le solide. Mais en étudiant les planches, Doreen s’aperçut qu’elles avaient l’air plutôt solides, avec une épaisseur entre quatre et cinq centimètres. Et elles étaient vraiment longues. Elle ne savait pas quelle longueur avec certitude. Mais elle était quand même contente de les avoir.
— Savez-vous combien elles mesurent ?
— Environ un mètre quarante chacune, répondit-il, et j’en ai quatre.
— Que faisiez-vous avec ?
— J’étais censé construire des marches sur la terrasse, mais ma femme a changé d’avis et voulait une balustrade tout autour.
Puis Doreen tilta.
— J’ai compris. C’est à ça que ça sert, les marches pour ma terrasse.
— Ça vous coûtera un peu plus d’argent, ajouta-t-il, mais, si vous trouvez quelques pièces supplémentaires, vous vous en sortirez bien.
— Je l’espère bien, dit-elle. Je suis encore en train de réfléchir à ce que je vais mettre dessus.
— Eh bien, si vous prenez ces planches, vous n’aurez pas à l’entretenir ou à le repeindre tous les dix ans. Mais les terrasses en bois sont beaucoup plus belles. On met du bois et on se dit qu’on peut le peindre une fois. Après, ce sera le problème de quelqu’un d’autre, dit Arnold avec un rire rauque.
— Je pense que le bois fera l’affaire pour l’instant, dit Doreen en souriant.
Mais elle ne savait pas pourquoi il lui apporterait du mauvais bois. Les poutres étaient… eh bien… vertes. Elles étaient censées l’être ?
— Et, bien sûr, nous avons pratiquement utilisé toutes les balustrades que nous avions, dit-il. Il me reste peut-être quelques rails métalliques, mais pas beaucoup à mon avis.
— Je vais en parler à Mack et voir ce qu’il en pense.
En laissant tomber la dernière poutre sur le sol, Arnold dit :
— Vous savez quoi. Je lui en parlerai la prochaine fois que je serai au bureau.
— Vous ne travaillez pas aujourd’hui ?
— Non. J’ai pris ma journée. Ma femme a prévu de faire venir la famille ce week-end, dit-il avec une grimace. Elle voulait que je me débarrasse de tous ces trucs d’abord.
Doreen sourit en entendant sa réponse.
— Vous n’aimez pas les listes élaborées par votre femme ?
— Non, pas du tout, rétorqua Arnold en lui lançant un regard noir.
Sur ce, il se dirigea à l’arrière de son pick-up, ferma le hayon, puis la salua brièvement de la main avant de sauter dans son véhicule et de partir.
Ravie, Doreen se précipita à nouveau vers la pile de matériaux ; elle était beaucoup plus fournie. Non seulement cela, mais des planches qu’elle n’avait pas vu être livrées étaient empilées devant elle. La contribution de quelqu’un d’autre. Elle sortit son téléphone et se mit à parler dès que Mack décrocha.
— Arnold vient juste de passer, il a livré des limons d’escalier et des planches de cinq par dix.
— Parfait, dit-il. Comment est le bois ?
— Il ressemble à du bois ? hésita-t-elle. Un peu vert. Je ne comprends pas pourquoi on m’apporterait du mauvais bois.
— Du mauvais bois ?
— C’est vert, répéta-t-elle, comme si cela était une explication suffisante.
Mack explosa de rire à l’autre bout du fil. Elle fusilla son téléphone du regard.
— Tu recommences, le mit-elle en garde.
— Quoi ? s’enquit-il entre deux rires.
— Tu te moques de moi.
— Je ris avec toi.
— Sauf que je ne ris pas, et que je ne vois rien de drôle qui puisse me faire rire.
Elle regarda autour d’elle, cherchant d’autres morceaux de bois verts.
— Le vert signifie qu’il est traité, continua-t-il.
— Traité comment ? interrogea-t-elle. Avec respect ?
Le policier repartit dans de grands éclats de rire.
— Non. Traité pour qu’il ne pourrisse pas.
— Oh, souffla-t-elle. Évidemment, ils ne voulaient pas que le bois pourrisse. Mais alors pourquoi les cinq par dix n’ont-elles pas été traitées aussi ?
— Parce qu’une fois que tout sera en place, il sera difficile de voir ces limons parce qu’ils seront surmontés de marches.
Elle étudia les planches et hocha la tête, même si elle était totalement confuse.
— Bien, déclara-t-elle avant de durcir sa voix. Tant que tu sais ce que tu fais. Est-ce que la terrasse sera verte ?
— On peut se procurer des planches traitées en brun aussi, proposa-t-il. Tout dépend de ce que tu veux faire. Nous pouvons poser des lames de terrasse sur le dessus, et elles auront l’apparence du bois naturel. Il faudra alors les vernir ou les recouvrir d’un autre produit de conservation. Ou nous pouvons nous procurer des lames déjà traitées qui ont un aspect plus naturel.
— J’aimerais que ce soit plus naturel.
— Nous n’en sommes pas encore là.
— Non, mais on reçoit beaucoup de bois, répliqua-t-elle, surprise. Arnold a apporté quatre de ces planches de limon.
— C’est génial, s’exclama Mack. On pourra faire un escalier avec des contremarches grâce à toutes ces planches.
— Des contremarches ?
— Imagine que nous allons tailler des triangles sur chacune des planches et poser des marches dessus, expliqua-t-il. Il en faut donc plusieurs. Mais, nous pouvons aussi faire sans sur toute la longueur de la terrasse, alors nous devrons espacer ces limons d’un mètre, ou peut-être un mètre vingt, et tu pourras ensuite poser de longues planches tout le long des marches.
Doreen opina du chef, mais elle n’avait aucune idée de ce qu’il voulait dire par « tailler des triangles ». Cependant, elle lui avait donné assez de raisons de rire pour la journée.
— Alors, de quoi d’autre avons-nous besoin ?
— Des lames de terrasse, répondit-il, et des balustrades, puis la quincaillerie pour assembler le tout.
— D’accord, et les balustrades sont plutôt chères, n’est-ce pas ?
— En effet, ce qui est une autre raison d’envisager de faire simplement des marches tout autour.
Elle contourna la future terrasse.
— Notamment si nous avons déjà quatre limons en notre possession.
— Je ne suis pas sûr que ce sera suffisant pour l’instant, prévint Mack.
— OK. Dès que tu en auras l’occasion, tu pourras passer, jeter un coup d’œil, et voir ce dont nous pourrions avoir besoin d’autre.
— Je discutais avec un des gars du bureau. Il a une bonne partie des fixations et de la quincaillerie. Il a terminé sa terrasse, et il lui reste encore beaucoup de vis, donc j’espérais récupérer son surplus.
Doreen sourit de plaisir.
— Wouah, c’est une sacrée opération que tu as mise en place.
— Tout le monde a de la quincaillerie en trop après ces projets, déclara-t-il. L’astuce est de s’assurer de prendre le nécessaire en quantité suffisante.
— D’accord, mais, si les lames de la terrasse sont de différentes sortes et couleurs, il y a de fortes chances que la terrasse ne soit pas faite d’un seul type de lame, n’est-ce pas ?
— Pas forcément, répondit-il joyeusement. Il s’agit de voir si nous pouvons en trouver suffisamment, et si ce n’est pas le cas, il faudra mettre la main au porte-monnaie.
— Bien, grimaça-t-elle en entendant le bruit de la caisse enregistreuse dans sa tête.
— Mais, après avoir rassemblé tous ces restes de quincaillerie, je suis quasiment certain que nous pourrons obtenir un devis d’environ mille dollars pour compléter.
— Sérieusement ? s’illumina Doreen.
— Ouaip. Je passerai jeter un coup d’œil, mais pas aujourd’hui.
Le policier accompagna sa déclaration d’un lourd soupir.
— Nous sommes un peu occupés avec la paperasse et les interrogatoires avec diverses personnes.
— Désolée pour tout ce travail supplémentaire, s’excusa-t-elle d’une voix enjouée. Contrairement à toi, je peux laisser tomber maintenant.
— N’est-ce pas… grogna-t-il. D’un autre côté, on ne peut pas trop se plaindre, car tu nous aides à résoudre toutes ces affaires.
— Tu sais, je me demande ce que vous avez fabriqué pendant ces deux dernières décennies, déclara-t-elle d’un ton doucereux. Étant donné mon arrivée récente et le nombre d’affaires que nous avons clôturés…
— Nous ne sommes pas restés les bras croisés. Crois-moi. Nous avons entendu de nombreuses blagues sur le manque d’efforts de la police sur certaines de ces affaires. Et c’est loin d’être équitable, car tu ne travailles que sur une seule affaire à la fois, alors que nous avons des tonnes d’affaires en cours.
Doreen grimaça.
— Tu as raison. Ce n’est pas juste, et je sais que vous feriez comme moi, si vous aviez de la main-d’œuvre en plus.
— Si nous avions de la main-d’œuvre en plus, répéta-t-il, nous pourrions faire toutes sortes de choses.
Elle entendait la fatigue et la frustration dans sa voix et savait que ce n’était pas juste de l’encourager. Elle le faisait seulement parce qu’il s’était moqué d’elle quelques minutes plus tôt. Et puis, elle avait toujours envie de poser des questions sur les limons et la terrasse, mais elle convint que ce n’était pas à son avantage.
— Nous parlions d’un dîner, continua-t-elle prudemment.
— Je ne peux pas ce soir, répondit Mack avec regret. J’aurai de la chance si je sors du bureau aujourd’hui.
— Tu ne dors pas là-bas, j’espère ?
— Ce ne sera pas la première fois, même si, en général, je fais plutôt des siestes dans mon fauteuil. Ensuite, je me lève et je marche un peu, pour me vider la tête.
— Tu ferais mieux de rentrer chez toi, de dormir au moins quatre heures et de revenir frais et reposé, dit-elle, avec juste assez d’autorité dans la voix pour le faire glousser.
— Qu’est-ce que tu racontes ? Tu t’inquiètes pour moi ? Et quand es-tu devenue une telle experte en nuits blanches d’ailleurs ?
— Eh bien, c’était ma vie d’avant, dit-elle. Non pas que je travaillais, mais je restais éveillée et je m’inquiétais.
— Tu t’inquiétais pour quoi ?
— Mon avenir, mon mariage, l’absence d’enfants, ce que je faisais de ma vie, et comment je me suis retrouvée dans un mariage sans amour, pour commencer.
— Désolé.
Une note de surprise tintait sa voix.
— Je ne m’attendais pas à faire remonter de mauvais souvenirs.
— Non, je le sais bien. Je me disais que j’avais besoin de parler à ton frère, puisque ma deuxième chute à travers mon petit pont a annulé notre première rencontre.
— Bien, dit-il avec une grande satisfaction. Je vais arranger ça.
— Parfait, et il vaudrait mieux que ce soit bientôt, sinon je regretterai d’en avoir parlé.
— Je l’appelle tout de suite, ajouta Mack avec un petit rire. Je te tiens au courant.
— Merci. J’ai certaines choses sur lesquelles je dois travailler aujourd’hui.
— Travailler ?
— Oui, travailler, répéta Doreen. Rien à voir avec les pics à glace ou d’autres affaires.
— Bien. Que dirais-tu de travailler dans ton jardin et de nous laisser le reste de ce travail criminel ?
— Naturellement, comme apparemment tu as un tas de choses à faire concernant tes affaires criminelles, répliqua-t-elle avec une certaine légèreté, peut-être que je vais jardiner.
Mack ricana et raccrocha.
Doreen sourit malicieusement et regarda son téléphone, en pensant à quel point elle aimait lui parler. Elle posa le téléphone sur le comptoir, puis mit la cafetière à chauffer et dit à ses animaux :
— Vous savez quoi ? C’est l’heure du déjeuner.
Elle s’ennuyait et était agitée, mais en même temps, elle était heureuse. Elle avait terminé sa journée de travail chez Millicent, et Mack lui devait encore de l’argent pour son jardinage. Millicent avait perturbé Doreen avec l’idée d’une nouvelle affaire, mais elle était heureuse de mettre tout cela de côté et de se reposer un peu.
Peut-être qu’aller dans une librairie d’occasion serait une bonne idée. Elle adorerait se procurer un tas de livres, puis revenir et se détendre sur sa terrasse. En parlant de sa terrasse… peut-être qu’elle devrait indiquer les matériaux récupérés sur sa liste, pour savoir ce qu’elle devait acheter. Ou peut-être que c’était vraiment le moment de ne rien faire et de se détendre. Elle pourrait rendre visite à Nan.
Elle s’appuya contre le plan de travail en songeant à son après-midi. Un vendredi ensoleillé ne pouvait annoncer qu’une bonne journée.
Dès que le café fut prêt, elle prit une tasse et se dirigea vers la table de la cuisine, puis posa sa boisson, car elle était trop chaude pour être bue. Elle regarda les papiers et les dossiers dans la petite pièce et attrapa le panier de coupures de journaux.
Bob Small. Elle parcourut les coupures de presse. Elle n’avait encore rien fait pour ce tueur en série. Elle ne voulait pas penser que cela pouvait attendre, mais c’était un gros projet, et elle devait être au mieux de sa forme pour trouver les indices. Et apparemment, il était soupçonné d’avoir tué plus d’une dizaine de personnes, donc elle ne voulait pas se lancer dans quelque chose d’aussi horrible sans un nouveau bloc-notes et un cerveau en état de fonctionnement. Pour l’instant, elle avait l’impression que celui-ci était en veilleuse, ronronnant sans rien faire d’utile.
Sa tasse de café à la main, elle prit sa liste de matériaux pour la terrasse dans l’autre, sortit et nota ce qu’elle possédait déjà comme matériel par rapport à ce dont elle aurait besoin. En étudiant sa liste, elle constata qu’elle n’avait pas encore la moitié des matériaux, mais qu’elle en avait déjà un bon tiers. Ce qui signifiait que le coût, selon ses calculs, avoisinerait probablement les 1700 $ à présent. Cela se rapprochait un peu plus de la réalité.
Les lames de la terrasse allaient coûter cher, et il lui fallait encore quelques traverses. Et, bien sûr, la balustrade représentait un coût astronomique. Les marches palliaient au besoin d’une balustrade. Elle en construirait quand même une sur un côté de la maison pour Nan, au cas où elle en aurait besoin pour monter et descendre dans les années à venir. Sur ce, Doreen rentra, et jeta le bloc de papier sur la table de la cuisine. Puis elle retourna à l’extérieur, s’assit au bord de la terrasse et fixa le jardin.
Doreen regrettait déjà d’avoir dit à Mack qu’elle était d’accord pour qu’il contacte son frère dans le but d’organiser une rencontre. Quelque chose qu’elle ne voulait pas affronter allait remonter à la surface. Mais elle avait encore tellement de colère et d’indignation envers son mari, bientôt ex-mari, de l’avoir traitée comme il l’avait fait. Et encore plus envers l’avocate qu’elle avait engagée pour son divorce. Même si Doreen n’obtenait rien de son mari, ce qui était moins important maintenant qu’elle était susceptible d’obtenir beaucoup d’argent de la vente aux enchères des antiquités de Nan, elle considérait que son avocate ne devait pas s’en tirer après ce qu’elle avait fait. Ce n’était pas juste. Mais tout le monde ne voyait pas la vie comme Doreen. Et c’était un peu difficile d’amener les gens à comprendre son point de vue aussi.
Pourtant, suffisamment de temps s’était écoulé pour qu’elle puisse regarder son mariage et son divorce avec un peu plus d’objectivité et voir à quel point elle avait été idiote. Elle avait été tellement cloîtrée dans son monde que, lorsque le moment était venu pour son mari et son avocate d’élaborer leurs petites manigances, Doreen ne l’avait pas vu venir.
Ce fut alors que Thaddeus s’approcha d’elle, sauta sur son genou et la regarda fixement, la tête inclinée.
— Qu’est-ce qu’il y a, mon pote ?
Il inclina sa tête de l’autre côté, la regarda à nouveau, puis inclina encore une fois sa tête dans l’autre sens.
— Ne t’inquiète pas pour moi, mon chou, dit-elle en souriant, puis elle tendit la main et effleura doucement les plumes de son cou et de son dos. Tout va très bien.
— Thaddeus est là, dit-il doucement. Thaddeus est là.
Le téléphone de Doreen sonna, mais elle ne reconnut pas le numéro.
— Allô ?
— Doreen, c’est Millicent, annonça la mère de Mack. J’ai trouvé les bijoux.
La jeune femme se redressa.
— Vraiment ?
— Oui, répondit son interlocutrice, d’un ton excité. Voulez-vous venir jeter un coup d’œil ?
— Bien sûr que oui ! Nous sommes en route.
Doreen se baissa et prit Thaddeus pour le mettre sur son épaule.
— Allez, mon grand. Allons faire une autre promenade.
Quand il l’entendit dire « promenade », Mugs bondit. Elle attacha sa laisse, juste au cas où, et ils marchèrent tous les quatre jusqu’à la maison de Millicent. Ce n’était pas si loin, et maintenant elle avait une raison de revenir, et ce n’était pas pour jardiner.
Alors qu’elle s’approchait de la porte d’entrée, Millicent l’ouvrit et dit :
— Entrez. Entrez.
— Vous avez bien dit que vous n’en avez jamais parlé à Mack, n’est-ce pas ?
— Je ne crois pas, mais honnêtement, je ne m’en souviens pas. C’est aussi pour ça que j’ai eu tant de mal à trouver où je les avais gardés pendant toutes ces années.
— Où les avez-vous trouvés exactement ?
— Nous avions un grand genévrier devant la maison.
Millicent s’approcha de la fenêtre du salon et pointa du doigt l’angle de la propriété située entre la sienne et la propriété voisine.
— Il y en avait un très gros. Un jour, il y a eu une tempête, et le sommet s’est fendu net, tout comme le tronc. Nous l’avons donc coupé, mais il restait une grosse souche. Nous l’avons laissé ainsi pendant longtemps. Bien sûr, de temps en temps, nous creusions dans le tronc et essayions de le faire pourrir, et ça a fini par marcher.
Mais nous avons quand même dû y mettre du nôtre pour faire sortir le reste. Cela dérangeait vraiment mon mari et, un jour, lorsque les employés de la ville étaient dans le coin pour effectuer des travaux avec des équipements, nous avons demandé à l’un d’entre eux de frapper la souche à plusieurs reprises avec sa machine, afin que nous puissions l’arracher au niveau des racines. Il a fait ce que nous lui avons demandé et, après leur départ, nous avons passé le week-end à la détruire. Et c’est là que j’ai trouvé ce sac minuscule.
Tout en continuant de parler, elle brandit un très vieux sac en velours délavé vert foncé.
Doreen tendit la main pour l’attraper.
— Wouah, s’exclama-t-elle. C’est une pochette à bijoux, n’est-ce pas ?
— C’est exactement ce que je pensais, acquiesça Millicent, en ouvrant la voie en direction de la cuisine. J’ai d’ailleurs écrit quelques notes dans mon journal à ce sujet.
Elle feuilletait l’un des journaux que Doreen avait déjà vus.
— Tenez. J’ai juste inscrit BG parce que je ne voulais pas que quelqu’un pense que nous avions des bijoux ici sur la propriété.
— Bien sûr. Mack n’était pas très âgé à l’époque, si ?
— Il n’était qu’un nourrisson. Mon mari et moi avons discuté de ce qu’il fallait faire, mais nous nous sommes contentés de ranger la petite pochette, en pensant que la bonne solution nous viendrait. Nous n’avions aucun moyen d’identifier à qui ils appartenaient, mais nous avons essayé, et la police aussi. Lorsque les bijoux n’ont pas été réclamés dans le délai imparti, la police nous les a rendus. Pourtant, en même temps, nous n’avions pas vraiment l’impression d’avoir un droit sur eux, alors ils ont fini par rester là.
Doreen versa soigneusement les bijoux dans le creux de sa main.
— Ils sont magnifiques, s’émerveilla-t-elle. Les pierres précieuses sont parfaitement taillées.
Elle prit une pierre verte et la tint dans la lumière. Elle scintillait et étincelait d’une couleur absolument splendide.
— Les avez-vous fait estimer ?
— Non, répondit Millicent en s’asseyant à côté d’elle. Nous avons ressenti quelque chose d’important à leur sujet, mais nous ne savions pas quoi en faire, alors nous les avons gardés.
— À votre avis, qu’est-ce que Mack va en penser ? demanda Doreen.
Millicent grimaça.
— Je peux gérer mon garçon. Il va être bouleversé. Il sera encore plus contrarié que je ne lui aie pas dit il y a longtemps, et je répondrai simplement que ça ne m’est jamais venu à l’esprit. Honnêtement, j’avais oublié jusqu’à ce que vous parliez de votre histoire de pic à glace et de lierre.
— Et puis, bien sûr, vous avez pensé, « des gemmes dans le genévrier », et vous vous êtes souvenus de ça.
— Exactement. Et, comme je l’ai dit, je veux que vous retrouviez leur propriétaire. Ils ne sont pas à moi. C’est certain.
— Donc vous les avez juste gardés ?
— On s’est dit qu’on allait les garder, en attendant de trouver le vrai propriétaire. Parce que nous ne savions pas quoi faire d’autre.
— Vous auriez pu les vendre, dit Doreen avec douceur.
Elle ne savait rien de leur situation financière, mais ils n’étaient manifestement pas riches, contrairement au futur ex-mari de Doreen. Il les aurait fait estimer et vendus en un clin d’œil.
— Non, ce n’était pas vraiment notre truc, répondit la vieille dame. Ils n’étaient pas à nous.
— Vous n’avez jamais pensé à les donner à Mack ?
— Honnêtement, nous les avons rangés et oubliés, admit-elle.
— Bien. Je vais m’y mettre. Même si je ne sais pas où ni comment commencer.
— Je vous les donne, ajouta Millicent. Et vous pourrez trouver à qui ils appartiennent.
— Et si je n’y arrive pas ?
Millicent leva les yeux vers Doreen, et celle-ci put voir le tremblement de sa lèvre inférieure.
— Cela m’a toujours dérangé de ne pas savoir, dit Millicent, alors j’espère que vous pourrez y arriver.
— Si ce n’est pas le cas, je vous les rendrai. Ça vous convient ? proposa Doreen.
La mère de Mack secoua la tête. Elle renferma les bijoux dans la main de Doreen.
— Non, vous en avez besoin. Personne ne vous donne rien pour toute l’aide que vous avez apportée à cette ville. Je n’ai pas besoin des bijoux. Mack n’a pas besoin des bijoux.
— Je n’en suis pas si sûre, dit Doreen. Ils pourraient valoir des dizaines de milliers de dollars.
Millicent haussa les sourcils, puis écarquilla les yeux avant de secouer la tête.
— Ils ne sont pas à nous, et c’est là l’essentiel. Ils ne sont pas à moi, et je n’ai pas l’impression d’avoir le droit de les garder.
— Je vais voir ce que je peux faire, mais vous ne m’avez pas donné beaucoup d’éléments pour avancer.
— En effet.
Millicent fixa les bijoux, comme si elle était hypnotisée.
— Honnêtement, je ne sais pas quoi dire.
— Avez-vous une copie du rapport qui dit que vous les avez remis à la police, par hasard ? demanda Doreen avec espoir.
Millicent la regarda avec surprise, puis secoua la tête de nouveau.
— Non. Je ne sais pas si Mack peut accéder à quelque chose comme ça.
— Trop de temps a passé, conclut Doreen, malheureusement.
Vendredi après-midi…
De retour chez elle avec le précieux petit sac posé sur la table de la cuisine, Doreen avait une bonne raison d’enclencher à nouveau son système de sécurité. Qu’elle n’avait jamais cessé d’utiliser d’ailleurs, car il y avait eu assez de problèmes dans cette maison pour qu’elle ne trouve pas la paix sans lui. Mais c’était un système de fortune, de la seconde main en quelque sorte. Mack le laisserait en place jusqu’à ce qu’elle ait assez d’argent pour en installer un vrai – encore une chose qu’elle devait ajouter sur sa liste de choses à faire.
Quelques minutes après être rentrée chez elle, elle avait senti son énergie s’épuiser. Elle ne cessait de fixer les bijoux, se demandant comment elle pourrait découvrir à qui ils appartenaient. Elle aurait dû demander à Millicent des informations sur la propriété, depuis combien de temps elle y vivait par exemple, mais, d’après ce que Doreen savait déjà de Millicent et de son mari, ils habitaient là depuis des décennies. Et le genévrier était manifestement grand au moment de sa chute, donc quelqu’un avait soit perdu les bijoux bien plus tôt, soit avait délibérément enterré le sac quelque part à la racine de l’arbre. Et puis, au fur et à mesure de la croissance de l’arbre, les racines qui l’entouraient devinrent de plus en plus grosses.
Sur un coup de tête, elle s’assit devant son ordinateur portable et téléchargea une image du sac à bijoux, puis elle chercha une correspondance. C’était juste un sac en velours vert. Elle obtint rapidement des résultats, de nombreux sacs à bijoux différents. Et la plupart étaient marqués du logo de la bijouterie. Elle attrapa le sien avec curiosité et déposa soigneusement les bijoux dans un petit bol en verre transparent, puis porta le sac à l’extérieur au soleil, où elle pouvait mieux l’étudier. Il était sale, mais peut-être que si elle le nettoyait, elle pourrait trouver quelque chose.
Oh, mais il pourrait y avoir de l’ADN dessus. Elle ne pouvait pas le laver. Elle retourna à l’intérieur, prit un petit torchon et essuya doucement le tissu au-dessus de l’évier de la cuisine, en essayant d’enlever la saleté qui s’y était infiltrée. En effet, il y avait bien quelque chose et, avec une petite brosse qu’elle utilisait pour nettoyer les becs des théières, elle frotta le sac avec précaution, puis ajouta de l’eau tiède, continua de brosser légèrement le sac, en essayant de ne retirer que la saleté. Elle l’emmena ensuite dehors au soleil pour le faire sécher.
Une fois moins humide, elle prit une photo de ce qu’elle pouvait apercevoir, puis l’agrandit. Elle trouva le logo d’une bijouterie. Elle se raidit dans sa chaise, surprise. Elle ne savait pas pourquoi elle l’était, car il s’agissait de bijoux, et peut-être même de bijoux coûteux.
Alors rien de plus logique que ces pierres précieuses proviennent d’une bijouterie ? Elle téléchargea le logo puis essaya une recherche inversée, dans le but de trouver quelque chose qui correspondrait à celui-ci. Bingo : Bijouterie Johnson et Abelman. Une recherche rapide révéla qu’il s’agissait d’une ancienne entreprise de Kelowna qui avait fait faillite il y a environ trente-cinq ans.
Elle prit son téléphone et passa un appel.
— Millicent, j’ai oublié de vous demander une copie de vos notes sur les bijoux pendant que j’étais chez vous, annonça Doreen quand Millicent répondit. S’il n’y a pas de rapport de police, vos notes pourraient m’aider à déterminer les dates de la découverte des bijoux et celles auxquelles la police vous les a rendus.
Doreen attendit que Millicent revienne avec les informations demandées.
— Nous les avons trouvés le 12 avril 1982, déclara-t-elle, visiblement essoufflée. Oh, et ils nous les ont rendus trente-trois jours plus tard, le 15 mai.
— C’est suffisant, dit Doreen, en notant les dates. Avez-vous déjà entendu parler de la Bijouterie Johnson et Abelman ?
— Oh mon Dieu ! Je n’ai pas entendu ce nom depuis une éternité.
— Il se trouve que c’est leur logo sur le sac à bijoux, expliqua Doreen. Je me demandais donc si vous connaissiez peut-être ce magasin. Ils ont fait faillite il y a environ quarante ans.
— Et c’est à peu près au moment où nous avons trouvé les bijoux. Bien que cela ne remonte probablement pas à si longtemps. Mack a déjà 38 ans, il était donc tout petit au moment de cette découverte dans le genévrier. Nous lui avons dit quand il était adolescent. Bien que je ne me souvienne pas pourquoi.
— D’accord.
Dans l’état actuel des choses, Mack ne s’en souvenait probablement pas. Millicent avait dit qu’il était occupé à faire du sport, mais cela n’avait aucun sens non plus. Mais Doreen ne pouvait pas vraiment compter sur la mémoire de Millicent.
