Erhalten Sie Zugang zu diesem und mehr als 300000 Büchern ab EUR 5,99 monatlich.
Révélez le pouvoir de l’œil dominant. Un cerveau, deux façons de voir. Betty Edwards vous guide, entre neurosciences, art et perception, vers une nouvelle compréhension de vous-même.
Depuis la nuit des temps, le regard fascine et interroge. Pourquoi nos deux yeux, si semblables, révèlent-ils tant de différences dans notre perception du monde ?
Dans « Dessiner avec l’œil dominant », Betty Edwards, pionnière de la pédagogie du dessin, explore la frontière entre art, neurosciences et apprentissage, nous invitant à redécouvrir la richesse cachée derrière chaque portrait.
S’appuyant sur des découvertes clés en psychologie cognitive et sur des ateliers mondialement reconnus, l’auteure offre une approche novatrice : comprendre comment notre œil dominant et notre cerveau droit influencent notre créativité, notre communication et même notre identité.
Illustrations, exercices pratiques et analyses d’œuvres majeures jalonnent un récit accessible, mêlant anecdotes personnelles et références historiques.
Que révèle votre propre regard sur ce que vous êtes vraiment ?
« Dessiner avec l’œil dominant » propose bien plus qu’une méthode de dessin : une clé pour mieux se connaître, enrichir ses relations et transformer sa façon de voir le monde.
Découvrez comment un simple trait peut ouvrir la porte à une compréhension profonde de soi et des autres.
Sie lesen das E-Book in den Legimi-Apps auf:
Seitenzahl: 152
Veröffentlichungsjahr: 2023
Das E-Book (TTS) können Sie hören im Abo „Legimi Premium” in Legimi-Apps auf:
Léonardde Vinci,Tête de jeune femme, étude (détail), dessin réalisé à la pointe d’argent avec des rehauts de blanc sur papier préparé, 18,1×15,9 cm. Bibliothèque royale de Turin.
À ma fille Anne et à mon fils Brian,avec tout mon amour
Je commencerai par exprimer mon infinie reconnaissance à Robert Barnett et Deneen Howell, du cabinet juridique Williams & Connoly, Washington, DC, pour leur soutien et leurs conseils inestimables pendant toutes ces années. Dès l’idée de la publication de cet ouvrage, leur aide m’aura été des plus précieuses à chaque étape du processus. Merci du fond du cœur à tous les deux !
Je suis également reconnaissante envers Megan Newman, vice-présidente et éditrice de TarcherPerigee (marque de Penguin Random House), pour sa supervision avisée du projet, et Marian Lizzi, rédactrice en chef et vice-présidente, pour sa lecture attentive du manuscrit et ses questions pointues. Marian est la rédactrice en chef dont rêve tout écrivain : rapide dans ses réponses, inflexible dans ses questions et dotée d’un délicieux sens de l’humour. À Megan et Marian, merci !
Aux responsables de la conception chez TarcherPerigee, en particulier au directeur artistique adjoint et créateur de la jaquette, Nellys Liang, et à la conceptrice du livre, Shannon Nicole Plunkett, merci ! À toute l’équipe responsable de l’édition, de la conception et de la commercialisation, Farin Schlussel, Anne Kosmoski, Alex Casement, Lindsay Gordon, Andrea Molitor, et Victoria Adamo, ce fut un plaisir de travailler avec vous. Je remercie tout particulièrement Rachel Ayotte, mon assistante éditoriale, qui a veillé à ce que nous restions concentrés et à ce que nous gardions le cap. À toute l’équipe, merci !
À Anne Bomeisler Farrell, ma fille ; Brian Bomeisler, mon fils ; John Farrell, mon beau-fils : ma famille a largement contribué à la réalisation de ce projet. Anne, ma fille, est une écrivaine, lectrice et rédactrice hors pair, jamais à court d’idées. Grâce à ses compétences techniques exceptionnelles, elle m’a grandement aidée à faire en sorte que les versions successives du manuscrit soient sauvegardées, soient mises à jour et restent accessibles. Merci, Annie !
Brian, mon fils, dont les compétences remarquables en dessin sont à l’origine de nombreuses illustrations de l’ouvrage et dont les dessins « avant » et « après » sont le fruit des méthodes inspirées de Dessiner grâce au cerveau droit1, qu’il enseigne avec brio depuis plusieurs années. Il a également prêté son précieux concours à la relecture du manuscrit. Merci, Bri !
John Farrell, mon beau-fils, professeur d’histoire et écrivain de talent, qui m’a lui aussi prêté main-forte dans la lecture et la rédaction du manuscrit. Merci, John !
Sophie et Francesca, mes petites-filles qui ne cessent de m’inspirer et d’illuminer ma vie.
Mon amie Amita Molloy, retraitée depuis peu de son poste de conceptrice d’ouvrages pour le J. Paul Getty Museum, qui a généreusement partagé avec moi ses compétences hors du commun afin de m’aider à comprendre certains principes essentiels dans la conception d’un ouvrage ; j’ai appliqué ces principes pour la couverture finale. Merci, Amita ! Enfin, j’exprime ma gratitude éternelle à son regretté mari, Joe Molloy, concepteur graphique très estimé à Los Angeles, dont la belle mise en page de Dessiner grâce au cerveaudroit a servi d’inspiration à la mise en page de ce nouvel ouvrage.
Je tiens à exprimer à nouveau toute ma reconnaissance aux étudiants de la Venice High School ainsi qu’aux milliers d’étudiants inspirés par Dessiner grâce au cerveau droit de par le monde et qui, depuis des années, m’aident à comprendre l’apprentissage du dessin. Merci à tous !
Enfin, une fois n’est pas coutume, j’exprime toute ma gratitude au Dr Roger W. Sperry, neurobiologiste et prix Nobel, pour la générosité et la gentillesse dont il a fait preuve à mon égard il y a bien longtemps.
Betty Edwards, août 2020
1 Pour la version française : Edwards, B. A., Dessiner grâce au cerveau droit (5e édition), Bruxelles, Éditions Mardaga, 2018.
Il y a environ cinquante ans, j’ai dessiné l’autoportrait qui figure en couverture du présent ouvrage. J’ai toujours conservé ce dessin, qui me rappelle un tournant important de ma vie — quand, artiste en herbe, j’ai pris conscience de la nécessité de trouver un emploi stable pour subvenir aux besoins de ma famille — vous savez, cette prise de conscience classique quand la réalité se rappelle à nous, celle que connaissent probablement tous ceux qui aspirent à une vie d’artiste.
J’ai choisi l’enseignement et j’ai fini par décrocher un emploi à temps plein en tant que professeure d’art à la Venice High School, une école publique de West Los Angeles. Plus tard, j’ai entrepris un master suivi d’un doctorat à l’Université de Californie à Los Angeles (UCLA), tout en continuant d’enseigner l’art et d’en apprendre toujours plus sur le cerveau et son rôle majeur dans la créativité et l’apprentissage du dessin. Près de dix ans plus tard, ces expériences ont donné naissance à l’ouvrage Dessiner grâce au cerveau droit et ma carrière a pris un nouveau virage, plus public cette fois.
Aujourd’hui, dans le bilan d’une vie déjà bien remplie, cet autoportrait dessiné il y a longtemps reste pour moi un repère, comme tous les dessins de ce genre. Mais, le hasard faisant bien les choses, il est aussi la parfaite illustration d’un œil dominant (le droit dans mon cas).
Paul Klee,Senecio ou le visage d’un vieil homme sénile, 1922. Kunstmuseum, Bâle.
La curiosité est le propre de l’homme. Nous sommes curieux des autres : qui sont-ils réellement ? Que pensent-ils ? Que ressentent-ils ? Pour lever un coin du voile et voir une personne telle qu’elle est « vraiment » au-delà des mots et des apparences, l’homme a de tout temps employé deux grandes méthodes : écouter attentivement la personne qui s’adresse à lui, d’une part, et tenter de « lire » dans son esprit et ses pensées ce que les traits et les yeux laissent transparaître, d’autre part.
Cela fait des siècles que penseurs et écrivains nous abreuvent de proverbes et de citations sur cette quête un peu inconsciente. Marcus Tullius Cicéron (106-43 av. J.-C.), homme d’État romain, déclara : « Si le visage est le miroir de l’âme, les yeux en sont les interprètes. » Pour saint Jérôme (347-419 ap. J.-C.), prêtre catholique romain, théologien et historien de son état, « le visage est le miroir de l’âme et les yeux révèlent sans un mot les secrets enfouis dans nos cœurs ». Selon un proverbe latin (date inconnue), « le visage est le portrait de l’âme, les yeux en sont les émissaires ».
Marcus Tullius Cicéron, 106-43 av. J.-C.
Même Yogi Berra (1925-2015), joueur de baseball professionnel américain, affirma que l’on pouvait en apprendre beaucoup par la seule observation.
La citation suivante, dont l’origine reste inconnue, compte parmi les plus célèbres : « Les yeux sont les miroirs de l’âme. » Autrement dit, plonger notre regard dans les yeux de l’autre nous aiderait à découvrir sa « vraie nature ».
Une version plus moderne mais moins poétique pourrait être « l’œil dominant et l’œil dominé sont le reflet de notre esprit ».
Tout cela soulève des questions : de quel œil parlons-nous ? De l’œil droit, de l’œil gauche, des deux ? Et cet « esprit » dont il est question, auquel de nos deux « esprits » fait-il référence ? À l’hémisphère droit ou à l’hémisphère gauche du cerveau ? Et pourquoi faire la distinction entre « œil dominant » et « œil dominé », alors que pour la plupart d’entre nous, ils paraissent identiques ? En réalité, nos deux yeux sont visiblement différents l’un de l’autre et reflètent nos deux esprits, nos deux manières de voir le monde. Cette différence entre nos deux yeux, nous pouvons l’observer. Pourtant, elle passe étonnamment inaperçue. Cette différence pourrait-elle nous aider à voir les personnes sous leur « vrai » jour ?
L’artiste allemand d’origine suisse Paul Klee (1879-1940) disait « un œil voit, l’autre ressent ».
Paul Klee, Senecio ou le visage d’un vieil homme sénile, 1922. Kunstmuseum, Bâle.
De manière consciente, nous savons que ce que nous observons avec nos yeux est intimement lié à ce que nous pensons et à notre manière de penser, mais aussi à ce que nous ressentons et à comment nous le ressentons. Curieusement, nul ne semble s’apercevoir qu’en observant d’assez près nos propres yeux dans un miroir, ou les yeux d’une personne qui nous fait face, il est possible de voir littéralement quel œil réagit à ce que nous disons ou entendons et quel œil ressent les mots, à défaut d’y prêter attention. Cette différence passe inaperçue pour la plupart des gens. Pourtant, nous utilisons inconsciemment ces informations au quotidien, principalement dans nos relations personnelles.
Les connexions croisées de l’esprit, du cerveau et du corps compliquent la donne. Chez la plupart d’entre nous, l’hémisphère gauche contrôle le côté droit de notre corps de la tête aux pieds, y compris, donc, la fonction de notre œil droit dominant. À l’inverse, l’hémisphère droit contrôle notre côté gauche de la tête aux pieds, et donc la fonction de notre œil gauche dominé.
L’œil droit est donc en corrélation plus étroite avec l’hémisphère verbal, à savoir le gauche (chez la plupart des gens). Dans une conversation face à face, qu’elle soit banale ou sérieuse, chacun cherche inconsciemment l’œil droit de son interlocuteur, l’œil dominant connecté à l’hémisphère verbal. Nous semblons rechercher un échange d’œil droit à œil droit – ou d’œil dominant à œil dominant.
Inconsciemment, lorsque nous nous adressons à quelqu’un directement, nous évitons souvent l’autre œil, l’œil gauche dominé. Cet œil, principalement contrôlé par notre hémisphère droit non verbal, est visiblement plus déconnecté et moins réceptif aux mots prononcés. Il n’en est pas moins présent, semblant un peu distant, comme perdu dans un rêve, alors qu’en réalité, il réagit au ton, à la teneur et aux aspects plus visuels, émotionnels et non verbaux de la conversation.
Il m’a fallu plusieurs années pour prendre conscience de cette différence visuelle étonnante entre nos deux yeux, à force d’enseignements et d’études de portraits dans mes ateliers Dessiner grâce au cerveau droit. Plus j’observais, plus j’étais intriguée. Ce livre se penche donc sur la manière dont nous « dessinons » tous grâce à notre œil dominant.
AndréDutertre (1753-1842),portrait de Léonardde Vinci, collection de la Royal Academy of Arts, Londres. © Photo : Royal Academy of Arts, Londres. Photographe : Prudence Cuming Associates Limited.
DEUX MANIÈRES DE VOIR ET DE PENSER
On me demande parfois comment je me suis retrouvée dans le milieu artistique. Mon intérêt pour l’art s’est éveillé très tôt. Ma mère avait une capacité étonnante à visualiser les choses et il lui arrivait parfois de dessiner. Son don pour le dessin et sa faculté de s’émerveiller d’un rien ont exercé une grande influence sur l’enfant que j’étais. Lors d’une promenade, par exemple, elle pouvait tout à coup s’extasier : « Oh ! as-tu vu ce joli parterre de pâquerettes ? » ou « Oh ! as-tu vu cette ombre, comme elle modifie la couleur de cette maison ? ». Ces exclamations, toujours introduites par un « Oh ! as-tu vu ? », n’appelaient en réalité aucune réponse de ma part. Mais devant son émerveillement, je m’efforçais de voir moi aussi ce qui la ravissait tant. Ce jeu de questions/réponses auquel nous nous sommes prêtées bien malgré nous pendant mon enfance m’a profondément marquée et n’est sans doute pas étranger à l’intérêt que j’ai développé plus tard pour l’art de représenter des perceptions dans le dessin.
En quatrième année2, je suis arrivée dans la classe de Mlle Brown (nous l’appelions « Brownie » à son insu), que toute le monde adorait. Je fréquentais une école primaire publique dans un quartier ouvrier de Long Beach, en Californie. Je réalise aujourd’hui à quel point Mlle Brown était incroyable. Cette année-là, nous avions étudié l’astronomie. En classe, nous avions construit un véritable planétarium (une tour en carton d’environ 2 mètres de large) surmonté d’un dôme dans lequel nous avions percé des trous pour représenter les constellations de Persée, d’Andromède, d’Orion et des Pléiades. Nous avions également étudié la mythologie grecque et latine et modelé des sculptures en bas-reliefs des dieux grecs et romains à l’aide de pâte à sel, que nous avions fixées sur un petit socle en bois. La mienne représentait Atlas à genoux, portant le monde sur ses épaules. Pendant que nous travaillions nos sculptures, Mlle Brown nous lisait à haute voix la mythologie grecque.
Ces expériences enrichissantes de la petite enfance semblent avoir disparu à jamais de nos salles de classe. Trop dangereuses, trop désordonnées, impossibles à évaluer dans les tests de connaissances communs. Mais pourquoi ne pourrions-nous pas y revenir, le temps d’un instant ? Je suis certaine que le dessin, par exemple, pourrait se faire une petite place dans nos classes modernes.
Plus tard, au cours de mes nombreuses années d’études et jusqu’à mon doctorat, je pus mettre en pratique ma théorie en commençant à enseigner à la Venice High School de West Los Angeles. Les élèves se montrèrent très enthousiastes à l’idée de comprendre pourquoi il semblait si difficile d’apprendre à dessiner ce qui se trouvait juste sous leurs yeux.
C’est cette expérience d’enseignante, mais aussi la large diffusion et la grande popularité des travaux de Roger Sperry sur les fonctions des hémisphères cérébraux, qui donnèrent naissance à Dessiner grâce au cerveau droit en 1979. J’ai par trois fois enrichi cette première édition des développements de la recherche dans ce domaine. Cet ouvrage continue d’être imprimé aux quatre coins du globe et aide des millions de personnes à s’initier au dessin et à libérer leur créativité.
Dans la foulée de la parution du livre, mes collègues enseignants et moi-même avons mis sur pied un atelier de dessin intensif intitulé Dessiner grâce au cerveau droit.
En cinq jours de cours sur les rudiments du dessin, nous faisons la synthèse des enseignements dispensés dans le livre. À l’issue de la formation, les participants (dotés ou non d’une expérience en art) sont en mesure d’accéder à leur hémisphère droit, visuel et non verbal, et d’acquérir les aptitudes perceptives de base indispensables pour réussir à dessiner ce qu’ils voient. Ces aptitudes de base sont au nombre de cinq :
1.Laperception des contours (là où une chose s’arrête et où une autre commence)
2.Laperception des espaces (lesespaces négatifs)
3.Laperception des relations (les perspectives et lesproportions)
4.Laperception des lumières et des ombres (qui crée l’illusion de trois dimensions)
5.La perception du tout (laGestalt)
Ces capacités liées à la vue, commandées en grande partie par notre hémisphère droit, visuel et perceptif, sont comparables aux capacités de base liées au langage que nous utilisons pour la lecture (elles aussi au nombre de cinq). Celles-ci sont principalement localisées dans la partie opposée du cerveau, l’hémisphère gauche. Pour apprendre à lire, les capacités de base liées au langage, définies non pas par moi mais par les spécialistes de l’enseignement de la lecture, sont les suivantes :
1.La phonétique (savoir que les lettres de l’alphabet représentent des sons)
2.La méthode syllabique (reconnaître le son des lettres dans les mots)
3.Levocabulaire (connaître le sens des mots)
4.L’aisance (être capable de lire rapidement et sans heurts)3
5.Lacompréhension (comprendre ce que l’on lit)
Il s’agit selon moi de compétences jumelles, les unes pour le dessin, les autres pour la lecture, localisées de manière plus ou moins distincte dans les deux hémisphères du cerveau. Elles devraient être enseignées avec le même enthousiasme dans les écoles publiques, mais ce n’est malheureusement pas le cas.
De nos jours, singulièrement, les écoles publiques restent focalisées sur les capacités liées au langage, localisées dans notre hémisphère gauche — elles accordent en fait de plus en plus d’importance aux sciences, aux technologies, à l’ingénierie et aux mathématiques (des matières désignées collectivement par l’acronyme STIM). Les parents ne semblent pas contrariés par ce déséquilibre des priorités, en partie parce qu’ils ignorent sans doute l’importance des compétences visuelles dans la réflexion, l’apprentissage, la résolution des problèmes et même la lecture. Les inquiétudes des parents tiennent peut-être en partie à la crainte, injustifiée, que leurs enfants se prennent d’une passion démesurée pour l’art, un domaine laissé pour compte dans notre culture américaine moderne, et finissent comme des « artistes affamés ».
Pour développer un esprit complet : étudiez la science de l’art ; étudiez l’art de la science. Apprenez à voir. Réalisez que tout est lié.
Léonard de Vinci (1452-1519)
Malgré (ou peut-être à cause de) cet intérêt singulier pour les compétences verbales, aux États-Unis, en quatrième et en huitième année, deux élèves sur trois régressent en lecture. Selon le programme d’évaluation Nation’s Report Card, ou National Assessment of Educational Progress (NAEP), en 2019, seuls 35 % des élèves de quatrième année et 34 % des élèves de huitième4 avaient les compétences requises en lecture, les deux groupes enregistrant des résultats tristement inférieurs à ceux de l’évaluation de 2017. Un journaliste s’est intéressé à la question dans un article intitulé : « Pourquoi sommes-nous de plus en plus bêtes ? »
André Dutertre (1753-1842), portrait de Léonard de Vinci, collection de la Royal Academy of Arts, Londres. © Photo : Royal Academy of Arts, Londres. Photographe : Prudence Cuming Associates Limited.
Dans la mesure où les deux formes de compétences, verbales et perceptives, sont en réalité essentielles dans toutes les branches de l’activité humaine, il importe de souligner que l’enseignement des capacités du langage localisées dans l’hémisphère gauche n’a pas pour seul objectif de former des poètes et des écrivains, mais constitue plutôt la clé de l’apprentissage et de la réflexion dans tous les domaines. Inversement, l’enseignement des aptitudes perceptives localisées dans l’hémisphère droit à travers les arts ne devrait pas viser uniquement à former des artistes, mais plutôt amener à un niveau optimal d’apprentissage, de résolution de problèmes et de réflexion dans tous les domaines.
Malgré (ou peut-être à cause de) cet intérêt singulier porté aux compétences verbales, aux États-Unis, en quatrième et en huitième année, deux élèves sur trois régressent en lecture. Selon le programme d’évaluation Nation’s Report Card, ou National Assessment of Educational Progress (NAEP), en 2019, seuls 35 % des élèves de quatrième année et 34 % des élèves de huitième avaient les compétences requises en lecture, les deux groupes enregistrant des résultats tristement inférieurs à ceux de l’évaluation de 2017. Un journaliste s’est intéressé à la question dans un article intitulé : « Pourquoi sommes-nous de plus en plus bêtes ? »
