dis papy tome 2 - Marcel Navarro - E-Book

dis papy tome 2 E-Book

Marcel Navarro

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Beschreibung

Papy Michel est un grand-père comblé. Ses petits-fils, Julien et P'tit Paul dont il est le confident, illuminent son existence. Mais ils ne sont pas les seuls à pousser la porte de sa demeure... "Dis Papy" est un recueil de séquences illustrant l'attitude et les conseils d'un ancien, d'un sage, face à des situations de la vie courante. Une réflexion qui se veut humble sur les moments critiques d'un individu dans sa globalité. Si l'enfance et l'adolescence en sont les intérêts principaux, le monde des adultes n'échappe pas au regard bienveillant de ce senior malicieux et sympathique. Le ton "bon enfant" accompagné d'une touche d'humour favorise en permanence l'échange avec des visiteurs que le grand-père accueille avec plaisir dans son jardin. Ce tome 2 explorera un peu plus le monde de l'adolescence.

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Seitenzahl: 134

Veröffentlichungsjahr: 2017

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Sommaire

Préface

Retrouvailles

Promesse

Pile ou face

Que c'est beau la vie !

Jeu de société

Attention danger !

Amoureux

Vous avez des questions ?

Émotion

Il ne manquait plus que cela

Explications

Prépératifs de Noël

Sagesse

Tentation

Mini conseil

Conseil de famille

Tu as raison, c'est facile !

Énigme

Merci

Identification

Parenthèse

Amour ou amitié

Apparences

Tout s'explique !

Sacré bonhomme !

Soirée pizza

Memory

Papy raconte

Un visiteur

Des mouchoirs en papier

Décision délicate

Il est toujours là !

Élections ouvertes

Élections truquées

Enfin un nom

Jade et Léo

Coup de blues

Habile demande

La maman de Léo

Confidence

Activité artistique

Merci Papy

Index

Remerciements

Préface

d'Estelle Guichard

Nous rencontrons parfois des sages... Parfois pas. Il faut alors les trouver ailleurs, à travers des voyages ; et la lecture laisse entrevoir de nombreux paysages au fil des pages.

D'humbles récits vous surprennent parfois par leur profondeur : lire « Dis Papy », c'est déjà apprendre la vie ; observer la sagesse, « voir l'univers avec les yeux d'un autre, de cent autres » ; faire l'expérience des mots qui font mûrir ; recevoir un rayon de soleil en plein cœur.

Prenez vos bagages. Traversez la vie, du fond de votre lit. Embarquement imminent pour un pays haut en couleurs ; un pays de rêve dont vous sortirez grandi. Glissez-vous sous vos draps, le visage caressé par un coussin froid, le corps endormi sous une couette lourde et douce à la fois. Le coton, peu à peu, vous enveloppera. Si les maux vous accablent, si vous ne savez être que poètes : sonnez la clochette. Évadez-vous. Cherchez refuge dans le jardin de Papy. Venez lui conter vos préoccupations sur son banc de pierre ; posez vos questions ; exposez vos problèmes. Il sera présent, protecteur... Respirez. Sentez l'odeur des fleurs. Oubliez l'aiguille de l'horloge qui défile, au fil des cafés, des pâtisseries de Mamie.

P'tit Paul et Julien vous feront voir le monde à travers des yeux enthousiastes, emplis de curiosité face à la vie. Antoine donnera une chance à tous les parents absents. Vous admirerez Papy Michel pour son dévouement à sa famille, son pacifisme, son sens du pardon. Vous serez pris par l'envie dévorante de découvrir qui était Mamie…

N'hésitez plus. Ce récit recèle des merveilles ; il est une thérapie-soleil.

“Ne cherchez pas à éviter à vos enfants,

les difficultés de la vie ;

apprenez-leur à les surmonter.”

Louis Pasteur

Retrouvailles

Après des vacances méritées, Papy Michel rentre chez lui. Tellement habitué aux allées et venues de son propriétaire, ce jardin a volontiers accepté un relooking. Si une partie du potager a été préservée, l'autre est devenue un espace de vie où il est si agréable de venir se ressourcer. La clochette attend de pied ferme les prochains visiteurs. Elle va pouvoir reprendre son concerto !

L'allée gravillonnée a été soigneusement ratissée par le père de Grégory. Hélène a pris soin de remplir la boîte à gâteaux de Mamie. P'tit Paul et Juju sont dans les starting-blocks. Tout est fin prêt !

La voiture d'Antoine s'arrête devant le portail rutilant.

– Qu'est-ce qui est arrivé à mon portail ?

– Je l'ai fait repeindre, Papa.

– Tu as eu raison, mon fils !

– Tu es content de rentrer ?

– Bien sûr, mais j'ai toujours cette musique formidable dans la tête. Ces Antillais, ils chantent et se trémoussent à longueur de journée. C'est eux qui ont raison !

– Ton esprit est resté là-bas ! Il va falloir t'habituer au calme désormais.

– Peut-être Antoine, mais j'ai encore toute ma tête. J'entends bien une musique exotique, là ?

– Ah bon !

Après avoir rapidement déposé ses bagages, Papy fonce vers la grange. Il a tout compris, il en sourit, ses pas se font de plus en plus rapides... Il s'arrête devant la porte, regarde son fils avec une émotion qui le prend à la gorge.

– Après l'ouïe, c'est l'odorat. Vous n'allez pas passer les cinq sens en revue ! Une odeur de cuisine antillaise me chatouille les narines maintenant.

Des rires étouffés arrivent jusqu'à lui. Deux silhouettes sortent des taillis.

– Le troisième sens, je m'en doutais. Elles sont superbes vos chemises mes p'tits gamins. On se croirait dans les îles !

Papy éprouve quelques difficultés à se maintenir debout quand ces deux garnements lui foncent dessus pour le couvrir de bisous. "Papy la tendresse" les étreint. Aucune main disponible pour essuyer les quelques larmes qu'il ne peut retenir.

– Le quatrième sens mon P'tit Paul, c'est le toucher. Une manifestation de tendresse qui me va droit au cœur, qui me touche...

– Tu nous as manqué Papy ! Le jardin sans toi, c'est pas pareil !

– Merci Julien ! Et toi mon P'tit Paul, tu n'as plus de langue ?

– Si mon petit Papy mais je ne pouvais pas parler. Ça me serrait là !

– On est tous émus. C'est normal !

– Dis Papy, c'est quoi déjà le cinquième sens ? Tu as parlé des quatre premiers mais pas du cinquième !

– Tu sais qu'il y en a cinq. C'est bien Paul !..

– Bonjour Papy !

– Bonjour ma belle Hélène !

– Vous allez nous raconter tout ça. Je viens d'entendre votre conversation. Je vous propose que nous testions ce fameux cinquième sens !

– Maman, personne me répond. C'est quoi ce cinquième sens ?

– Le goût P'tit Paul !

Promesse

La clochette s'est mise sur son 31 aujourd'hui : elle brille ! Papy Michel l'a nettoyée, lui gommant quelques petites traces de peinture par ci, par là ! Sa mélodie est toujours aussi agréable quand P'tit Paul pousse le portail. Une ambiance détendue pour un rituel qui reprend ses droits dans le jardin.

– Bonjour Papy ! C'est chouette, on va recommencer comme avant !

– Une simple pause mon bonhomme. Tu m'as l'air en forme...

– Oui, tout va super bien ! J'ai discuté avec la maîtresse.

– Et de quoi avez-vous parlé ?

– Elle m'a dit qu'elle était très contente de moi mais qu'au début de l'année, elle avait peur de moi... Suis pas un monstre !

– Elle a dû le dire autrement, non ?

– Sais plus moi !.. Ah oui, elle a eu peur que je lui manque de respect.

– Oui, je comprends. Elle redoutait ton attitude, pensant que tu agirais tout le temps comme ça, parlant sans arrêt. C'est vrai que c'est une forme de manque de respect !

– Papa dit que le plus important, c'est le respect. Qu'il ne supporte pas le manque de respect !

Oui mais là, je parlais parce que je voulais qu'elle voie que je connaissais la réponse. C'est tout !

– Dans une classe, on se doit de respecter des règles. Ces règles qui nous permettent de vivre en groupe , en société, avec les autres.

– Mais elle, je la respectais !..

– Le respect, c'est très vaste et un peu compliqué à t'expliquer en détail...

– Je peux comprendre Papy.

– J'y réfléchis. En attendant, on se prend une collation.

Suivi comme son ombre par P'tit Paul, Papy se lève pour aller dans la cuisine. Les deux complices reviennent et s'installent sur le banc de pierre de part et d'autre du plateau.

– Je vais te faire un résumé.

– J'adore les résumés !

– Je viens de te parler du non-respect des règles.

– Oui, j'ai compris et Maman m'a déjà expliqué. C'est quand on désobéit. Il peut y avoir une punition.

– C'est ça, après tu peux manquer de respect à quelqu'un.

– Là, c'est la bagarre !

– En quelque sorte, oui et il peut y avoir alors une sanction directe par la personne que tu n'as pas respectée ou par une autorité chargée de maintenir l'ordre.

– C'est facile Papy !

– Une notion un peu plus douloureuse, le respect des morts.

– On en a parlé avec la maîtresse quand elle nous a expliqué en histoire la comémo... ah oui,.. la commémoration du 11 novembre...

– Oui, la commémoration de l'armistice du 11 novembre 1918. C'est une cérémonie en souvenir des morts pendant la guerre. On se doit doit aussi de respecter les personnes décédées, leur histoire.

Et enfin le respect de la parole donnée.

– C'est quand tu jures que tu vas faire...

– Que tu vas respecter ce que tu as dit, ton engagement.

– C'est quand on est honnête ?

– Eh bien oui mon bonhomme ! Quand on promet...

– Non, ce n'est pas possible... Papa, il est pas honnête alors !

– Qu'est-ce que tu racontes ?

– Il a dit à maman, devant nous: “Je te donne ma parole. Dans quelques mois, c'est fini !”

– Tu m'inquiètes là...

– Ben oui, c'était au 1er janvier et on est bientôt à Noël et... il fume toujours !

Un enfant est un ignorant mais pas un aveugle.

Quand on ne veut pas traumatiser ses enfants,

on les traumatise quand même,

parce qu’ils espèrent des retrouvailles

qui n’arrivent jamais.

Un roman français

de Frédéric Beigbeder

Pile ou face ?

La clochette chante joyeusement et danse sous l'impulsion dynamique des deux visiteurs pressés de retrouver leur Papy. Le sprint sur l'allée fait voltiger les gravillons.

– Eh bien, quelle énergie mes Girard !

– Bonjour Papy.

– Bonjour mon Papy.

– J'ai droit à la stéréo. Que me vaut l'honneur de cette double visite ?

– On avait envie de venir ensemble aujourd'hui, hein Julien ?

– Oui, et Paul a accepté que je vienne avec lui.

– Aucun problème mes gamins, le samedi ou le dimanche comme vous le désirez.

– Oui Papy, mais on voulait aussi venir le dimanche … quand c'est possible ! Julien est d'accord.

– En tout cas, moi, je suis ravi... On va fêter ça ! Du pétillant pour que ça fasse champagne ? OK pour la limonade.

– Tu ne bouges pas mon Papy, on s'occupe de tout. Tu viens P'tit Paul ?

Papy admire ses deux amours. Que du bonheur ! Les deux frères sortent de la cuisine en se dirigeant d'un pas décidé vers la grange. Sacrés garnements, ils avaient tout prémédité !

– J'aime beaucoup vous voir ainsi mes bonshommes. Alors, qu'avez-vous à me demander ?

– Comment t'as deviné Papy ?

– Je vous connais par cœur. Alors qui commence ?

– Moi !

– Non moi !

– Encore la stéréo. Si vos demandes sont différentes, je vais les prendre en mono. On va tirer au sort… à pile ou face !

– Pile Papy !

– Moi aussi je voulais pile ! C'est toujours toi Paul qui choisis !

– On va donc tirer au sort une première fois pour savoir qui choisira "pile" pour le deuxième tirage au sort. Ça vous va ?

– Non, c'est nul ! On perd du temps en plus.

– Je pense plutôt que c'est ridicule ! Vous ne trouvez pas ?

– Oui c'est vrai mais comment on fait alors ?

– Vas-y P'tit Paul !

– Voilà, on voulait faire une fête avec Julien dans la grange le week-end prochain mais pas le même jour !

– Non, pas une fête Papy mais des activités et comme on n'a pas le même âge avec Paul, les jeux seront différents.

– Je comprends mieux. Tu penses à quelles activités Julien ?

– On voudrait apprendre à jouer au poker…

– Tu auras compris Julien que je refuse les jeux d'argent chez moi ! Avec des jetons, il n'y aura aucun problème !

– Et toi P'tit Paul ?

– Moi, je voulais faire un après-midi "jeux de société". Les copains apportent un jeu peu connu et on les essaie tous !

– Super idée mon p'tit bonhomme !

– Papy, j'ai envie de changer et utiliser aussi le flipper et le billard. Faire comme une petite compétition avec les trois épreuves.

– Excellent ! Tu doseras dans le temps pour ne pas y passer la semaine. Qui commence ?

– Moi !

– Non Paul, c'est toi qui as déjà choisi tout à l'heure...

– J'ai pas choisi, j'ai parlé en premier, nuance… comme dit Papy !

– C'est compliqué votre histoire ! C'est normal, vous avez une bonne différence d'âge. C'est d'accord pour tous les deux. Vous pouvez inviter vos copains. Il faut me dire combien vous serez et voilà !

– Oui mais qui commence Papy, le samedi ?

– Eh bien, c'est moi le samedi, tu le sais bien !

– Encore toi !

– Bon, j'ai compris, suivez-moi !

Papy va chercher un petit fascicule, s'assoit sur le banc de pierre et installe les deux opposants face à lui sur des chaises de jardin.

– Je vais vous lire l'histoire du jugement de Salomon. Je vais l'adapter pour que P'tit Paul comprenne.

Des manifestations d'horreur pendant la lecture. Un soulagement pour clore un récit fort en émotions.

– Vous avez droit de vous exprimer pendant une minute. Pas plus !

Le temps de me donner votre raison, votre argument. Julien, tu commences.

– Je n'ai pas de raison... J'étais agacé, c'est tout ! J'ai quatorze ans : je connaissais cette histoire Papy.

– C'est bien de le reconnaître mon Julien.

– À toi Paul !

– Grégory ne peut venir que samedi...

– Court mais efficace ! J'ai donc décidé de couper l’après-midi en deux parties. Un heure et demie chacun !

– C'est trop court Papy pour jouer à plein de jeux avec le goûter en plus ! Tant pis ! Je laisse le samedi à Julien.

– J'ai compris Papy. Paul, tu peux prendre le samedi ; je savais pas pour Grégory.

– Mon jugement est un peu faussé maintenant, mais j'admire votre complaisance. Grégory aura encore gagné !

Papy tend les bras vers ses deux p'tits fils qui ne se font pas prier pour le rejoindre sur le banc du jugement.

Que c'est beau la vie !

La clochette restera muette cet après-midi, elle verra passer les visiteurs sans pouvoir s'exprimer. Le portail est ouvert pour faciliter le ratissage complet de l'allée gravillonnée.

– Bonjour Monsieur Antoine, comment allez-vous ? Je suis surpris de vous voir ici à cette heure...

– Je sors de réunion et il m'arrive de passer dire un p'tit bonjour à mon père quand je passe à proximité. L'usine continue à tourner sans moi mais j'y suis souvent, vous savez !..

– Je m'en doute.

– Et vous ? Vous continuez à aider Papy ?

– Dès que je peux mais je veux pas qu'il me paie ! C'est trop bon d'être ici ! Je sais pas comment vous remercier tous. Je suis mieux. Grégory est mieux. Y a que la bourgeoise qui s'ennuie à l'autre bout de la ville.

– Vous travaillez un peu ?

– Oui mais ça dure pas longtemps. Faut que je trouve un vrai boulot pour récupérer la garde de Grégory. Pour être une vraie famille... J'ai pas connu ça, moi !

– Je vais saluer mon père et je reviens.

– OK !

Antoine suit machinalement l'allée mais ce que vient de lui dire le père de Grégory le trouble un peu...

– Ah te voilà ! Je t'entendais parler et je me demandais si tu allais pousser jusqu'ici.

– Papa, quand même !

– Des soucis Antoine ?

– Non non, la discussion avec … Comment s'appelle le père de Grégory ?

– Kevin Billard. Moi aussi, je suis ému par ce type qui est passé jusqu'alors à côté de la vie. Un quotidien fait de broutilles. Il a envie de rassembler toutes ces pièces de puzzle, de remonter la pente apparemment.

Tu veux un café mon fils ?

– C'est pas de refus et après je file.

– Appelle-le ! Faut qu'il fasse une pause.

Papy va chercher les cafés et la boîte de gâteaux dans sa légendaire cuisine pour en revenir le sourire aux lèvres !

– Une bonne nouvelle Papa ?

– Non non, une idée m'a traversé la tête. Une fulgurance comme on dit !

– Je viens d'apprendre un mot Papy Michel. C'est ça que j'aime bien quand je suis ici. De la gentillesse, de l'intelligence, de l'amour avec votre famille. C'est trop bon !..

Jamais j'aurais pensé être assis comme ça avec vous, comme des potes, comme … de la famille. J'ai pas connu ma famille, moi !.. Et vous me traitez comme si j'étais votre fils. On est assis là tous les trois...

C'est Antoine qui se lève pour lui taper sur l'épaule.

– Kevin, je ne vais pas vous dire que vous êtes de la famille car ce n'est pas le cas. Par contre, on va faire comme si...

– Suis fier de toi Antoine.

– Je n'ai pas fini Papa. J'ai réfléchi après la discussion de tout à l'heure. Mon père sait que je veux employer une personne supplémentaire dans mon entreprise pour l'entretien...

– Moi ?..

– Oui vous. On en avait parlé ensemble avec Papa. Je reconnais que j'hésitais !

– À cause de la prison ? Je comprends m'sieur Antoine. Suis habitué !

Vous avez rien à craindre. Je vous assure !

– C'est vous qui avez les cartes en mains Kevin. Vous savez maintenant tout ce que vous pouvez perdre. Antoine vous offre sa confiance. Moi, il y a longtemps que c'est fait !