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RÉSUMÉ : La "Doctrine du droit" d'Emmanuel Kant est une oeuvre philosophique majeure qui explore les fondements du droit et de la justice. Ce texte, qui fait partie de son ouvrage plus vaste, "La Métaphysique des moeurs", examine la manière dont les lois doivent être conçues pour garantir la liberté et l'égalité de tous les individus dans une société. Kant y développe sa théorie du droit en s'appuyant sur sa célèbre philosophie morale, notamment le concept d'impératif catégorique, qui stipule que les actions doivent être évaluées selon leur capacité à être universalisées. Il aborde des notions essentielles telles que la propriété, le contrat, et l'autorité de l'État, tout en soulignant l'importance de la raison dans l'élaboration des lois. L'oeuvre se distingue par son approche rigoureuse et systématique, offrant une réflexion profonde sur la nature du droit et son rôle dans la société humaine. Les idées de Kant continuent d'influencer les débats contemporains sur la justice et la législation, faisant de ce texte une lecture indispensable pour quiconque s'intéresse à la philosophie politique et juridique. L'AUTEUR : Emmanuel Kant, né le 22 avril 1724 à Königsberg, en Prusse orientale, est l'un des philosophes les plus influents de l'époque moderne. Sa pensée a marqué un tournant décisif dans l'histoire de la philosophie, en particulier avec ses travaux sur la théorie de la connaissance, la métaphysique, l'éthique et la philosophie politique. Kant est surtout connu pour ses oeuvres majeures telles que "Critique de la raison pure", "Critique de la raison pratique" et "Critique de la faculté de juger", où il propose une synthèse entre le rationalisme et l'empirisme. Sa philosophie repose sur l'idée que la raison humaine est la source de la moralité, et il a introduit le concept d'impératif catégorique comme principe fondamental de l'éthique. Kant a passé l'essentiel de sa vie à Königsberg, où il a enseigné à l'université et a influencé de nombreux étudiants et penseurs. Sa rigueur intellectuelle et sa capacité à aborder des questions complexes avec clarté ont fait de lui une figure centrale de la philosophie des Lumières. Emmanuel Kant est décédé le 12 février 1804, laissant derrière lui un héritage philosophique qui continue d'inspirer et de défier les penseurs contemporains.
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Seitenzahl: 24
Veröffentlichungsjahr: 2022
§ A. Qu’est-ce que la doctrine du droit ?
§ B. Qu’est-ce que le droit ?
§ C. Principe général du droit
§ D. Le droit implique la faculté de contraindre.
§ E. Le droit strict peut aussi être représenté comme la possibilité d’une contrainte générale et réciproque, s’accordant, suivant des lois universelles, avec la liberté de chacun.
APPENDICE À L’INTRODUCTION DE LA DOCTRINE DU DROIT. DU DROIT ÉQUIVOQUE.
La doctrine du droit1 (Jus) est l’ensemble des lois, qui peuvent donner lieu à une législation extérieure. Cette législation existe-t-elle réellement, elle est alors la doctrine du droit positif. Celui qui est versé dans la connaissance du droit positif2, ou le jurisconsulte3 (Jurisconsultus), est en outre jurisperitus4 lorsqu’il connaît les lois extérieures extérieurement, c’est-à-dire dans leur application aux cas que peut présenter l’expérience ; et l’on peut alors donner à cette connaissance le nom de jurisprudence5 (Jurisprudentia). Sans ces deux conditions, on aurait tout simplement la science du droit6(Juriscientia). Cette expression désigne la connaissance systématique du Droit naturel7 (jus naturæ) ; mais c’est à celui qui est versé dans cette dernière qu’il appartient de fournir les principes immuables sur lesquels doit être fondée toute législation positive.
Le jurisconsulte, qui ne veut pas tomber dans une tautologie, ou renvoyer aux lois positives d’un certain pays et d’un certain temps, au lieu de donner une solution générale, pourrait bien se trouver aussi embarrassé par cette question que le logicien par celle-ci : Qu’est-ce que la vérité ? Il pourra bien nous apprendre ce qui est de droit8(quid sit juris), c’est-à-dire ce que, dans un certain lieu et dans un certain temps, les lois prescrivent ou ont prescrit ; mais ce que ces lois prescrivent est-il juste aussi9, et quel est le critérium universel au moyen duquel on peut reconnaître en général le juste et l’injuste10(justum et injustum) ? c’est ce qu’il ne peut savoir s’il ne néglige pour un temps ces principes empiriques, et si (tout en se servant de ces lois comme d’un excellent fil conducteur) il ne cherche la source de ses jugements dans la raison pure comme dans l’unique fondement de toute législation positive possible. Une doctrine du droit purement empirique peut être (comme la tête de bois dans la fable de Phèdre) une fort belle tête, mais hélas ! sans cervelle.
Si l’on considère le concept du droit dans son rapport à une obligation correspondante (c’est-à-dire le concept moral de cette obligation), voici ce qu’on reconnaîtra : 1° il ne s’applique qu’aux relations extérieures, mais pratiques, d’une personne avec une autre, en tant que leurs actions peuvent (immédiatement ou médiatement) avoir, comme faits11
