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Sylvia s'établit comme kinésithérapeute dans une tranquille petite ville de province.
A 23 ans, elle qui n'a jamais connu que la vie parisienne apprécie la sérénité de la bourgade et la bonhomie de son associé, un quasi sexagénaire.
Lorsque celui-ci part en vacances, elle doit assurer seule les rendez-vous et engagements de son collègue.
Elle apprend qu'il suit bénévolement l'équipe de football locale.
Elle va faire connaissance, et pas qu'un peu, avec trois des joueurs...
Tous les trois si beaux, si entreprenants... ils ne tardent pas à dévoiler leurs propres fantasmes ...
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Veröffentlichungsjahr: 2017
Analia Noir
Droit au But
Sylvia s'établit comme kinésithérapeute dans une tranquille petite ville de province. A 23 ans, elle qui n'a jamais connu que la vie parisienne apprécie la sérénité de la bourgade et la bonhommie de son associé, un quasi sexagénaire. Lorsque celui-ci part en vacances, elle doit assurer seule les rendez-vous et engagements de son collègue. Elle apprend qu'il suit bénévolement l'équipe de football locale. Elle va faire connaissance, et pas qu'un peu, avec trois des joueurs...
J'avais 23 ans, et j'étais follement heureuse. Après plusieurs stages et remplacements dans des établissements hospitaliers, je venais enfin de m'installer « à mon compte ».
Ou presque.
Un masseur-kinésithérapeute avait passé une annonce dans une revue professionnelle spécialisée. A bientôt 60 ans, surchargé de travail car seul praticien dans une petite ville de province, il cherchait un ou une associé(e).
J'avais été choisie.
Débarquant de région parisienne, j'ai d'abord été décontenancée. Le province, pour moi, c'était le ski en hiver dans les Alpes, les plages en été sur la Côté d'Azur, et exceptionnellement, des fêtes de famille dans le village de mes grands-parents en Auvergne.
J'ai découvert un bourg de 7 000 habitants sur les bords de la Loire. Comme si je venais m'installer dans un roman de Mauriac.
Un petit centre-ville avec quelques commerces aux vitrines délicieusement désuètes, deux ou trois cafés, un restaurant un peu haut de gamme près d'un lac, un collège, une piscine essentiellement fréquentée par les scolaires.
Et une maison médicale abritant deux médecins, un kiné (et donc désormais deux!), deux infirmières…
Pour les études après la 3e, pour les courses en hypermarché, pour consulter un spécialiste ou aller au cinéma, il fallait faire plusieurs dizaines de kilomètres.
Une petite ville ronronnante.
Mais j'ai vite goûté aux charmes de cette vie tranquille. Un appartement de trois pièces joliment restauré pour un loyer dérisoire, la gentillesse des habitants heureux de voir s'installer une nouvelle professionnelle de santé, des notables d'abord sur leurs gardes puis vite rassurés en apprenant que j'étais originaire du XVIe arrondissement de Paris et que mon père avait un poste important dans une banque de renom…
Mais j'avais depuis toujours eu l'ambition de réussir sans coup de pouce. Par moi-même.
Le « ticket d'entée » pour m'associer avec mon collègue était modeste (à défaut, il n'aurait trouvé personne d'ailleurs). C'était un homme sympathique, affable, soulagé de pouvoir désormais partager une partie de sa charge de travail.
Jovial mais pas exubérant, il s'était installé une trentaine d'années plus tôt dans cette sous-préfecture après avoir épousé la fille d'un notaire des environs. Le couple avait eu deux enfants, désormais installés l'un à Marseille, l'autre à Strasbourg.
L'épouse avait fini par s'ennuyer.
Elle s'était amourachée la quarantaine passée d'un professeur de collège un peu plus jeune. Un divorce avait suivi, et pour éviter les regards « obliques des passants honnêtes », l'ex-épouse infidèle et son nouveau compagnon étaient partis sur Paris.
Cette mésaventure conjugale avait provoqué une sorte de sympathie compassionnelle à l'égard du « pauvre kiné ».
Pendant quelques mois, on avait jasé dans le centre-ville et dans les environs.
Puis le soufflé était retombé, et mon nouvel associé était resté « célibataire », s'offrant de temps à autre quelques aventures coquines lors de ses vacances en club sous les tropiques. Son seul luxe.
Claude, c'était son prénom, [...]
