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Deux ans plus tôt, Erick Fuller, ancien soldat des forces spéciales, a été gravement blessé quand le camion de son escouade a roulé sur une mine anti-tank. Il a perdu le bas de sa jambe et deux doigts. À présent, il a de nouvelles plaques d’acier, des broches en titane... et un besoin farouche de réponses et de justice. Six autres de ses co-équipiers ont été gravement blessés, et le septième est mort, dans ce qui n’était autre qu’un coup monté pour les supprimer, comme leur chef d’équipe, Badger Horley, l’a découvert plus tard. Après avoir rejoint l’équipe en Angleterre et découvert un lien avec la mine anti-tank utilisée dans l’explosion, Erick se rend à Kaboul, sur les lieux de l’accident, pour recueillir plus d’informations. Là, ce qu’il découvre l’ébranle...
Honey Lewis, chef de file novatrice dans le domaine des soins dentaires, est invitée à une conférence de recherche sur une cellule souche de pointe. L’homme qui lui a lancé cette invitation de dernière minute est quelqu’un qu’elle a rencontré dans un atelier similaire, des années auparavant. Elle a beau savoir qu’elle n’a pas suffisamment d’expérience, elle ne peut résister à l’envie de connaître les dernières avancées dans sa branche de métier. À son arrivée à Kaboul, elle rencontre un autre homme... un homme qu’elle n’aurait jamais attendu ni imaginé revoir un jour. Elle a connu Erick un an plus tôt au Nouveau-Mexique quand elle a embouti sa Mustang adorée de 1969. Aussi incroyable que cela puisse paraître, il ne l’a pas oubliée. Si seulement sa fébrilité n’éveillait pas des émotions parallèles chez elle...
Avec tous ces chamboulements, à la fois dans sa vie et dans son cœur, c’est une lutte acharnée qui s’amorce quand l’homme qui s’est lié d’amitié avec elle se révèle différent de ce qu’elle pensait.
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Veröffentlichungsjahr: 2022
Première de Couverture
Page de Titre
Résumé du livre
Prologue
Chapitre 1
Chapitre 2
Chapitre 3
Chapitre 4
Chapitre 5
Chapitre 6
Chapitre 7
Chapitre 8
Chapitre 9
Chapitre 10
Chapitre 11
Chapitre 12
Épilogue
Cade
Note de l’auteure
À propos de l’auteure
Tous droits réservés
Deux unités militaires de huit hommes chacune ont été envoyées à bord de deux véhicules pour ce qui n’aurait dû être qu’une mission de reconnaissance banale, à Kaboul. La mission s’est soldée par une catastrophe, quand l’une des unités a roulé sur une mine anti-tank. Badger Horley, le chef de l’équipe des SEAL, ainsi que six de ses hommes ont été gravement blessés. Le huitième homme est mort. Seulement, voilà. Le matin de l’accident, les itinéraires ont été changés sans explications ni informations sur la personne qui a autorisé ces nouvelles directives. Jusqu’à l’explosion de cette mine, Badger s’est senti mal à l’aise avec ce changement de dernière minute, mais il n’a pas envisagé de raisons criminelles. Maintenant qu’on a tenté de détruire son équipe, cela devient personnel. Badger et ce qu’il reste de son escouade refusent de prendre du repos tant qu’ils n’auront pas découvert ce qui a entraîné cette tragédie et tué l’un des leurs. Pour cette Légion d’acier, la vengeance n’attend pas…
Deux ans plus tôt, Erick Fuller, ancien soldat des forces spéciales, a été gravement blessé quand le camion de son escouade a roulé sur une mine anti-tank. Il a perdu le bas de sa jambe et deux doigts. À présent, il a de nouvelles plaques d’acier, des broches en titane… et un besoin farouche de réponses et de justice. Six autres de ses co-équipiers ont été gravement blessés, et le septième est mort, dans ce qui n’était autre qu’un coup monté pour les supprimer, comme leur chef d’équipe, Badger Horley, l’a découvert plus tard. Après avoir rejoint l’équipe en Angleterre et découvert un lien avec la mine anti-tank utilisée dans l’explosion, Erick se rend à Kaboul, sur les lieux de l’accident, pour recueillir plus d’informations. Là, ce qu’il découvre l’ébranle…
Honey Lewis, chef de file novatrice dans le domaine des soins dentaires, est invitée à une conférence de recherche sur une cellule souche de pointe. L’homme qui lui a lancé cette invitation de dernière minute est quelqu’un qu’elle a rencontré dans un atelier similaire, des années auparavant. Elle a beau savoir qu’elle n’a pas suffisamment d’expérience, elle ne peut résister à l’envie de connaître les dernières avancées dans sa branche de métier. À son arrivée à Kaboul, elle rencontre un autre homme… un homme qu’elle n’aurait jamais attendu ni imaginé revoir un jour. Elle a connu Erick un an plus tôt au Nouveau-Mexique quand elle a embouti sa Mustang adorée de 1969. Aussi incroyable que cela puisse paraître, il ne l’a pas oubliée. Si seulement sa fébrilité n’éveillait pas des émotions parallèles chez elle…
Avec tous ces chamboulements, à la fois dans sa vie et dans son cœur, c’est une lutte acharnée qui s’amorce quand l’homme qui s’est lié d’amitié avec elle se révèle différent de ce qu’elle pensait.
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Erick Fuller souleva son sac avec son bras valide et se dirigea vers les douanes. Cade n’était qu’à quelques mètres de lui. Ils voyageaient ensemble mais, dans l’avion, ils s’étaient installés à une certaine distance l’un de l’autre de façon à ce que personne ne puisse savoir qu’ils étaient ensemble. Dès qu’Erick eut franchi le poste de douane, il se dirigea vers la sortie et prit un moment pour s’habituer à la chaleur. Revenir en Afghanistan faisait remonter à la surface beaucoup de souvenirs. Ç’avait d’ailleurs été l’une des raisons pour lesquelles il avait si rapidement pris la décision de venir. Plus il restait à se morfondre chez lui en se disant que le voyage était inévitable, plus ses cauchemars empireraient. Il détestait même l’idée de faire savoir à quelqu’un d’autre qu’il faisait des cauchemars.
Mais son psy savait que le syndrome de choc post-traumatique était bien réel. Et rien ne semblait pouvoir l’aider mais il espérait qu’avoir des réponses à ses questions y parviendrait. Tandis qu’il attendait que Cade le rejoigne, il envoya un texto à Badger pour lui dire qu’ils venaient d’atterrir. Badger répondit immédiatement ; il était en permanence suspendu à son téléphone pour les aider à résoudre les problèmes logistiques éventuels. Leur voyage pouvait durer seulement vingt-quatre heures ou bien plus longtemps. Ils avaient loué un véhicule, ils devaient se rendre à l’endroit où l’accident avait eu lieu, devaient parler avec les habitants du village et rentrer chez eux. Ce qui devait être l’affaire de deux ou trois jours tout au plus.
Erick ne s’attendait pas à ce que cela dure plus longtemps, parce que si c’était le cas, cela voulait dire qu’ils avaient eu de sérieux ennuis ou bien alors qu’ils avaient trouvé une piste significative. Il doutait qu’après deux ans il y ait beaucoup à trouver et la situation était déjà passablement instable de ce côté-ci du globe. Il aurait préféré éviter ça autant que possible.
Ils allaient retrouver une vieille connaissance qui leur fournirait les armes nécessaires. Ils ne voulaient pas prendre le risque de se faire arrêter aux frontières. Erick aurait pu prendre ses armes mais c’était risqué. Il avait voyagé en utilisant son passeport personnel, il n’avait pas été signalé en Angleterre et c’est là qu’ils avaient repéré Badger. Mais, à ce moment-là, il avait eu quelques soucis et le MI6 semblait toujours l’avoir à l’œil. Erick avait choisi de voyager en utilisant son vrai nom et de voir ce qui se passerait. Si jamais quelqu’un lui posait la question, il répondrait qu’il était là par nostalgie.
Ce qui était vrai, d’une certaine façon.
Le soleil était implacable. Mais, après tout, à quoi s’était-il attendu ? Même l’air avait une autre odeur ici. Il préférait voyager au Canada ou en Sibérie, il y avait une fraîcheur dans l’air quand ici ce n’était que de la froideur. Certes, cela faisait frissonner mais repoussait également tout l’air lourd et vicié qui semblait stagner dans les endroits chauds. Et quand dans les pays chauds, le vent venait pour chasser l’air vicié, il amenait avec lui du sable et de la poussière qui vous envahissaient la gorge et emplissaient vos poumons, vous faisant froncer le nez en vain pendant des semaines. Erick peinait à croire qu’il était de retour. Ce n’était pas du tout le lieu où il aurait voulu être. Une main lourde s’abattit sur son épaule. Lorsqu’il se retourna, il vit Cade. Il hocha la tête.
— Prêt ?
— Presque. Je sais que tu as dit que tu voulais que l’on règle ça tous les deux mais, avant de partir, j’ai reçu un texto de Talon.
Erick haussa les sourcils.
— J’imagine qu’on aurait dû s’y attendre après ce qui s’est passé en Angleterre.
Cade acquiesça.
— Il veut participer lui aussi.
— Pas sûr que ce soit une bonne idée, tu as entendu toi-même l’enregistrement.
— Je sais. Mais je ne peux pas croire que Talon ou que l’un de nous soit responsable de l’accident.
— Je suis d’accord, mais je voudrais seulement que l’enregistrement soit assez net pour être certain que ce n’était pas l’un d’entre nous qui a passé le coup de fil qui a révélé notre emplacement.
— Je comprends.
C’est à cet instant-là qu’ils entendirent un cri derrière eux et, lorsque Erick se retourna, il vit Talon qui se dirigeait dans leur direction.
— Waouh, il est rapide.
— Il était déjà là. Plus exactement, pas loin d’ici. Il est arrivé il y a quelques heures et il attendait qu’on atterrisse.
Les hommes se saluèrent. Talon sourit à Erick.
— J’espère que ça ne te dérange pas. Je sais que Cade n’a pas eu l’occasion de t’en parler avant de me dire que je pouvais vous rejoindre.
Erick haussa les épaules.
— On est toujours contents de t’avoir dans les parages. On a besoin d’avoir des réponses. C’est juste très moche que l’enregistrement ait l’air de venir de l’intérieur de notre camion.
— Je me pose des questions moi aussi… J’ai récupéré votre véhicule de location tout à l’heure, j’espère que ce n’est pas grave, fit Talon en se dirigeant vers le parking.
— S’ils ont bien voulu que tu le récupères, ce n’est pas un problème. Mais faut toujours qu’on passe voir Boîte d’ombres.
Talon rit.
— Il est toujours dans le coin ?
— Oh ça oui, et ses prix ont grimpé.
— Évidemment. Je te comprends pour cette histoire d’enregistrement. Il y a une partie de moi qui veut se convaincre que c’est un faux. Est-ce que tu as envisagé cette hypothèse ? demanda Talon sur un ton morose.
— Je ne sais pas comment ils auraient pu faire une chose pareille mais Tesla espère la même chose. Elle analyse l’enregistrement et il y a de grandes chances qu’on ne trouve rien avant un moment. Elle m’a dit que ça n’avait pas l’air très prometteur et pour autant qu’elle puisse en juger dans l’immédiat, c’est un enregistrement authentique.
— Merde ! Je suis absolument certain que je n’ai rien fait pour que ça nous arrive.
— Nous non plus.
— Et je peux jurer que Laszlo n’avait rien à voir avec ça. Il était tout aussi loyal que les autres.
— Était ? Est-ce que tu sais quelque chose que j’ignore ? releva Erick qui se retourna pour le regarder, l’air inquiet.
— Non, Laszlo va bien, je n’aurais pas dû parler au passé mais je pensais à ce moment-là. Je sais qu’il est loyal, il est retourné dans sa famille en Norvège pendant un certain temps mais je sais que si on a besoin de lui, il sera là, répondit Talon en secouant la tête.
— Il ne sait rien de tout ça ? Pas vrai ? demanda Cade.
— Non mais, pour être honnête, il m’a contacté il y a un peu plus d’un an parce qu’il lui semblait que quelqu’un nous avait trahis, à lui aussi.
— Quoi ? Mais tu n’en as jamais parlé ? fit Erick qui s’arrêta sur place et regarda Talon.
— C’était au moment où tu allais passer sur le billard pour une grosse opération. Cade avait le dos à moitié ouvert et était alité, les deux jambes en traction. Badger était dans un sale état, il venait d’avoir toute une série d’opérations, on lui avait enlevé la rate, amputé la jambe. Je pouvais pas vous faire ça les gars. Mais maintenant que vous êtes tous sur pieds et que vous avez tous eu la même idée, merde, il faut qu’on sache. C’est tout ce que je peux faire pour retenir Laszlo. S’il savait qu’on est ici, il y serait lui aussi.
— Merde !
— Ce serait bon de le revoir, Laszlo c’est vraiment quelqu’un ! fit Cade.
Talon les dirigea vers le véhicule, une Jeep militaire découverte. Ils déposèrent leurs bagages à l’arrière et Talon s’installa derrière le volant.
— On passe d’abord à l’hôtel ?
— Oui, donnons l’impression qu’on est là pour les vacances.
— Ce sont des vacances, du moins c’est ce que pense le reste du monde, ricana Cade.
— Moins il y a de gens au courant de ce que l’on fait là, le mieux ce sera, assurons-nous simplement de tenir Badger au courant de ce que l’on fait si jamais on a besoin d’une porte de sortie rapidement, dit Talon.
— On a été prudents. Allons-y, je veux qu’on fasse ce que l’on a à faire et qu’on rentre rapidement chez nous.
— Absolument d’accord, acquiescèrent les deux hommes.
Quelques minutes plus tard, Talon garait le véhicule à l’hôtel, sur une place réservée à la clientèle. Les trois hommes descendirent et se dirigèrent vers la réception. La climatisation et d’énormes ventilateurs brassaient un air frais qui les frappa de plein fouet. Dans l’entrée, Erick vit une femme qui était au téléphone, son ordinateur portable en équilibre sur les genoux, tapant en même temps qu’elle parlait. Très clairement une Occidentale qui avait l’air impatiente et furieuse.
Cade le gratifia d’un coup de coude et la désigna d’un geste.
— Tu ne la reconnais pas ?
Talon se retourna pour regarder dans la même direction qu’Erick qui s’était arrêté pour la fixer du regard. Il secoua la tête pour dire que non, il ne croyait pas la reconnaître.
— Regarde mieux que ça, je suis quasiment certain que c’est elle qui a percuté ta Mustang 1969, expliqua-t-il, ce qui figea Erick.
— Vaudrait mieux que ça ne soit pas elle.
— Je crois bien que si.
Erick pivota pour l’étudier : elle avait les cheveux relevés, portait de grosses lunettes, était jolie, mince, et ses cheveux étaient d’un blond assez ordinaire. Trop belle pour être ici : c’était un endroit dangereux pour une femme blanche, particulièrement si elle voyageait seule.
Erick se retourna pour regarder son ami.
— Pourquoi crois-tu que c’est elle ?
— Regarde son badge…
Son regard glissa sur sa poitrine et saisit le badge qu’il n’avait pas vu la première fois : Honey Lewis. Il se figea sur place.
— Connasse ! fit-il plus fort qu’il l’aurait voulu.
Honey se redressa, pinça les lèvres, repoussa ses lunettes et le dévisagea. Un « C’est quoi ce bordel ? » lui échappa. Erick se dirigea vers elle.
— C’est pas plutôt à moi de dire ça ?
Elle tapait du pied avec impatience.
— J’aurais espéré ne jamais te revoir.
— C’est toi qui as percuté ma voiture.
— C’était un accident, tu ne te souviens pas ?
— Je m’en souviens et je me souviens aussi comment à l’époque tu as dit que c’était de ma faute, dit-il en hochant la tête.
Elle leva les mains, comme pour dire qu’elle était innocente.
— Je suis désolée, j’étais contrariée.
— Je n’en doute pas, ricana-t-il, au moins j’ai fait réparer ma Mustang. Et toi ? Tu conduis toujours ? Ou est-ce qu’ils t’ont sucré ton permis ?
Elle le fusilla du regard.
— Je conduis toujours, merci pour moi. Mais je n’aurais pas dû conduire ce jour-là. Tu as raison. Et je me suis excusée et je n’aurais pas dû m’en prendre à toi. Je n’étais pas dans un très bon état d’esprit, fit-elle en refermant brutalement son ordinateur qu’elle fourra dans un sac, elle fit de même avec son téléphone qu’elle mit dans la poche de son pantalon beige après s’être levée.
Il posa ses mains sur ses hanches.
— Un an pour s’excuser, c’est un peu tard, mais j’accepte tes excuses.
Elle le gratifia d’un sourire adorable.
— Très bien, parce que je n’ai pas l’intention de recommencer, et elle tourna les talons pour se diriger vers la réception, passant avant eux.
— Mais qu’est-ce qu’elle fout là ? ricana-t-il.
— Je ne sais pas, mais j’aime la tournure que prennent les événements. Ça devrait rendre intéressants les jours à venir, fit Cade pendant qu’Erick le fusilla du regard.
— Tu m’en diras tant… fit-il et il se dirigea vers le bureau à grandes enjambées et s’adressa à un autre réceptionniste.
Dès qu’Erick entra dans la chambre d’hôtel qui leur avait été assignée, il déposa ses sacs sur le lit le plus proche et sortit son téléphone qui avait vibré quelques instants auparavant. Il avait attendu d’être dans la chambre pour voir de quoi il en retournait. Après avoir lu le message, il se tourna vers Cade et Talon.
— La rencontre est prévue cet après-midi à quatorze heures.
Les trois hommes synchronisèrent leurs montres.
— C’est le bon moment, plus tôt on sera équipés, plus vite on pourra aller sur place.
Talon acquiesça.
— Est-ce qu’il y a d’autres choses à récupérer ? Quels sont les projets ? Quand est-ce qu’on fait du tourisme ? Aujourd’hui ou demain ?
— Comme on n’aura pas les armes avant cet après-midi, on devrait y aller demain matin, je pense. Il faut aussi qu’on se fasse un itinéraire, fit Erick.
— Déjà fait, je m’en suis occupé pendant le vol, répondit Cade.
— Très bien. Combien de temps de trajet ? À quoi ressemble l’itinéraire ?
— Quarante-cinq minutes, mais ça dépendra de la météo et de l’état de la route.
Ils comprirent tous. Parfois, une tempête arrivait et, tout ce qu’il y avait à faire, c’était se tapir à l’intérieur du véhicule et attendre que ça passe. Il pouvait arriver que la chaleur soit si intense que les radiateurs du véhicule ne tenaient pas le coup. Il fallait alors s’arrêter pour les remplir à nouveau d’eau. Erick jeta un coup d’œil par la fenêtre.
— Question météo, on s’en sort bien.
— C’est sûr mais on sait aussi que ça peut changer en un rien de temps. On ne sait même pas s’il y a encore des personnes avec qui parler au village.
— C’est vrai, mais je veux y aller moi-même. Si après avoir parlé avec tout le monde, nous ne trouvons rien, je ne sais pas ce que l’on pourrait faire de plus. Clairement, c’est une mission où on y va pas à pas, fit Erick qui s’interrompit et qui regarda la chambre avant de continuer. Ça ne vous dirait pas d’aller manger un morceau ? On a juste le temps et il faut qu’on prenne de l’eau avant notre rendez-vous.
Ils fermèrent la porte de leur chambre et retournèrent dans le lobby qu’ils traversèrent pour aller au restaurant. Erick n’avait pas envie de voir si Honey était toujours là, mais il vérifia malgré lui. Heureusement, elle était absente. Il rattrapa Cade et Talon qui s’arrangeaient avec la serveuse pour choisir leur table. Elle les dirigea vers le fond de la pièce, où il faisait frais et où se trouvait une grande fenêtre.
Il avait rejoint la Marine en partie parce qu’il avait voulu partir à la découverte de cultures différentes mais il avait été assez souvent en Afghanistan pour savoir à quoi se préparer et il avait déjà vu la plupart des attractions touristiques. Il savait aussi qu’il faudrait du temps à son corps pour s’habituer à la température.
— Vous ne croyez pas qu’on devrait plutôt s’installer dehors ? demanda-t-il.
Cade plissa les lèvres et hocha la tête.
— Tu as raison, autant commencer à s’ajuster. Je ne sais pas quelle température il fera cet après-midi, mais ce sera sûrement bien plus que là d’où nous venons.
— Ça dépend si tu parles de l’Angleterre ou du Nouveau-Mexique. L’Angleterre était humide. Pas chaud, mais envahie de vapeur comme si toute l’humidité te collait à la peau, fit Cade.
Erick sourit largement. Quand la serveuse revint, il lui demanda s’ils pouvaient aller s’installer sur la terrasse couverte. Elle acquiesça et les entraîna vers une nouvelle table. Lorsqu’il s’assit, il se rendit compte que cet emplacement avait aussi son inconvénient mais il n’allait pas en faire tout un plat. La femme qui avait percuté sa voiture était là, elle aussi, avec son ordinateur ouvert. Elle était tapie sous le grand parasol et essayait de lire ce qui se trouvait sur son écran. C’était elle qui aurait dû être à l’intérieur. C’était mortellement impossible de lire un écran en extérieur.
Il la désigna d’un geste aux deux autres hommes pour qu’ils la voient. Ils sourirent, haussèrent les épaules et s’assirent avant de passer leur commande qui consistait en un repas chargé en glucides et protéines pour qu’ils tiennent le coup tout l’après-midi. Ils commandèrent aussi de grands verres d’eau. Erick sortit un petit calepin et un stylo et se mit à lister ce dont ils auraient besoin.
— Tu fais la liste des courses ?
— Oui, un truc du genre. Il faut aussi qu’on note nos questions parce qu’elles me tournent en boucle dans la tête mais je n’ai jamais vraiment pris le temps de les écrire, expliqua Erick.
— Tu crois vraiment qu’on va trouver quelque chose ? demanda Talon.
— J’espère vraiment, je présume que ce sera un indice qui nous entraînera vers un autre indice.
— Alors, comme au bon vieux temps ?
Malgré lui, Erick rit.
— C’est ça ! C’était l’une des choses les plus frustrantes dans les missions de renseignement. On passait notre temps à chercher tout ce qui aurait pu nous mener à un indice important. On ne savait parfois même pas ce que l’on cherchait avant de le trouver.
— Je crois que ça n’a pas changé, peu importe le pays ou la mission, acquiesça Cade, as-tu vraiment besoin de poser ces questions ? Tout ce qu’il nous faut, c’est trouver quelqu’un qui était là au moment de notre accident et qui sache peut-être qui a pu poser la mine et pour quelle raison.
— Et s’il y avait des étrangers au village à ce moment-là. Si j’avais organisé ce genre de choses, j’aurais voulu être certain d’être sur place pour observer la suite des événements.
— C’est vrai. Mais, à trois, on devrait réussir à couvrir le terrain nécessaire, fit Erick qui n’avait pas envisagé cela, mais continua de prendre des notes.
— Eh bien, ce n’est pas comme s’il allait y avoir des balises sur le bord de la route qui indiquerait « La vérité se trouve ici », fit Talon.
Erick releva la tête.
— Non, je suis au courant, mais je me demande ce qu’il est advenu de notre véhicule après l’explosion.
— Pourquoi ? demanda Cade.
— Parce que personne, du moins aucun d’entre nous, n’a eu l’occasion d’y jeter un œil. Qui nous dit ce que nous pourrions trouver sur place ?
Tous prirent un moment pour envisager l’idée.
— Il aurait fallu beaucoup d’équipement pour tout ramener à la base. Et pourquoi auraient-ils fait ça ? C’était un accident. Un parmi tant d’autres, suggéra Cade.
— Il est assez probable qu’il soit toujours sur place, dit Talon.
— Il n’en restait pas grand-chose. Est-ce que l’armée nettoie derrière elle ou elle laisse les épaves se faire recouvrir par le sable ? s’enquit Cade.
— Je ne sais pas. J’imagine que mon téléphone a dû exploser mais si ce n’était pas le cas, je serais content de le récupérer.
— Pourquoi ? Après tout ce temps, il serait sacrément endommagé, le sable, c’est redoutable pour l’électronique.
— J’avais pris beaucoup de photos de nous huit, fit Erick à mi-voix, dans tous mes cauchemars, je vois un téléphone qui vole en éclat à l’intérieur de la cabine. Je ne peux pas m’empêcher de me dire que l’assassin, qui qu’il soit, ou celui qui nous a trahis, a toujours son téléphone à l’intérieur si c’était quelqu’un de notre unité.
Ils le dévisagèrent avant de s’adosser à nouveau dans leur chaise.
— Merde, jura Cade qui tenait si fort la tasse que ses jointures blanchissaient.
Erick était presque désolé d’avoir à mettre ça sur le tapis mais il fallait le dire.
— J’imagine qu’il y aurait potentiellement d’autres équipements personnels, fit Talon.
— Je présume qu’après tout ce temps, le camion a dû être pillé par les charognards, qu’il s’agisse d’humains ou d’animaux et que tout ce qu’il doit en rester, c’est une pile de métal broyé. Mais j’ai un syndrome de choc post-traumatique à cause de l’accident, et je pense que ça me ferait du bien si je savais ce qu’il en restait, expliqua calmement Erick.
— Dans ce cas, on va le localiser et voir ce que l’on peut trouver, dit Cade en hochant la tête.
— Si on peut faire quoi que ce soit pour réduire ça, je suis d’attaque. Mais s’il reste quelque chose dans le désert, tu sais aussi que le désert aura fait tout son possible pour le récupérer, Talon acquiesça.
— Ce n’est pas tant la température que le sable qui est impitoyable mais je comprends ce que tu veux dire, fit Erick qui, en y pensant, ajouta des pelles à leur liste, se disant que ça ne ferait pas de mal d’avoir l’équipement si cela s’avérait nécessaire. Juste au cas où.
Peu après, ils furent servis et le silence s’installa à table alors que les hommes s’affairaient à manger.
Dans la tête d’Erick tourbillonnaient ses espoirs et ses questions. Il savait que l’issue de ce voyage pouvait tout aussi bien les aider à tourner la page que de les laisser avec encore davantage de questions. Le problème apparemment sans fin : une question amenait toujours une autre question qui en entraînait une autre. Quand les réponses arrivaient au compte-gouttes, il fallait une éternité pour pouvoir envisager l’ensemble et, bien souvent, si peu d’informations ne suffisaient pas à avoir une piste décente. Ce qu’il ne voulait pas, c’était partir sans avoir eu de réponse. Le voyage en Angleterre avait eu son intérêt et leur avait fourni l’enregistrement audio venant de l’intérieur du véhicule qui les avait amenés ici.
— Il faut que j’envoie un texto à Badger et que je sache s’il a pu apprendre ce qui s’est passé à l’intérieur du véhicule.
— Appelle-le plutôt, le pressa Cade.
Après avoir fini son burger, Erick prit son téléphone, se rinça la bouche avec une grande gorgée d’eau puis téléphona à Badger. Lorsque son ami décrocha, il posa sa question :
— Est-ce que tu peux savoir ce qu’il est advenu de notre camion ? Est-ce qu’il a été ramené à l’un des camps ?
— Rien n’a été rapporté, il n’en restait pas assez pour qu’ils s’en soucient.
Silence.
— D’accord.
— Si tu n’as rien d’autre à ajouter… fit Badger.
Erick l’empêcha de raccrocher.
— Badger ? Comment vas-tu ?
De l’autre côté de la ligne, il y eut un moment de silence avant que Badger réponde.
— L’opération est prévue dans deux semaines mais je suis censé éviter de m’appuyer sur ma jambe jusque-là pour réduire le gonflement.
Erick voulut siffler de surprise. Pour que l’opération soit programmée aussi rapidement, cela voulait dire que la jambe était en sale état.
— Très bien. Tu sais que c’est nécessaire, fit Erick sur un ton calme et confiant.
— Je sais que c’est nécessaire, mais il n’y a aucune garantie d’amélioration. À dire vrai, ça pourrait même empirer…
— Ils vont faire de leur mieux pour toi, mec, répondit Erick en grimaçant.
— Et j’espère que ça suffira, fit Badger qui raccrocha sur ces paroles.
Erick rangea son téléphone et mangea la salade qui accompagnait son burger. Les deux autres le regardèrent en haussant les sourcils.
— Il repasse sur le billard dans deux semaines.
Ils grimacèrent. Ils avaient tous eu leur lot d’opérations pour en arriver là où ils en étaient à présent et savaient que Badger n’était pas particulièrement enthousiaste à l’idée d’être opéré, aucun d’entre eux ne le serait à dire vrai. Il y avait bien des choses que l’on essayait d’éviter, les opérations en faisaient partie.
Honey se saisit de sa tasse de café et en but une gorgée. Au moment où les hommes étaient sortis pour s’installer sur la terrasse non loin de sa table, elle était restée incrédule. Seulement, ils ne l’avaient pas remarquée immédiatement, à en croire le regard stupéfait de l’homme. C’était rude. Elle avait autant le droit que lui d’être là. C’est vrai qu’elle avait percuté sa voiture un an auparavant, mais les accidents de voiture, il y en a tous les jours. Oui, elle avait été en tort. Oui, son assurance avait payé pour lui comme pour elle. Elle s’était excusée. Que pouvait-elle faire de plus ? Elle n’aurait pas dû conduire ce jour-là. Mais on apprend de nos erreurs tous les jours. Quand votre vie vole en éclats, il est plus simple de rester au bureau plutôt que de fuir. Cela dit, même à elle il arrivait d’oublier les fondamentaux de la sécurité. Tandis qu’elle mangeait son riz et sa viande, elle entendit des fragments de la conversation des hommes. Une histoire de véhicule qui pouvait être presque en pièces détachées. Elle ignorait leur profession, mais il y avait quelque chose de militaire en eux. Au moment de l’accident, il était déjà blessé et semblait être en convalescence. Il lui manquait la partie inférieure de la jambe.
Et il avait eu l’air de souffrir le martyre. Elle avait été horrifiée à l’époque, s’imaginant que c’était sa faute mais elle s’était rapidement rendu compte que c’était une vieille blessure et qu’il était probablement en train de se remettre d’une opération parmi d’autres. Honey était dentiste et voyait défiler un certain nombre de patients dans son cabinet et le plus souvent ses patients étaient en bonne santé mais il arrivait qu’elle ait à faire des fractures des mandibules.
La première interaction qu’Erick avait eue avec Honey au moment de l’accident avait été particulièrement pénible. Elle n’avait pas duré longtemps mais l’impression qu’elle avait laissée était plutôt tenace. C’était aussi le seul accident de voiture dans lequel elle ait été impliquée. Elle n’était pas certaine de savoir pourquoi il conduisait, mais le véhicule avait clairement été modifié pour lui. Quelle était la probabilité de le rencontrer ici ? C’était une énorme coïncidence. Elle était là pour son premier séminaire sur la chirurgie de pointe de la partie supérieure des mandibules et l’état des recherches sur les cellules souches dans la formation de la pulpe dentaire. Ce n’était pas un endroit habituel pour ce genre de séminaire mais le chirurgien était Afghan et voyageait peu alors ceux qui voulaient profiter de ses connaissances venaient jusqu’à lui.
Elle l’avait rencontré des années auparavant lorsqu’il avait été conférencier invité à une conférence professionnelle à New York. Il avait été merveilleux, tout comme son associé et gérant à l’époque, David. Elle était restée en contact avec lui et c’était lui qui organisait cette conférence exceptionnelle à Kaboul, il était dentiste lui aussi.
Elle avait posé sa candidature à plusieurs reprises et n’avait jamais été sélectionnée. Quand elle était encore débutante, elle s’était fait une raison mais avait pourtant continué d’essayer. David lui avait dit que dès qu’il lui serait possible, il essayerait de lui trouver une place. Toutefois, comme ses qualifications et son expérience n’étaient pas au niveau des autres candidats, il s’était senti obligé d’accepter leurs candidatures en priorité. Mais, au fil du temps, leur relation amicale s’était considérablement réchauffée. Et puis la veille, il l’avait appelée.
La délectation avait rapidement pris le pas sur le choc initial lorsqu’il avait expliqué qu’il avait eu un désistement et que personne d’autre sur sa liste d’attente ne pouvait faire le voyage en ayant si peu de temps pour s’organiser mais que si elle voulait…
Bien sûr, il n’y avait pas eu que ça. Elle parlait depuis des années de sa passion pour les technologies de pointe, du travail de conceptrice de prothèse de son amie Kat Greenwald et de sa propre envie d’aller de l’avant et seulement d’en faire plus.
Quand il lui avait proposé la place libre, il lui avait demandé si elle venait seule et elle avait plaisanté, disant qu’il n’y avait pas assez de temps pour que quelqu’un d’autre vienne avec elle. Il avait ri et dit qu’il prendrait bien soin d’elle et qu’il avait hâte de la revoir.
Elle s’était inquiétée du coût, le séminaire serait plus onéreux comme elle n’avait pas pu profiter des avantages d’une inscription anticipée, les vols étaient plus chers à la dernière minute et il n’y aurait certainement plus de chambres à bas prix à l’hôtel. Mais David lui avait assuré qu’il arrangerait tout. Elle payerait la caution et ils discuteraient du reste une fois qu’elle serait sur place.
C’était tout David, généreux et amical.
Elle avait presque crié de joie quand elle avait raccroché mais elle avait tant à faire qu’elle n’avait pas de temps à perdre en démontrant théâtralement sa joie.
Mais, à présent, elle se demandait pourquoi lui était là. Elle se creusa la tête pour se souvenir de son prénom. Erick. Elle ne connaissait aucun des deux hommes mais vit que l’un d’eux, Cade, avait une main artificielle. Peut-être faisaient-ils partie d’un groupe de personnes appareillées ou ils étaient des camarades de lutte qui affrontaient ensemble la vie après un gros traumatisme ou une blessure physique. Mais dans un cas comme dans l’autre, ça ne la regardait pas.
Si ce n’est que de penser à des prothèses la fit penser à Kat. Ses affaires se portaient à merveille. Elle peinait même à faire face à la demande. Est-ce que ces hommes la connaissaient ?
Honey ne put s’empêcher de tourner le regard dans leur direction pour savoir de quoi il en retournait. Au moment de l’accident, elle ne s’était pas rendu compte à quel point Erick était beau. À ce moment-là, elle était dans une confusion émotionnelle terrible et lui était en état de choc. Mais à présent, il était apparemment suffisamment remis de ses blessures pour pouvoir voyager. Il y avait une énergie qui émanait de lui, d’eux trois même. De la détermination. De la résolution. Comme si on venait de leur donner un regain de vie. Un espoir, dans un certain sens. Elle considéra l’idée qu’ils devaient être là pour un séminaire ou du moins essayer de nouvelles procédures médicales qui faciliteraient leurs vies.
— Excusez-moi mais souhaitez-vous reprendre du café ?
Honey releva la tête, vit la serveuse et sourit. Cafetière à la main, la serveuse attendait.
— Merci, j’en reprendrai bien une tasse, accepta-t-elle.
La serveuse remplit sa tasse d’un liquide épais et dense qui était plus fort que ce à quoi Honey était habituée et laissa sur la table de la crème et du sucre. D’ordinaire, Honey prenait son café noir mais, cette fois-ci, elle ajouta de la crème car il fallait en ajouter un petit peu pour qu’elle puisse s’habituer à la version afghane de sa boisson de choix.
Elle changea de position, repoussa son ordinateur sur le côté et passa en revue les notes qu’elle avait prises durant le séminaire, relevant les questions qu’elle voulait poser. Elle avait encore du mal à s’habituer à son changement d’emploi du temps. Elle avait manqué la réunion d’ouverture du séminaire la veille au soir mais faisait son possible pour se rattraper.
David s’était immédiatement attachée à elle à son arrivée. Elle s’était demandé comment il l’avait reconnue après toutes ces années mais il y avait sa photo sur le site de la clinique dentaire où elle travaillait, bien que la photo ne soit pas bien ressemblante. Ceci dit, il était assez logique qu’il connaisse de vue les participants du séminaire. Si son accueil avait été un peu trop chaleureux pour elle, elle s’était dit que c’est parce qu’elle était une personne un peu distante et qu’il y avait aussi la différence de culture. Elle n’avait fréquenté personne depuis plus d’un an et ne cherchait pas à fréquenter qui que ce soit dans l’immédiat. Pas plus qu’elle ne voulait entacher les quelques jours qu’elle allait passer ici en pensant à ça. Et puis, c’était vraiment agréable de se sentir accueillie.
Tant d’informations avaient déjà été abordées qu’elle avait l’impression de perdre pied. Les autres participants avaient davantage d’expérience et étaient plus qualifiés. Elle était entourée par des pointures de la profession, c’était un peu intimidant.
C’était le problème avec les séminaires. Elle était abreuvée par tellement d’informations qui semblaient tout à fait logiques quand elle y était, que, dès qu’elle sortait et essayait de suivre l’aspect technique de ce qu’elle avait apparemment appris, son esprit était envahi par les questions. Elle avait enregistré plusieurs des sessions avec l’accord des conférenciers et savait qu’il faudrait qu’elle transcrive ses notes après coup.
On avait parlé de choses fascinantes. L’utilisation des cellules souches pour remédier aux caries était encourageante. D’ici une dizaine ou une vingtaine d’années, on n’aurait plus à s’en soucier parce que les dentistes auront les outils pour stimuler la pulpe dentaire et la faire repousser.
