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Dieu n’est pas un concept philosophique ou un fruit de l’imagination humaine, il est l’Être par excellence, une Personne que l’on rencontre un jour… ou l’autre.
Aller dès maintenant à la rencontre de Dieu, c’est cela, le pari de Blaise Pascal que ce livre propose de réinscrire dans le contexte actuel.
S’appuyant sur les Écritures, des témoignages de personnes qui ont rencontré Dieu, des révélations directes de Jésus-Christ à l’occasion d’expériences mystiques où Il dévoile la puissance de sa miséricorde, ainsi que d’importantes découvertes et études scientifiques, ce livre a pour but de redire simplement ce qu’est la Révélation, la Rédemption, le Salut, le pardon, Le Silence, la Prière, La Présence réelle et la vie future… dans un monde où ces mots sont devenus incompréhensibles pour beaucoup d’entre nous; et s’il peut éclairer, même faiblement, un être lecteur voulant se rapprocher de Dieu, vers la première marche de l’« escalier pour le ciel », il aura atteint son but.
À PROPOS DE L'AUTEUR
Pierre Loiret - Elevé par des parents dans la foi catholique depuis sa plus tendre enfance et passionné de musique et de mathématiques, l'auteur a suivi une carrière de cadre dans la finance et dans l’industrie, après une formation d’ingénieur et d’économiste. À l’issue d’une vie professionnelle variée comportant de multiples contacts internationaux, il a ressenti le besoin de traduire dans l’ouvrage "Escaliers pour le ciel" le désir de transcendance qui habite tout être humain, quel qu’il soit.
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Seitenzahl: 161
Veröffentlichungsjahr: 2024
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Pierre Loiret
Escaliers vers le ciel
Douter de Dieu, c’est y croire
Préface de Dom Jean PateauAbbé de Fontgombault osb
Visions de l’au-delà (ou l’Ascension vers l’Empyrée, détail), par Jérôme Bosch
(v. 1505, Gallerie dell’Accademia, Venise)
Dédicace et remerciements
À mon père,
Remerciements à
mon épouse Anne,
nos enfants André, Camille,
Pauline et Christophe,
Alexis Milcent,
Guillaume Drago,
Marc Andrieux,
à Jean-Louis Giard,
à Dom Bertrand Perrinet à Dom Jean Pateau,
en cordial hommage
Préface
Y a-t-il un au-delà ? Dieu existe-t-il ? Ces questions ont traversé les siècles, apportant tantôt le repos, tantôt le tourment au cœur de l’homme. Dans les premiers âges, les gens simples répondaient instinctivement « Oui ». Quelques savants doutaient. Aujourd’hui, la situation semble inversée : beaucoup ne croient plus à l’existence de Dieu et préfèrent se tourner vers la magie, le spiritisme, ou encore des mystiques plus ou moins exotiques. Les savants, quant à eux, impuissants à expliquer la prodigieuse organisation de l’univers, postulent volontiers une Intelligence susceptible d’en rendre compte et qui serait à l’origine de tout. Albert Einstein affirmait en ce sens :
Ma religion consiste en une humble admiration envers l’esprit supérieur et sans limites qui se révèle dans les plus minces détails que nous puissions percevoir avec nos esprits faibles et fragiles. Cette profonde conviction sentimentale de la Présence d’une raison puissante et supérieure se révélant dans l’incompréhensible univers, voilà mon idée de Dieu1.
De fait, seule une Raison supérieure peut rendre raison de l’existence de l’univers. Telle est la conclusion de nombreux scientifiques. De façon plus profonde, c’est à ce point qu’aboutissent les philosophes en usant des outils propres à la métaphysique. Ils partent du constat qu’en tout existant, doivent être distingués d’une part sa nature – ce qu’il est – et d’autre part le fait qu’il soit : il est. Or sa nature ne comporte pas de soi le fait d’exister, elle est seulement une mesure d’être : il faut donc que ce fait d’exister vienne d’un autre, dont la nature soit purement et simplement d’exister (sinon on repousserait la cause de cette existence à l’infini, et on tomberait dans l’absurde). Cet autre, c’est Dieu2.
Cependant, les découvertes de la science et de la métaphysique ne suffisent pas pour affirmer l’existence d’un Dieu personnel, d’un Dieu qui prend l’initiative de s’adresser à l’homme et d’inviter celui-ci à un dialogue, à une rencontre ; d’un Dieu qui veut venir habiter en chaque homme : « Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. » (Jn 14, 23) ; enfin, d’un Dieu qui en preuve d’amour offre sa vie pour ses amis sur une croix : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ceux qu’on aime. » (Jn 15,13) Seule la Révélation apportée par le Christ révèle le vrai visage de Dieu à celui qui veut bien y consentir dans la foi. Ce pas, tous ne le font pas. Einstein s’y refusait absolument et assimilait les religions « aux superstitions les plus enfantines3. »
Des questions subsistent pourtant. Ainsi, l’actualité particulièrement tragique de ces dernières années n’est pas sans ramener au premier plan la lancinante question qui hante l’histoire de l’humanité : si cette Intelligence a un Cœur, pourquoi laisse-t-elle au mal un tel pouvoir dans le monde ?
Au xviie siècle, le philosophe et savant Blaise Pascal (1623-1662) a renoncé à user des preuves métaphysiques de l’existence de Dieu, jugées faibles et inefficaces pour toucher le plus grand nombre, sans pour autant nier leur validité4. Il a préféré utiliser une apologétique du cœur, selon sa célèbre formule : « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas5 » ; voie plus intuitive, susceptible de mieux toucher ses contemporains6.
Mais peut-on vraiment développer une voie d’intuition, plus synthétique, au sujet de Dieu et de l’au-delà promis ? Pierre Loiret pense que oui, et engage ses lecteurs dans un passionnant parcours, qui, partant de la mise entre parenthèses de tout préjugé, considère humblement ce que la réalité laisse transparaître de ce qui demeurera toujours au fond un mystère. Au cours des pages, l’auteur nous invite à discerner les traces d’un Dieu bon et tout-puissant, à méditer sur le sens de la permission du mal en élargissant le regard au-delà de l’expérience immédiate pour l’ouvrir à l’accueil du plan divin sur l’homme et la création (ainsi nous rencontrerons les anges, la difficile question de la liberté humaine et de la toute-puissance de Dieu…). Dans ce parcours, les sciences demeurent présentes, notamment dans la réflexion autour du commencement de l’univers, du big-bang. Des voix se font entendre. Elles témoignent de conversions bouleversantes, de pardons héroïques. L’art n’est pas oublié : des chefs-d’œuvre de la peinture ou de la musique introduisent à la contemplation, jusqu’à porter au silence de la prière. C’est là qu’on peut accueillir humblement Celui qui s’offre à nous, et découvrir un amour passionné jusqu’à l’extrême : « Lui, qui avait aimé les siens qui sont dans le monde, les aima jusqu’à l’extrême. » (Jn 13,1).
Il devient alors possible d’aborder plus sereinement et lucidement les débats qui agitent et ébranlent notre société à la lumière de cet amour partagé au plus haut point dans le pardon et l’Eucharistie. Que faire alors, si ce n’est rendre amour pour amour ? Notre réponse très concrète s’exprimera dans le service du prochain et du pauvre, au cœur duquel Dieu est caché : « Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces plus petits, qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait ! » (Mt 25,40) C’est ainsi que la vie éternelle peut se révéler comme déjà commencée, jusqu’à ce qu’elle s’épanouisse un jour en un infini de bonheur.
Au fond, Pierre Loiret nous entraîne dans un voyage qui part du cœur pour revenir au cœur. Partir d’un point pour y revenir… Un tel voyage ne serait-il pas inutile ? Reconnaissons que ces pages conduisent à une profonde action de grâces et c’est précieux : « L’amour du Seigneur, sans fin je le chante. » (Ps 88,1) Madeleine Delbrel ouvre une autre perspective pour un tel voyage et offre une clé de lecture de l’ouvrage : « Si tu vas au bout du monde, tu trouves les traces de Dieu ; si tu vas au fond de toi-même, tu trouves Dieu lui-même7. »
Merci donc à l’auteur de ces pages de nous avoir servi de guide.
Au terme du voyage, il ne restera plus que Dieu et l’homme en un face-à-face appelé à s’épanouir pleinement dans l’éternité. Autant dire que celui qui commencera ces lignes n’en sortira pas indemne pour sa perte ou pour sa gloire, confronté qu’il sera à la question inéluctable, celle que Dieu a posée il y a très longtemps au premier homme et qu’il continue de poser à chacun d’entre nous : « Adam, où es-tu ? » (Gn 3,9), « Homme, où es-tu ? »
+ Fr Jean Pateau
Abbé de Notre-Dame de Fontgombault
Le 18 février 2024
1 Peter A.Bucky & Allen G. Weakland The Private Albert Einstein, Andrews McMeel Publ, 1993. Cité par son biographe Lincoln Barnett in Einstein et l’univers, Gallimard 1951, p.164.
2 Cf. Père Paissac (op), « Dieu est », en Initiation théologique, t. 2, 1957, p. 58-60 ; Id., « Les preuves de Dieu », en Attendre Dieu, Cerf, 2001, p. 89-115.
3 Lettre manuscrite d’Einstein à Eric Gutking.
4 Cf. l’étude très éclairante de H. Michon, « Les raisons du cœur », RSPT 2009, 1, p. 47-58 (en part. p. 52).
5 Blaise Pascal, Pensées (ou Apologie), fragment : Brunschvicg 277, Lafuma 423, Sellier 690.
6 Il faut souligner que le cœur pour Pascal n’est pas purement affectif, il a aussi une dimension intellective : c’est une faculté d’intuition, qui va immédiatement à l’être universel ; il sent les premiers principes dans l’instant, de manière synthétique et non discursive comme la raison ; en même temps il aime le bien, et surtout est identique en tous ; cf. H. Michon, « Les raisons du cœur », passim.
7 Madeleine Delbrel, Alcide, Guide simple pour simples chrétiens, Éditions du Seuil 1968, p.60.
Avant-propos
À quoi cela peut-il bien servir de croire dans un au-delà ? Nous avons suffisamment à faire sur la terre, sans avoir besoin de songer à ce qui pourrait nous arriver au terme de notre existence. Libre à nous d’explorer le monde qui nous entoure avec curiosité et découvrir les domaines qui nous passionneront et nous feront vivre à la conquête du bonheur et de la réussite. Certes, chaque existence a son lot de peines et de joies, raison de plus pour profiter de la vie, nous aurons bien l’occasion de songer à la mort lorsqu’il sera temps.
Ce discours rejoint celui d’Épicure (342-270 av. J.-C.), ce philosophe grec qui écrivait dans la Lettre à Ménécée8 :
Prends l’habitude de penser que la mort n’est rien pour nous. Car tout bien et tout mal résident dans la sensation : or la mort est privation de toute sensibilité. Par conséquent, la connaissance de cette vérité que la mort n’est rien pour nous, nous rend capables de jouir de cette vie mortelle, non pas en y ajoutant la perspective d’une durée infinie, mais en nous enlevant le désir de l’immortalité.
Car il ne reste plus rien à redouter dans la vie, pour qui a vraiment compris que hors de la vie il n’y a rien de redoutable. On prononce donc de vaines paroles quand on soutient que la mort est à craindre, non pas parce qu’elle sera douloureuse étant réalisée, mais parce qu’il est douloureux de l’attendre. Ce serait en effet une crainte vaine et sans objet que celle qui serait produite par l’attente d’une chose qui ne cause aucun trouble par sa présence.
Ainsi celui de tous les maux qui nous donne le plus d’horreur, la mort, n’est rien pour nous, puisque, tant que nous existons nous-mêmes, la mort n’est pas, et que, quand la mort existe, nous ne sommes plus. Donc la mort n’existe ni pour les vivants ni pour les morts, puisqu’elle n’a rien à faire avec les premiers, et que les seconds ne sont plus. Mais la multitude tantôt fuit la mort comme le pire des maux, tantôt l’appelle comme le terme des maux de la vie.
Notre mort est inéluctable, nous le savons tous et c’est même la seule certitude que nous avons à la naissance.
La théorie exposée par Épicure part d’un postulat : l’âme meurt en même temps que le corps, ce qui différait de l’opinion largement répandue chez les Grecs, à savoir que les âmes des morts rejoignent le monde des Ombres ou les Enfers, à condition que les rites funéraires aient été accomplis selon les règles (sinon, l’âme du mort était condamnée à errer indéfiniment). L’épicurisme est un matérialisme.
Ce postulat semble encore accepté par nombre de nos contemporains mais il est cependant loin d’être démontré et l’existence ou non d’un au-delà continue de passionner nos sociétés humaines.
Il est vrai que très peu de personnes ont fait l’expérience de revenir à la vie après la mort. Les quelques résurrections mentionnées dans certains récits comme l’Ancien ou le Nouveau Testament font état de retours à la vie, mais une vie somme toute normale (le fils de la veuve de Sarepta, par Élie, le fils de la femme Sunamite, par Élisée, la fille de Jaïre, le fils de la veuve de Naïn et Lazare, par le Christ…).
Face à ce mystère d’une éventuelle vie après la mort, deux questions essentielles se posent :
• Que risque-t-il de nous arriver après notre mort ?
• Quel sens donner à notre vie ?
Il existe bien sûr une multitude d’autres questions, mais ces deux-là sont les plus évidentes et les plus partagées, la réponse à la deuxième dépendant bien souvent de la réponse donnée à la première.
Pour cette première interrogation, une alternative apparaît immédiatement : ou bien nous disparaissons définitivement de la scène et tombons dans le néant, ce que résume la théorie d’Épicure, ou bien quelque chose de nous subsiste, que l’on appelle couramment l’âme et qui pourrait durer plus longtemps, voire indéfiniment.
À vrai dire, personne ne sait ce qui se passe après la mort car personne n’en est revenu, après l’avoir expérimentée, de manière définitive.
Sauf si l’on en croit les Évangiles, où ceux-ci attestent de la résurrection définitive du Christ, montrant en outre des capacités à défier les lois de la physique qu’il n’avait pas manifestées avant sa mort comme celles d’apparaître subitement dans un lieu dont toutes les issues étaient fermées (au Cénacle) ou de monter au Ciel (Ascension). Cet exemple étant unique, on peut légitimement se poser la question de savoir si une telle résurrection pourrait arriver à d’autres personnes, et notamment à nous-mêmes.
Cette question de la vie après la mort a taraudé toutes les civilisations qui nous ont précédés, avec l’exemple particulièrement caractéristique de l’Égypte antique, où l’on préparait pour les morts tout ce dont ils auraient besoin dans l’au-delà, certes en quantité limitée, mais hautement symbolique (nourriture, parfums, mobilier…).
À supposer que notre âme soit immortelle, la résurrection monte un cran au-dessus, car il ne s’agit pas simplement de la survie d’une partie de nous-mêmes, mais d’une restauration de la totalité de nos corps et de nos âmes, dans une véritable vie nouvelle incorruptible et affranchie de toute condition matérielle.
On aurait beau prolonger grâce à la science la durée de notre existence, on aboutirait quand même un jour inéluctablement à la vieillesse et à la mort, sans compter les maladies, les accidents ou les violences qui pourraient provoquer une mort prématurée.
Il existe déjà tant d’inégalités dans les durées et les conditions de vie des êtres humains, dues aux disparités sociales et aux aléas de la vie que la perspective de repousser les limites de la vie humaine n’est pas obligatoirement réjouissante.
Toutefois, même si la façon dont elle survient peut varier considérablement d’une personne à l’autre, la mort nous remet tous à égalité : lorsqu’on meurt, tout nous est enlevé, il n’y a plus ni riche ni pauvre, ni jeune ni vieux, tout disparaît. Il ne reste plus que ce que nous avons donné et cela constitue le point de départ de ce livre.
En effet, la deuxième question revient en force lorsqu’on fait le constat que ce qui reste après notre mort, notre héritage en quelque sorte, est exactement constitué de ce que nous aurons donné pendant notre vie.
Le sens de notre vie est celui que nous aurons donné à nos actions, et plus nous aurons donné, plus notre vie aura été une réussite. Ce sera le résultat de ce que nous aurons accompli et vécu, de l’amour que nous aurons donné et reçu, des enfants que nous aurons eus, de la mémoire que nous laisserons derrière nous, qui pourrait être immense et immortelle comme celles des grands écrivains, peintres, sculpteurs, musiciens, architectes, philosophes, mais qui pourrait tout aussi bien demeurer terne et vouée à l’oubli, voire pire, méprisable et condamnable.
Ainsi, sans avoir répondu à la première question, nous sentons que la deuxième peut être abordée en nous appuyant sur des certitudes tenant à notre condition humaine et qui seront développées ci-dessous.
Ce sur quoi ce livre voudrait insister dans une étape préliminaire, c’est qu’avant même de réfléchir sur la mort et l’au-delà, à supposer qu’il en existe un, il est indispensable de réfléchir sur la vie et ce que nous pourrions en faire. Autrement dit, pour bien mesurer ce qu’est la mort, il faudrait commencer par vivre pleinement notre vie. Non pas faire semblant de vivre comme tout le monde, mais vivre vraiment notre vie et nous exprimer authentiquement. Nous en avons les moyens, non pas de faire tout ce que nous voudrions faire, mais d’exprimer dans notre vie ce à quoi nous aspirons et de le manifester à ceux qui nous entourent.
Le bonheur ou l’accomplissement de sa vie, puisque c’est cela qu’évoque finalement la deuxième question, c’est de se sentir architecte de sa vie et d’en faire quelque chose avant de mourir. Il sera toujours temps de mesurer le chemin parcouru à l’heure de notre mort, en revanche il sera alors difficile d’ajouter les pierres qui manqueraient à l’édifice. Il nous faut donc vivre, en priorité, pour éviter de découvrir avec horreur au moment de mourir ce que nous aurions pu accomplir et n’avons pas réalisé.
Un guide unique s’est présenté à nous il y a deux mille ans, le Christ Jésus, qui non seulement a voulu nous montrer le chemin de notre vie terrestre, mais également, au-delà de celle-ci, celui de la Vie éternelle.
Le dessein de ce livre est de montrer que tout être humain peut se rapprocher du Christ et découvrir Dieu s’il sait prendre du recul par rapport à sa propre vie, bien observer son environnement et prendre le temps d’écouter, de capter et d’analyser les signaux qui peuvent jalonner son existence.
D’où le titre de ce livre : escaliers vers le ciel. Escalier au pluriel car chaque être humain a le sien : cet escalier peut déboucher sur le vide ou sur un au-delà.
Pour beaucoup, Dieu n’est qu’une abstraction, une hypothèse philosophique reposant sur l’existence d’un Grand Architecte de l’univers, ce qui est un peu succinct pour nourrir une vie et « gravir un escalier » tout au long de son existence.
Vous pourriez dire : pourquoi considérer que ma vie consiste à monter un escalier ?
Cette image vise juste à symboliser l’action du temps qui nous pousse vers l’avant quoi qu’on en dise. Mais alors pourquoi précisément monter un escalier ?
Parce que c’est une façon d’illustrer l’accumulation de nos expériences, qui nous enrichissent d’une manière ou d’une autre : même si l’on a l’impression parfois de « faire du surplace », voire de rétrograder.
Alors, avant d’entamer notre démarche, je vous propose d’adopter la règle du jeu suivante : faire le vide en nous, mettre nos convictions entre parenthèses et regarder, avec le plus d’objectivité possible, notre monde évoluer.
Ces remises en question constituent une première étape qui n’est finalement pas si rébarbative qu’on pourrait le penser, il s’agit surtout d’avoir le courage de renoncer à nos préjugés, aux faux-semblants à la mode, sortir des sentiers battus et rechercher un niveau suffisant de discernement.
La deuxième étape conduira à mesurer sous quelles formes Dieu, s’il existe, pourrait se manifester dans notre vie : ceci nous permettra de comprendre éventuellement si et pourquoi cette question nous préoccupe.
C’est à partir de là et avec l’aide de la troisième étape, celle de l’expérience du pardon, que nous pourrons gravir avec plus d’assurance les marches de cet escalier qui nous est strictement personnel. En effet, chaque personne a son propre escalier à gravir et il ne sert à rien d’essayer de savoir où les autres personnes en sont dans leur ascension, car les marches sont parfois inégales et il peut arriver à tout moment de rétrograder de façon inattendue, ou au contraire de progresser de manière surprenante.
La quatrième étape est l’accès à une Force qui pourrait nous permettre de progresser semaine après semaine, de vaincre pas à pas les obstacles dans notre vie et qui serait une aide incomparable pour se développer, gravir son escalier vers le ciel.
La cinquième est une condition clé de succès de notre démarche, qu’elle aboutisse ou non : sans le silence et la prière, il n’est pas possible de rencontrer Dieu.
La sixième présente quelques sujets de réflexion essentiels pour donner des jalons à notre recherche éventuelle d’un renouveau spirituel.
