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Ce premier volume d’Ad caelum contient le podcast d’une émission de Radio-Notre-Dame expliquant les
origines du chant grégorien, grâce à Michael Lonsdale, sur un texte de Dom Daniel Saulnier de l’Abbaye de
Solesmes.
Très imprégné par la pratique de la psalmodie, le chant grégorien est issu d’une hybridation entre les répertoires
romain et gallican, à la suite d’un rapprochement politique entre la Papauté et le Royaume franc, au milieu du VIIIe
siècle. L’évêque de Metz Chrodegang joua un rôle capital dans l’élaboration de ce chant et l’adoption du rite
romain, qui fut généralisé par les Carolingiens. L’adjectif grégorien est une référence au Pape Grégoire Ier le Grand
qui fixa le choix des textes des chants liturgiques, mais non leurs mélodies.
On peut voir des traces de chants plus anciens dans le répertoire byzantin de l’Église melkite avec l’Alléluia et
l’hymne Axion est interprétés par Sœur Marie Keyrouz, en grec/arabe, puis dans les Impropères du Vendredi-Saint,
en grec/latin, par l’ensemble Organum.
Ce premier volume fournit aussi 25 chants grégoriens simples à l’usage des paroisses, ainsi que des indications de
lecture, d’interprétation et de bibliographie.
À PROPOS DE L'AUTEUR
Ingénieur de l’École Polytechnique et Docteur en Économie et Finance internationales
Pierre Loiret est Capitaine de Corvette de Réserve, membre du Chœur Grégorien de Paris depuis 1975, et producteur des émissions grégoriennes à Radio Notre-Dame depuis 1992.
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Seitenzahl: 56
Veröffentlichungsjahr: 2024
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Page de titre
Pierre Loiret
Origine
Au commencement était le Verbe
Collection AD Cealum
Pourquoi une collection de livres-disques intitulée Ad Caelum ?
Ces livres-disques ont pour but la connaissance et la pratique du chant grégorien en paroisse.
Chaque volume se compose :
* du podcast d’une émission grégorienne diffusée sur Radio Notre Dame ;
* d’un recueil de chants grégoriens dont les partitions, traductions, remarques historiques et conseils d’interprétation permettent de les chanter sur place, en répétition et en paroisse.
Le niveau de difficulté est progressif. D’élémentaire dans les premiers volumes, il deviendra plus élevé dans les suivants, pour refléter de mieux en mieux la diversité et la richesse du répertoire des Messes et des Offices. C’est ainsi que les fidèles pourront goûter de plus en plus la musicalité et la spiritualité de ce chant qui élève l’âme vers le ciel, ad caelum en latin.
La pratique de ces chants est en conformité totale avec la liturgie postconciliaire. S’ils sont interprétés en paroisse, il convient néanmoins d’en distribuer la traduction en français pour que chaque fidèle puisse comprendre la signification des textes chantés, car le chant grégorien demeure le chant propre de la liturgie romaine, comme cela est écrit dans la Constitution sur la liturgie du Concile Vatican II (n° 116).
Cette collection a également pour but de créer une communauté des praticiens du chant grégorien. Tous les contacts seront donc les bienvenus, que ce soit pour partager des remarques ou des expériences, échanger des conseils ou demander des précisions. À cette fin, il sera toujours possible de contacter le rédacteur de ces ouvrages à l’adresse suivante :
Présentation de la collection
Ad te levavi animam meam
La collection AD CAELUM a pour objet de rendre accessible à tous les musiciens, qu’ils soient professionnels ou amateurs, la pratique du chant grégorien en paroisse.
Chaque livre-disque est destiné à comporter deux parties (plus une préface pour le Tome 1) :
1. La première est composée d’un écrit synthétique et du podcast d’une émission diffusée à Radio Notre Dame le mercredi à 16 heures, Gregoriana, portant sur le contexte historique du chant grégorien, ses origines, son rayonnement musical et spirituel, ses différents tons et autres thématiques, podcast inclus dans le CD.
2. La deuxième est un Vade mecum composé :
a) d’un Cantus usuales, exemples de chants grégoriens simples ou populaires, de l’ordinaire de la Messe (Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus, Agnus Dei) ou dédiés aux grandes Fêtes liturgiques, accompagnés de quelques éléments pratiques pour les analyser et les chanter, leurs enregistrements étant fournis dans le CD,
b) d’une étude plus approfondie, le Studium, sur l’interprétation des chants du propre de la Messe, en commençant par les grandes périodes liturgiques (Avent et Noël, Carême et Pâques…) avec leurs illustrations sonores dans le CD. Le premier Studium sera fourni avec le deuxième volume de la collection.
Le format de ces livres-disques permet de les emporter avec soi facilement et de les utiliser comme guides ou partitions pour la pratique du chant grégorien in situ. Le deuxième volume sera consacré à l’Avent et à Noël, le troisième au Carême et à Pâques.
Préface
Mgr Olivier de Cagny, évêque d’Évreux
Le chant liturgique fait régulièrement l’objet dans l’Église d’ajustements nécessaires et déchaîne parfois les passions. Le choix des chants pour la messe du dimanche est un vrai défi dans beaucoup de paroisses. Cela pourrait nous désoler, voire nous décourager. Mais je préfère y voir le signe d’un profond élan spirituel qui ne demande qu’à être guidé et soutenu. Nous sentons bien, comme l’exprimait le Pape Benoît XVI dans son discours au Collège des Bernardins en 2008, que
la culture du chant est une culture de l’être et que les moines, par leurs prières et leurs chants, doivent correspondre à la grandeur de la Parole qui leur est confiée, à son impératif de réelle beauté. De cette exigence capitale de parler avec Dieu et de Le chanter avec les mots qu’Il a Lui-même donnés, est née la grande musique occidentale. Ce n’était pas là l’œuvre d’une « créativité » personnelle où l’individu, prenant comme critère essentiel la représentation de son propre moi, s’érige un monument à lui-même. Il s’agissait plutôt de reconnaître attentivement avec les « oreilles du cœur » les lois constitutives de l’harmonie musicale de la création, les formes essentielles de la musique émise par le Créateur dans le monde et en l’homme, et d’inventer une musique digne de Dieu qui soit, en même temps, authentiquement digne de l’homme et qui proclame hautement cette dignité.
Cette musique « digne » de Dieu et de l’homme qui le célèbre, nous ne cessons de la chercher, et nous en produisons des formes diverses, plus ou moins aptes à signifier ou à exprimer cette dignité.
Bien souvent, et pour les cantiques quelle que soit la forme de la messe, nous puisons dans le répertoire actuel des chants en français de quoi nourrir la prière de l’assemblée. Le répertoire change vite, trop vite sans doute. Les compositeurs du monde francophone sont particulièrement prolifiques. Pour l’ordinaire de la messe par exemple, les mélodies se succèdent, en français ou en latin, et la mémoire s’effiloche.
Dans ce paysage, le chant grégorien se présente comme un trésor inestimable. Par sa stabilité depuis plus ou moins un millénaire, il se présente à nous comme une matrice du chant catholique occidental. Il nous ramène à l’essentiel, nous donne le temps de méditer la Parole de Dieu, crée et déploie des « couleurs sonores » qui habitent la mémoire spirituelle de toute l’Église d’Occident. Loin de tomber dans l’oubli, il ne s’use pas comme peuvent s’user certains chants contemporains et il attire de nombreux jeunes et moins jeunes, qui y reconnaissent un appel à monter vers Dieu pour le louer en vérité et pour goûter la joie profonde de la foi, la paix et l’unité, la beauté du mystère de Dieu qui se révèle et s’accomplit.
Beaucoup d’acteurs du chant liturgique jugent cependant le chant grégorien compliqué, trop savant, difficile à interpréter. Ils n’osent pas se lancer, éprouvent des difficultés mélodiques ou rythmiques, ne savent pas comment bien mesurer leur souffle, ne comprennent pas ce que signifient les neumes, butent sur un « mode » qui les surprend et les bouscule, ou s’interrogent sur la correspondance entre le texte et la musique.
