Flagrantes Perversions (Tome 3) - Analia Noir - E-Book

Flagrantes Perversions (Tome 3) E-Book

Analia Noir

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Beschreibung

Suite des aventures de Anna et Ben...

Anne a voulu tricher au Blackjack dans un grand casino, qui a l'habitude de ne rien laisser passer... 
Elle est  soumise, face aux gardes de sécurité, à un choix difficile:  une nuit avec eux, ou bien risquer plusieurs années de prison...
Elle choisit de céder à leurs avances, et se soumet à leurs  désirs lubriques... 
Elle découvrira des désirs qu'elle ne se connaissait pas, des perversions qui la libèrent, et un abandon délicieux.
Elle s'en souviendra... Mais quand un troisième homme entre dans la pièce,  elle a du mal à croire ses yeux...

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Veröffentlichungsjahr: 2017

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Analia Noir

Flagrantes Perversions

Ben était assommé. Se voir confier la mission de coincer son père, un père qui menait une double de vie depuis des années…

Anna eut réellement pitié. Elle le prit par la main, et le raccompagna, comme l'on prend soin d'un boxeur groggy, jusqu'à la chambre.

Ils se sont allongés sur le lit, tout habillés.

Il fallait parler, évacuer la stupeur, sortir Ben de cet état de choc.

« Ce sont hélas des choses qui n'arrivent pas que dans les films. Ton père disait avoir fait fortune. Sauf que ce ne fut pas forcément de manière très honnête... »

Ben revoyait son père, le soir, à table, resplendissant, le notable parfait, à qui tout a réussi. Il pensait aussi à sa mère, toujours admirative mais si éloignée des réalités matérielles. L'argent tombait à foison, comme s'il pleuvait des billait de 500 dollars. Alors pourquoi se poser des questions.

« Il partait de temps en temps deux ou trois jours. Il disait que c'était pour des rendez-vous à New-York ou à Chicago avec des banquiers ou des clients... Tout cela paraissait si normal. Je ne me suis jamais douté de rien. Et ma mère non plus, la pauvre.»

Ils devisèrent ainsi une bonne heure.

Pour revenir au point de départ.

Ben était déconfit. Non seulement son père l'avait trahi (mais ne l'avait-il pas non plus trompé lui-même, et sa mère avec, quand il vint s'installer en Californie?), mais il savait qu'il ne pouvait pas envoyer balader l'agence qui lui avait promis que ce serait sa dernière mission.

« Ils savaient ! » finit-il par conclure. « Il savaient, ces enfoirés. C'est pour ça qu'ils mont dit qu'après cela, ils me laisseraient tranquille. Que j'aurais payé ma dette… Ils savaient qu'ils me demandaient de leur livrer mon propre père ! »

Anna ne pouvait pas le contredire.

« Oui, sans doute, tu as raison. Ils ne pouvaient pas l'ignorer. Qu'est-ce qu'on va faire alors ? »

Elle se leva pour commander deux cafés à la réception.

Le serveur monta les tasses bouillantes et déposa le plateau sur la petite table de salon, à l'autre bout de la chambre, où un large canapé de cuir positionné devant un large écran de télévision avec home cinema justifiait que l'établissement ait classé cette chambre dans la catégorie « suite de luxe ».

Ben se leva à son tour.

Le café n'était pas de trop pour se remettre les idées en place. En tout cas reprendre ses esprits. Tenter d'y voir clair.

« Je suis coincé. Ou je fais le job et j'envoie mon propre père en prison, ou je refuse et c'est moi qui y ai droit. »

Anna s'efforça de raisonner plus froidement.

« Ton père est richissime. Il pourra s'offrir les services d'une batterie d'avocats, payer des cautions astronomiques. Toi, c'est pas la même musique... »

Anna lui prit la main : « Tu n'es pas seul mon amour. Je suis près de toi. On va y arriver. »

Ben la regarda tendrement. Depuis combien de temps ne lui avait-on parlé sur ce ton, depuis combien de temps une fille avec laquelle il avait couché deux ou trois fois ne lui avait-elle pas dit ces mots : « Mon amour... »

Tout était si particulier ce matin.

Lui-même, au fond, il l'aimait aussi.

Il lui avait fait cadeau de centaines de milliers de dollars… Il avait tout fait pour qu'elle le recontacte.

Oui, il n'était pas seul face à l'adversité.

« Une chose est bizarre : toi qui as traîné dans tant de salles de jeux et casinos, tu ne l'aurais jamais croisé? »

Ben soupira. « Non, lui, c'est du haut de gamme. Il fréquentait les casinos de luxe. C'est écrit sur la fiche. Moi, je faisais mon job ailleurs. Dans les établissements de seconde zone. Tu es hélas bien placée pour le savoir, ma belle... »

Et après encore de longues minutes de réflexion, Ben finit par être convaincu par les arguments d'Anna.

« Tu as raison, je n'ai pas le choix. Après tout, il sera toujours mon père, mais il nous a menti pendant des décennies. Alors... »

Pourtant, la mission présentait d'autres difficultés.

« Il y a quand même un gros problème. Je ne peux pas y aller moi-même. Parce que là, c'est certain, il me reconnaîtrait tout de suite. Je me demande si l'agence n'a pas deviné pour le deal que j'ai passé avec toi. Et que du coup, elle a imaginé qu'en cas de souci, je pourrais t'envoyer au front. Ils sont assez pervers pour avoir imag [...]