Fleur de lys d'azur - Luigi Alfieri - E-Book

Fleur de lys d'azur E-Book

Luigi Alfieri

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Beschreibung

Fleur de lys d’azur est l’histoire de la famille Farnèse, une histoire scientifique avec des nuances littéraires et avec tous les ingrédients d'un téléroman: le pouvoir, l’argent, le sang, le sexe pratiqué avec calcul et largeur, l’intrigue, l’ascension sociale. Fleur de lys d’azur raconte la naissance, la montée et l’extinction d’une famille que, dans un demi-siècle, est passé du rang le plus bas de la petite aristocratie rurale au parloir de la noblesse romaine, qui a vu son leader devenir pape et ses petits-enfants dirigeants d’un Etat indépendant. Le Farnèse ont donné au monde le Pape Paolo III Farnèse, cinq cardinaux, huit ducs de Parme et Plaisance, trois régents des Pays-Bas, le plus grand leader de l’histoire après Jules César, une reine d’Espagne. Patrons et intellectuels touchés par le "mal de la pierre", ont construit à Rome Palazzo Farnese, la Chiesa del Gesù, les jardins Farnèse, et à une courte distance de la capitale, la belle villa de Caprarola. Ils ont protégé des artistes comme Michelangelo et Tiziano, Vignola, Taddeo Zuccari il Bertoja, Claudio Monteverdi, Claudio Merulo da Correggio.

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Veröffentlichungsjahr: 2015

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Luigi Alfieri

FLEURS DE LYS D’AZUR

FLEURS DE LYS D’AZUR

Auteur: Luigi Alfieri Traduction: Rosalma Cappellaro Couvrir: Cecilia Mistrali E-book design: Edelweiss - Servizi Editoriali

© 2015 fermoeditore

Via Cairoli 15 – Parma

Site web: www.fermoeditore.it

E-mail: [email protected]

ISBN 978-88-6317-040-5

Reproduction interdite – Tous droits réservés

Ce fichier peut être utilisé uniquement à des fins de nature personnelle. Aucune partie de ce e-book ne peut être reproduite ou transmise sous quelque forme et par quelque moyen, électronique, mécanique ou autre sans l’autorisation écrite des propriétaires des droits et l’éditeur.

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TABLE DES MATIÈRES
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FLEURS DE LYS
Colophon
I. À L’OMBRE DES FARNIE
II. L’HEURE DU TOURNANT
III. LE CARDINAL ET L’HÉDONISTE
IV. LES DEUX COQS DU POULAILLER EUROPÉEN
V. APRÈS LES LIONS, LE RENARD
VI. PIERRE LOUIS L’HOMME DE TOUS LES EXCÈS
VII. LE DUCHÉ SORTI COMME UN CHAMPIGNON
VIII. LA MÉTAMORPHOSE DE PIERRE LOUIS
IX. LE MÉCÈNE PRÊTÉ À L’ÉGLISE
X. LE CHAMPIGNON PERDU ET RETROUVÉ
XI. MARGUERITE, LA RÉGENTE À LA MOUSTACHE
XII. OCTAVE LE TENACE
XIII. LE DUCHÉ DE PARME ET DE PLAISANCE
XIV. L’AMITIÉ AVEC LA FRANCE
XV. PHILIPPE LE PRESTIDIGITATEUR
XVI. ALEXANDRE, LE GRAND DÉRACINÉ
XVII. LES MONUMENTS DE ROME
XVIII. COMMENT DEVENIR ESPAGNOL
XIX. L’AVENTURE D’ALEXANDRE EN TERRE DE FLANDRE
XX. MARGUERITE L’INDÉFLORABLE
XXI. DE SIÈGE EN SIÈGE JUSQU’À LA GLOIRE
XXII. LA PRISE D’ANVERS
XXIII. LE DÉCLIN DU GUERRIER
XXIV. RANUCE, UNE PALETTE D’OMBRES ET DE LUMIERES
XXV. BARBARA LA BELLE SUR L’ÉCHAFAUD
XXVI. DES LYS DE COULEUR POURPRE
XXVII. ÉDOUARD, LE GUERRIER MANQUÉ
XXVIII. RANUCE II. LA DYNASTIE À L’HEURE DU CRÉPUSCULE
XXIX. LES FARNÈSE ET L’AUTRICHE
XXX. FRANÇOIS LE GÉNIE DE LA MARIONNETTE
XXXI. JULES ALBERONI, LE DIPLOMATE
XXXII. ANTOINE LE DERNIER DUC
XXXIII. HISTOIRE D’UN FARNÈSE JAMAIS NÉ
CHRONOLOGIE DES FARNÈSE
BRÈVES INDICATIONS SUR LA BIBLIOGRAPHIE DES FARNÈSE
ARBRE GÉNÉALOGIQUE DE LA FAMILLE DES FARNÈSE
L’AUTEUR

I.

À L’OMBRE DES FARNIE

En plein cœur du Moyen Âge, les alentours du Lac de Bolsena étaient peuplés d’immenses forêts de chênes blancs – les farnie dans le patois local – qui dominaient de toute leur taille, tels des géants menaçants, les contours de cette terre qui s’étendait entre le Latium, l’Ombrie et la Toscane. Le château d’un des domaines les plus riches en chênes prit le nom de Farnèse. Le pays des farnie. C’est dans ces parages que choisit de prendre racine une famille destinée à marquer l’histoire de la Renaissance, de la Contre-Réforme et des années du Baroque pour s’éteindre avec les tout premiers balbutiements du Rococo.

Famille dont nous ne connaissons pas avec précision les origines mais qui ne tarda pas, dès le début du nouveau millénaire, à se distinguer par le maniement des armes et la prouesse. C’était une véritable pépinière de guerriers. Les soldats invincibles de Farnèse. Les Farnèse. Capitaines courageux. Éperviers sans cesse prêts à se lancer sur de nouvelles terres, fertiles en pâturages et riches en chênes. Petit à petit, au premier château vinrent s’ajouter d’autres bourgades. Dans le haut Latium, le nom de ces seigneurs de la guerre se répandait comme la foudre. Ils commencèrent à fourrer leur nez dans les affaires des bourgades avoisinantes. Les factions d’Orvieto et de Viterbe constamment en butte à leurs luttes intestines ne manquaient pas de leur demander d’intervenir à la pointe de l’épée.

Un peu partout, les tenants du pape, les guelfes, combattaient les gibelins rangés aux côtés de l’empereur. Les soldats nés à l’ombre des farnie avaient pris le parti du pouvoir pontifical auquel ils resteront fidèles des siècles durant. Toutes les fois que dans les bourgades du Latium les fervents du successeur de Pierre perdaient la maîtrise de la situation, il se trouvait constamment pour accourir à leur secours à la tête d’une poignée d’hommes un Ranuccio, un Pierre Louis, un Pepone, un Nicola. D’authentiques Farnèse du terroir. Issus des chênes comme des glands. Ils redressaient la situation au grand galop et regagnaient leurs terres sur les rives du lac. Au fil des années, leur réputation de guerriers rudes et rapaces avait fini par les précéder.

Vers la fin du treizième siècle, les guelfes de Sienne, de Pérouse et de Bologne n’hésitaient pas à appeler à leur secours les troupes des petits capitaines qui s’étaient transformés en condottieres. Les Farnèse accourraient avec leur armée miniature pour offrir leur aide aux amis du pape partout où le besoin s’en faisait sentir. Florence ne manqua pas de les remarquer. Pierre guida ses troupes sous l’étendard portant les armoiries de la ville contre Pise. Vivant, il fut acclamé sur les rives de l’Arno. Mort, il eut droit à une sépulture d’une incomparable magnificence dans l’église de Santa Reparata.

Parallèlement à la croissance de la gloire militaire de la famille, le Trecento assiste, à celle de ses possessions. Le siècle qui suit voit bel et bien le lignage à la tête d’un état féodal. Les armoiries de la maison, six fleurs de lys d’azur sur champ d’or campaient à Montalto, Canino, Ischia de Castro, Latera, Cassano, Capodimonte, Valentano, Marta et Gradoli. Un des Ranuce fit construire sur l’île Bisentina, protégée par la paix du lac de Bolsena, le premier caveau de famille. C’était un signal. Les condottieres guelfes ne se contentaient plus de guerroyer dans les rangs de la noblesse rurale. Ils aspiraient à accéder en haut lieu, à l’aristocratie, et d’en acquérir us et coutumes. Tirer l’épée au nom du pape ne leur suffisait plus. L’envie, couvée des siècles durant, de faire irruption en triomphateurs dans l’arène de la politique romaine se fit jour. La richesse, la renommée, la force des Farnèse justifiaient bien ce désir. Les fleurs de lys d’azur étaient prêtes à être arborées dans plus d’un palais imposant de Rome. Les terres, l’argent, les soldats, l’intelligence et le courage ne leur manquaient pas. Il ne restait plus qu’à les utiliser dans des expéditions audacieuses.

Le grand saut eut lieu avec le mariage de Pierre Louis avec Giovannella Caetani di Sermoneta, fille de la famille des riches seigneurs des territoires au sud de Rome, une dynastie qui avait déjà donné à l’Église un pape du calibre de Boniface VIII. Cette union qui se fit vers la moitié du Quattrocento n’alla pas sans s’accompagner de mariages avec des hommes et des femmes descendants des Colonna, des Savelli, des Orsini, des Sforza et des Pallavicino. La fine fleur de la ville éternelle.

II.

L’HEURE DU TOURNANT

Le mariage de Pierre Louis et de Giovannella marquait le crépuscule d’une époque pour en ouvrir une nouvelle. Laissant bien derrière soi la médiocrité de la noblesse rurale, la maison des Farnèse prenait le chemin qui allait la mener aux fastes du seuil pontifical et enfin, la faire entrer dans le nombre très restreint des familles régnantes. Protégés par la bienveillance de Rodrigue Borgia, le terrible pape Alexandre VI, les condottieres jetèrent aux orties leur mise de parvenus et gravirent on ne peut plus rapidement les échelons du succès.

La relation sentimentale tourmentée entre Giulia la Bella, l’ainée de Pierre Louis, et le pape espagnol dissolu n’est pas sans compter dans cette ascension. Sans se soucier le moins du monde de son mari, un Orsini di Bassanello, la jeune Farnèse connue dans toute la ville pour son incomparable beauté, fit une cour assidue au Borgia, obtenant pour sa famille des faveurs de toute espèce. Il ne manque pas d’historiens pour affirmer qu’elle était bel et bien la mère de Lucrèce Borgia et autres bâtards du pape mais la chronologie en apporte un démenti formel. Giulia naquit en 1475, sa fille présumée en 1480. Plus encore qu’à la belle, le mérite de l’ascension vertigineuse des Farnèse revient à son frère Alexandre qui brillait par son intelligence et sa culture.

Alexandre naissait sous le signe des Poissons, les premières heures du 28 février 1468. Fanatique de l’astrologie, il a toujours attribué à cette date des effets bénéfiques. Il y a vu la source de ce que ses contemporains appelaient à l’époque sa fortunozza. Disons sa bonne étoile. Autrement dit la faveur effrontée de la déesse Fortune à son égard.

Lorsque leur rejeton vint au monde, Pierre Louis et Giovannella en avaient déjà décidé le destin. Signe inéluctable des temps qui changent, ses parents établirent que l’ainé n’aurait pas suivi la trace des condottieres. Pour lui, pas d’armes mais un programme d’études qui lui aurait ouvert la voie d’une brillante carrière civile au service de princes et de souverains ou encore ecclésiastique en tant que prélat. Il reçut une éducation digne de celle d’une famille de la grande noblesse de la Renaissance. D’abord l’école de l’éminent humaniste qu’était Pomponio Leto, à Rome. Puis l’académie de Laurent le Magnifique, à Florence et pour couronner le tout, le nec plus ultra des universités, Pise.

Le petit Alexandre eut des camarades d’étude et de jeu d’élite. Les plus remarquables étant Agnolo Poliziano, philologue et poète et Pic de la Mirandole, philosophe et homme de lettres à la mémoire prodigieuse. Sans oublier le Magnifique lui-même, prince et mécène incomparable. Ce fut d’ailleurs Laurent de Médicis qui lui fournit la bonne recommandation pour entrer dans la curie romaine par la grande porte. Alexandre s’y trouva bien et n’en sortit jamais plus. En 1492, Rodrigue devint pape. Ce fut pour le jeune lys d’azur le début d’une carrière fulgurante. Il n’avait que 25 ans lorsque le nouveau pape le nomma cardinal diacre. L’héritier des seigneurs de la guerre qui n’était pas sans aimer les mondanités et les belles femmes, se gardait bien de prendre la soutane. Il jouissait de tous les honneurs de la pourpre sans en subir les contraintes.

Sa bonne étoile le hissait de plus en plus haut. En 1493, nommé trésorier général de l’Église il commençait à brasser des quantités considérables d’argent. L’activité dans laquelle le jeune cardinal excellait le plus fut celle de collectionner des évêchés et des prébendes. En très peu années, il était évêque de seize villes ce qui lui valait des rentes on ne peut plus confortables.

III.

LE CARDINAL ET L’HÉDONISTE

Plus qu’à la vocation religieuse, le cardinal Farnèse obéissait à une vocation mondaine. Il aimait les aspects les plus agréables de la vie sur terre, femmes comprises. Doté d’une grande séduction, les maîtresses ne lui manquaient pas. La progéniture, pas davantage. Une noble romaine, Silvia Ruffini, veuve de Giovanni Battista Crispo, lui donna le petit Pierre Louis, venu au monde en 1503. Avant lui, il y avait eu la naissance de Constance et, aussitôt après, celle de Paul, mort encore nourrisson et de Ranuce.

Parallèlement à sa passion pour les femmes, Alexandre avait celle, non moins dévorante, de l’architecture. Les premières années du nouveau siècle, il acheta le palais du cardinal Pedro Ferriz qui allait devenir, en peu de temps et après des interventions radicales, une des plus belles demeures de Rome et donc du monde. Le projet fut l’œuvre d’artistes du gabarit de Michel-Ange, Sangallo, Vignola, Della Porta. Même de nos jours, les hordes de touristes – qui ignorent tout de cette famille née à l’ombre des chênes, de ses vigoureux condottieres, de son cardinal mondain – restent éblouies par la merveille qu’est le palais Farnèse, frappées par la puissance et l’harmonie du monument.

Le fils ambitieux de Giovannella et de Pierre Louis était un grand navigateur de terre ferme. Il savait, comme nul autre, manier les voiles dans la mer houleuse de la curie romaine et de sa politique. Il flairait le vent avec une précision consommée. Si Éole changeait de direction, sa grand voile était déjà dans la bonne position pour se gonfler et guider le cardinal le long des parcours d’une carrière de plus en plus brillante. Lorsque le pape Borgia mourut, en 1503, Rome pensait que c’était un homme fini, que c’en était fini de sa bonne étoile.

Une fois de plus, Alexandre ébahit son monde. Avec le nouveau pape Jules II Della Rovere, à Rome ses actions montèrent plus que jamais. Le successeur de Rodrigue lui confia de nouvelles charges très lucratives et, en 1505, il légitima son fils Pierre Louis. Par cet acte, le cardinal diacre s’assurait une descendance officielle. Les fleurs de lys d’azur allaient survivre.

En 1513, à la mort de Jules II, avec l’avènement de Léon X, l’illustre Jean de Médicis, fils de ce grand vieux compagnon qu’avait été Laurent le Magnifique, l’étoile du cardinal Farnèse brilla encore plus intensément.

Dans sa demeure, entre clients et famille, il entretenait plus de six cents personnes. Après le pape, il était le premier citoyen de Rome. Quoi de plus naturel pour lui que d’envisager la possibilité d’occuper dans pas longtemps le trône pontifical? Au fur et à mesure que ces ambitions prenaient forme, Alexandre allait modifier radicalement son mode de vie. Son comportement se fit mesuré, irréprochable. Les signes de vocation religieuse – calcul? sincérité? – se faisaient de plus en plus manifestes. Le candidat à la papauté éprouvait le besoin d’être prêtre. Il reçut les ordres en 1519 et célébra sa première messe dans la ville qui aura marqué son destin et celui de sa famille, Parme. Évêque de ce diocèse depuis 1509, parvenu à la cinquantaine, il le choisit comme témoin de l’acte le plus important de sa carrière ecclésiastique. Plus tard, il lui aurait réservé un honneur bien plus grand.

Léon X et son successeur Adrien VI morts, Farnèse entra en pape au conclave de 1523 mais, et cela arrive fréquemment, il en sortit cardinal. Il fut battu par un autre Médicis, Jules, cousin de Léon et candidat du cœur de l’empereur Charles Quint. Il prit le nom de Clément VII. Pour Alexandre la tiare allait attendre encore onze ans. Ce temps lui aurait permis d’affiner l’art de la diplomatie et son expérience internationale au service du nouveau pontife.

IV.

LES DEUX COQS DU POULAILLER EUROPÉEN

Lesen Sie weiter in der vollständigen Ausgabe!

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