Fragments de vies - Elsa Rellier - E-Book

Fragments de vies E-Book

Elsa Rellier

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Beschreibung

La loi du 5 août 2021 instaure l'obligation vaccinale contre la covid-19 pour les professionnels de santé. Le 15 septembre 2021, ceux qui ont refusé cette injonction se voient interdits d'exercer leur métier. Sept sages-femmes racontent ici leur vécu personnel et professionnel. Elles évoquent leurs engagements pour ce métier qu'elles aiment. Elles retracent la longue dégradation du système de santé jusqu'à cette date symbolique du 15 septembre. Elles racontent comment et pourquoi elles ont pris position et quelles en sont les conséquences. Comment vivre après ? Comment continuer à accompagner la naissance et la vie ?

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Seitenzahl: 142

Veröffentlichungsjahr: 2023

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L'existence même de mouvements totalitaires au sein d'un monde non totalitaire et, partant l'attrait qu'exerce le totalitarisme sur des gens qui disposent de toutes les informations et entendent des mises en garde à longueur de temps, témoigne de manière éloquente de l'effondrement de toute la structure de la moralité, de tout le corps de commandements et d'interdictions qui, traditionnellement, incarnaient les principes fondamentaux que sont la liberté et la justice et les exprimaient sous forme de rapports sociaux et d'institutions politiques.

Hannah Arendt

D’abord, ne pas nuire.

Les sages-femmes auraient dû être le corps de métier qui se soulève en premier. Nous avons tous les arguments pour aller contre la propagande. Pour protéger les femmes enceintes, on aurait dû toutes réagir ! Se dresser comme un mur pour les protéger, toutes, unanimement : «Là, ce n'est pas possible, on n'y va pas, pas les femmes enceintes! pas nos patientes ! ».

Sophie, 2022

REMERCIEMENTS

Cet écrit est dédicacé à mes enfants et petits-enfants et à tous les enfants de la terre.

Il rend hommage à ceux qui souffrent depuis deux ans, aux victimes du mensonge, à tous ceux qui osent se poser des questions, tous ceux qui osent dire non.

Un immense merci aux locutrices pour leur précieuse participation. Je remercie les relecteurs patients et ceux qui m'ont soutenue et encouragée tout au long de ce travail.

Table des matières

État des lieux

Rentabilité et maternité, une dissonance insoutenable...

Lois... et réalité

Quand je suis auprès d'une patiente, je ne peux pas compter mon temps

On s'appelle «sage-femme» parce que les femmes sont sages

Tous soignés pareil ?

La Grenouille

Mise en place d'une pandémie

« Je suis vacciné, et vous ? » ou la dégradation des liens humains professionnels, dérives totalitaires

La «suspension» un nouveau statut : «Les sans droit»

Suspendus... au-dessus du vide

Je vis avec la peur

Traquée, on ne sait pas par qui, on ne sait pas comment, ni vraiment pourquoi. La sentence plane

« Ce que je retiendrai de ce jour-là, c'est la souffrance des autres, de celles qui se sont fait vacciner pour travailler»

Libération ?

L'association et les syndicats : un lac d'indifférence

Les médias:

Deux mondes psychiques

J'ai peur pour mon fils

Un chemin intérieur, une réconciliation

Rebondir : nous sommes en train de vivre une naissance

Cet écrit est un témoignage pluriel. Le témoignage de mes collègues sages-femmes, de celles qui ont bien voulu parler fort, raconter, se raconter dans le silence ambiant au temps de la « suspension des soignants ». Quand je suis venue leur demander ce qu'était devenue leur vie entre 2020 et 2022, elles ont expliqué le tournant improbable que prenait leur existence toute entière. Elles ont décrit ce que représentait pour elles leur métier, comment elles l'avaient conquis souvent de haute lutte, comment elles l’exerçaient depuis des années avec conscience et plaisir, dans des conditions difficiles parfois et comment elles se retrouvaient aujourd'hui dans des situations de peur, de précarité, d'isolement, contraintes parfois d'abandonner la profession.

Elles sont sages-femmes hospitalières, elles travaillent dans les hôpitaux publics ou les cliniques privées, coordinatrices ou cliniciennes, en cabinet en exercice libéral, elles déclinent avec leurs mots, leur expérience hors du commun. Ce témoignage respecte les mots tels qu'ils ont été prononcés et reste au plus près du vécu, des émotions.

Aujourd'hui, les entraves de plus en plus serrées d'une société totalitaire bride la parole, la communication et le savoir. Beaucoup de nos concitoyens ignorent encore la gravité de la situation des soignants et le naufrage programmé du système de santé. Mais petit à petit, grâce aux actions menées par des regroupements, des collectifs professionnels et citoyens les vérités émergent. Les consciences s'allument.

Voix de sages-femmes1 regroupe des professionnelles lanceuses d'alertes. Elles expriment leur inquiétude concernant les femmes enceintes et les enfants.

Le collectif des Sages-Femmes Clés,2 réseau d'écoute et de partages a mené plusieurs actions notamment auprès des Conseils National et départementaux de l'Ordre des sagesfemmes, des élus et des journalistes.

Le Syndicat Liberté Santé3 a vu le jour pour défendre les professions de santé et les professions connexes.

Le site Les Essentiels4 donne un visage aux soignants suspendus avec la volonté d'écrire cette page de notre histoire.

Le documentaire «Suspendus... Des soignants entre deux mondes »5 de Fabien Moine revient sur deux années de crise et décortique un système dans lequel les soignants auront été utilisés et manipulés.

Le court métrage « Suspendus » donne la parole aux soignants interdits d'exercer sur le site la Vérité libère.com.6

Le lecteur trouvera ici des Histoires Individuelles qui s'entrelacent. Elles sont, dans leur spécificité, la parole de la Grande Histoire qui rend compte de ce qu'il se passe et qui concerne l'ensemble de la société. Chaque sage-femme raconte sa situation, sa réaction, et sa vie à l'intérieur de l’effondrement programmé du système public de santé, face à l'extorsion du consentement, face à la réduction de l'humain. Chacune dit comment, à sa manière, elle rêve, elle reconstruit autour d'elle, à la mesure de ses moyens, un autre système de soins, un autre monde, une autre vie pour elle, ses patientes, sa famille.

Nous allons suivre sept chemins semblables et différents. Comme moi, sept sages-femmes vivaient leur métier, elles étaient sur le terrain chaque jour et travaillaient à l'accueil des êtres humains sur terre. Aujourd'hui, elles sont brusquement arrêtées dans leur course par une interdiction de travailler, immobilisée dans cette situation tellement invraisemblable. Je suis comme elles et je désire donner du temps à la parole. Je les entends, les écoute, me mets au diapason et je tente de donner du sens à ce qui nous arrive.

Tous les patronymes et les noms de lieux ont volontairement été supprimés car les temps du totalitarisme ne sont pas tendres avec ceux et celles qui résistent. Mais il reste l'essentiel. L'essentiel c'est cette parole pour que l'on sache, pour que l'on n'oublie pas.

1mailto:[email protected]

2mailto:[email protected]

3https://www.syndicat-liberte-sante.com/

4https://lesessentiels.org/

5https://exuvie.fr/livre/suspendus_des_soignants_entre_deux_mondes/

6https://laveritelibere.com/sante/suspendus-un-court-metrage-sur-lessoignants/

État des lieux

La conjoncture sanitaire de dégringolade vécue par la population française à partir de la fin de l'année 2019 avec son leitmotiv « Covid 19 » trouve en France un terrain favorable à sa réalisation. En effet, elle est le résultat, le stade avancé et peutêtre terminal d'un long dépérissement du système de santé. Au début de l'année 2020, « les recommandations médicales » souvent contradictoires, les discours médiatiques de peur, les confinements, plongent la population toute entière dans un état de détresse. Au sein de cette débâcle, les professionnels de santé sont applaudis, surexploités, malmenés, insultés puis laissés à l'abandon. Tout ceci a été rendu possible par une détérioration du soin installé depuis plusieurs années.

Les conditions de naissance et de fin de vie pourraient être les étalons servant à mesurer l'état de santé d'une société. Le traitement humain et financier accordé aux deux extrémités de la vie est un signe fort, révélateur de l'importance que la société accorde à l'Humain. Autour de la naissance, le métier de sagefemme est celui de « gardienne de la bonne santé des femmes ». Les sages-femmes accompagnent les femmes non seulement dans l'aventure physiologique de la maternité, mais leurs compétences les amènent aussi à être les interlocutrices de la femme tout au long de la vie, de l'adolescence à la vieillesse.

Depuis deux ans, dans cette tourmente, que vivent les sagesfemmes ? Que pensent-elles de leur vie professionnelle dans les années 2020 ? En exercice libéral, à l’hôpital ou dans un établissement privé, comment les sages-femmes observent-elles et vivent-elles leur quotidien professionnel? Comment compose-t-on avec le réel d'une détérioration du système de santé, avec l'effondrement du service public ? Comment réagit-on face aux discours de façade, aux pseudo-concertations comme le «Ségur de la santé» de mai 2020 et les promesses jamais tenues de changements radicaux annoncés par Édouard Philippe alors premier ministre?

Rentabilité et maternité une dissonance insoutenable

Thaïs :

Moi, hospitalière dans le public, je ne voulais pas travailler dans le privé. Ce qui m'importait ce n’était pas le salaire, mais la prise en charge des patientes et ce qu'on pouvait leur donner, leur apporter. Dans le public, la sage-femme suit les patientes de A à Z et les accouche. L'accompagnement est global. Elle n'attend pas que le médecin arrive pour faire l'accouchement, il y a vraiment une symbiose qui s'installe avec la patiente. Je suis entrée dans le public pour le soin, pour avoir une prise en charge totale de la patiente, pour être tout le temps avec elle, ne pas la délaisser et la confier à quelqu'un d'autre au dernier moment.

Un changement perceptible est apparu au fur et à mesure des années. La T2A7 a été instaurée, des lits supprimés8, le personnel non remplacé.

J'avais l'impression qu'on était arrivé à un tournant. Je travaillais dans une maternité de niveau III9, qui reçoit des patientes d'un peu partout. Mais on peut considérer aussi que c'était une maternité de niveau I. Viennent accoucher toutes les femmes qui habitent les alentours et qui

souvent vivent des conditions sociales très précaires. L'hôpital est central et draine énormément de population en situation très difficile. Avec le temps, on a reçu de plus en plus de femmes venant des départements extérieurs, car on ferme les petites maternités. Actuellement, ce que l'administration de l’hôpital regarde, c'est la durée du séjour. Il faut faire sortir les patientes le plus rapidement possible sinon c'est une perte d'argent. On en est arrivé là...

Certaines peuvent être rapatriées dans des maternités de niveau I ou II, c'est ce que l'on fait pour qu'elles continuent à être prises en charge. Pendant la crise Covid, on en a gardé parce qu'elles ne voulaient pas partir, elles avaient peur. Mais dans les statistiques de l’hôpital, le séjour moyen des patientes est analysé et on regarde ce que ça rapporte. Les maternités ne sont pas un secteur qui rapporte beaucoup. Si la population est « précaire », c'est encore moins lucratif. La plupart des femmes n'ont pas de couverture sociale. Beaucoup de patientes viennent de l'étranger, des pays d'Afrique.10 Elles arrivent sur le territoire, elles n'ont rien.

Tous ces calculs de rentabilité de l’hôpital me dérangeaient particulièrement.

Sarah :

Quand j'étais étudiante, on m'avait expliqué comment marchaient les enveloppes annuelles pour l’hôpital. Après il y a eu ce qu'on appelle la tarification à l'acte. Concernant le matériel par exemple, il fallait utiliser tout ce qui avait été commandé pour pouvoir recommander les mêmes quantités et avoir autant d'argent pour l'année d'après, quitte à gaspiller. C'était déjà un non-sens pour moi. Pour les actes médicaux, c'est le même objectif de rentabilité. Par la suite, la situation s'est encore dégradée au fil des années. Quand j'étais salariée, j'ai subi le manque de personnel : nous avions de plus en plus de tâches. J'étais sage-femme mais en même temps, il fallait répondre au téléphone quand il n'y avait pas de standard. Quand il n'y avait pas de femmes de ménage, il fallait nettoyer, quand la diététicienne n'était pas là, il fallait faire les commandes des repas. Les tâches retombaient sur nous. En plus de notre métier de sage-femme, nous assurions les autres besognes car nous étions soi-disant nombreuses. Cette détérioration m'a motivé à quitter la clinique.

Claire :

J'ai la chance d'être dans une petite structure. On fait 800 accouchements par an à peu près. Il y a vraiment une ambiance particulière, on est très « soutenantes » et très tolérantes les unes envers les autres. J'étais heureuse dans mon établissement.

Mais quand je considère toute la part administrative qui s'est imposée dans mon métier, j'ai l'impression que j'y perds mon énergie, c'est un éternel recommencement. Notre dynamisme n'est pas bien utilisé, il est dilapidé dans des obligations qui ne font pas vraiment avancer. Il faut avoir l'accord d'un tel qui redemande à un tel autre pour faire quelque chose.

Par exemple, pour la réanimation bébé, pendant deux mois le personnel concerné a mené une réflexion pour apporter des changements souhaitables pour le service. L'administration nous a dit que ce qu'on avait fait était très bien, mais que nous aurions dû le réaliser avec la cadre. Pourtant la cadre était au courant, elle a validé notre travail. Le pédiatre a dit qu'il fallait que notre travail passe en commission pour pouvoir le valider et faire les changements demandés. Ce sont pourtant des changements très pratiques de notre quotidien de sagesfemmes et d'auxiliaires de puériculture ! Donc toute l'énergie mise dans le projet est freinée. Chacun perd le fil, la dynamique qui a fait qu'on a envie de changer des choses faiblit. Les initiatives individuelles ne sont pas valorisées, du coup beaucoup ne vont pas au-delà parce que c'est épuisant. Tout le monde est usé, endormi, sous une chape. Le personnel n'ose pas prendre d'initiatives et proposer de nouvelles actions parce qu'on sait que tout va être compliqué. Ce qui faisait la force de notre maternité c'est que chacun, avec son caractère, avec ses idées, amenait des évolutions bénéfiques. Maintenant la chape est trop lourde.

Jusqu'à présent, nous étions suffisamment en nombre pour pouvoir remplacer une absente sur la base du volontariat. Déjà, avant le Covid, les heures supplémentaires ont commencé à être payées ce qui montrait que le manque de personnel allait se prolonger, les professionnels étaient de plus en plus difficiles à trouver. La direction nous a aussi demandé de mettre des heures sur un compte épargne temps. Les filles sont fatiguées, elles sont moins sereines, elles savent qu'elles vont devoir peut-être remplacer les collègues. Cette inconstance, l'incertitude des plannings n'aident pas. Les professionnels sont mis en insécurité par rapport au rythme de travail, par rapport à la façon dont ils sont reconnus. Beaucoup ont réalisé avec le Covid qu'il ne fallait pas attendre de reconnaissance, quoiqu'on fasse à la maternité. Si un jour la suspension est décidée pour telle catégorie, ça sera comme ça et pas autrement. Même ceux qui ne sont pas allés jusqu'à la suspension ont pris conscience que nous sommes vraiment des pions.

Lois... et réalité

En 2009, la loi « Hôpital, Patients, Santé et Territoires » du 21 juillet devait apporter des changements radicaux à la condition de la sage-femme. Roselyne Bachelot , alors ministre de la santé, dans sa préface à la loi mettait en avant « la qualité des soins et des prises en charge, la qualité des organisations et des conditions de travail. »

Oui, depuis 2009, le travail a changé ! Les sages-femmes peuvent désormais assurer les consultations en matière de gynécologie préventive et de contraception auprès des femmes en bonne santé tout au long de leur vie.

Elles peuvent pratiquer en toute autonomie l'ensemble des actes cliniques et techniques nécessaires au suivi et la surveillance gynécologique des situations non pathologiques et au dépistage de situations pathologiques (frottis cervico-vaginal, examens complémentaires : dépistage IST, bilan biologique).

Elles peuvent proposer aux patientes différentes méthodes contraceptives et peuvent prescrire et administrer l'ensemble des moyens contraceptifs (contraceptifs locaux, hormonaux, intrautérins, diaphragmes et capes, contraceptifs d'urgence). Il en va de même auprès de patientes mineures en dehors de tout recueil obligatoire au préalable, du consentement des titulaires de l'autorité parentale.

Elles peuvent pratiquer des échographies gynécologiques.

En 2022, les sages-femmes peuvent réaliser des actes de téléconsultations qui sont remboursés par l'Assurance Maladie. La loi du 18 août 2022 autorise les sages-femmes à vacciner non seulement les femmes, l'entourage des femmes enceintes, mais aussi les mineurs selon les recommandations du calendrier vaccinal en vigueur.

Mais ces acquis sont-ils vécus comme une amélioration de leur profession ?

Ces changements apportent-ils une réelle évolution favorable à la santé des femmes ?

Qu'en-est-il aujourd'hui du bien-être de la naissance ?

Est-ce pour le développement harmonieux de la relation parentsenfants ? Est-ce pour le bonheur des enfants?

Malgré les évolutions de la profession, la sage-femme réclame toujours sa reconnaissance... (cf les propositions de l'Union Nationale des Sages-femmes Françaises pour les discussions à l'Assemblée Nationale sur le Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale).11

Par quels chemins cette reconnaissance doit-elle passer ? Compétences n'impliquent pas reconnaissance. Les compétences ne sont pas attribuées sans contrepartie. En premier lieu, les professionnelles doivent se former à leur frais pour acquérir un savoir-faire qui ne fait pas partie de leur formation initiale. Ensuite, sur le terrain, la création de réseaux et de partenariats avec les médecins n'est pas toujours facile à mettre en place. En effet, malgré les promesses des gouvernements les nouvelles attributions à la profession servent souvent à pallier le manque de médecins, plutôt que d'offrir aux femmes une possibilité accrue d’accessibilité à l'accompagnement et aux soins. Les injonctions d'obéissance aux sociétés savantes, et les recommandations à suivre les protocoles embrigadent malgré elle, la sage-femme dans un objectif de rentabilité des soins. En exercice libéral la pression est forte, la sage-femme doit faire plus d'actes pour survivre. A l’hôpital la sage-femme doit faire plus d'actes à moindre frais pour l'institution.