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Hieronymus Bosch (S'Hertogenbosch, 1450 – 1516) Né au milieu du XVe siècle, Jérôme Bosch fait l'expérience d'un monde pris dans les luttes religieuses, où les valeurs médiévales traditionnelles commencent à s'effondrer. Les travaux du peintre sont autant de visions de cette décrépitude morale de l'homme qui se détourne des enseignements du Christ. Autour de ces thèmes, Bosch compose des scènes d'où surgissent de nombreuses figures monstrueuses, difformes et effrayantes.
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Seitenzahl: 49
Veröffentlichungsjahr: 2022
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Virginia Pitts Rembert
© 2022 Parkstone Press International, New York, USA
© 2022 Confidential Concepts, worldwide, USA
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ISBN : 978-1-78042-667-9
Sommaire
Biographie
Liste des illustrations
1.La Mort de l'avare
2.La Cure de la folie.
3. Anonyme,Portrait de Hieronymus Bosch.
4.L’Escamoteur.
5.La Nef des Fous.
6.Pieter Jansz Saenredam.
7.L’Allégorie des plaisirs.
8.Les Estropiés.
9.L’Adoration des Mages.
10.L’Adoration des Mages.
11.Le Martyr de Sainte Julie.
12.Le Couronnement d’épines.
13.Enfant au trotteur:autre face duChrist portant la croix.
14.Le Christ portant la croix.
15. Le Christ portant la croix.
16.L’Adoration des Mages.
17.Le Jardin des délices.
18.Le Jardin des délices.
19.Le Jardin des délices.
20. Détail du panneau droit duJardin des délices.
21. Détail duJardin des délices.
22.L’Homme-arbre.
23.Concert dans un oeuf.
24.Concert dans un oeuf.
25.Le Chariot de foin.
26.Le Chariot de foin, détail.
27. Détail du panneau gauche duChariot de foin:Adam et Eve chassés du Paradis.
28.Le Chariot de foin.
29.Saint Jean Baptiste.
30.Les Noces de Cana.
31.Saint Jean de Patmos.
32.Saint Jean de Patmos.
33.Visions de l’au-delà.
34.Visions de l’au-delà.
35.Le Triptyque des Ermites, panneau gauche:Saint Antoine.
36.La Tentation de Saint Antoine.
37.La Tentation de Saint Antoine, panneau gauche.
38.La Tentation de Saint Antoine, panneau droit.
39.La Tentation de Saint Antoine, vue du triptyque fermé.
40.La (petite) Tentation de Saint Antoine.
41.La Tentation de Saint Antoine.
42.Triptyque des Epreuves de Job.
43.Le Jugement Dernier.
44.Saint Christophe
45.Triptyque des Epreuves de Job fermé.
46.Le Jugement Dernier.
47.Le Jugement Dernier.
48.Fragment du Jugement Dernier.
49.Deux Monstres.
50.Homme sans corps et un monstre.
51. Pieter Brueghel l’Ancien (1528 - 1569),Le Triomphe de la mort.
52.Les Sept Péchés capitaux dans une pelure de globe terrestre.
53.Ecce Homo.
54.Ecce Homo.
55.Deux Sorcières.
56. Détail du panneau droit(l’Enfer)duJardin des délices.
En 1951, l’ouvrage de Wilhem Fränger, Le Royaume millénaire de Jérôme Bosch:fondements d’une interprétation fut traduit en anglais. Le livre fit sensation, à la fois auprès du public et auprès des spécialistes. Un article sur le livre accompagné d’illustrations en couleurs dans Life Magazine fit beaucoup pour la popularité de Bosch, car on n’avait rien publié de comparable sur lui jusque-là. L’interprétation de Fränger selon laquelle Bosch n’avait pas réalisé ses retables dans un but religieux orthodoxe mais afin d’être utilisés par des cultes pseudo-religieux, fut présentée comme un tournant décisif dans l’appréhension de cet artiste énigmatique.
Bien que la plupart des historiens de l’art qui se sont intéressés à Bosch dans les années suivant la mort de Fränger en 1964 aient abandonné ses idées, il en reste quelques-uns qui continuent à partager l’idée que le grand maître d’un culte d’Adamites avait dicté à Bosch une imagerie secrète, révélée plus tard dans son grand tableau du Musée du Prado, Le Jardin des délices, et dans plusieurs œuvres mineures.
Les commentateurs qui ont écrit à son propos pendant les cinq siècles suivant sa mort lui ont forgé une telle réputation de “faizeur de diables” (Gossart), que jusqu’à l’époque moderne on le considéra à peine comme un artiste. C’était surtout ses descriptions hallucinantes de scènes de l’enfer qui suscitèrent une telle attention.
Quand il représentait les créatures et les décors de ces “enfers” avec un naturalisme infiniment détaillé, ils étaient si convaincants qu’ils semblaient une pure évocation. Pour un esprit médiéval, l’homme qui pouvait révéler si directement ses angoisses les plus intenses devait être un sorcier ou un fou, peut être l’instrument du Diable lui-même.
Les commentateurs plus tardifs ont, soit repris ce point de vue, soit, conséquence rationaliste de la Renaissance et de la Réforme, fait passer Bosch pour ce que le Moyen-Âge pouvait offrir de pire. Quand il était mentionné, c’était plus comme un phénomène étrange que comme un artiste.
Finalement Bosch tomba dans l’oubli. Il se passa au moins deux siècles avant qu’on assiste à un regain d’intérêt à son égard à la fin du dix-neuvième siècle. Plus que toute autre époque auparavant, le XXe siècle porta un réel intérêt à cet homme en tant qu’artiste et cet intérêt, presque passionnel et continu, perdure au vingt et unième siècle.
On s’attendrait à ce que les écrivains italiens de la Haute Renaissance soulignent l’étrangeté du peintre, ses conceptions étant tellement opposées à celles du Sud de l’Europe. L’historien florentin Guicciardini, dans sa Description de tous les Pays Bas (1567) fait référence a « Jérôme Bosch de Boisleduc, inventeur très noble et admirable de choses bizarres et fantastiques… ». En 1568, l’historien italien des artistes, Vasari, qualifia l’invention boschienne de “fantastiche e capricciose”. Lomazzo, l’auteur du Traité sur l’Art de la Peinture, la Sculpture et l’Architecture, publié la première fois en 1584, parla du « Flamand Girolamo Bosch, qui en représentant des apparences étranges, et des rêves effrayants et horribles, était unique et réellement divin ».
