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Le digital est de plus en plus présent dans tous les domaines, le secteur de l'immobilier ne fait pas exception. Et depuis le début de la crise sanitaire, la digitalisation des agences immobilières s'accélère. Ainsi, si certains professionnels de l'immobilier surfent déjà sur la vague de la digitalisation, peu d'entre eux possèdent encore les bonnes connaissances pour exploiter efficacement les outils numériques. Alors, si vous êtes agent immobilier indépendant, ou en passe de le devenir et que vous souhaitez vous initier à l'univers du digital, ce livre est fait pour vous !
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Seitenzahl: 182
Veröffentlichungsjahr: 2021
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PREFACE
INTRODUCTION
Comprendre l’évolution de ces 20 dernières années
I.
La révolution Internet
II.
Les premiers sites Internet
III.
Les annuaires
IV.
Les moteurs de recherche
V.
L’optimisation des sites
Les leviers digitaux au service de l’agent immobilier
Les portails d’annonces immobilières
Le site internet
Les applications mobiles
L’emailing
Les réseaux sociaux
La publicité en ligne
Le chatbot
Bâtir une stratégie digitale
Comment bâtir une stratégie digitale ?
CONCLUSION
Je m’appelle Régis Hautière. Né en 1978 à Rennes, je suis diplômé d’une maîtrise en sciences et techniques « économie d’entreprise » et d’un DESS « Finance d’entreprise » obtenus à la Faculté des sciences économiques de l’université de Rennes 1. Parallèlement à mes études, je crée en octobre 2000, dans ma chambre d’étudiant, une agence web baptisée Acreat.
Si j’ai toujours baigné dans le milieu et les valeurs de l’entrepreneuriat – mon arrière-grand-père, mon grand-père et mon père étaient entrepreneurs - Acreat est née d’un concours de circonstances. Le voisin de notre maison familiale n’est autre qu’Olivier Giboire, alors dirigeant en 1999 de l’agence rennaise immobilière BVI. Il croit en Internet et souhaite lancer un site web pour y diffuser des annonces immobilières. Me sachant passionné par le monde du web, Olivier Giboire me demande si je ne connais pas quelqu’un qui pourrait concevoir son site. Prêt à relever ce défi et plus que jamais motivé, je me positionne immédiatement et me lance dans l’aventure. Après des mois de travail, le site web BVI voit officiellement le jour en septembre 2000 et devient vite pour moi, alors jeune étudiant, une belle vitrine professionnelle. Je décide donc de tenter l’aventure et de monter ma propre entreprise dans le web. Acreat naît un mois après le site BVI.
Après deux premières années difficiles, le marché se réveille et les premiers clients arrivent tels que le cabinet immobilier Thierry à Nantes, mais aussi des industriels ou des sociétés de transport. Acreat prend son envol en 2004 et recrute en moyenne, depuis cette date, un collaborateur par an. Elle emploie aujourd’hui une quinzaine de salariés et propose les mêmes services qu’à ses débuts. Acreat, présent à Rennes et à Paris, accompagne ses clients dans leur stratégie digitale et la conception de leur site internet. L’agence les aide dans le choix de la meilleure solution technique pour transposer leur activité sur Internet et la rendre rentable. Acreat n’est donc pas un simple fournisseur de sites internet mais bel et bien un partenaire destiné à aider les entreprises à mettre en place une stratégie gagnante sur le digital. Près de 300 clients de tous univers confondus ont déjà fait appel à l’expertise d’Acreat. Une majorité d’entre eux proviennent du secteur immobilier. Un secteur dans lequel le digital est incontournable. Or, de nombreux agents immobiliers n’ont pas de culture digitale. Ils ont donc besoin d’être initiés à cet univers. Ce livre est donc destiné à leur fournir « un verni digital » pour les aider à prendre les bonnes décisions dans les années à venir.
Le métier d’agent immobilier devient de plus en plus complexe car il nécessite d’avoir de nombreuses cordes à son arc. L’agent immobilier doit en effet posséder plusieurs casquettes et des compétences multiples s’il veut optimiser son activité, telles que des compétences commerciales, de techniques de vente, financières, juridiques ou encore fiscales. A cela s’ajoutent plus récemment des compétences numériques indispensables pour prendre les bonnes décisions car aujourd’hui le digital envahit tous les secteurs. Année après année, de nouvelles avancées technologiques viennent en effet faciliter le travail des professionnels de l’immobilier et améliorer l’expérience client pour leur permettre de rester concurrentiels et d’attirer l’attention d’une clientèle de plus en plus connectée.
Ce livre fournira ainsi aux agents immobiliers les éléments essentiels pour se forger une culture digitale, clé de la transformation numérique de leur agence immobilière. Il leur donnera une vue d’ensemble sur le numérique, primordial dans les années à venir, pour leur permettre d’être capables ensuite de prendre les bonnes décisions en matière digitale. Destiné aux 15.000 agents immobiliers indépendants français, à ceux qui souhaitent se lancer dans le secteur ou aux franchisés qui désirent retrouver leur indépendance et créer leur propre enseigne, ce livre n’a pas vocation à être exhaustif. Construit sous forme de chapitres qui peuvent être lus indépendamment les uns des autres, ce livre est succinct afin d’être facilement accessible à tous, et plus particulièrement à ceux n’ayant pas encore de culture digitale.
Bonne lecture.
1994. Alors en seconde, à la recherche de mon orientation professionnelle, je me rends avec ma mère aux journées portes ouvertes de Supéléc à Rennes. Je devais alors faire le choix entre une première scientifique ou économique. J’aimais bien l’informatique et l’idée de devenir ingénieur faisait partie des options. La visite débute par la découverte des locaux, des salles de classe, amphis…A la fin de la visite, une salle informatique est mise à disposition des visiteurs. Plusieurs stations de travail SUN (la rolls de l’époque !) sont allumées et dessus la possibilité de découvrir un nouveau réseau informatique qui commence à faire le buzz dans les milieux informatiques : « Internet ». J’en avais vaguement entendu parler au travers de mes lectures de Science et vie Micro (SVM) mais cela restait très abstrait pour moi. Un réseau informatique mondial... mais pour quoi faire ? Je convaincs ma mère de s’assoir avec moi à l’une de ces machines. Un logiciel est ouvert « Mozilla » et la fenêtre arbore « Yahoo » avec une zone de recherche. Je tape quelques mots dont « Californie ». Une liste de « sites » m’est proposée dont celui de Berkeley en Californie que j’explore de fond en comble. J’y découvre aussi des photos du bout du monde. Je suis fasciné. Quelques clics plus loin me voilà sur le site de UCLA...Je découvre Los Angeles...C’est incroyable de pouvoir accéder à autant d’informations provenant des quatre coins de la planète ! J’aurais pu y passer des heures mais ma mère s’impatientait...
L’intérêt d’internet venait de me sauter aux yeux ! A peine revenu à la maison, je déterre tous mes anciens SVM traitant d’Internet. Je relis tous les articles que j’avais vaguement survolés par manque d’intérêt. Comment ça marche, comment se connecter, quel matériel faut-il, quels logiciels... Tout y est. J’avais déjà un ordinateur à la maison, il me manquait un « provider ». Se connecter à Internet à l’époque était réservé aux universités, aux gouvernements, aux grandes entreprises qui disposaient déjà d’un réseau informatique important. Pour les PME et les particuliers, les options étaient limitées. La seule solution consistait à trouver un prestataire qui « partageait son accès à internet via un accès par le réseau téléphonique. On les appelait des « provider ». Il fallait en trouver un proche de chez soi pour payer les communications téléphoniques au tarif local. Il était inimaginable de se connecter à Paris. Je finis par trouver une petite association rennaise, un groupe de passionnés qui s’était improvisé « provider ». Mais pour pouvoir se connecter par le réseau téléphonique, il faut un modem. Un boîtier qui fait « bip bip » dans la ligne téléphonique et qui permet à deux ordinateurs de communiquer. Je tanne donc mes parents d’acheter un modem à brancher au port série de mon PC. Après plusieurs semaines de négociations, mon père revient un soir avec un modem 14,4k de son travail. Houra ! Me voilà connecté à internet ! C’était vraiment très lent et j’étais souvent déconnecté mais qu’importe... j’y passe des heures ! La facture téléphonique familiale se met alors à flamber ! Les connexions sont payables à la minute, ça revient vite très cher. Autre inconvénient : une fois connecté, la ligne téléphonique de la maison reste occupée. Personne ne peut donc plus nous joindre, ce qui a le don d’énerver mes parents ! Mais qu’importe ! J’accède dorénavant au « réseau des réseaux » et c’est bien là l’essentiel !
1995. Rennes devient ville-pilote pour tester la connexion haut débit à Internet via les premières lignes numériques. Le service baptisé Numéris, via le RNIS (Réseau numérique à intégration de services), est proposé par France Télécom. Cette technologie utilise elle aussi la ligne téléphonique classique mais permet de transmettre simultanément la voix et les données liées à l'utilisation d'Internet. Je m’arrange alors, avec l’accord de mes parents, pour bénéficier de l’offre test. Avec Numéris, ma connexion est 5 fois plus rapide et surtout beaucoup plus fiable. Je ne suis plus jamais déconnecté. Je surfe sur Internet dès que j’ai un instant de libre. Je découvre des milliers et des milliers de ressources, de documents, de schémas pour comprendre comment fonctionne Internet et me forme ainsi au « réseau des réseaux ».
Et vous, savez-vous comment marche Internet ? Quelles sont ses origines ?
La paternité de l'Internet est attribuée aux militaires. Les Etats-Unis auraient voulu réagir au lancement du premier Spoutnik en 1957 par les Soviétiques. L'objectif des Américains aurait alors été de ne jamais plus être dépassés par l'URSS sur le terrain des télécommunications. En cette période de Guerre Froide, les systèmes de télécommunication existants sont fondés sur la technologie des réseaux téléphoniques, centralisés. Une attaque nucléaire sur les points centraux névralgiques rendrait l'utilisation du réseau impossible. Les chercheurs américains ont par conséquent la mission de proposer à l'armée un moyen de mettre en place un réseau de communication militaire capable de résister aux attaques nucléaires. C'est en 1969 que des chercheurs parviennent à relier entre eux quatre des ordinateurs de UCLA (University of California in Los Angeles). L'Arpanet est né. Dans ce système, il n'y a pas d'ordinateur "maître". Les paquets d'informations circulent sur le réseau vers leur destination sans connaître à l'avance le chemin à suivre. Si l'un des ordinateurs du réseau se trouve détruit ou inutilisable, les paquets d'informations empruntent un autre chemin. L'idée de décentralisation est clairement à la base du premier réseau mondial. C’est aussi ce qui fera son succès... Internet est incontrôlable et inarrêtable. Depuis, Internet est devenu un immense réseau contenant des millions d’ordinateurs répartis sur l’ensemble de la planète, tous reliés entre eux, en maille un peu comme un filet.
Pour bien comprendre comment fonctionne Internet il faut s’imaginer que toute utilisation du réseau revient à une connexion entre deux ordinateurs. D’un côté un serveur qui détient l’information et de l’autre un client qui en fait la demande. Et Internet fonctionne toujours ainsi quelle qu’en soit votre utilisation. Vous regardez un film sur Netflix ? Le client, votre iPad, se connecte à un des serveurs de Netflix pour « récupérer » le film que vous souhaitez regarder. Les deux ordinateurs (votre iPad et le serveur) échangent des informations pendant toute la durée où vous regardez votre film. Bien entendu il n’existe pas de câble direct entre votre iPad et Netflix. C’est Internet qui s’occupe du transport de l’information. Internet fonctionne en quelque sorte comme un réseau autoroutier sur lequel circulent des camions transportant et diffusant des informations. Chaque camion transporte les données entre les deux ordinateurs. Lorsque votre iPad veut regarder un film, il envoie une demande à destination de Netflix. Cette demande est chargée dans un camion qui va prendre la route vers Netflix. Le camion dispose alors de plusieurs routes pour atteindre Netflix et d’une adresse IP de destination puis de retour. Il prend alors la route et la suit jusqu’à arriver à une première intersection, appelée « routeur ». Grâce à l’adresse IP, le routeur va choisir une direction qui rapproche le camion de sa destination. A chaque nouvelle intersection, les indications des panneaux de signalisation deviennent plus précises et le camion se rapproche, jusqu’à être suffisamment près pour que l’adresse soit clairement indiquée par un panneau de signalisation. C’est comme cela que votre demande de film va être acheminée jusqu’à votre iPad. Une fois votre demande arrivée à Netflix, celui-ci y répond. Tout se passe comme si Netflix coupait votre film en un million de morceaux et les chargeait dans un million de camions qui allaient tous prendre la route les uns à la suite des autres. Ils sont numérotés car chaque camion est libre de son itinéraire. En fonction de la charge du réseau, les routeurs pourront aiguiller certains camions sur une route et d’autres sur une autre et ainsi de suite. Au final, tous les camions n’arriveront donc pas forcément dans le bon ordre. C’est le client (votre iPad) qui se chargera, grâce à leur numéro, de reconstituer votre film dans l’ordre. Il se peut que certains camions se perdent en route où arrivent vraiment trop tard. Dans ces cas-là, le client (votre iPad) va renvoyer un camion à destination de Netflix pour lui redemander le camion manquant qui est aussitôt renvoyé. Tout ceci se fait à une vitesse incroyable. Il ne faut dans la pratique que 8 millisecondes pour qu’un camion fasse un aller et retour entre Rennes et Paris. Lors d’un envoi plusieurs paquets se perdront sans que cela soit perceptible par l’utilisateur. Ce n’est que si un ralentissement important se produit et que plusieurs camions sont coincés que votre film va se bloquer. Vous aurez alors le petit sablier sur votre écran juste le temps que les prochains camions arrivent à bon port. C’est ainsi que l’information transite dans le monde entier à la vitesse de la lumière (ou presque). La pratique est un peu plus complexe mais vous avez dorénavant la logique et c’est le principal !
Le début des années 1990 marque la naissance de l’aspect le plus connu d’Internet aujourd’hui : le web. Le World Wide Web (WWW), littéralement la « toile d’araignée mondiale », communément appelé le Web, et parfois la Toile, est un système hypertexte public fonctionnant sur Internet. Le Web permet de consulter, avec un navigateur comme Netscape à l’époque et un moteur de recherche (Yahoo), des pages accessibles sur des sites Web. L’image de la toile d’araignée vient des hyperliens qui lient les pages web entre elles. Attention le Web n’est qu’une application d’Internet comme le courrier électronique (email ou courriel en français), la messagerie instantanée, le partage de fichier en peer to peer (en pair à pair en français) ou le partage de fichier via le protocole FTP.
1997. Etudiant en première année à la faculté de sciences économiques de Rennes 1, je continue d’explorer les méandres d’Internet, toujours autant captivé. Je me penche sur le principe de création d’une page web et d’un site. Pour créer un site web, il ne suffit pas simplement de taper le texte qui figurera dans le site (comme on le ferait dans un traitement de texte Word, par exemple), il faut aussi indiquer où placer ce texte, insérer des images, faire des liens entre les pages… Il faut donner des instructions à l'ordinateur ! Il va donc falloir utiliser un langage qu'il comprend : le HTML et le CSS. Le langage HTML (HyperText Markup Language), apparu en 1991 lors du lancement du Web, a pour rôle de gérer et d’organiser le contenu. C'est donc en HTML que nous écrivons ce qui doit être affiché sur une page. Il repose sur un système de balises permettant de titrer, sous-titrer, mettre en gras…du texte et d'introduire des éléments interactifs comme des images, des liens, des vidéos... Le langage CSS (Cascading Style Sheets, aussi appelées feuilles de style) gère pour sa part l'apparence de la page web (agencement, positionnement, décoration, couleurs, taille du texte…). Ce langage est venu compléter le HTML en 1996. Au fil du temps, ces deux langages ont beaucoup évolué. Dans la toute première version de HTML, il n'était même pas possible d'afficher des images !
Ces notions acquises, je décide de les mettre en pratique. Je me lance dans la création du site web d’une des trois agences de voyages de mon père. Nous déposons notre nom de domaine « www.rallu.com » et trouvons un hébergeur web aux Etats-Unis : Interland. Très vite, www.rallu.com/voyages produit son effet : les demandes de voyages via le site Internet se multiplient. Je réitère alors mon expérience en créant le site de la société paternelle de transport, Rallu Transports, et d’autres pour le compte d’entreprises gérées par des amis de mes parents. J’ai tout juste 20 ans et je m’occupe de 4 sites internet. Les premières sociétés de création de site commencent à fleurir. Mais faire des sites gratuitement pour les copains c’est une chose, en faire un business en est une autre. Et finir mes études est un pré requis. Une seule chose m’inquiète et m’obsède : arriver après la bataille sur le marché de la création de sites web une fois les études terminées !
1999. J’ai la chance de partir deux mois en stage en Californie, dans le comté d’Orange, dans le secteur de la logistique, pour ma troisième année universitaire. Une opportunité en or se présente alors à moi : visiter une startup de Los Angeles spécialisée dans la création de sites web pour les majors d’Hollywood. Un rêve éveillé ! Pour créer ses sites, cette startup américaine utilise un langage que je ne connais pas encore : le PHP. Qu’est-ce-que c’est ? Hypertext Preprocessor, plus connu sous son sigle PHP, est un langage informatique libre et gratuit utilisé pour la création de page web sur n’importe quel serveur de n’importe quel système d’exploitation. Il permet de créer des pages web dynamiques et non statiques (contrairement aux langages HTML ou CSS). Mais qu’est-ce qu’une page dynamique ? C’est une page qui s’adapte au client ou à l’utilisateur. La page qui s’affiche sur l’ordinateur change en fonction de la personne qui l’ouvre. C’est notamment le cas des espaces abonnés ou clients de site web. Une fois les identifiants entrés sur le site, la page affichera les informations propres à la personne enregistrée. Pour ce faire, des morceaux de code PHP ont été placés progressivement dans les pages web à l'intérieur du HTML. Ces bouts de code PHP seront les parties dynamiques de la page, c'est-à-dire celles qui peuvent changer toutes seules. Le langage PHP est donc très utilisé pour améliorer l’expérience utilisateur. Il permet notamment de développer les sites web afin de les convertir en sites interactifs et attractifs. Et les sites ne sont pas l’unique fonctionnalité du PHP. En plus d’être utilisé dans le code HTML, le PHP peut aussi servir à diffuser des images, des PDF, du texte, ou des animations. Convaincu par ce langage, je modifie alors immédiatement à mon retour de stage le site www.rallu.com en PHP. Ce qui nous permet de mettre en ligne nos premières offres de voyage. Aujourd’hui, 75% des sites web mondiaux sont développés avec PHP.
1999 me sourit encore ! Olivier Giboire, voisin de mes parents et alors dirigeant de l’agence rennaise immobilière BVI, croit en Internet et souhaite lancer un site web pour y diffuser des annonces immobilières. Une première dans le secteur de l’immobilier ! Me sachant très intéressé par le monde du web, il me demande si je ne connais pas quelqu’un qui pourrait concevoir son site. Je réponds sans hésitation : « moi ». L’aventure BVI commence alors !
Moyennant 50.000 francs (7622,45 euros), soit le capital nécessaire pour monter une SARL à la fin des années 90, je travaille d’arrache-pied tout l’été sur le projet. Pour mieux appréhender le secteur immobilier et m’imprégner du fonctionnement de BVI, j’arpente chacun de ses services. Je passe des heures avec les équipes pour comprendre leur métier, découvrir comment chacun travaille. J’invente les logiciels pour saisir les annonces, je développe une interface pour diffuser les photos des biens sur le site. Car Olivier Giboire mise sur le visuel. Il veut que chaque annonce ait au moins une photo. A l’époque, les appareils photos numériques étaient rarissimes. Scanner plus de 500 photos est un véritable challenge. Même Ouest-France ne propose que très peu de photos pour illustrer ses annonces immobilières qui ne sont publiées que deux fois par semaine sur l’édition papier. Le 15 septembre 2000, le site est officiellement lancé. BVI devient la première agence immobilière digitale de l’ouest de la France ! Les retombées presse ne se font pas attendre. Le site BVI devient une belle vitrine professionnelle me permettant de montrer mon savoir-faire et mon expertise dans la création de sites web. Je décide donc de tenter l’aventure et de monter mon entreprise en octobre 2000 avec les 50.000 francs gagnés. Acreat naît.
Une fois le site BVI terminé et fonctionnel, notre objectif est de le rendre visible pour générer du trafic. Et pour y parvenir, la condition sine qua non est d’être référencé sur les annuaires les plus connus comme Voila, Nomade, Lycos et bien sûr Yahoo. Nous soumettons donc notre site à ces bases de données constituées manuellement par des humains. Nous remplissons pour chaque annuaire une fiche précisant l’adresse du site web, sa catégorie et rédigeons une courte description. Un travail de longue haleine. Les données sont ensuite patiemment recueillies par de petites mains qui vérifient si le site est en adéquation avec la description fournie. Si c’est le cas, elles valident et classent de manière logique le site sur l’annuaire. Olivier Giboire et moi avons passé des heures à inscrire BVI partout où nous pouvions. À côtés des annuaires principaux comme Yahoo il y avait des centaines de petits annuaires inconnus. BVI sera indexé sur de très nombreux annuaires grâce à notre travail de fourmi. Le terme « référencement », devenu progressivement l’art de se faire repérer par les moteurs de recherche, trouve donc ses origines dans cette démarche qui consistait, dans les premières années du web, à inscrire son site sur différents annuaires pour qu’ils créent des liens et permettent de le trouver.
