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Le destin m’a apparié avec la seule louve à qui je ne pourrais jamais faire confiance.
Il y a cinq ans, ma magnifique voisine Carlotta m’a trahi.
Ma famille a été détruite.
À cause d’elle, la meute a banni mon père, et nous a relégués, ma mère et moi, au statut le plus bas. On arrivait à peine à joindre les deux bouts.
Carlotta a quitté la ville avant que je ne découvre pourquoi elle avait fait ça.
Avant que je n’aie le temps de lui faire payer.
Et voilà qu’elle est de retour.
Elle n’a pas beaucoup changé, mais moi si.
Je fais deux fois sa taille à présent. Je suis bien plus dominant.
Et je viens de découvrir qu’elle m’appartenait.
Ce qui signifie que Carlotta James est entièrement à ma merci.
Et j’ai bien l’intention de la faire supplier.
Renee Rose, auteure de best-sellers au classement de USA Today, tient ses promesses avec cette romance new adult intense, sur le thème de l’amour interdit, du harcèlement et des métamorphes.
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Veröffentlichungsjahr: 2026
Copyright © 2024 Alpha Varsity et L’Alpha interdit par Renee Rose
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Publié aux États-Unis d’Amérique
Renee Rose Romance
Ce livre électronique est une œuvre de fiction. Bien que certaines références puissent être faites à des évènements historiques réels ou à des lieux existants, les noms, personnages, lieux et évènements sont le fruit de l’imagination des auteures ou sont utilisés de manière fictive, et toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, des établissements commerciaux, des évènements ou des lieux est purement fortuite.
Ce livre contient des descriptions de nombreuses pratiques sexuelles et BDSM, mais il s’agit d’une œuvre de fiction et elle ne devrait en aucun cas être utilisée comme un guide. Les auteures et l’éditeur ne sauraient être tenus pour responsables en cas de perte, dommage, blessure ou décès résultant de l’utilisation des informations contenues dans ce livre. En d’autres termes, ne faites pas ça chez vous, les amis !
Réalisé avec Vellum
Livre gratuit de Renee Rose
Chapitre Un
Chapitre Deux
Chapitre Trois
Chapitre Quatre
Chapitre Cinq
Chapitre Six
Chapitre Sept
Chapitre Huit
Chapitre Neuf
Chapitre Dix
Chapitre Onze
Chapitre Douze
Chapitre Treize
Chapitre Quatorze
Chapitre Quinze
Chapitre Seize
Chapitre Dix-Sept
Chapitre Dix-Huit
Chapitre Dix-Neuf
Chapitre Vingt
Chapitre Vingt-Et-Un
Chapitre Vingt-Deux
Chapitre Vingt-trois
Épilogue
Les Loups-Garous de Wall Street
Chapitre Deux
Livre gratuit de Renee Rose
Ouvrages de Renee Rose parus en français
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Lotta
La proximité de la pleine lune me fait toujours tourner la tête.
Personne ne parvient à rester assis tranquillement, aujourd’hui. Aucun élève du lycée de Wolf Ridge ne veut écouter un professeur l’après-midi précédant une course à la pleine lune.
Surtout dans ma matière. L’art n’est pas franchement apprécié par la communauté métamorphe. C’est considéré comme un truc humain – insignifiant. Prétentieux. Raison pour laquelle je me suis sauvée d’ici dès que j’ai pu.
Chaque cours a été un véritable cauchemar aujourd’hui, mais cette dernière heure – la classe avec l’imposant alpha insupportable de l’école, Asher Martin – c’est la pire. Lui et ses camarades de football sont assis au fond et m’en font voir de toutes les couleurs.
Cet après-midi, l’odeur des phéromones des ados sature ma salle de classe. Et je suis aussi agitée et excitée que mes élèves. Ma peau me picote de chaleur. Je sens une palpitation lente entre mes jambes, que je n’ai pas éprouvée depuis des années. Je n’ai pas autant pensé au sexe depuis que j’étais une ado arpentant les couloirs de Wolf Ridge. Ce qui est plutôt récent, je dois l’admettre.
Je me racle la gorge et j’insuffle autant d’Autorité Alpha que je peux dans mon intonation.
— J’attends d’avoir votre attention.
Évidemment, la dernière à se taire, c’est la voix grave et arrogante de mon pire ennemi. Il me jette un regard sinistre. Je suis prise au dépourvu par le contraste qu’offrent ses yeux vert noisette sur sa peau hâlée. Par ces cils longs et épais. Par la façon dont ils ressortent sous la masse de cheveux décolorés par le soleil qui tombe sur son front. Il a besoin d’une bonne coupe, même si je parie que les pointes qui bouclent sur sa nuque et autour de ses oreilles sont un choix conscient de sa part. Ça fait partie de son personnage de rebelle.
Mais le dédain d’Asher est bien réel.
Je ressens viscéralement la haine du défenseur de l’équipe de foot du lycée. Elle me brûle la peau. Elle me coupe le souffle quand il la dirige de plein fouet contre moi.
Je fais attention à ne pas montrer de réactions. Je suis peut-être plus petite que beaucoup des élèves de cette classe, mais je suis leur professeure – en tout cas jusqu’à la fin de l’année scolaire. Je dois conserver le statut d’alpha dans ma classe, ou je n’y survivrai pas.
Je me force à arrêter de me balancer d’un côté à l’autre dans mes sandales à talons, j’écarte les pieds, et je plaque mes mains sur mes hanches.
Le regard d’Asher se pose sur mes jambes, mais la vue semble le rendre encore plus furieux. Ses yeux remontent et lancent des éclairs au niveau de mes seins.
Je prends soin de ne pas accorder d’attention à sa table quand je reprends la parole.
— Hier, je vous ai demandé de réfléchir sous quelle forme vous souhaitez exécuter votre autoportrait. Aujourd’hui, je veux que vous rédigiez un paragraphe pour expliquer ce que vous avez choisi, et comment vous prévoyez d’exécuter votre vision. Si vous ne savez pas, ou si vous avez du mal à vous décider, inscrivez-vous sur le tableau pour un entretien de cinq minutes avec moi.
Je montre les créneaux numérotés sur le tableau.
— Autre chose. Tout le monde devrait avoir rendu son dessin au fusain ; or il m’en manque trois. Si je ne les ai pas à la fin de la journée, vous aurez zéro pour ce devoir, ce qui affectera votre moyenne.
Je me prépare avant de me concentrer sur la table du fond.
— Ceux qui ont besoin d’un C au minimum pour jouer le match ce week-end devraient y penser.
Je ne devrais même pas les prévenir. Je devrais juste torpiller leur moyenne et les laisser gérer les conséquences. Mais quelque chose en moi ne veut pas qu’Asher échoue.
Je jette un rapide coup d’œil vers lui, mais la colère dans son regard est trop dure à supporter, alors je détourne aussitôt la tête.
Il était déjà perturbant quand il était un adolescent de treize ans rebelle et toujours en colère. Aujourd’hui qu’il fait deux fois ma taille et qu’il porte en lui la domination d’un loup alpha, cette rage est encore plus intimidante –, elle est carrément effrayante.
Il croise les bras sur sa poitrine et retrousse sa lèvre supérieure dans un grognement.
— J’ai déjà rendu le mien.
Je le dévisage quelques instants puis plisse les yeux. C’est un mensonge. Asher n’a pas levé un seul crayon dans ce cours depuis que je remplace Margarita Adams, la professeure d’art humaine qui a pris un congé maladie il y a deux semaines.
Il me défie de le contredire.
Je fronce les sourcils et désigne la pile branlante de dessins sur mon bureau.
— Trouve-le et montre-le-moi.
Il se lève lentement de sa chaise, mettant en valeur sa taille. Je ressens de plein fouet ses trente centimètres et les cinquante de kilos qu’il a de plus que moi sous la forme de muscles sculptés qui enveloppent ses longs os solides.
C’est un incroyable spécimen de virilité – et je ne le dis pas uniquement à cause de la pleine lune. Le destin l’a peut-être affublé d’un connard de père abusif, mais il a été bon avec lui sur le plan de l’apparence et de la taille.
Il avance d’un pas traînant jusqu’à moi, et je fais semblant de ne pas remarquer la menace, même si tous ceux qui ont du sang métamorphe dans la pièce ressentent la pulsation de son agressivité.
Je conserve une certaine distance entre nous en rejoignant la fenêtre pour baisser le store sur le soleil de fin d’après-midi. Il y a un côté prédateur dans ses mouvements. Malgré sa taille, il possède la grâce et l’agilité d’un grand félin plutôt que d’un loup.
Il commence à fouiller dans les dessins au fusain sur mon bureau.
Je reste près de la fenêtre, tournée vers lui comme un animal acculé, prêt à lui montrer mes crocs si nécessaire.
Après les avoir tous feuilletés, il se tourne vers moi et arque un sourcil.
— Vous avez dû le perdre, mademoiselle James. Je l’ai rendu hier.
Qu’il aille se faire voir. Je ne vais pas laisser ce gosse me malmener. Il a peut-être une réelle raison de me détester, mais ça ne veut pas dire que je vais le laisser faire ce qu’il veut de moi dans ma propre classe.
Je redresse les épaules.
— Je ne perds pas les travaux de mes élèves. Ce sera un zéro pour toi, Asher. Je suis sûre que le coach Jamison sera déçu que tu ne puisses pas jouer le match ce week-end.
— Eh bien, il peut toujours le refaire aujourd’hui, n’est-ce pas ? intervient Remi, une des pom-pom girl qui boit chacune de ses paroles.
Je pince les lèvres.
— S’il a fini avant la fin du cours, je le noterai.
Je jette un coup d’œil aux deux copains d’Asher à la table du fond – Sebastian et Markley.
— Ça vaut aussi pour vous deux. Sur mon bureau d’ici la fin du cours, ou vous n’aurez pas la moyenne suffisante pour le match de ce week-end.
Asher retourne tranquillement à la place où il trône, et s’affale dans sa chaise. Son corps imposant remplit tout l’espace, débordant de partout. Il me regarde avec un sourire en coin, comme s’il venait de remporter la confrontation. Les fossettes qui creusent chacune de ses joues me provoquent, et déclenchent des frissons le long de ma colonne vertébrale.
Parce que peu importe à quel point il est superbe quand il sourit, je sais sans l’ombre d’un doute qu’il est dangereux. Il est né dans une famille violente. Il y a de la violence dans ses yeux. Dans sa démarche. Dans la manière féroce dont il me scrute à présent.
À une époque, je pensais l’avoir libéré de ce cycle de violence, mais apparemment tout ce que j’ai réussi à faire, c’est cimenter un sentiment de trahison. Une haine tellement profonde que je crains qu’elle le consume.
Si je ne suis pas prudente, il pourrait se venger de moi tout comme son père l’a fait.
* * *
Asher
Désir haineux.
C’est la seule description appropriée pour ce que je ressens pour la nouvelle prof d’art du lycée de Wolf Ridge.
Je fais exprès de bâcler le dessin qu’elle a demandé pour la fin du cours, traînant le morceau de fusain pour faire des gribouillis sur la feuille. Que va-t-elle faire ? On dira que c’est ma définition de l’art. Markley et Seb suivent mon exemple et font la même chose.
Ils savent pourquoi je déteste Carlotta James, l’enseignante la plus canon et la plus talentueuse que ce lycée a jamais connue. La princesse de la meute. Tous les loups mâles de l’école – élèves comme personnel – se battent pour lui ouvrir la porte et porter ses fournitures artistiques.
Je ne suis pas immunisé contre sa perfection d’héroïne de conte de fées, avec ses cheveux noirs, sa peau blanche et ses grands yeux bleus que j’ai cru autrefois remplis de bonté. Mais c’est à cause d’elle que ma mère et moi ne jouissons d’aucun statut dans la meute, malgré le fait que je sois un énorme loup alpha. Elle a détruit ma famille et je ne lui pardonnerai jamais.
Je m’approche tranquillement de son bureau après la sonnerie et dépose avec de grands gestes exagérés mon dessin en plein milieu, face à elle. Je remplis son espace.
J’aimerais prétendre que c’est juste pour l’intimider – et je sais que ça marche – mais il y a plus que ça. Il y a le fait que je suis désespéré de sentir son odeur monter à mes narines, même en sachant que ça va faire exploser une bombe dans mon ventre.
La pleine lune qui approche me rend très sensible, et le coup que j’ai pris en rejoignant son bureau tout à l’heure n’a pas suffi.
Parce que je n’ai jamais rien senti d’aussi envoûtant de toute ma vie. Miel et jasmin, et cette signature unique qui n’appartient qu’à elle. Je l’ai remarquée à la seconde où elle est entrée dans le studio d’art il y a deux semaines, pour remplacer notre prof à long terme.
Elle est entrée à travers mes pores, a affecté ma physiologie et m’a fait comprendre l’horrible vérité.
La pire situation possible.
Le destin a décidé de se foutre de ma gueule en m’appariant avec la seule femelle que je ne supporte pas.
— Écris ton nom dessus, Asher.
Elle repousse le dessin vers moi sans me regarder. Elle ne sait pas. Les louves ne reconnaissent pas l’odeur de leur compagnon aussi facilement que les mâles.
Je tapote le dessin avec mon majeur.
— Vous vous souviendrez à qui il appartient, répliqué-je.
C’est un avertissement. Je la défie de me mettre une mauvaise note.
Elle ne le fera pas.
Parce qu’au milieu des notes de peur que je sens dans son odeur, je remarque autre chose – de la culpabilité.
Bien.
Lotta devrait être désolée pour ce qu’elle m’a fait.
Et j’ai bien l’intention de la faire souffrir chaque jour pour ça.
Lotta
Les petits cheveux sur ma nuque sont hérissés. Mes doigts tremblent autour du manche de mon pinceau, rendant mes lignes irrégulières et brouillonnes.
Les yeux vert jade du loup sur la toile d’un mètre quatre-vingts de long me fixent d’un air accusateur.
Tout le lycée de Wolf Ridge est plongé dans l’obscurité à l’exception de ma salle d’arts – le seul endroit dont je dispose avec assez d’espace pour peindre sur une toile aussi grande. Je préfère travailler à la lumière du jour, mais avec mon nouveau poste d’enseignante, c’est impossible. Poste temporaire, me rappelé-je continuellement pour ne pas perdre la boule.
Je tente encore quelques traits, mais les tremblements n’arrêtent pas de gâcher mes lignes.
Et puis merde. Le génie de la création ne viendra pas à moi ce soir. Je laisse tomber mon pinceau dans le bocal de diluant.
Les cris et les hurlements de la meute pendant leur course à la pleine lune descendent le flanc de la montagne et rentrent par la fenêtre entrouverte. J’en ai les bras qui se couvrent de chair de poule.
Pourquoi ?
Est-ce que je suis censée les rejoindre ? Mon estomac se serre.
Je n’ai pas participé à une course à la pleine lune depuis plus de quatre ans. Je ne sais pas si mes crampes d’estomac viennent de ma louve en colère que je ne le laisse pas sortir, ou si ce sont mes tripes qui m’exhortent à ne pas le faire. Parce que si je m’abandonne à ma véritable nature, je perdrai tous mes rêves.
Wolf Ridge deviendra ma réalité permanente. Les quatre années colorées passées à étudier l’art à Chicago déteindront jusqu’à disparaître, comme la peinture de mon pinceau. Je le fais tourner dans le pot, et je regarde le tourbillon de bleu qui se mélange peu à peu au contenu grisâtre.
C’est à ça que ma vie commence à ressembler depuis que je suis revenue. Mes plans se sont embourbés et ternis. Salis par les douleurs du passé.
Les hurlements se rapprochent. La meute ne devrait pas descendre de la montagne, mais on dirait qu’ils viennent par là. Sûrement des élèves du lycée, pressés de marquer leur territoire sur le campus.
Mes jambes commencent à trembler. Je me tourne vers la fenêtre.
Ne fais pas ça, gronde l’artiste en moi.
Elle est féroce. Encore plus que ma louve.
Il m’a fallu neuf mois pour parvenir à garder ma louve enfermée tout en vivant parmi les humains dans une grande ville, mais j’ai réussi. Mes cheveux sont devenus ternes, et mon teint maladif. J’ai perdu cinq kilos, alors que je n’en avais déjà pas de trop au départ. Mes parents m’ont suppliée de rentrer à la maison, mais j’ai refusé. Même pas en été. Parce qu’une fois que j’avais confiné ma louve, je ne pouvais pas risquer qu’elle goûte à la liberté. Je devrais repasser par un sevrage en automne. Ça n’en valait pas la peine.
Mais à présent, j’ai chaud et je me sens fiévreuse. Le besoin de sortir et de rejoindre ma meute me force à traîner des pieds jusqu’à la porte.
J’ai l’impression d’avoir envie de pleurer et de vomir en même temps.
— Je ne peux pas, gémis-je tout fort en me rattrapant à l’encadrement pour m’empêcher de sortir du studio.
Ça ne sert à rien. Je sens que la métamorphose se profile. Si je ne retire pas mes vêtements, je vais les déchirer. J’ai l’impression d’être revenue à l’adolescence.
Je me déshabille dans le couloir sombre, couche par couche, pendant que je cours vers les portes arrière.
Je les franchis juste à temps pour me transformer. Mes deux pattes de devant se posent sur la poignée, et la porte s’ouvre. Je sors dans l’air frais automnal. Le besoin de courir ne m’a jamais frappée si fort. Je fonce vers le terrain de football, restant dans les ombres au cas où un humain passerait en voiture. La terre se soulève sous mes pattes quand je prends le virage qui me fera sortir de la propriété de l’école.
Je grimpe la colline en me tenant aux ruelles et à la pénombre jusqu’à rejoindre le territoire de la meute. Ma louve me conduit droit à elle. Sans pensée consciente, je prends position à l’arrière. Je ne reconnais aucun loup, mais ça fait longtemps. Même quand j’étais adolescente, je ne laissais pas souvent sortir ma louve.
On court en haut et autour de la montagne, de plus en plus haut. Mon cerveau garde le silence un moment avant qu’une pensée isolée n’apparaisse dans ma tête.
Le plaisir.
Un plaisir très, très profond. C’est incroyable de courir comme ça. De sentir les pierres sous mes pattes. La force bionique dans mes cuisses. La brise autour de mon nez.
Et ça me donne envie de pleurer. Comme si j’avais trahi mon côté artiste.
Mais j’oublie tout ça rapidement, parce qu’un mâle vient me donner un coup d’épaule pour me pousser sur le côté.
Je me tourne pour lui gronder dessus. C’est un énorme spécimen noir avec une tache blanche sur la fourrure de son poitrail et autour de sa tête. Ses yeux verts sont fascinants. Son odeur m’est inconnue, mais elle titille mon nez et m’intrigue.
Il me cogne à nouveau, m’obligeant à me décaler, à l’écart de la meute. Je lui montre mes crocs. Il me mordille l’arrière-train pour montrer sa dominance.
Mon corps réagit instantanément ; pas de soumission, mais avec une vague de chaleur.
Partout. Ça me picote et se concentre dans mon ventre. Inonde l’intérieur de mes cuisses.
Il me mordille à nouveau et mon entrejambe se contracte. Je me rends compte brusquement que je ne pourrais pas résister s’il essayait de me maîtriser.
Quand il essaiera. Mon ventre exécute un soubresaut quand je comprends ce que c’est.
Il me fait la cour.
À la manière d’un loup.
L’excitation, la chaleur que je ressens dans mon corps, c’est la réaction qu’il fait naître dans mon corps. Ma louve en a envie. Elle veut être maîtrisée par lui. Pas se soumettre facilement, mais qu’il travaille pour obtenir sa soumission. Elle est ravie par cette idée.
Ça doit être pour ça que les femelles humaines aiment le BDSM. La pointe de danger intensifie l’excitation sexuelle. Je ne connais pas ce mâle. Il est énorme. Puissant. Et il m’a choisie. Il pourrait faire tout ce qu’il veut de moi, avec ou sans ma permission.
Il me mord encore une fois, me poussant à m’éloigner de la meute, et me coinçant contre un effleurement de rochers.
Je commence à me retourner pour lui montrer mes dents, mais il frappe à la vitesse de l’éclair, et me tacle au sol.
Je ne me rappelle pas que mon cerveau ait ordonné à mon corps de se transformer, mais brusquement, j’ai repris ma forme humaine, mon ventre pressé contre la terre meuble, avec un homme massif sur mon dos. Est-ce que c’est lui qui a forcé la métamorphose ?
Je me retourne pour le voir – il faut que je sache avec qui je suis sur le point de coucher – mais il m’attrape par les cheveux et maintient ma tête en place.
— Non, non. Face contre terre, petite louve.
Sa voix est dure. Aussi cruelle que sa prise sur mes cheveux.
De l’humidité coule entre mes jambes.
Je n’ai jamais été aussi excitée de toute ma vie. Je ne sais pas trop quoi en penser. Est-ce que c’est ma louve qui fait ça ? Mais non, je suis sous forme humaine, toujours excitée.
Désespérément excitée.
Je ferais tout ce que cet homme me dit de faire à cet instant, pour obtenir la satisfaction de son toucher. Je sens son sexe durci se loger entre mes cuisses, et j’écarte les jambes pour lui.
— Tu en as envie, petite louve ?
J’entends une note de satisfaction dans son grondement profond. Il tient toujours fermement mes cheveux, tirant sur mon cuir chevelu.
— Oui, pantelé-je.
— Oui ?
Est-ce qu’il a l’air surpris ?
— Oui, tu veux que je te baise ? clarifie-t-il.
Je suis amoureuse de sa voix grave.
Il est en train de demander mon consentement. Il m’a peut-être pourchassée et taclée au sol ; il me maintient peut-être en place sans me laisser voir qui il est, mais j’ai mon mot à dire.
Il ne prendra rien sans ma permission.
Est-ce que c’est vraiment ce que je veux ? Je dois être folle. C’est exactement le scénario que j’ai juré d’éviter quand j’ai accepté de revenir à Wolf Ridge pour le reste du semestre.
Mais seule une petite partie de moi a envie de dire non. Cette voix qui me prévient que c’est comme ça que je vais me retrouver piégée à Wolf Ridge. Je fais exactement ce que mes parents voulaient que je fasse, et une fois que je me serai installée dans une meute, je ne voudrais plus jamais partir.
Mais à cet instant, je m’en fiche.
Tout ce qui m’importe, c’est de savoir ce que ça fait d’être pénétrée par le mâle viril derrière moi. Vivre l’expérience totale de la luxure. Du sexe torride sous la pleine lune. De tout ce que cet homme veut faire avec moi.
— Oui.
* * *
Asher
Je n’arrive pas à en croire mes oreilles. Carlotta James veut s’envoyer en l’air avec moi.
Je me retiens tout juste de ne pas m’enfoncer immédiatement en elle et de la chevaucher sauvagement jusqu’à ce que j’explose. Des années de désir accumulé se concentrent dans ce moment, séparément des années de colère et de ressentiment à cause de sa trahison. Si on ajoute à ça le fait qu’à la seconde où j’ai senti son odeur au lycée, j’ai compris l’indéniable vérité, qu’elle est à moi, et on obtient la recette d’une combustion totale.
Oui. Le destin s’est encore bien foutu de moi.
Il m’a apparié avec la seule femelle que je ne voulais plus jamais revoir.
De ce fait, mon envie aveuglante de me perdre dans le corps délectable sous moi provient autant de la rage que du désir. Ça va être du sexe-haine.
Mais ça ne signifie pas que je ne ferai pas en sorte que ce soit bon. Je maintiens ma prise sur ses cheveux et place mes genoux entre ses jambes.
Je sais déjà qu’elle est prête pour moi. Même si elle ne venait pas d’écarter ses cuisses douces et de lever son arrière-train, l’odeur de son nectar me l’aurait dit.
— À quatre pattes, ordonné-je.
Je suis aussi choqué quand elle obtempère que quand elle a dit oui. En même temps, son corps doit reconnaître son maître. Elle reconnaît l’odeur de son homme destiné.
Je dois juste l’empêcher de voir mon visage.
Carlotta s’appuie sur ses mains et ses genoux, creusant les reins pour me présenter ses fesses magnifiques. Je les frappe fort. Sous la lumière argentée de la lune, je vois l’empreinte de ma main fleurir sur sa peau pâle.
— Ah.
Son cri ressemble à un mélange de protestation et de désir. Ses boucles brunes s’étalent dans son dos.
Je caresse ses fesses pour soulager la brûlure. Puis je lui donne une autre fessée, plus forte. La position de pouvoir dans laquelle je me trouve en ce moment rend mon sexe dur comme de la pierre. Jamais en un million d’années je n’aurais rêvé que ce moment arriverait. Moi, derrière l’ancienne fille de mes rêves. Complètement soumise à moi, tremblante de désir.
Je n’ai même pas besoin de guider mon érection. C’est comme si elle connaissait le chemin de la maison.
Carlotta est serrée, mais elle est aussi trempée, les replis de son intimité s’ouvrant pour me recevoir. Une poussée et je m’introduis en elle. Une autre, et je suis enfoncé jusqu’à la garde. Elle pousse un cri avec le second coup de reins, ma longueur étirant son intimité étroite.
Carlotta a toujours été petite, et elle a l’air encore plus mince depuis qu’elle est revenue. Je pèse deux fois plus qu’elle, au moins, et mon membre est… eh bien, disons qu’il est plus qu’enthousiaste d’être en elle.
Je reste pressé contre elle, mes bourses plaquées contre son postérieur tendre, et j’effectue des petits mouvements pour qu’elle s’habitue à ma taille.
— Oui ? grondé-je en appuyant sur sa tête au lieu de la tirer en arrière, pour soulager un peu les muscles de son cou.
Mais je tiens toujours ses cheveux pour qu’elle ne puisse pas se retourner et voir mon visage.
— C’est de ça que tu avais besoin, petite louve ?
Elle se contente de geindre en réponse, me disant que c’est toujours trop.
Je ralentis encore, mon bassin collé contre elle, me contentant de le balancer pour glisser sur quelques centimètres. Avec ma main libre, je la contourne pour trouver son clitoris.
Je l’effleure à peine, et ses genoux se soulèvent du sol, ses hanches se pressant contre les miennes pour me prendre plus profondément. Les parois étroites de son intimité se contractent autour de mon sexe, me tirant un grognement.
— Est-ce que tu viens de jouir ?
Ma voix a l’air plus rauque que je ne le voudrais. Le plaisir surprenant de lui avoir donné satisfaction aussi facilement parcourt toujours mon corps. Je reprends le contrôle.
— Je n’ai pas dit que tu pouvais jouir. Qui a dit que tu avais le droit de prendre ton pied avant moi ?
Je me retire et commence à lui claquer les fesses, vite et fort.
— Tu ne jouis pas avant moi. Pas sans ma permission. Compris ?
Elle ne répond pas – il faut dire que je ne lui en donne pas l’occasion non plus. Je n’arrête pas de la fesser.
— Si tu veux prendre du plaisir, tu attends que je te le donne.
J’arrête de la frapper et agrippe rudement sa chair avant de la secouer.
— Ce cul m’appartient. Je fais ce que je veux avec. Et si je veux le claquer jusqu’à ce qu’il devienne rouge et sensible avant que je te baise, c’est ce que je vais faire.
Mes paroles sont davantage des mots de domination que des mots salaces. C’est le résultat de presque cinq ans de colère à cause de ce que Carlotta m’a fait. De ma frustration, du fait que mon monde ait été mis en pièces et ma vie ruinée par elle, juste pour découvrir que c’est elle, la femelle que le destin a choisie pour moi.
— OK.
Elle a l’air hors d’haleine. Son excitation goutte sur la terre meuble entre ses genoux.
— Mmm.
Je frotte l’humidité entre ses jambes.
— Est-ce que ça t’a excitée que je te mette la fessée ?
Elle ne répond pas.
— La prochaine fois, je te laisserai te toucher pendant que je te mets la fessée, et si tu es une bonne fille, je te laisserai jouir.
Je ne sais pas pourquoi je lui promets une prochaine fois. Je ne sais pas combien de temps je peux lui cacher qui je suis. Dès qu’elle s’en rendra compte, ce sera terminé. Il n’y a absolument aucune chance pour nous.
Je n’en veux pas de toute façon.
Je m’enfonce à nouveau en elle. Cette fois, c’est encore plus facile. Son corps est plus accueillant. Trempé. J’ai déjà tracé la voie, et elle a autant besoin de moi que j’ai besoin d’elle.
La fesser m’a calmé. Cela a relâché un peu de l’agressivité qui, comme je le craignais, nous a amenés à une relation sexuelle. Désormais, je peux fermer les yeux et savourer la sensation d’être en elle.
Je peux bouger plus lentement d’avant en arrière, jaugeant sa capacité à en supporter davantage.
J’imprime un rythme, augmentant la cadence, m’enfonçant plus loin. J’accentue les frottements internes. J’appuie mes coups de reins. Tout en la maintenant en place en serrant ses cheveux dans mon poing.
— Oh oui, halète-t-elle.
Je ralentis.
— Oh oui, quoi ? Oh oui, j’ai besoin de jouir ? Ou tu veux que j’arrête ?
— J’ai besoin de jouir !
Merde.
Pour une raison ou pour une autre, le savoir cause ma perte. Mes narines se gonflent. Je pilonne son magnifique postérieur, perdant tout contrôle. Je sais que j’y vais trop fort. Que c’est trop. Ses genoux décollent du sol, et elle se laisse aller de tout son poids sur mes bras pour encaisser.
Je m’en fiche. Je prends ce qui est à moi.
La déesse lune semble faire des cercles au-dessus de nous, comme si elle célébrait le fait de nous avoir réunis après nous avoir séparés.
Je suis perdu dans l’ouragan de plaisir et de profonde satisfaction. Dans cette sensation que c’est là qu’est ma place, que tout dans ma vie s’est concentré pour arriver à ce moment précis. Comme si c’était le point culminant de toute mon existence.
Je veux que ça dure toujours. Je sais que ce n’est pas possible. Que cette euphorie de passage sera la mesure inatteignable que j’essaierai de toutes mes forces de retrouver tous les jours pour le reste de ma vie.
Mes bourses se contractent et commencent à palpiter. Je me rappelle de justesse de me retirer.
— Non !
Carlotta a presque l’air offensée. Comme si elle aussi était à deux doigts de l’extase. Je prends mon sexe dans mon poing et le caresse rudement deux fois avant de me déverser sur ses fesses.
— Non, sanglote-t-elle.
— Je sais.
Ma voix est rauque et gutturale.
— Tu n’as pas eu le temps de jouir.
Je la contourne avec ma main et trouve son clitoris. Il est gonflé et sort de son capuchon. Même si je suis toujours en train de reprendre mon souffle, je force mon doigt tremblant à être délicat. Je trace un cercle paresseux autour de son bourgeon.
Elle exhale un autre sanglot.
Encore un cercle.
Elle commence à agiter le bassin.
À la moitié du troisième tour, elle jouit. J’enfonce deux doigts en elle, pour qu’elle ait quelque chose autour de quoi se contracter. Son orgasme se prolonge, ses muscles serrant, ses hanches ondulant avec des mouvements brusques. C’est magnifique.
Elle s’écroule à plat ventre quand c’est terminé.
C’est à ce moment-là que je commence à paniquer. Parce que mon instinct me dicte de couvrir son corps avec le mien. D’enrouler mes bras autour d’elle et d’embrasser son cou à l’odeur si douce.
Mais je ne peux pas. Je ne le ferai pas.
Je la relâche d’un seul coup, reculant en même temps que je me transforme, priant pour qu’elle ne m’aperçoive pas sous ma forme humaine.
Mon cerveau me dit de la laisser. De courir vite et de rattraper la meute. Ou encore mieux, de disparaître pour éviter le moment gênant où elle reviendra dans la meute et essaiera de trouver qui je suis.
Mon loup refuse de me laisser faire. Ce ne serait pas galant de baiser ma compagne et de la laisser alors qu’elle est toujours à genoux. Je la pousse avec mon nez pour qu’elle se lève et qu’elle bouge. Ça n’a rien d’affectueux de ma part. C’est la dernière chose que je veux avec elle, mais je finis par lui lécher l’oreille.
Puis je me reprends. Je la pousse encore une fois, et quand elle ne remue toujours pas, je la mordille.
Ça la fait réagir. Elle se transforme en une louve mince et blanche, avec des yeux vert jade. Je ne peux m’empêcher de remarquer que nos loups se complètent. Moi gros et noir, elle petite et blanche. Tous les deux avec des yeux verts. Sa louve est menue, mais élégante. Elle reste debout quelques instants, sa tête tournée dans la direction dans laquelle la meute est partie, puis revient.
À mon grand soulagement, elle fait volte-face pour retourner là d’où elle est venue.
Je la regarde s’éloigner en trottinant. Elle avance lentement au début, comme si ses pattes ne se rappelaient pas comment fonctionner. Puis elle adopte un bon rythme, et peu de temps après, elle descend de la montagne en bondissant aussi vite qu’elle courait quand elle est arrivée.
Bien. Elle se fiche de savoir qui je suis.
Dans ce cas, il y aura peut-être une prochaine fois.
L’idée de la courser dans la nuit, de la prendre violemment par-derrière, et de ne jamais la laisser voir mon visage n’est pas uniquement profondément satisfaisante.
C’est peut-être la seule solution pour que je survive au reste de l’année.
Lotta
Je cours en direction de l’arrière de l’école, mon corps toujours en feu après ce qui s’est passé sur la montagne.
Je n’arrive pas à y croire. Je n’ai jamais couché avec quelqu’un pendant une course à la pleine lune. Je n’en ai jamais éprouvé le désir. Ce soir, j’étais incapable de repousser ce mâle, à la seconde où j’ai senti son odeur. J’ai eu envie de sexe comme jamais auparavant.
Pff. Voilà pourquoi je ne voulais pas me transformer.
Je ne voulais pas me laisser aller à ma nature de louve et me retrouver empêtrée ici, à Wolf Ridge. Malgré tout, je ne peux nier que ça a été très satisfaisant de laisser mon côté animal sortir. Et je ne parle pas de courir, même si ça a été génial aussi.
Je parle du sexe brutal et sauvage.
Je suis toujours fiévreuse et excitée. Tremblante de désir pour ce mâle. À la fois satisfaite et en manque.
Qui était-il ?
D’une certaine façon, j’aime qu’il ne m’ait pas laissé le voir. Il ne veut pas que je connaisse son identité, ce qui veut dire qu’il ne cherche pas à me coincer ici.
Et il s’est montré prudent. Il s’est retiré, même si j’avais désespérément envie qu’il jouisse en moi. Il a eu plus de contrôle que moi.
Peut-être qu’il est plus vieux que moi. En tout cas, il est bien plus dominant.
Pourquoi ai-je eu une telle réaction face à lui ? Qu’est-ce que ça signifie ? Il n’est pas… il ne peut pas être mon compagnon.
Si ?
Bordel.
Si on était compagnons, il l’aurait su en premier. Les mâles repèrent plus facilement l’odeur de leur partenaire que les louves.
Il l’aurait su au moment où il avait commencé à me donner la chasse.
Pourtant, il n’a pas voulu que je sache qui il est.
Est-ce que ça veut dire qu’il est déjà en couple ?
Oh, Bon sang.
L’idée à elle seule me retourne l’estomac. Est-ce que je viens de coucher avec le petit ami ou le mari d’une autre femme ? C’est dégoûtant.
Mais en même temps, si je suis sa compagne destinée, il n’aurait pas été capable de s’en empêcher. Pas sous la pleine lune et dans sa peau de loup. Peu importe l’engagement qu’il aurait pris envers une autre femme, les courses à la pleine lune révèlent notre nature la plus authentique. On ne peut pas étouffer notre besoin de chasser. De s’accoupler. Et si la nature nous montre notre véritable compagnon prédestiné, notre besoin de le revendiquer.
C’est de là que viennent les mythes humains qui parlent des loups-garous. L’idée qu’on se transforme en monstres qui ne peuvent pas s’empêcher de tuer est en partie vraie. C’est juste qu’on ne tue pas d’humains. On chasse comme un jeu. On traque le sexe opposé.
C’est exactement pour cette raison que j’ai essayé d’enfermer mon côté loup. Je ne peux pas perdre le contrôle à ce point.
Néanmoins, j’imagine que je devrais m’estimer heureuse. Si ce mâle est réellement mon compagnon destiné, et qu’il est déjà lié à une autre femme, ça me donnerait une excuse irréfutable pour quitter vite fait d’Arizona dès que ce contrat de remplacement arrive à son terme.
Et ça voudrait dire qu’il ne m’arrêterait pas et ne me suivrait pas non plus quand je me sauverais.
Je reprends ma forme humaine en arrivant devant la porte arrière du lycée. L’effluve riche et profond de ce mâle me colle toujours à la peau. Il sentait le cuir et les épices.
