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« TA FORMATION À L’OBÉISSANCE COMMENCE AUJOURD’HUI. »
Seke n'avait nullement envie de posséder ou former une esclave. Pas même Leora, la belle humaine qui avait captivé ses pensées et ses fantasmes depuis son arrivée dans leur capsule. En tant que maître d'armes zandien, il avait une guerre à planifier et de nouvelles troupes à entraîner. Il ne pouvait pas se laisser tenter par l'humaine, une esclave belle à couper le souffle, qui, selon le prince Zander, devenait de plus en plus excitée par la punition. Toutefois, il ne pouvait permettre qu’elle soit dressée par un autre mâle que lui. Pas sa Leora.
Durant toute sa vie d'esclave, le corps de Leora avait été soumis, mais son esprit, jamais. Toutefois, le prince l'avait donnée à Seke, l'imposant guerrier balafré, pour qu’elle soit punie. Elle découvra les moyens inattendus auxquels il avait recours pour la faire plier à sa volonté, qui la laissèrent tremblante et à moitié folle de désir. Mais son nouveau maître ne veut pas prendre une nouvelle compagne et elle craint qu'une fois sa formation terminée, il ne la mette de côté, le cœur en morceaux.
« ... une intrigue captivante et au rythme rapide, la puissance érotique de Renee Rose est inouïe. La construction du monde épique m'a envoûtée dès la première page, avec une délicieuse fin qui finit bien. » ~Jane Henry (autrice à succès de la série des Boston Doms)
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Veröffentlichungsjahr: 2026
Copyright © Janvier 2017 Training His Human par Renee Rose
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Publié aux États-Unis
Renee Rose Romance
Ce livre électronique est une œuvre de fiction. Bien qu’il puisse être fait référence à des événements historiques réels ou à des lieux existants, les noms, personnages, lieux et événements sont soit le produit de l’imagination des auteurs, soit utilisés de manière fictive, et toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, des établissements commerciaux, des événements ou des lieux est entièrement fortuite.
Ce livre contient des descriptions de nombreuses pratiques BDSM et sexuelles, mais il s’agit d’un œuvre de fiction et, en tant que tel, il ne doit en aucun cas servir de guide. Les auteurs et l’éditeur déclinent toute responsabilité en cas de des pertes, dommages, blessures ou décès résultant de l’utilisation des informations contenues dans ce livre. En d’autres termes, n’essayez pas de mettre cela en pratique !
Réalisé avec Vellum
Livre gratuit de Renee Rose
Chapitre Un
Chapitre Deux
Chapitre Trois
Chapitre Quatre
Chapitre Cinq
Chapitre Six
Chapitre Sept
Chapitre Huit
Vouloir plus?
Remerciements
Un mot de l’autrice
Livre gratuit de Renee Rose
Ouvrages de Renee Rose parus en français
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Vut, non.
Seke ne prendrait pas en charge une esclave humaine.
Zander, le prince de leur espèce, avait acheté Lamira. Il en avait fait son esclave humaine et il la fécondait, car elle possédait les gènes les plus compatibles avec les siens pour produire une descendance. Mais Seke ne souhaitait pas de descendance, pas après la douleur d’avoir perdu ses trois enfants.
Il ne ressentait pas non plus le besoin d’avoir une esclave sexuelle. Ou une compagne.
Il avait fait le vœu du célibat après la perte de Becka, sa compagne et la mère de ses enfants, lors de l’invasion de sa planète natale, Zandia, par les Finn.
Mais le Prince Zander, d’humeur sombre, se tenait devant la lucarne de la capsule palatiale et lui avait donné l’ordre de mater Leora, la mère de Lamira. La fière et belle humaine. Celle qui l’avait captivé dès son arrivée. Âgé de cinquante cycles solaires, il était encore dans la fleur de l’âge pour un Zandien et sa libido n’avait pas ralenti, malgré son vœu d’abstinence.
Les traits doux et délicats de Leora, ainsi que son apparence exotique, fascinaient Seke. Son attitude fière convenait plus à une reine qu’à une esclave. Cela montrait une force de caractère. Du pouvoir et de la maîtrise de soi. Des choses auxquelles il ne s’attendait pas chez une femme. Mais cela ne signifiait pas pour autant qu’il voulait la posséder ou la dresser. Ni la garder dans sa chambre comme esclave sexuelle.
— Je ne garde pas d’esclaves, dit-il d’un air crispé.
Il était rare que Zander et lui soient en désaccord. Ce n’était même jamais arrivé. Son rôle était celui de maître d’armes. Il protégeait le prince et lui était loyal. Il se chargeait de la stratégie de guerre et de sa sécurité. Mais surtout, le prince était comme un fils pour lui. Il l’avait pratiquement élevé depuis qu’il l’avait sauvé de Zandia, lors la prise de pouvoir par les Finn. Il avait sauvé Zander au détriment de sa propre famille, un choix avec lequel il devait vivre chaque jour.
Habituellement, Zander faisait preuve d’un profond respect pour Seke, qui était non seulement un ami et un conseiller, mais aussi son maître d’armes. C’était lui qui l’avait formé aux arts du combat. Maintenant, cependant, il eut un geste d’impatience.
— Ce n’était pas mon cas non plus, mais il faut s’adapter aux circonstances. Il me semble que tu m’as dit cela au moins une fois.
Seke ferma les yeux, se demandant si son sens de l’honneur lui permettait de refuser catégoriquement cet ordre.
— Vous souhaitez que je la punisse et que je la dresse à m’obéir en tant que maître ?
— Exactement.
— Vous pensez que je la féconderai ?
L’espèce zandienne était presque éteinte, il ne restait plus aucune femelle en âge de se reproduire. C’était la raison pour laquelle Zander avait pris une humaine pour se reproduire.
Zander finit par se détourner de la fenêtre et s’y adossa, croisant ses bras sur sa poitrine.
— Non. J’ai promis à Lamira que sa mère ne sera jamais utilisée à cette fin. Tu honoreras ma parole sur ce point.
Il aurait dû se sentir soulagé par cette déclaration, car briser le vœu de célibat fait en mémoire de Becka aurait été un motif de dispute entre eux. Par ailleurs, en qualité de Maître Guerrier, il pensait que l’acte sexuel gaspillait l’énergie d’une personne. Avant que Zander n’achète Lamira, Seke lui avait conseillé de ne pas flirter avec les femmes jusqu’à ce que le moment de se reproduire ne soit venu. Il n’en restait pas moins que savoir que Leora lui était interdite l’agaçait.
— Alors pourquoi ne le faites-vous pas vous-même ? rétorqua Seke. Vous dressez déjà une esclave. Quelle différence...
— La punition les excite.
Seke écarquilla les yeux. Penser à Leora humiliée et excitée fit durcir sa queue.
— Pardonnez-moi ?
Zander hocha la tête.
— Tu m’as bien compris. Daneth a inséré des capteurs dans Lamira pour aider à la reproduction. J’ai découvert…
La poitrine de Seke se serra. Il agita la main pour signifier qu’il ne voulait pas en savoir plus. L’idée qu’un homme puisse surveiller Leora de cette façon ou observer son excitation pendant une punition lui fit serrer les poings. Une réaction étrange pour lui. Il était un guerrier hautement entraîné et discipliné. D’habitude, il savait contrôler ses émotions.
— Je ne peux donc pas la punir, continua Zander, car sa fille est ma compagne. Ce serait mal. Tu m’as semblé être la meilleure alternative.
— Pourquoi ? demanda-t-il, même s’il connaissait déjà la réponse.
Il avait montré un intérêt particulier pour Leora depuis le jour de son arrivée. Cela ne signifiait pas qu’il la voulait pour autant.
Il ne voulait pas de femme ; ni comme compagne, ni pour le sexe.
— Dois-je demander à Daneth ?
Vutain de Zander ! Quelle vutain de perspicacité. Il savait que Seke ne supporterait pas qu’un autre mâle touche Leora.
— Non, dit-il rapidement.
Il valait mieux que ce vutain de docteur évite ne serait-ce que de penser à insérer des capteurs dans Leora ou à la punir, sans quoi il lui arracherait tous ses membres.
Seke changea de tactique. Si Zander ordonnait que Leora soit dressée, ce n’était pas parce qu’elle manquait de discipline, mais parce qu’il était en colère contre sa compagne-esclave. Lamira s’était enfuie avec sa mère et le guerrier Rok pour aller sauver sa sœur. Non seulement Lamira était-elle enceinte, mais elle avait poussé Zander à la poursuivre et à s’immiscer dans une guerre entre humains et Ocrétiens dans laquelle les Zandiens ne pouvaient pas se permettre de s’engager.
— Avez-vous déjà puni votre compagne pour s’être sauvée ?
Il savait que Zander ne l’avait pas fait, car le prince avait à peine parlé à Lamira ce matin-là, se comportant comme un étranger. Leora et Lamira s’étaient montrées calmes et discrètes, et Lamira avait regardé son compagnon avec un regard triste.
Dans le regard de Zander passa un dangereux éclair violet.
— Ce ne sont pas tes affaires, rétorqua-t-il.
Et puis quoi encore ! Si le chef de l’espèce zandienne prenait des décisions en se laissant influencer par des questions personnelles, c’était bel et bien les affaires de Seke. Mais il ne dit pas cela. Respect, honneur, obéissance. Il s’était engagé envers le père de Zander et la couronne de Zandia. Il ne donnait pas de lui-même sous conditions.
Il se frotta l’oreille.
— Vous souhaitez que Leora soit punie. Et dressée.
— Daneth fera envoyer le matériel dans ta chambre et te montrera comment l’utiliser. Tu la garderas là, avec toi, jusqu’à ce qu’elle fasse preuve d’une pleine obéissance et d’un réel attachement envers toi en tant que maître.
L’attachement. Était-ce pour cela que la punition les excitait ? Était-ce ainsi que les maîtres ocrétiens imposaient l’obéissance ? La punition et la copulation ? Était-ce leur excitation face à la punition qui faisait des humaines de bonnes esclaves ? Il avait toujours pensé que c’était leur faible constitution physique et leur nature trop émotive. Cette pensée lui donna envie de défoncer un mur. Qui d’autre avait puni Leora ? L’avaient-ils utilisée pour le sexe ? Pour la reproduction ?
Mais non. Elle avait eu ses deux filles avec Johan, le révolutionnaire humain, tué lors de la dernière révolte des esclaves. Seke se détendit d’un cran. Pourtant, le besoin de connaître chacun des maîtres qui l’avaient jamais touchée, de les rechercher et de les détruire, s’élevait comme une flamme brûlante, le mettant en ébullition. Il tendit ses doigts pour s’empêcher de serrer les poings.
Zander voulait qu’il la punisse, sans relations sexuelles, et qu’il établisse tout de même un lien entre eux ? Cela devait être possible. Il avait entraîné de nombreux mâles aux arts du combat, établissant un lien maître-élève. Mais avec Leora, la femme qui lui donnait quotidiennement envie de rompre son vœu de célibat... vut.
— Très bien. Je vais suivre vos ordres. Mais avec tout le respect que je vous dois, je vous suggère de régler les choses avec votre propre compagne. Les humains ont des constitutions délicates. Lamira semble stressée par votre mépris et cela pourrait affecter le petit qu’elle porte.
Les yeux de Zander envoyèrent des éclairs et il bondit en avant, son torse heurtant presque celui de Seke.
— Occupe-toi de ton esclave, je m’occupe de la mienne.
Vut.
Son esclave. Celle qu’il devait punir de la manière la plus intime et qui deviendrait tout excitée. Par les étoiles, comment allait-il gérer cela ?
~.~
Leora pénétra dans la grande salle de la somptueuse capsule palatiale, convoquée en ces lieux par le prince Zander.
— Vous m’avez fait venir, mon seigneur ?
Il l’avait convoquée dans son opulente salle du trône, sans doute pour l’informer qu’elle lui avait déplu en laissant sa fille, qui se trouvait être sa compagne enceinte de leur enfant, risquer sa vie en allant à la poursuite de sa sœur. Elle s’était attendue à être réprimandée, voire punie. Tout comme Lamira, sa fille, mais elle avait tout de même agi. Elles avaient réussi à sauver sa fille aînée, Lily, grâce à l’influence forcée de Zander, et personne n’avait été blessé. Mais elles étaient revenues à la capsule la veille au soir et l’heure de rendre des comptes avait sonné.
Il passa un doigt sur la feuille d’une des plantes en pot de Lamira de manière absente.
— Oui.
Elle s’approcha de lui, s’arrêtant à quelques mètres.
— Vous êtes mon invitée ici, Leora.
— Oui, mon seigneur.
— Quand je vous ai achetée, c’était un cadeau pour Lamira. Je n’ai pas demandé à ce que vous serviez à autre chose qu’à lui tenir compagnie.
Elle baissa la tête, sentant le reproche arriver. Elle avait accompagné sa fille dans une mission non autorisée et dangereuse pour sauver Lily, son autre fille.
— Oui, mon seigneur.
— En tant que mère, j’attendais de vous que vous placiez sa santé et son bien-être au-dessus de toute autre considération. D’autant plus qu’elle porte mon enfant.
— Oui, mon seigneur, c’est pourquoi...
— Non, l’interrompit-il. Ne me donnez pas d’explication, je n’ai aucune patience pour vos excuses. Avoir laissé Lamira risquer sa vie comme elle l’a fait est inacceptable.
Elle gardait les yeux rivés sur le sol.
— Oui, mon seigneur.
— Vous m’avez déplu et j’exige que vous soyez punie.
Elle sentit un nœud dans sa poitrine. Zander allait-il la punir lui-même ? Lamira avait soupçonné, quand il avait acheté Leora, qu’il avait l’intention de l’utiliser aussi comme esclave sexuelle. Comment sa fille allait-elle réagir en apprenant que Zander l’avait punie ?
Un mouvement attira son attention vers la porte. Maître Seke, le guerrier, se tenait là, parfaitement immobile. Depuis combien de temps était-il là ?
— J’ai demandé à Maître Seke de vous punir.
Son ventre s’agita tandis que le regard bleu-violet de Seke soutenait le sien.
— Étant donné qu’il vous faut un maître direct et qu’il est inapproprié pour moi d’assumer ce rôle, c’est à lui que vous répondrez désormais. Il sera responsable de vous et de votre comportement.
Elle eut du mal à respirer.
— Votre formation à l’obéissance commence aujourd’hui.
Les mots du prince rebondirent dans sa tête, ricochant comme une balle en caoutchouc.
Votre formation à l’obéissance commence aujourd’hui.
Maître Seke sortit de la pénombre et s’avança pour la réclamer, une expression impénétrable sur son visage. Comme tous les Zandiens, il était plus grand qu’un mâle humain avec une peau couleur violet et deux petites cornes sur le dessus de la tête. Le visage du maître d’armes était usé, marqué et toujours posé. Il se déplaçait avec une grâce féline qui semblait incompatible avec sa taille. Ses larges épaules faisaient tendre le tissu de sa tunique et une épée était accrochée à sa ceinture. Le bleu de ses yeux était bordé de violet, ce qui était inhabituel. Les autres membres de l’espèce qu’elle avait croisée avaient des iris marron-violet.
Contre toute logique, sa chatte se serra à la seule idée d’être punie par le guerrier balafré.Elle l’avait toujours considéré comme son guerrier, même s’ils n’avaient échangé que peu de mots.
Il plaça autour de son cou un collier souple pour animal, de couleur caramel. Il lui allait parfaitement, serré mais pas gênant. D’un mouvement rapide, il lui mit les mains derrière le dos et lui attacha les poignets avec des lanières de ce qui semblait être le même cuir souple. Son toucher était incroyablement doux, compte tenu de sa force physique.
Lui attacher les mains était totalement inutile. Elle ne réussirait pas à se battre contre les membres de son espèce et il y avait des gardes partout. Elle ne pouvait pas non plus quitter la capsule zandienne. Les informations qu’ils détenaient sur son passé pouvaient la faire exécuter immédiatement par l’espèce locale, les Ocrétiens. Ainsi, l’attacher ne servait qu’à lui montrer qu’elle lui appartenait.
Ce mâle zandien va bientôt me punir. Son sexe se resserra une nouvelle fois.
Il la poussa en avant. Son toucher restait léger, mais la direction était stricte.
Comment allait-il s’y prendre ? Dans un lieu intime ? Ou en public ? Aucun doute qu’il s’agirait d’une punition physique, se dit-elle. Lamira avait laissé entendre que Zander lui donnait la fessée.
Dans les usines où elle avait rencontré Johan, son compagnon humain, et dans l’exploitation agricole où elle avait élevé leur fille Lamira et caché sa beauté aux maîtres ocrétiens cupides, ils avaient utilisé un taser pour contrôler les travailleurs humains. Le taser provoquait une douleur insupportable et utilisé à l’excès, il entraînait des dommages permanents au système nerveux, voire au cerveau.
Cela faisait peu de temps qu’elle était une invitée de la capsule de Zander, selon les mots de ce dernier. En réalité, il l’avait achetée comme cadeau pour sa fille, Lamira, dont il était follement amoureux. Mais jusqu’à présent, elle n’avait vu aucun taser. Il n’y avait eu aucun abus. Elle et Lamira avaient toujours été traitées avec courtoisie, même s’il était entendu qu’elles étaient des esclaves. Elles mangeaient des repas délicieux, dormaient dans un environnement luxueux et n’étaient pas tenues de travailler de quelque manière que ce soit. Sa fille portait un collier et des menottes, mais elle portait aussi des bijoux faits de cristaux zandiens d’une valeur inestimable, ce qui faisait partie du rituel d’accouplement zandien. Elle était bien traitée. Leora savait que Zander punissait Lamira, mais en privé. Elles n’en avaient pas parlé, mais Lamira n’avait jamais semblé en vouloir à Zander. En fait, d’après la façon dont sa fille rougissait, Leora soupçonnait qu’il ne devait pas être désagréable d’être sous la coupe de Zander.
Était-ce pour cela que Seke la prenait en charge ? Avait-il demandé à être celui qui la punirait ? Depuis la rotation planétaire de son arrivée, il s’était montré plein de sollicitude envers elle, presque protecteur.
Vais-je devenir l’esclave sexuelle de Seke ?
Au moment où cette pensée lui traversa l’esprit, elle vacilla. Maître Seke la stabilisa, en ralentissant et en montrant une patience qui, encore une fois, affichait de la sollicitude. Quelque chose en elle palpita d’excitation, même si son esprit se rebellait. Elle raidit son dos, se préparant à résister. Même si elle n’avait pas d’autre choix que de se soumettre, cela ne signifiait pas qu’elle devait rendre la tâche facile à Seke.
Il la conduisit dans un couloir aux couleurs vives et au sol en marbre poli recouvert de coûteux tapis ocrétiens tissés à la main. Partout où elle regardait, l’opulence lui rappelait la vie confortable qu’elle avait menée là-bas. Cette capsule, qui n’était rien de plus qu’un vaisseau spatial géant garé au-dessus d’Ocrétia, était le seul siège du royaume zandien jusqu’à ce que leur espèce récupère leur planète, actuellement aux mains des Finn.
Il s’arrêta devant une porte. Elle s’ouvrit lorsqu’il posa sa paume contre un panneau situé à côté. Il poussa Leora dans ce qui devait être sa chambre.
Elle était magnifiquement aménagée, comme toutes les pièces de la capsule palatiale. Un disque de sommeil ovale flottait d’un côté, comme suspendu par magie. L’épais matelas était drapé dans des plus beaux tissus ambre, vert et bleu nuit. Par un puits au plafond filtrait une lumière amplifiée par du cristal, rendant la pièce à haut plafond légère et aérée. Un poste de travail longeait un mur.
Mais ce qui lui coupa le souffle et noua son estomac, fut de voir la cage suspendue dans un coin. L’instrument de punition sur le lit. Le grand panier rempli de divers instruments manuels, tous conçus pour infliger de la douleur.
Son corps se mit à trembler. Ses genoux, ses jambes, puis son entrejambe. Ses mains se firent moites et froides. Pour dissimuler son sentiment de terreur, elle releva le menton et croisa le regard de son nouveau maître.
— Alors comme ça, je vais être ton esclave sexuelle ? Je n’ai plus l’âge idéal pour la reproduction. Tu dois sûrement le savoir.
À quarante et un cycles solaires, elle pouvait encore se reproduire, mais les risques étaient plus élevés.
Quelque chose dans le visage de Seke se crispa, une légère tension apparaissant sous le masque de marbre.
— Non, dit-il sèchement. Tu as déplu à ton hôte. Le prince Zander a donné l’ordre de te punir et te dresser, mais il a donné sa parole à Lamira que tu ne serais pas utilisée comme esclave sexuelle.
Elle se demanda s’il mentionnait que l’ordre venait du prince pour lui signaler subtilement que ce n’était pas son idée. Trouvait-il cela déplaisant ? Elle ne savait pas.
« Détacher menottes ». Les menottes, qui répondaient à une commande vocale comme les portes et les serrures dans la capsule, se détachèrent.
— Tu ne t’adresseras à moi qu’en m’appelant maître, continua Seke. Tu garderas les yeux baissés et les mains derrière le dos, sauf instructions contraires. J’attends ton obéissance et ton entière soumission. Tout manquement sera immédiatement puni. Déshabille-toi.
Même si elle aurait dû s’attendre à ce genre de traitement, ces paroles la frappèrent comme un coup de poing dans le ventre. De la part d’un autre mâle, cela ne l’aurait pas blessée si gravement, mais de la part de Seke, le mâle qui lui avait toujours montré tant de courtoisie, c’était comme une trahison. Sans prendre le temps de réfléchir, elle le gifla.
Il esquiva le coup et attrapa son poignet, le tordant derrière son dos. Elle se retourna vivement et il la plaqua contre la porte fermée, un poignet dans son dos, l’autre contre le métal froid. Sa joue appuyait contre la porte, son corps recouvrait le sien, la coinçant de tout son torse, le renflement de sa bite contre le bas de son dos.
Donc. Il trouvait cela excitant. Ses muscles durs, chauds et fermes recouvraient la majeure partie de son corps.
Le tremblement dans ses cuisses se fit plus fort.
— Seke, chuchota-t-elle.
Elle ne savait pas ce qui la poussait à prononcer son nom si intimement, comme s’ils étaient amants et non des étrangers à qui on avait donné l’ordre d’effectuer cette scène étrange.
Elle sentait son souffle chaud sur sa nuque.
— Une attitude de défi sera punie à chaque fois, Leora.
Lui aussi ressemblait plus à un amant qu’à un maître. Elle n’entendait ni colère ni danger dans sa menace. Seulement une promesse, une douce promesse, comme s’il avait hâte de la faire plier à ses ordres.
Elle se mit à se débattre, terrifiée non pas par la punition, mais par lui et la réaction de son corps à son égard.
Il prit sa main plaquée contre la porte et il la replia derrière son dos avec l’autre main, qu’il attacha ensemble avec des menottes une fois de plus.
— Viens, dit-il.
Encore une fois, il n’y eut pas d’aboiement dans ces mots, seule une détermination tranquille. Il se retourna et la conduisit vers le disque de sommeil. Il s’assit et la fit se coucher en travers de ses genoux, sa poitrine reposant sur le matelas.
