Son Esclave Humaine - Renee Rose - E-Book

Son Esclave Humaine E-Book

Rose Renee

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Beschreibung

MUNIE D’UN COLLIER ET MISE EN CAGE, MON ESCLAVE HUMAINE ATTEND D’ÊTRE FORMÉE.
Comme tous les humains, elle est née dans l'esclavage galactique.
Je l'ai achetée, j’ai payé pour elle, ce qui signifie qu'elle est à moi maintenant.
Je suis libre de l'utiliser. Libre de la féconder. Car d'après notre programme de compatibilité génétique, elle produira la meilleure progéniture.
Et notre espèce risque l’extinction.
Mais je dois d’abord lui apprendre à se soumettre à ma volonté, à accepter ma discipline et à me servir comme son seul vrai maître.

* Dévorez la première partie de la série des Maîtres Zandiens, une romance de guerriers extraterrestres indépendante et torride par l'autrice Renee Rose.

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Veröffentlichungsjahr: 2026

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SON ESCLAVE HUMAINE

UNE ROMANCE DE GUERRIER EXTRATERRESTRE

RENEE ROSE

Traduction parELINA DAHL

TABLE DES MATIÈRES

Livre gratuit de Renee Rose

Chapitre 1

Chapitre 2

Chapitre 3

Chapitre 4

Chapitre 5

Chapitre 6

Chapitre 7

Chapitre 8

Chapitre 9

Chapitre 10

Épilogue

Vouloir plus?

Livre gratuit de Renee Rose

Ouvrages de Renee Rose parus en français

À propos de Renee Rose

Remerciements

Publié à l’origine dans Human Surrender, le coffret de romances extraterrestres dark

Copyright © Juillet 2016 His Human Slave par Renee Rose

Tous droits réservés. Cet exemplaire est UNIQUEMENT destiné à l'acheteur de ce livre électronique. Aucune partie de ce livre électronique ne peut être reproduite, numérisée ou distribuée sous quelque forme que ce soit, imprimée ou électronique, sans l'autorisation écrite préalable des auteurs. Veuillez ne pas participer ou encourager le piratage de matériel protégé par des droits d'auteur en violation des droits de l'auteur. N'achetez que les éditions autorisées.

Publié aux États-Unis

Renee Rose®

Renee Rose® est une marque déposée de Wilrose Dream Ventures.

Ce livre électronique est une œuvre de fiction. Bien qu'il puisse être fait référence à des événements historiques réels ou à des lieux existants, les noms, personnages, lieux et événements sont soit le produit de l'imagination des auteurs, soit utilisés de manière fictive, et toute ressemblance avec des personnes réelles, vivantes ou décédées, des établissements commerciaux, des événements ou des lieux est entièrement fortuite.

Ce livre contient des descriptions de nombreuses pratiques BDSM et sexuelles, mais il s'agit d'un œuvre de fiction et, en tant que tel, il ne doit en aucun cas servir de guide. Les auteurs et l'éditeur déclinent toute responsabilité en cas de des pertes, dommages, blessures ou décès résultant de l'utilisation des informations contenues dans ce livre. En d'autres termes, n'essayez pas de mettre cela en pratique !

Formaté avec Vellum

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CHAPITRE1

La période de reproduction à Zandia.

C’était bien le cadet de ses soucis. Son esprit était accaparé par la nécessité de libérer sa planète de l’occupation Finn.

La période de reproduction.

Zander, attablé à la plate-forme ronde, étudiait les visages des anciens qu'il respectait tant, ceux qui avaient risqué leur vie pour le sauver lorsque les Finn avaient envahi Zandia et anéanti le reste de leur espèce quelques cycles solaires plus tôt.

— Vous plaisantez, j’espère.

— Absolument pas, répondit Daneth, le dernier médecin zandien de la galaxie, en tapotant sur son bracelet. Vous êtes le meilleur représentant masculin de l'espèce zandienne, le dernier survivant de la lignée royale, et, plus important encore, vous êtes le seul en âge de produire une descendance saine. Si vous partez au combat sans avoir procréé avant, notre espèce disparaîtra avec nous.

Il fit un geste autour de la pièce en direction des autres membres de la génération de ses parents.

Zander se pencha en arrière sur sa chaise et ferma les yeux, exaspéré.

— Et avec quelle femelle voudriez-vous que je me reproduise ? Aux dernières nouvelles, il ne reste aucune femelle zandienne de moins de soixante ans en vie.

— Il va falloir faire un croisement. J'ai acheté un programme dans lequel j'ai saisi votre patrimoine génétique. Il utilise tous les fichiers de gènes connus de la galaxie pour estimer la meilleure partenaire possible en matière de reproduction.

Il haussa les sourcils.

— Donc, vous avez déjà exécuté ce programme ?

Daneth hocha la tête.

Il regarda autour de la table et son regard se posa sur Seke, son maître d'armes et stratège de guerre.

— Tu étais au courant ?

Seke acquiesça.

— Et tu es d’accord avec ça ? C'est ridicule. Je devrais consacrer tout mon temps à m'entraîner avec les nouveaux cuirassés que nous avons achetés et à recruter une armée, pas à…, balbutia-t-il, puis il s’interrompit.

— La survie de l'espèce est capitale. Quel est l'intérêt de reconquérir Zandia s'il ne reste plus aucun Zandien pour la peupler ?

Il soupira.

— D’accord, allons-y. Qui est-elle ? De quelle espèce ?

Daneth projeta une image à partir de son bracelet. L'image d'une jeune femme menue aux cheveux fauves s’afficha.

— Humaine. Lamira Taniaka. C'est une esclave ocrétienne qui travaille dans l'agroalimentaire.

Une reproductrice humaine. Une esclave.

Vut.

Zander n'avait pas de temps à consacrer à cet excrément.

— Il y a eu une erreur de calcul.

Il agita sa main en direction de l'hologramme.

— Non, aucune erreur. J'ai lancé le programme plusieurs fois. Cette femelle a battu toutes les autres candidates d'au moins un millier de métapoints. Elle engendrera la descendance la plus adaptée pour vous.

— Impossible. Pas une humaine. Non.

Les humains faisaient partie de la plus basse des couches sociales d’Ocrétia, la planète où sa somptueuse capsule avait obtenu un espace aérien.

— Je suis conscient que cet appariement semble improbable, mais il doit exister une raison au fait que ses gènes se mélangent si bien aux vôtres. Le programme ne se trompe pas.

— Je pensais que vous suggéreriez quelqu'un digne d’une union formelle, un mariage arrangé avec un membre de la royauté d'une autre espèce. Pas une reproductrice. Pas un animal de compagnie.

Les humains n'étaient pas les compagnons mais les esclaves des Ocrétiens. Une espèce inférieure. Il n'avait pas eu souvent affaire à eux, mais d'après ce qu'il savait, ils étaient faibles et fragiles. Leur durée de vie était courte, ils se remettaient difficilement de leurs blessures, ils répandaient des maladies et mouraient rapidement. Ils n’avaient ni honneur ni force d'âme. Ce n’étaient rien de plus que des menteurs.

Les Zandiens, son espèce, ne mentaient jamais.

— Mon but n’était pas de vous trouver une compagne, mais de trouver la meilleure femelle pour vous donner une descendance. Si une fois que vous vous serez reproduit, vous souhaitez trouver une compagne, je chercherai dans les bases de données la femme la plus compatible avec votre personnalité et votre style de vie. Mais c’est avec cette femelle que vous devez vous accoupler. Et vous devez le faire maintenant, pendant la saison de reproduction traditionnelle zandienne.

Il ferma les yeux et secoua la tête. La saison de reproduction n'importait guère. D'une part, ils n'étaient pas sur Zandia, ils n'étaient affectés ni par ses lunes, ni par son atmosphère. D'autre part, il ne n’allait apparemment pas se reproduire avec une femme zandienne en plein cycle.

Mais Daneth était un vrai requin, il ne s’arrêterait pas avant d’avoir atteint son but. Il avait été le médecin de son père et avait siégé au conseil de Zander en qualité de conseiller de confiance depuis le jour où ils avaient évacué Zandia lors de la prise de pouvoir par les Finn. Zander n'était alors âgé que de quatorze cycles solaires. Cela faisait quinze cycles solaires qu’il s’évertuait à peaufiner un plan pour reconquérir sa planète. Il s'était installé sur Ocrétia, où il avait amassé une jolie somme grâce au commerce et aux affaires, établi des contacts et préparé des ressources, tout en s'entraînant pour la guerre.

— Je m'occuperai de tout, insista Daneth. Je l'achèterai et je l'amènerai ici pour que vous la fécondiez. Une fois que ce sera fait, vous pourrez la renvoyer. Je suis sûr que vous serez satisfait des résultats. Le programme ne se trompe jamais.

— Elle est humaine et c’est une esclave. Vous savez que je ne crois pas en l’esclavage.

—  Alors rendez-lui sa liberté une fois qu’elle aura servi, suggéra Lium, son ingénieur tactique.

— Une esclave devra être emprisonnée. Surveillée. Disciplinée.

— Elle est belle. Il y a pire que d’avoir une belle femme enchaînée dans votre chambre, non ? observa Erick, son conseiller commercial.

Belle ? Il jeta un coup d’œil à l’hologramme. Elle avait les mains et les joues couvertes de saleté, ses cheveux mal coiffés étaient tirés vers l'arrière et noués derrière sa nuque. Mais, en y regardant de plus près, il semblait qu’Erick avait raison. Elle était belle pour une humaine. Ses cheveux emmêlés étaient d'une couleur cuivre inhabituelle et ses yeux verts écartés semblaient avoir cligné lorsque l’imageur avait tiré son portrait. De légères taches de rousseur parsemaient sa peau dorée. Elle portait une tenue de travail terne et informe, mais lorsque Daneth appuya sur une commande permettant d'enlever ses vêtements et prédire la forme de son corps nu, il sembla être parfaitement proportionné : des seins fermes et ronds, des hanches larges, des jambes longues et fines. Ses cornes et son membre se raidirent à l'unisson.

Vut.

C’était bien la première fois qu’il avait ce genre de réaction pour une femelle d'une autre espèce. Jusqu’à présent, seuls les vieux hologrammes de femmes zandiennes nues ou à peine vêtues trouvés dans les archives l’avaient fait bander.

Pour l'amour de Zandia.

Il ne voulait pas d'une humaine. Il voulait l'impossible. Autrement dit une femme de sa propre espèce, ou sinon, une femelle d'une espèce qui était du même niveau que la sienne, mais pas inférieure.

— Pourquoi pensez-vous que ses gènes les sont meilleurs ? Que savez-vous d'autre sur elle ?

— Eh bien, il y a ça.

Daneth afficha l’hologramme d'un humain vêtu d’une tenue de combat, un pistolet laser lumineux à la main, du sang s’écoulant de son front.

— C'était son père, un guerrier rebelle ayant combattu lors de la dernière révolte humaine avant sa naissance. On raconte même qu’il l’aurait menée, ajouta Daneth.

— Hum, dit-il, sur la réserve.

Son espèce était déjà guerrière. Pourquoi aurait-il besoin du génome humain pour cela ?

— Et sa mère ? demanda-t-il.

— On n’a pas trouvé grand-chose. Elle est encore en vie. Elles sont ensemble en ce moment, elles travaillent à la production de plantes et de nourriture terrienne. Elles se font discrètes, je suppose. Les données sur son père ne sont pas dans la base de données d'Ocrétia. C’est mon programme de correspondance génétique qui m’a donné cette information. Cela me surprend que les Ocrétiens ne fassent pas plus d'études génétiques.

— Je vais probablement la casser en deux à la première utilisation. Les humaines ne sont pas faites pour la virilité zandienne.

— Le programme ne se trompe jamais.

Il soupira.

— Est-elle à vendre, au moins ?

— Non, mais vous êtes un membre très estimé de la royauté et l'ambassadeur non officiel de Zandia. Je suis sûr qu'elle peut être achetée si le prix est juste.

Daneth faisait référence à son poste au sein des Galaxies Unies. Les Finn n'étant pas reconnus par les GU en raison de leurs pratiques génocidaires, Zander faisait office d'ambassadeur pour Zandia. Non pas que cela aidait beaucoup la cause. Personne au sein des GU n'était prêt à investir des ressources pour l’aider à renverser les Finn.

Il émit un grognement.

— D’accord. Mais ne dépensez pas trop. Nos ressources doivent servir en priorité à recruter des soldats.

— Vos descendants sont la priorité absolue. Ils sont même plus importants que vos plans de guerre, objecta Seke.

Il prenait rarement la parole, mais quand il le faisait, c’était sans appel.

— Comme vous voulez. Je la féconderai. Mais si elle ne survit pas au premier assaut, sa mort sera sur votre conscience.

Daneth ricana.

— Les humains ne sont pas si faibles.

~.~

Lamira était accroupie à côté d’une rangée de plants de tomates. Elle chassa de la main un insecte qui s’était posé sur une feuille, avant que quelqu'un ne le voie. Au premier signe d’insectes, les contremaîtres ocrétiens pulvérisaient les plants à l’aide de produits chimiques en tous genres, même s'il avait été prouvé que cela pouvait être nuisible à la récolte entière.

Son estomac gargouilla. Elle rêvait d’arracher une tomate et de croquer dans sa chair juteuse, mais elle savait qu’elle serait punie. Elle serait fouettée en public ou pire encore, électrocutée. Les fruits et légumes frais qu'ils cultivaient sur Terre étaient destinés aux Ocrétiens. Les esclaves humains vivaient de nourriture emballée, pas même digne d’un chien.

Pourtant, sa vie était bien meilleure que dans un autre secteur, comme sa mère le lui rappelait toujours. Elles vivaient dans leur propre tente et avaient peu de contacts avec leurs maîtres en-dehors du travail.

Cela aurait pu être pire. Elle aurait pu être esclave sexuelle comme la sœur qu'elle n'avait jamais rencontrée, son corps utilisé et maltraité tous les jours par des hommes. Après l’enlèvement de sa sœur par les Ocrétiens, son père avait mené une rébellion humaine à laquelle il n’avait pas survécu. Sa mère, alors enceinte de Lamira, avait été attrapée par des trafiquants d'esclaves et vendue à l'agro-industrie. Depuis lors, elle avait pris soin de cacher sa beauté et lui avait appris à faire de même, en parsemant de la boue sur son visage et ses cheveux et en portant des vêtements trop grands. Elles courbaient le dos quand elles marchaient, baissaient la tête quand on leur parlait et gardaient les yeux rivés au sol. Ce n'était que dans leur propre tente qu'elles pouvaient se détendre.

— Toi, là. Lamira, l’interpela un garde.

Elle baissa ses épaules et releva sa tête.

— La directrice veut te voir, ajouta-t-il.

Son cœur se mit à battre la chamade. Qu'avait-elle fait ? Elle était pourtant toujours prudente. Dès l'âge de sept ans, sa mère lui avait appris à distinguer ce qui était réel et ce qui tenait de la clairvoyance. Elle avait appris à se taire de peur de faire une erreur et de montrer qu'elle savait quelque chose sur quelqu’un sans que personne ne l’en ait informée au préalable. Avait-elle fait une erreur ? Si oui, cela signifierait une mort certaine. Les humains possédant des caractéristiques particulières, tous ceux qui étaient anormaux ou spéciaux, étaient exterminés. Les Ocrétiens voulaient une population qu'ils pouvaient facilement contrôler.

Elle fit tomber le boisseau de tomates et marcha vers le bâtiment principal. À l’entrée, elle présenta le code-barres de son poignet au scanner. Elle n'avait jamais pénétré dans le bâtiment administratif auparavant. Un bloc de béton banal, aussi froid et morne à l'intérieur qu’à l'extérieur. Un des gardes fit un mouvement brusque de la tête.

— Le bureau de la directrice est par là.

Elle ressentit un frisson glacé alors que ses pieds nus et sales parcoururent le sol en béton gris. La directrice était une Ocrétienne corpulente, aux oreilles décollées et aux joues aussi rebondies que son ventre. À côté d'elle était assis un mâle d'une espèce qu'elle ne reconnût pas.

— Lamira, annonça la directrice sans donner plus d’instructions.

Elle se tint là, ne sachant pas quoi faire. Elle tenta une révérence.

Le mâle humanoïde se leva et tourna autour d’elle. Il était plus grand que les humains, mais contrairement aux Ocrétiens à la constitution molle, il était tout en muscles lisses. Les fines rides autour de ses yeux et de sa bouche lui firent penser qu'il devait être d'âge mûr, bien qu’elle ne sache pas ce que ça voulait dire dans son espèce. Deux petites cornes ressortaient de sa tête, telles des antennes.

— Est-elle en bonne santé ?

La directrice haussa les épaules.

— Je n’en ai aucune idée.

Le mâle souleva ses cheveux pour jeter un œil sous sa queue de cheval. Il releva ses bras et palpa ses aisselles. Sa peau était d’une jolie couleur pêche tirant sur le violet, presque humaine. Son intérêt pour elle semblait clinique et asexuel, son inspection ressemblant celle d'un médecin ou d'un scientifique.

— De quoi s'agit-il ? s’enquit Lamira.

L'homme haussa un sourcil, comme s'il était surpris qu'elle eût parlé.

La directrice joignit les mains.

— Les humains que nous gardons ici ne sont pas domestiqués. On les utilise principalement pour les travaux agricoles en extérieur, précisa-t-elle.

Domestiqué. Qu'est-ce que ça peut bien vouloir dire ?

Il prit ses seins dans ses paumes et les serra.

Elle se jeta brusquement en arrière, choquée.

— Ne bouge pas, humaine, aboya la directrice, en saisissant son taser et en s’avançant lentement vers elle.

Lamira se figea et retint son souffle. Elle détestait le taser plus que toute autre punition. Elle avait entendu dire qu’il pouvait entraîner une paralysie permanente, voire même la mort. Elle craignait surtout qu’un état de confusion lui fasse dire quelque chose qu'elle n’aurait pas dû.

— Je la prends. Bien sûr, il faudra réaliser un examen complet pour nous assurer de sa bonne santé, mais si tout semble en ordre, je l’achète.

La directrice croisa les bras sur sa poitrine.

— Elle n’est pas à vendre. Je sais que le prince Zander a beaucoup d'influence au sein des Galaxies Unies, mais…

— Deux cents steins.

Elle retint sa respiration. Ils n’étaient quand même pas en train de la négocier, de négocier sa vie ? Et sa mère alors ? Ses plants ? Elle ne pouvait pas partir.

— Trois cent cinquante.

Sa tête lui tournait, elle vacilla. Non. Elle devait rêver. Sa clairvoyance aurait dû l'avertir de cela, mais ça ne marchait jamais sur elle. Elle ne l’informait que de choses insignifiantes à propos des autres. Une véritable malédiction.

— Marché conclu.

L'homme appuya sur son bracelet et un bip retentit sur l'appareil de communication portable de la directrice.

La directrice jeta un coup d’œil et sourit.

— Vous la voulez pour quand ?

L'homme saisit le bras de Lamira.

— Tout de suite, répondit-il, puis il fit une référence. Ce fut un plaisir de faire affaire avec vous.

Elle se retourna pour lui faire face, terrifiée.

— Je ne peux pas... attendez…

L'homme l’ignora. Il appuya sur l'arrière de sa nuque avec un appareil.

Elle sentit une piqûre, puis tout devint noir.

CHAPITRE2

Lorsqu’elle se réveilla, elle était nue, couchée sur le dos dans une chambre d’hôpital trop éclairée. Le même homme était penché au-dessus d’elle, occupé à prélever du sang de son bras.

— Aïe.

Elle essaya de bouger mais ses poignets et ses chevilles étaient attachés à la table.

— Où suis-je ? Qu'est-ce que vous faites ?

Sa langue lui semblait inhabituellement épaisse.

Comme précédemment, il l'ignora. Il injecta le sang prélevé dans un tube à essai et le secoua avec une solution, puis il l'inséra dans une machine et consulta les résultats.

À son retour, il enfila une paire de gants. Il avait cinq doigts, comme un humain. Il portait une blouse de laboratoire avec une étiquette sur laquelle était écrit : DANETH.

Elle humecta sa bouche sèche.

— Daneth ?

Pour la première fois, il la regarda directement dans les yeux.

— Reste à ta place, esclave.

Elle n’était pas à sa place. D’accord. Cela devait être la « domestication » mentionnée par la directrice. Bien qu'elle ait été une esclave toute sa vie et malgré qu’elle ait eu à subir un dur labeur et de mauvaises conditions, elle avait échappé aux subtilités de la servitude enseignées aux esclaves d’intérieur.

— Êtes-vous mon maître ?

Elle avait besoin de comprendre ce qui se passait.

— Non. Ton maître est le Seigneur Zander, Prince des Zandiens.

Prince des Zandiens. Mais les Finn avaient pris le pouvoir sur Zandia quelques cycles solaires plus tôt. Donc si cet homme était un souverain, il n'était le roi de rien. Juste un riche homme d'État en exil en terre ocrétienne.

— Seigneur Zander, comme la planète ?

Daneth posa ses doigts sur son sein droit, effectuant un massage en petits cercles autour du mamelon, puis le serra très fort.

Elle poussa un petit cri et s’arc-bouta.

Il répéta la même opération de l'autre côté, vérifiant les mesures sur son brassard, comme s'il suivait un protocole. Avec deux doigts, il lui fit ouvrir sa mâchoire, ajustant la lumière de son bracelet pour éclairer l'intérieur de sa bouche.

— Soulève ta langue.

C'était stupide, mais elle refusa d'obéir. Elle devait avoir hérité de l'esprit rebelle de son père, pensa-t-elle. Savoir qu'il était mort en essayant d’éviter à ses filles ce genre de situation l'obligea à résister.

Il poussa sa langue avec son doigt. Elle essaya de fermer la bouche, mais il était beaucoup trop fort et elle ne réussit qu'à contracter les muscles de sa mâchoire et de sa gorge. Sa rébellion ne semblait pas le déranger.

Il parcourut tout son corps, palpant chaque centimètre. Sa nudité lui paraissait choquante après toutes ces années passées à porter des vêtements amples. Quelqu'un l'avait lavée et avait même appliqué de la poudre brillante sur sa peau. Ses cheveux s'étalaient en douces vagues autour de sa tête. Eux aussi avaient été lavés, il en émanait une odeur sucrée de fleurs d'agrumes. On l’avait touchée alors qu’elle était inconsciente. Elle ressentit cela comme un viol. Il fallait qu'elle parte de là. Qu’elle s’enfuie et…

Vut. Elle ne savait même pas où « là » se trouvait.

Elle pensait qu’ils en avaient terminé lorsqu’il retira les sangles de ses chevilles, mais il ne fit que les réajuster, en plaçant ses pieds dans des étriers pour soulever et écarter ses cuisses.

Son sexe nu était offert à son examen. Son ventre tressauta, tous les muscles de son corps tendus.

— Ça ne devrait pas faire mal.

Le ton de sa voix était neutre. Avec ses pouces, il écarta les lèvres extérieures de son sexe. Il inspecta son anatomie délicatement, dépliant le capuchon de son clitoris comme pour s'assurer qu'il était bien là.

Elle gémit lorsqu'il introduisit deux doigts et utilisa son autre main pour masser sa paroi interne de l’extérieur.

— Est-ce douloureux ?

Il semblait plus curieux qu'inquiet.

— Ce n'est pas agréable, grogna-t-elle en grinçant des dents.

Il haussa les sourcils, comme si cette information le surprenait.

— Hum.

Il retira ses doigts et écarta ses fesses avec son pouce et son index.

Elle souleva ses fesses et les serra pour empêcher tout examen.

Il repoussa son bassin vers le bas et le maintint en place d'une main, tandis que de l’autre il introduisit un doigt dans son anus.

Elle pinça ses lèvres en gémissant et retint son souffle. Elle serra les yeux et pria pour que ça se termine vite. Elle pouvait y arriver. Il ne s'agissait que d'un examen médical.

Tant qu'ils ne découvraient pas son véritable secret, elle survivrait.

~.~

Zander sortit du cuirassé et retira son casque. Depuis ses quinze cycles solaires, s’entraîner à la guerre avait été un travail à temps partiel. Il partageait le reste de son temps entre faire campagne pour obtenir le soutien nécessaire à une déclaration de guerre contre les Finn, un vrai cauchemar, et continuer à faire des affaires pour avoir de quoi financer la guerre.

Une foule de serviteurs et de conseillers était amassée sur le pont d'atterrissage, attendant de l'informer de questions concernant soit ses affaires, soit sa planète.

— Je l’ai, déclara Daneth, en le rejoignant alors qu'il s'avançait vers la capsule.

Vut. La reproductrice. Sa nouvelle esclave.

— Où ça ? Ici ?

— Dans mon laboratoire.

— Bien. Amenez-la dans ma chambre.

Berk. La seule idée de se reproduire avec une autre espèce lui retournait l'estomac, mais il n’avait pas le choix. Il pénétra dans sa chambre et se lava.

Quand il sortit de la salle de bains, Daneth avait amené l'esclave. Elle était entièrement nue à l'exception de sangles à ses poignets, à ses chevilles et à son cou. Cela lui permettrait de la garder enchaînée. Elle tenait ses poignets menottés croisés devant son sexe. Daneth la menait par une chaîne attachée à l'anneau de son collier.

Elle avait sa mâchoire poussée vers l'avant, visiblement en colère.

Excrément. Bien sûr que Daneth n’avait pas été capable de choisir une humaine docile et soumise, formée à servir les mâles, comme toute esclave humaine digne de ce nom. Non, celle-ci serait une vraie emmerdeuse.

Il observa son corps. Fragile. Petit. Faible.

Comment se pouvait-il que les gènes de cette humaine produisent un mélange parfait avec les siens ?

Mais à la vue de ses tétons nus érigés, de son ventre plat et de ses longues jambes fines, son membre et ses cornes se raidirent. Daneth avait dit vrai. Débarrassée de la saleté et de la crasse, elle était belle. Magnifique, même.

Mais avait-il besoin de beaux enfants ? Il n'était pas mal, lui non plus. Ce qu’il lui fallait, c’était des guerriers astucieux.

Il croisa les bras sur sa poitrine.

— Elle a l’air têtue.

Daneth consulta les mesures sur son brassard.

— En réalité, son pouls élevé indique qu’elle a peur.

Elle lança un coup d'œil à Daneth, comme effrayée d’apprendre qu'il surveillait ses constantes vitales.

— Alors pourquoi n'a-t-elle pas l'air effrayée ?

— Peut-être qu'elle veut le cacher, mon seigneur. Les humains tentent souvent de masquer leurs émotions.

Les humains. Il n'avait pas de temps à perdre avec leurs tromperies.

— Ce sont des menteurs, oui. Mais ça n’a aucun sens. Si elle montrait qu’elle avait peur, j'aurais pitié d'elle. Alors que si elle se montre insolente, je la battrai.

Elle abandonna son air obstiné l’espace d’un instant. Ah. Voilà de la peur. Elle avait donc bien essayé de la cacher. Pourquoi ? Cela n'avait aucun sens. Et elle persistait, même après qu'il ait indiqué comment il s’occuperait de ce genre de comportement.

Il tendit la main dans sa direction. Elle recula, essayant d'éviter son contact. Daneth tira d’un coup sec sur sa chaîne, ce qui la fit trébucher sur Zander. Contre son corps, sa silhouette semblait fragile et douce, tandis que sous ses mains, sa peau semblait aussi lisse que celle d’un bébé.

Il saisit ses épaules pour l'immobiliser et étudia son visage. Ses yeux étaient d'un vert mousse avec des éclats d'étoiles jaunes autour des pupilles. Il n'avait jamais vu de tels yeux auparavant. Tous les yeux de son espèce étaient de la même couleur : marron et cerclés de violet, en complément à leur peau violette.

— As-tu peur, esclave ?

Sa petite langue vint humidifier ses lèvres, lesquelles s'étaient fendillées.

— Oui, mon seigneur.

Enfin, la vérité.

— Bien. Apprends à me satisfaire et nous nous entendrons bien.

— Pourquoi suis-je ici ? croassa-t-elle.

Il jeta un coup d'œil à Daneth.

— Vous ne lui avez rien dit ?

Daneth haussa les épaules.

— J'ai pensé qu'il valait mieux interagir au minimum avec elle, car c’est à vous qu’il appartient de la modeler.

Il n'avait aucun désir de modeler un être, encore moins une esclave humaine. Mais Daneth avait eu raison d’être prudent. C’était lui le maître. Il lui appartenait de la former à son goût.

Il poussa un soupir, exaspéré.

— Tu es ici pour la reproduction.

Elle écarquilla les yeux et cessa de respirer pendant un bref instant. Une véritable inquiétude pouvait se lire sur son visage. Elle s’efforça de déglutir.

— Je ne suis pas une reproductrice.

Son manque de déférence lorsqu'elle parlait l'agaça. Il était habitué à être traité avec le plus grand respect par tous ceux qui l'entouraient.

— Ce n'est pas à toi de choisir, rétorqua-t-il.

Daneth s’aperçut de son irritation.

— Son comportement a besoin d'être corrigé, mon seigneur, mais je suis certain qu'elle apprendra vite. Elle n'a pas été domestiquée par les Ocrétiens, c’est pour cela que sa façon d’être doit être perfectionnée.

Bien sûr que Daneth voulait que cela fonctionne, c'était son idée après tout.

Zander la relâcha et croisa les bras à nouveau.