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"Dans un monde où la violence flambe, où la haine fait loi, l'Amour est révolutionnaire." Parme Ceriset est l'auteure des recueils "Nuit sauvage et ardente"(éd. du Cygne, 2024, second prix Jenny Alpha et Noël-Henri Villard 2025 de la SPAF), "Boire la lumière à la source"(éd. du Cygne, prix Jacques Viesvil 2023 de la SPF), "Flambeaux de vie"(Pierre Turcotte éditeur, 2023), "Lumière sauvage"(éd. Les Impliqués, 2022), "L'Amazone Terre"(éd. Stellamaris, 2021), "Femme d'eau et d'étoiles"(éd. Bleu d'encre, prix Marceline Desbordes-Valmore 2021 de la SPF), et du roman autobiographique "Le Serment de l'espoir - Que la vie souffle encore demain" (L'Harmattan, 2021). Sa poésie a obtenu un prix international 2025 de créativité de la fondation littéraire et humaniste Naji Naaman. Elle a publié des poèmes et textes dans de nombreuses revues et anthologies (Possibles, Verso, Poésie première, Traversées...)
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Seitenzahl: 35
Veröffentlichungsjahr: 2025
Depuis la nuit des temps,
l’Aube embrase la Nuit,
l’Art embrase la Vie…
Tu luis devant l’éternité
aux parchemins de roche et de lumière.
Pourquoi ôter le numéro sur une page blanche ? Elle est aussi un poème…
C’était la fin des temps et tous allaient mourir.
Sézanne prit dans ses mains des lambeaux de craies et se mit à dessiner leurs portraits à tous sur les parois nues de la caverne.
Ainsi, avant de disparaître, elle immortalisait tous ces regards, ces visages qu’elle avait tant aimés.
Et je crois qu’il en fut ainsi depuis toujours, depuis l’aube de l’humanité.
Elle était donc là, rayonnant sur les roches, son éternité, l’éternité d’hier…
Graver ces visages sur la roche, aux cavernes de l’aube, sous le regard immortel du temps et des étoiles…
Louves
Le sol pleure
Je reviens de la Nuit
Quelques tempêtes
N’appartiens qu’à toi-même et au souffle du vent
Amazones amoureuses
Me fondre au temps
Offrande
Médusés
Vivre
Je défie la mort
De nos souffles…
Je crois en ce qui nous rassemble
Nous sommes
Tes yeux-sources
Anima
Le poète est une femme
Destin d’Amazone
Lueurs immémoriales
Je partirai demain
Sur nos sentiers de louves et d’Amazones…
L’expérience poétique selon Parme Ceriset (propos recueillis par l’essayiste Jean-Yves Guigot)
Abel a dessiné l'inoubliable,
la fresque vivante du temps jadis
où scintillent encore mille regards,
les silhouettes et les postures,
les blessures dans les entrailles d'un cœur,
qui dirigent la plume et le pinceau
de l'artiste en proie à la transe suprême,
lui font sacrifier une part de bonheur
au nom de l'Art, son guide mystérieux
et écrire en lettres de sueur
le nom de sa seule immortelle Muse,
de son inoubliable étoile.
C’est une nuit d’été.
Dans la clameur claire et musicale du ruisseau,
on entend chanter grenouilles et grillons.
Les herbes prennent un bain de lune,
un rapace déchire la quiétude du ciel de temps en temps.
Elle est amoureuse de lui comme au temps des cavernes,
captivée par ce feu brûlant dans son regard, sauvage et violent…
Les voix de la nuit se promènent sur le contour des cimes bleues,
Elles palabrent sous les étoiles, elles racontent le chant des mystères, au loin, un cerf brame,
Le cri des rapaces, le sang, le feu,
Les lueurs animales dans ses yeux qui l’aiment
sous la lune d'Opale.
Elle se sent liée à cette louve qui avance en pleine forêt dans la nuit profonde.
Des lances l’ont attaquée, elle a survécu au combat
elle a deux trous rouges au côté droit c’est le prix de sa liberté
(en écho au Dormeur du val d’Arthur Rimbaud)
Dans un monde où la violence flambe, où la haine fait loi, l’Amour est révolutionnaire…
« Rêvolution »
Un jour il y aura dans l'air
un parfum de révolution,
les fleurs pourpres détruiront le carcan
dans lequel elles sont enfermées,
la liberté surgira de la croûte glacée des convenances,
Il y aura dans d'air le souffle d'un vagabond,
balayant les geôles argentées
comme un coup de pied dans la fourmilière...
La saveur du printemps retrouvé.
Un jour il y aura dans l'air un éclat de révélation.
Les êtres plongeront dans les yeux de l'Autre
et y liront leur propre reflet
et la mort de la vie
et la mort du soleil
et toute la finitude du monde
unira même les pires ennemis
au-delà de tout
au-delà de toutes frontières
Mais il sera trop tard
tout s’éteindra dans les nuées
des apocalypses guerrières
tout s'évaporera dans le vent
Et je te sourirai encore
et notre fin sera belle
car nous aurons encore en nous
un rêve de révolution
inextinguible, inaltérable...
Un rêve de fraternité : la révolution de l'Amour.
Laisse-moi avancer dans les draps brûlants de la nuit.
J’ai un compte à régler avec la mort.
Je dois vivre mille vies
et je cueillerai ces mille sourires
aux frontières de l’insomnie…
J’arrache avec les dents
ma victoire sur le sort…
J’ai un compte à régler avec la mort,
J’ai un compte à régler avec la vie.
Fais-moi l’âme ours,
l’âme panthère,
