L'écuyer noir - Denis Leypold - E-Book

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Denis Leypold

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Beschreibung

Elze trouvera-t-elle la force de se défendre face à l'écuyer noir ?

Le comte de Hohenberg décide la reconstruction du château de Steineck brûlé lors de la dernière guerre. Il confie la direction des travaux à un maitre d’œuvre réputé, lequel est assisté de son fils, Conrad. Mais la venue de celui qu’on appelle l’écuyer noir – qui est au service du comte –, en ravivant la tension au sein du village, rapproche Conrad et la farouche Elze, la fille du plus important personnage de la communauté villageoise. Homme violent à la réputation de meurtrier, l’écuyer noir nourri une haine profonde envers Elze parce qu’elle lui fait front, mais aussi pour une autre raison plus ancienne et secrète. Trouvera-t-elle la force de se défendre, voire, de le vaincre ?

A travers ce roman historique, plongez dans l'univers du château de Steineck et découvrez le personnage glaçant de l'écuyer noir.

EXTRAIT

Le temps est un vigoureux ouvrier : il creuse des sillons dans le cœur des hommes comme les eaux d’un fleuve son lit, et répand du ciel des cendres jusqu’à rendre opaque la mémoire des choses. Sous le château ruiné, la vie s’est réinstallée lentement dans le village reconstruit. Là-haut, en faisant éclater la pierre, l’incendie n’avait rien ignoré des salles et des tours, n’abandonnant que des poutrages calcinés. Depuis, ses restes ont été battus par les vagues silencieuses des années, dérobant à l’écho les bruits d’un combat ancien.

À PROPOS DE L'AUTEUR

Denis Leypold est docteur en histoire et responsable scientifique au Musée de minéralogie de l’Université de Strasbourg.
Il se passionne pour la nature, la poésie, la photographie, l’histoire et l’architecture médiévale, ainsi que pour l’écriture à laquelle il a consacré son premier roman Johann de Salm publié en 2013.
Né en Alsace en 1953, il vit près de Strasbourg.

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Seitenzahl: 39

Veröffentlichungsjahr: 2017

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Table des matières

Résumé

L’écuyer noir

Résumé

Le comte de Hohenberg décide la reconstruction du château de Steineck brûlé lors de la dernière guerre. Il confie la direction des travaux à un maitre d’œuvre réputé, lequel est assisté de son fils, Conrad.

Mais la venue de celui qu’on appelle l’écuyer noir – qui est au service du comte –, en ravivant la tension au sein du village, rapproche Conrad et la farouche Elze, la fille du plus important personnage de la communauté villageoise.

Homme violent à la réputation de meurtrier, l’écuyer noir nourri une haine profonde envers Elze parce qu’elle lui fait front, mais aussi pour une autre raison plus ancienne et secrète. Trouvera-t-elle la force de se défendre, voire, de le vaincre ?

Denis Leypold est docteur en histoire et responsable scientifique au Musée de minéralogie de l’Université de Strasbourg.

Il se passionne pour la nature, la poésie, la photographie, l’histoire et l’architecture médiévale, ainsi que pour l’écriture à laquelle il a consacré son premier roman Johann de Salm publié en 2013.

Né en Alsace en 1953, il vit près de Strasbourg.

Denis Leypold

L’écuyer noir

Roman historique

Dépôt légal juin 2016

ISBN : 978-2-35962-848-7

Collection Aventure

ISSN : 2104-9696

©2016 - Ex Aequo

© 2016 — Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction intégrale ou partielle, réservés pour tous pays. Toute modification interdite.

I

Le temps est un vigoureux ouvrier : il creuse des sillons dans le cœur des hommes comme les eaux d’un fleuve son lit, et répand du ciel des cendres jusqu’à rendre opaque la mémoire des choses. Sous le château ruiné, la vie s’est réinstallée lentement dans le village reconstruit. Là-haut, en faisant éclater la pierre, l’incendie n’avait rien ignoré des salles et des tours, n’abandonnant que des poutrages calcinés. Depuis, ses restes ont été battus par les vagues silencieuses des années, dérobant à l’écho les bruits d’un combat ancien.

Dominant des champs de seigle et d’avoine, des vergers, des prairies et des vignes bien ordonnées, le village s’était relevé à la faveur d’un temps de paix retrouvé, soumettant à la servitude des jours un petit peuple actif et laborieux. Rarement, les hommes interrogeaient les ombres du passé; ils s’efforçaient au contraire de regarder devant eux et d’éloigner du souvenir les violences et les vaines colères de cette époque de fuites éperdues, de villages en flammes et de bestiaux abandonnés à la soldatesque du duc. C’était alors et seulement dans les moments de solitude et de mélancolie qu’ils ressentaient parfois avec aigreur les relents des toitures en feu traverser les embruns du temps.

Au village, la communauté s’était réunie peu après Pâques dans le respect de la coutume qui était de régler les menus détails de la vie matérielle, et de remettre l’impôt à l’envoyé du seigneur. L’écuyer qui se présenta à eux dans ce but, en compagnie de plusieurs hommes vêtus de fer et de cuir, était redouté; il était appelé par tout le pays l’écuyer noir. Depuis deux décennies déjà qu’il parcourait les contrées du Rhin, tenant haut le flambeau de la guerre, qu’il apparaissait dans les villages dépendant du château de Steineck, aussi dur que le roc, il semblait d’une force aussi enragée qu’impitoyable. On connaissait bien cet homme bardé de fer et de cuir, épouvantable au combat, au visage dur et arrogant : toujours le même sourire insultant, toujours la même gestuelle agressive, toujours les mêmes paroles haineuses. Cet homme-là, disait-on, reniera un jour le Seigneur Jésus. Personne ne soutenait son regard, car on ne rencontrait dans ses yeux qu’une si dense obscurité, qu’il aurait été imprudent de ne pas incliner la tête.

Du haut de son destrier sur la place du village, l’écuyer noir informa de la reconstruction de la forteresse qui commencerait le jour de la Saint Urban. Ainsi le comte fera venir des équipes d’ouvriers appartenant à des corporations de charpentiers, de maçons et de tailleurs de pierre, ceux-là mêmes qui élèvent vers le ciel des cathédrales le long du Rhin. Il incombera aux villageois de fournir le boire et le manger, selon la tradition, tant que durera le chantier, mais aussi de se plier au charroi comme à tout ce qui leur sera ordonné d’exécuter.