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Dans ce village de Nouvelle-Aquitaine, le capitaine de gendarmerie Raphaël Fergeac est amené à enquêter sur une disparition inquiétante. Celle de Clémence Demarçay, séparée de Maxime, son époux. Seul indice : le samedi précédant sa disparition, elle a dîné chez un ami. Mais quel ami ? Vivien Moretti, son voisin ? Patrice Touré un collègue qu'elle fréquente régulièrement ? Ou une ancienne relation ?
Au cours de ses investigations, Fergeac découvre que Bastien Demarçay, le frère de Maxime, a pris la poudre d'escampette cinq ans plus tôt. Un marginal que personne n'a revu. Pour Fergeac, il existe forcément un lien entre ces deux affaires.
Pourquoi dès qu'il commence ses recherches sur Bastien Demarçay, le procureur lui met-il des bâtons dans les roues ? Néanmoins en quête de vérité, il cherche à savoir ce qu'est devenu le frère de Maxime, n'en déplaise au procureur. Maxime, quant à lui, se demande si le capitaine Fergeac va éclaircir le mystère qui plane autour de la disparition de Clémence.
À PROPOS DE L'AUTEURE
Liliane Avram vit à Poitiers. Un temps fonctionnaire, elle a démissionné, occupé divers emplois au sein d'associations avant de se consacrer avec passion à l'écriture. Elle aime la musique, le théâtre et le cinéma. L'empreinte des disparus est son sixième ouvrage publié aux Éditions Ex Aequo.
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Seitenzahl: 133
Veröffentlichungsjahr: 2023
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Liliane Avram
L’empreinte des disparus
Roman policier
Liliane Avram
L’empreinte des disparus
Policier
ISBN : 979-10-388-0523-1
Collection : Rouge
ISSN : 2108-6273
Dépôt légal : janvier 2023
© couverture Ex Æquo
© 2023 Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction intégrale ou partielle, réservés pour tous pays. Toute modification interdite
Éditions Ex Æquo
Il commençait à pleuvoir au moment même où, après sa journée de travail, Maxime s’installait au volant de son Audi. À présent, la pluie tombait à verse. « Quel temps pourri ! mais prudence avant tout ! » se dit-il en levant le pied. Depuis qu’il avait failli renverser une petite fille, il n’était plus le même. Il avait pris conscience de sa propre dangerosité et roulait moins vite.
Il n’arrivait pas à oublier ce dimanche maudit où, après déjeuner, il avait appris la pire des choses. Quelque chose d’inimaginable qui l’avait mis dans un état de fureur tel qu’il avait quitté la maison précipitamment sans dire un mot. Il était monté dans sa voiture, avait démarré sur les chapeaux de roue et roulé au hasard jusqu’à cet instant fatidique.
Il revivait la scène, le moment où dans ce village qu’il traversait à toute allure il l’avait aperçue au milieu de la route. Il avait freiné à mort pour piler juste devant la fillette tétanisée. Une gamine de 9 ou 10 ans qui sortait de chez elle innocemment et qu’il aurait pu tuer. Avait-elle réalisé qu’elle avait frôlé la mort ? Il s’écoula quelques secondes avant que la petite réagisse, se ressaisisse et poursuive son chemin. Bouleversé, il l’avait regardée s’éloigner avant de faire demi-tour pour rentrer chez lui.
Il avait failli tuer une gamine et aujourd’hui encore cette pensée l’obsédait... La vie... et la mort qui pouvait survenir en une seconde. Ce jour-là, il serait devenu un voleur de vie.
La pluie redoublait et lui, au volant de son véhicule, devait redoubler de prudence en se concentrant uniquement sur sa conduite et ne plus penser à ce qui le hantait depuis des jours et l’empêchait de vivre. Car même si, depuis quelque temps, la vie avait pour lui un goût amer, il n’avait pas envie de mourir.
Depuis ce satané dimanche, il ne supportait plus rien. Ni sa famille, ni ses amis, ni son boulot. Et encore moins sa femme. En l’espace d’une demi-journée, sa vie avait basculé, volé en éclats. Éclats de voix, éclats de verre. Tout l’écœurait, le dégoûtait. Peu à peu, il sombrait dans une sorte de dépression qui, s’il n’y prenait pas garde, allait le mener droit en enfer. Pour sortir de ce marasme, il ne voyait qu’une seule issue : en finir avec celle qui en était la cause. L’envoyer au diable.
Deux semaines plus tôt, ce dimanche-là, Maxime rejoignait Clémence installée sur le canapé du salon.
— Tiens, tu as sorti des photos ? dit-il lorsqu’il aperçut sur la table basse plusieurs clichés.
Il en prit une au hasard.
— C’est Bastien... Comme il était jeune ! Quel âge avait-il... 22, 23 ans ? C’était quand ?... Il y a une date au verso 31 décembre 2002. Il avait 25 ans... on dirait un gamin.
Et reconnaissant le mobilier, il poursuivit :
— Elle a été prise dans notre petit appartement de la rue de la Roche, un soir de réveillon... Et sur celle-ci, c’est toi. Si j’en juge par le décor, c’est le même soir... toutes ces bouteilles.
Après avoir examiné les clichés restants, il demanda :
— Et moi, alors ? Tu n’as pas retrouvé ma photo ?
— Je n’ai pas vraiment cherché.
— On avait donc réveillonné tous les trois ?
— Sûrement.
— C’est curieux je ne m’en souviens absolument pas... comme ces photos d’ailleurs. J’ai l’impression de les voir pour la première fois ! En tout cas, tu étais très belle.
— Merci, répondit sa femme... Je vais faire du café.
Depuis qu’ils vivaient en couple, ils avaient toujours passé les réveillons de la Saint-Sylvestre ensemble. Excepté un seul.
— Dis-moi, Clémence, interpella Maxime, tu te souviens de la fois où je n’avais pu passer le réveillon avec toi parce que j’étais en déplacement.
— Oui je m’en souviens, cria-t-elle de la cuisine.
— C’était en quelle année ?... C’était pas justement en 2002 ?
— Oui, c’est possible.
— Donc, ce soir-là tu aurais passé le réveillon seule avec Bastien.
— Peut-être, répondit-elle d’un ton vague.
— Il y a cinq minutes, tu me disais qu’on avait passé ce réveillon tous les trois ensemble.
— Ça fait un bail, j’ai dû me tromper, dit-elle en élevant la voix.
— C’est bizarre, car je n’ai pas souvenir que tu ne m’aies jamais parlé de cette soirée avec mon frère. C’est toi qui l’avais invité ?
— Qu’est-ce que ça peut bien faire ? répliqua-t-elle en apportant les cafés.
— Réponds-moi, c’est toi qui l’avais invité ?
— Comment veux-tu que je me souvienne de ce détail ! Il a dû passer à l’improviste auquel cas je l’ai sûrement retenu à dîner.
— Pourquoi ne m’en as-tu pas parlé à mon retour ?
— Parce que ce n’était pas important.
— Ça y est ! La mémoire me revient... Ce soir-là, j’étais seul dans ma chambre d’hôtel... j’avais raté mon train. Je me souviens de t’avoir téléphoné pour te souhaiter la bonne année. Aux alentours de minuit bien sûr. À aucun moment tu ne m’as parlé de Bastien... et pourquoi ne me l’as-tu pas passé au téléphone, hein ?
— Je ne sais pas... je ne sais plus... Je craignais peut-être que tu sois jaloux.
— Pourquoi aurais-je été jaloux de mon frère ?
— Parce qu’il était seul avec moi.
— Et alors ?
— Alors rien... Maintenant ça suffit, j’en ai marre que tu me harcèles avec cette histoire... Ton café va refroidir.
— Mais de quoi tu parles ?... Quelle histoire ?
— J’ai pas envie d’en parler.
— Qu’est-ce que tu me caches ?... Tu en as trop dit... J’attends la suite.
— De toute façon, on n’était pas encore mariés.
— Pas encore mariés... Qu’est-ce que tu veux insinuer ?... Tu ne veux tout de même pas dire que tu as eu une histoire avec Bastien ?
— Mais ce n’était rien. Pour moi, ça n’avait aucune importance !
— Aucune importance ?... Tu te rends compte de ce que tu dis !
— Ça fait vingt ans... il y a prescription.
— Prescription ! Tu te fous de moi ! s’écria-t-il en envoyant valdinguer sa tasse de café... Pendant que moi, seul dans ma chambre, je pensais à toi, tu te tapais mon frère. Mon propre frère. Jamais j’aurais pu imaginer une chose pareille. Durant toutes ces années, tu as fait comme si de rien n’était... Et Bastien aussi. Quand je pense que je ne peux même pas lui casser la gueule. Si seulement je savais où le trouver... Le jour où il va refaire surface, il passera un mauvais quart d’heure, crois-moi.
Il se leva d’un bond. Clémence prit peur, mais il se dirigea vers l’entrée, prit sa clef de voiture posée sur la console, et, sans un mot, quitta les lieux. Il monta dans son Audi et démarra à toute allure.
La porte était restée grande ouverte. Clémence le regarda s’éloigner. Mais bon sang, pourquoi avait-elle ressorti ces photographies qui dormaient depuis des années dans une vieille boîte à chaussures ?
Après cette douloureuse révélation, rien ne fut plus comme avant. Maxime, qui s’était installé dans la chambre d’amis, se réveillait au beau milieu de la nuit en sueur. Il réalisait alors que le mauvais rêve qu’il venait de faire n’était, en fait, que le reflet de la réalité : son frère et Clémence avaient passé une nuit ensemble. Impossible d’effacer les images qu’il avait en tête, des images insupportables qui le faisaient souffrir. Il avait du mal à se rendormir et se réveillait le lendemain épuisé. Parfois, il avait envie de hurler « Pourquoi tu m’as fait ça ? ».
Quant à Clémence, elle acceptait la situation en pensant qu’elle allait s’arranger avec le temps, et, là, elle se faisait des illusions. Lui n’en pouvait plus de la retrouver tous les soirs et le week-end. Il fallait qu’elle sorte de sa tête, qu’elle dégage ! Pour ça, il devait la rayer définitivement de sa vie...
Si elle avait su ce qui l’attendait !
Un matin, alors qu’il planchait sur un dossier, Maxime fut demandé à l’accueil de son entreprise. Un gendarme l’attendait.
— Je me présente, Capitaine Fergeac... Vous êtes bien Maxime Demarçay ?
— Lui-même.
Et il entraîna son visiteur, à l’écart, dans une salle prévue pour les réunions.
— C’est à quel sujet ? demanda-t-il, visiblement étonné.
— Depuis plusieurs jours, votre épouse est introuvable. Une plainte pour disparition inquiétante vient d’être déposée par sa famille.
Troublé, Maxime hésita quelques secondes avant de répondre.
— Clémence a vraiment disparu ?
— Pourquoi vraiment... vous êtes au courant ?
— Sa sœur m’a téléphoné avant-hier... elle ne parvenait pas à la joindre et s’inquiétait de son silence.
— Je vous confirme que personne ne l’a revue depuis bientôt une semaine... Et vous, quand l’avez-vous vue pour la dernière fois ?
— En fait, on ne se voit plus beaucoup. Nous sommes en instance de divorce et ne vivons plus sous le même toit.
— Je sais... Je vous répète ma question : quand l’avez-vous vue pour la dernière fois ?
— Juste avant qu’elle emménage dans son nouveau logement, ce qui remonte à plusieurs semaines.
— Vous n’avez pas une idée de l’endroit où elle pourrait se trouver ?
— Bien sûr que non ! Comme je l’ai dit à sa sœur, je n’ai pas revu Clémence depuis notre séparation. Par contre, elle m’a téléphoné samedi matin.
— Vous êtes restés en bons termes ?
— Oui, contrairement à beaucoup de couples, dans la même situation, qui se déchirent.
— Au son de sa voix, comment vous a-t-elle paru ?
— Tout-à-fait normale. Elle me demandait si j’avais gardé le numéro de téléphone d’une amie commune, Louise Astruc pour ne pas la nommer. Je l’avais toujours et le lui ai donné.
— Elle ne vous a rien dit de spécial ?... Essayez de vous souvenir d’un détail qui pourrait nous mettre sur la voie de sa disparition ?
— Êtes-vous bien sûr qu’elle a disparu ?
— Tout le laisse à penser. Depuis lundi, elle ne s’est pas présentée à son travail.
— Elle est peut-être malade.
— Auquel cas, elle serait chez elle !
— Elle est sans doute partie en voyage.
— Sans prévenir ni son employeur ni sa famille ?... Ça ne tient pas. D’autant plus qu’accompagné de votre belle-sœur, j’ai pu pénétrer dans son appartement. À part deux ou trois cartons non encore déballés, les affaires de votre épouse étaient rangées dans les placards. D’après sa sœur, elle n’a rien emporté, et son frigo est plein. Quand on disparaît intentionnellement, on ne laisse pas des denrées périssables dans son frigo... pas vrai ?
— En effet c’est curieux...
— Ce qui est bizarre, c’est que sa voiture n’a pas bougé... En parlant d’amie, donnez-moi donc le numéro de téléphone de cette Louise Astruc.
Après l’avoir noté dans son calepin, Fergeac prit congé.
Le capitaine Raphaël Fergeac exerçait ses fonctions depuis six mois dans cette commune de Nouvelle-Aquitaine. Il logeait en caserne avec son épouse, professeure des écoles, affectée depuis la rentrée de septembre dans l’école élémentaire d’un village avoisinant.
Maxime avait rejoint son bureau. Un collègue frappa à sa porte.
— Ça va Maxime ?... Des ennuis ?
— Non, rien de sérieux, je te remercie.
— En tout cas, si tu as besoin de te confier, je suis là.
— Merci c’est gentil, répondit-il à son collègue qui tourna les talons. Se confier était bien la dernière chose qu’il avait envie de faire !
Après la rencontre avec le capitaine Fergeac, il ne savait quoi penser. Clémence introuvable… Il était sûrement l’une des premières personnes à être interrogée ce qui, somme toute, lui paraissait normal. Il restait, cependant, très perturbé par cette visite.
Maintenant, seul face à ses souvenirs, il songeait à leur première rencontre.
Il se rappelait cette soirée chez des amis où la jeune femme, plutôt réservée, n’avait pas décroché un mot. Il avait fini par lui demander si elle était muette, mais elle n’avait pas eu l’air d’apprécier cette remarque. D’ailleurs, il s’en était voulu, lui qui n’aimait pas spécialement les gens bavards. « Pourquoi ai-je dit ça ?... J’aurais mieux fait de me taire ». Quand elle s’était mise à parler pour défendre un film que ses amis descendaient en flèche, il avait pu juger de son tempérament. Elle était réservée, mais passionnée ce qui avait suffi à le séduire. Il la trouvait jolie avec son petit nez retroussé et sa taille de guêpe. Le champagne aidant, elle lui avait souri en disant « Vous voyez, je ne suis pas muette » et ils en avaient ri tous les deux. La glace était rompue. Il était sous le charme, et elle, conquise. Un véritable coup de foudre réciproque. Quinze jours plus tard, elle emménageait chez lui, dans son petit appartement de la rue de la Roche.
La sonnerie du téléphone le tira de ses pensées.
— Alors, mon vieux, on dort ?... Sur le dossier Socaprec, où en êtes-vous ?
C’était Lambert, son supérieur hiérarchique. Maxime ne savait quoi répondre. Il n’avait pas terminé son travail, et, à cet instant, se fichait pas mal du dossier Socaprec.
— Non monsieur, je ne dors pas, répondit-il sèchement. Ce dossier m’a donné du fil à retordre, j’ai pris un peu de retard, mais vous le trouverez sur votre bureau demain à la première heure.
— Je compte sur vous, répondit Lambert qui raccrocha.
Maintenant qu’il s’était engagé, ça voulait dire qu’il allait forcément ramener du travail chez lui et qu’il ne dormirait pas beaucoup. D’un autre côté, ça l’obligerait à se concentrer et à penser à autre chose... car il craignait que quelqu’un ait reconnu sa voiture garée, samedi soir, à proximité du domicile de son épouse.
Dans l’après-midi, il reçut un coup de fil de Fabrice, son meilleur ami. Lorsque Maxime lui annonça que Clémence était introuvable, celui-ci se montra sceptique. Il ne pouvait pas croire à sa disparition, il y avait sûrement une raison à son silence. Pour lui, une enquête était un peu prématurée. C’était bien l’avis de Maxime, et c’est dans un esprit plus apaisé qu’il continua de travailler sur ce dossier. Cependant, il ne pouvait s’empêcher de songer au passé. Comme les mourants qui voient leur vie défiler, il voyait la sienne se dérouler devant ses yeux et ressusciter certains moments.
— Je ne veux pas d’enfant, lui avait avoué Clémence peu de temps avant leur mariage.
— Moi non plus, lui avait-il répondu. Pas question de donner la vie dans ce monde pourri qui donne la mort.
De retour à la gendarmerie, le capitaine Fergeac s’empressa de laisser un message sur le répondeur de Louise Astruc. Dix minutes plus tard, celle-ci le rappelait. Elle lui révélait que, samedi, lors de son appel, Clémence lui avait confié que le soir même elle devait dîner chez un ami. Malheureusement, elle était incapable de se souvenir de son nom. Fergeac se contenta de cette information qui, malgré tout, n’était pas anodine.
Il laissa à son coéquipier, le lieutenant Blaise Darnal, le soin de procéder à une enquête de voisinage tandis qu’il irait interroger les plus proches collègues de madame Demarçay. Celle-ci travaillait dans une fabrique de produits cosmétiques qui se trouvait dans une zone industrielle située à une dizaine de kilomètres.
Une fois sur place, il demanda à parler au directeur qui ne tarit pas d’éloges sur son employée. Ensuite, il interrogea plusieurs de ses collègues qui, tous, confirmèrent que Clémence sortait le plus souvent avec Patrice Touré, le comptable, en arrêt maladie depuis le début de la semaine. Celui-ci n’habitait pas très loin de l’entreprise, Fergeac était certain de le trouver chez lui. Il monta dans son véhicule, et, quelques minutes plus tard, se garait dans une petite rue, à proximité de la maison du comptable. C’était un pavillon de plain-pied, agrémenté d’un jardinet, à l’extrémité d’un lotissement qui comptait une douzaine d’habitations toutes semblables.
— Bonjour monsieur Touré. Je me présente, Capitaine Fergeac. Vous avez dû apprendre que votre collègue madame Demarçay était introuvable depuis bientôt une semaine.
— Et vous pensiez la trouver ici ?
— Non pas précisément, mais comme vos collègues m’ont dit que vous étiez assez proches, je voulais savoir si, par hasard, elle ne vous aurait pas donné des nouvelles.
— Non, désolé.
— La dernière fois que vous l’avez vue, c’était quand ?
— Vendredi dernier, puisque nous travaillons dans la même boîte !
— Vous ne l’avez pas revue depuis ?
— Bien sûr que non, sinon je vous le dirais.
