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Jusqu'où iriez-vous pour réaliser vos fantasmes ?
Depuis toujours, les trains ont fait
fantasmer Daniela. Surtout les trains de nuit…
et les plaisirs qui s’y jouent, à l’ombre des compartiments, quand tout le monde dort.
Comme lorsqu’elle se glisse dans un wagon vide, et qu’elle laisse le ronronnement de la puissante locomotive guider ses rêveries érotiques.
Sauf qu’un soir, après un jeu de regards au wagon bar, elle est suivi puis rejointe par un inconnu très beau, manifestement prêt à l’accompagner dans ses fantasmes…
Roman Érotique: réservé à un public averti.
Scènes hautement érotiques et perverses.
Tabou et Sexuel.
Choquant et déroutant...
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Veröffentlichungsjahr: 2017
Analia Noir
L'Inconnu
du
Wagon-Bar
Depuis toujours, les trains ont fait fantasmer Daniela. Surtout les trains de nuit… et les plaisirs qui s’y jouent, à l’ombre des compartiments, quand tout le monde dort.
Comme lorsqu’elle se glisse dans un wagon vide, et qu’elle laisse le ronronnement de la puissante locomotive guider ses rêveries érotiques. Sauf qu’un soir, après un jeu de regards au wagon bar, elle est suivi puis rejointe par un inconnu très beau, manifestement prêt à l’accompagner dans ses fantasmes…
Le dernier cours du vendredi se termine à dix-sept heures trente. Quand tout va bien, et le bus avance vite, Daniela rejoint le centre-ville de Toulon juste à temps pour prendre le train qui la ramène dans sa famille, au fin fond de la campagne provençale. Quand il y a trop de trafic, ou que le bus se paye tous les feux rouges, elle arrive trop tard, et doit attendre le train suivant. C’est une question de chance.
Mais la jeune fille est patiente. Étudiante en philosophie, c’est une demoiselle paisible et effacée, aux longs cheveux châtains qu’elle attache sagement, aux grands yeux verts sous des lunettes cerclées de bleu. Elle va faire un tour au kiosque, consulte quelques magazines, s’achète une boisson pour se passer le temps.
Tôt ou tard, elle se retrouve dans son train. La nuit tombe avant qu’elle atteigne son village natal. C’est alors que l’autre Daniela se réveille. Elle retire ses lunettes, défait sa coiffure, et son regard se mêle d’une lueur flamboyante, dorée, qui se fixe avec insistance sur les hommes présents, comme pour lire en eux.
Puis elle s’éclipse, et cherche un compartiment vide pour s’y installer, traînant sa valise de cours et de linge sale.
Toutes les semaines, c’est la même histoire. Plus le train s’éloigne de Toulon, moins il y a de monde, et bientôt, les occupants des compartiments voisins commencent à piquer du nez. Daniela, elle, n’a pas sommeil ; au contraire, son instinct se réveille.
Le contrôleur ne passe plus, au niveau des cinq dernières stations. Une demi-heure rien qu’à elle, rien que pour son plaisir.
Elle regarde un homme qui vient de monter : elle lui donne une quarantaine d’années. Il a l’air d’un professeur – elle apprécie qu’il porte la cravate – et il lui rend son regard avec un sourire aimable, avant de se replonger dans ses pensées. Le genre de compagnon de voyage courtois, qui parle le moins possible.
Pourtant, c’est un type comme lui que Daniela a surpris un jour, lors d’un de ses premiers trajets entre sa ville universitaire et son village natal. Il était entré avec sa femme – ou sa maîtresse ? Ou une parfaite inconnue ? Difficile à dire… dans un compartiment vide, et ils avaient tiré les rideaux ; Daniela pensait qu’ils voulaient dormir.
Elle s’était installée sagement dans le compartiment voisin, et c’est là que soudain, elle avait entendu comme de petits chocs contre la cloison. Perdue dans ses révisions, elle n’y avait pas prêté attention tout d’abord.
Puis, un petit cri ténu avait traversé, et elle s’était inquiétée soudain. Peut-être s’agissait-il d’une agression. Il fallait qu’elle s’en assure.
Prête à courir hors du wagon en quête d’un contrôleur, elle s’était glissée vers le compartiment voisin ; il y avait un petit espace au coin du rideau, par lequel elle pouvait jeter un regard à l’intérieur, discrètement, sans se mettre en danger.
Non, ce n’était pas une agression. Les deux participants semblaient parfaitement consentants. Ils avaient simplement profité de ce moment de tranquillité pour se faire plaisir, dans ce train presque désert, en attendant de rejoindre leur destination.
Daniela continua cependant à les observer : c’était plus fort qu’elle, malgré toute son innocence ou peut-être à cause de cela, elle était fascinée.
L’homme avait des airs de bureaucrate dévergondé par une fille de joie. Assis sur la banquette, il laissait avec complaisance sa compagne, installée sur ses genoux, dos à lui, sautiller avec entrain sur sa braguette ouverte, dont s’échappait une forme longue et luisante. Daniela était abasourdie : c’était la première fois que la [...]
