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Découvrez enfin tout ce qu’il faut savoir sur la bataille de la Marne en moins d’une heure !
Si depuis le 4 août les Alliés n’ont fait que reculer devant l’armée allemande, l’espoir renaît le 6 septembre lorsque débute la bataille de la Marne. Profitant de l’intrusion de troupes anglaises et françaises dans une brèche, Joseph Joffre lance l’attaque. Les positions allemandes sont désormais menacées.
Ce livre vous permettra d’en savoir plus sur :
• Le contexte politique et social de l’époque
• Les acteurs majeurs du conflit
• Le déroulement de la bataille de la Marne et sa chronologie (carte à l’appui)
• Les raisons de la victoire française
• Les répercussions de la bataille
Le mot de l’éditeur :
« Dans ce numéro de la collection « 50MINUTES|Grandes Batailles », Pierre-Luc Plasman nous plonge au cœur de l’affrontement. S’il s’agit du premier véritable tournant décisif des Alliés sur le front occidental, il constitue également une profonde désillusion. La guerre ne sera pas aussi rapide qu’espérée. Les soldats ne le savent pas encore, mais ils vont devoir faire face à quatre années de rudes combats. » Stéphanie Dagrain
À PROPOS DE LA SÉRIE 50MINUTES | Grandes Batailles
La série « Grandes Batailles » de la collection « 50MINUTES » aborde plus de cinquante conflits qui ont bouleversé notre histoire. Chaque livre a été pensé pour les lecteurs curieux qui veulent tout savoir sur une bataille, tout en allant à l’essentiel, et ce en moins d’une heure. Nos auteurs combinent les faits, les analyses et les nouvelles perspectives pour rendre accessibles des siècles d’histoire.
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Seitenzahl: 41
Veröffentlichungsjahr: 2014
La bataille de la Marne marque le premier tournant décisif en faveur des Alliés sur le front occidental lors de la Première Guerre mondiale.
Depuis l’invasion allemande de la Belgique le 4 août 1914, les armées belge et française ainsi que le corps expéditionnaire anglais, la British Expeditionary Force (BEF), ne font que reculer devant l’armée allemande. Le général français Joseph Joffre ne perd cependant pas l’espoir de lancer une vaste contre-attaque. L’occasion se présente lorsque le général allemand Helmuth Johannes von Moltke ne se tient pas au plan initialement prévu et laisse se créer un espace entre ses armées. Dès le 6 septembre, une action combinée des Anglais et des Français permet aux soldats de se glisser dans la brèche, ce qui menace les positions allemandes.
L’armée allemande est donc arrêtée et est contrainte d’entamer le 10 septembre une retraite générale, alors qu’elle ne se trouve plus qu’à 50 kilomètres de Paris. Elle se replie alors au nord de l’Aisne où elle commence à se retrancher, marquant ainsi la victoire des Alliés qui est accueillie comme un miracle par l’opinion publique française.
La bataille de la Marne met un terme à la guerre de mouvement et laisse place à la guerre des tranchées, symbole du premier conflit mondial. Or, contrairement aux idées reçues, ce sont les opérations menées en 1914 qui ont causé les pertes les plus importantes de la guerre. La bataille de la Marne constitue donc également une désillusion, car les grands plans stratégiques ont échoué et la croyance en une victoire rapide s’est envolée.
La bataille de la Marne prend place au début de la Première Guerre mondiale. Le déclenchement de ce qui est rapidement appelé la Grande Guerre fait suite à un enchaînement de causes qui remontent au XIXe siècle.
L’étincelle provoquant le conflit se trouve dans l’ultimatum lancé par l’Empire austro-hongrois à la Serbie, le 23 juillet 1914. Cette attitude belliqueuse résulte de l’assassinat le 28 juin à Sarajevo du prince héritier, l’archiduc François-Ferdinand de Habsbourg (1863-1914), par un nationaliste serbe. Cet incident, dont les conséquences auraient pu rester au plan régional, se mue en conflit généralisé en grande partie à cause du jeu des alliances. Ce mécanisme diplomatique et militaire fonctionne comme un effet domino : les pays entrent en guerre les uns à la suite des autres suivant les accords qui les lient. À l’époque, deux alliances réunissent les plus grandes puissances européennes et visent notamment à s’assurer un soutien mutuel en cas d’agression :
la Triplice ou Triple-Alliance, créée en 1882, regroupe l’Allemagne, l’Autriche et l’Italie ;la Triple-Entente, constituée en 1907, réunit quant à elle l’Angleterre, la France et la Russie.Celles-ci se mettent en place progressivement en raison du contexte politique et social et des tensions qui existent entre les pays. Chacun redoute en effet de voir ses intérêts menacés par l’autre ou d’entrer en conflit avec lui. On constate en effet à la fin du XIXe siècle :
une montée des nationalismes. Les sentiments nationaux s’exacerbent, car chacun se sent agressé par l’autre :la France désire prendre sa revanche sur la Prusse depuis sa défaite lors de la guerre franco-allemande de 1870-1871, et ainsi récupérer l’Alsace et la Lorraine ;l’irrédentisme, mouvement nationaliste italien revendiquant les terres laissées à l’Autriche-Hongrie, est contrarié par l’attitude et les agissements de l’Autriche notamment dans les Balkans. L’Italie se sent dès lors frustrée au sein de la Triplice ;en Allemagne, le rapprochement entre la France, l’Angleterre et la Russie éveille la crainte d’un encerclement. À l’inverse, le pangermanisme (doctrine visant à réunir tous les peuples germaniques ainsi que d’autres pays sous la domination allemande) et son aspiration à une Grande Allemagne suscitent la méfiance de l’Europe.l’ampleur prise par la question d’Orient (problématique relevant du morcellement de l’Empire ottoman et de la querelle qui en résulte en vue de dominer les Balkans). L’Empire ottoman est de plus en plus faible, provoquant non seulement l’indépendance des pays balkaniques, mais aussi la concurrence des nations européennes dans la gestion des services publics ottomans ainsi que dans l’exploitation des ressources naturelles, dont le pétrole.Bon à savoir
